Un général allemand écrit: « Ces hommes à demi-morts de fatigue [les Français], ayant reculé pendant 10 jours, reprennent le fusil, et affluent au son du clairon. C’est une chose qui n’a jamais été traitée dans nos écoles de guerre. » La brutale contre-attaque d’un million de Français engagés sur le front de 200 kilomètres de la Marne, déconcerte l’état-major allemand qui se voyait déjà à Paris. Photo: Verdun 1916.

« Malgré deux fois moins de mitrailleuses et dix fois moins d’artillerie lourde, les Français ont vaincu la puissante machine de guerre allemande. »

Mais avec des internationalistes comme Macron et Hollande aux commandes de la France en 2017, les Américains et les Anglais ont eu beau jeu de s’attribuer les rôles déterminants de la victoire de la Première guerre mondiale lors des commémorations américano-centrées de 2017 qui ont eu lieu en France, sur les haut-lieux de la guerre. Ainsi s’écrit l’histoire, mais la vérité est très différente. Si les petits contingents Américains ont vaillamment participé à la victoire, c’est l’Armée française qui est déterminante dans la victoire, d’un bout à l’autre de ces quatre années d’enfer. Même les Anglais qui ont beaucoup plus donné que les Américains sont bien loin derrière en terme de batailles déterminantes.

Bilan des morts militaires lors de ce conflit:

France 1 397 800; États-unis 116 708; Grande-Bretagne 885 138; Russie 1 811 000; Allemagne 2 036 897

Comme d’habitude les USA qui font le moins de sacrifices sont le pays qui tire le plus la couverture à eux. On remarquera que c’est la Russie [comme pour la guerre de 39-45] qui a subi les plus grandes pertes, bien qu’elle ait stoppé les hostilités en 1917, un an avant la fin, pour se plonger dans la sanguinaire guerre civile bolchévique, directement issue de cette guerre. Malgré cette défection instrumentalisée par l’Allemagne en faveur de la Révolution bolchévique, la France remporte la guerre.

Voici la réfutation de 10 idées reçues, servilement répandues pour les basses opérations de la propagande oligarchique, selon lesquelles:

  • L’intervention américaine aurait été déterminante dans la victoire finale
  • Les Anglais auraient le plus donné. C’est l’inverse alors que pourtant la population de la France est inférieure d’environ 20 millions d’habitants, à celle de l’Angleterre ou de l’Allemagne.
  • Les soldats des colonies auraient servi de chair à canon, alors qu’au contraire, bien moins nombreux que les métropolitains, ils ont en proportion eu beaucoup moins de pertes.
  • Une autre idée reçue largement échafaudée par les socialistes concerne les mutineries.
  • Les taxis de la Marne n’auraient servi à rien, etc.

Cette vidéo de moins d’une heure est un bon moyen de corriger ces fausses idées, chiffres à l’appui, mais également d’apprendre simplement la chronologie historique de cette guerre, la plus terrible qu’ait eu à subir la France.

Une vidéo qui devrait intéresser les jeunes.

Voir aussi: Documentaire exceptionnel sur les chefs monstrueux de la Révolution de 1917 en Russie

 

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7 commentaires

  1. alain peulet says:

    Aujourd’hui ,que penseraient ces soldats , héros , qui ont connu l’enfer , des Français devenus soumis , veules , collabos ..? Ils se seraient sacrifiés en vain ..? J’en ai bien peur ..!

  2. « L’intervention américaine aurait été déterminante dans la victoire finale »
    Je suis bien entendu d’accord qu’elle ne l’était pas. Mais le moment décisif fut l’arrêt de la grande avance allemande du printemps 1918 à Villers-Bretonneux devant Amiens. Les Allemands en ont chassé les Anglais sans difficulté le 24 avril. On y a envoyé en hâte deux brigades australiennes qui pendant la nuit ont attaqué aux côtés nord et sud nord et au sud de la ville, l’encerclant en infligeant beaucoup de pertes aux Allemandes qui typiquement n’avaient pas pensé à cette possibilité (attaque la nuit sur terrain inconnu ; c’était l’idée d’un des brigadiers australiens dont il fallait convaincre le général anglais qui lui pensait comme les Allemands. Ce fut la fin de la grande offensive allemande, et de là, après quelques mois de petites batailles en chassé-croisé, à la fin de laquelle (gagnée) mon grand-oncle est tombé en allant chercher des réserves de munitions, a commencé la grande offensive des Alliés qui a abouti dans l’Armistice du 11 novembre. L’importance de la bataille de Villers-Bretonneux était telle que du moins un Français, il s’appelait Clemenceau, y est venu exprès pour remercier les Australiens en anglais. Sur un auvent dans le préau de l’école de Villers-Bretonneux est marqué en lettres géantes blanches « N’OUBLIONS JAMAIS L’AUSTRALIE ».
    À part cela, les Américains en France en 1918 ont été approximativement formés militairement sur place par les Australiens, en commençant avec la bataille de Hamel (aujourd’hui du Hamel) au nord-est de Villers-Bretonneux, planifié en détail par le général Monash, natif de Melbourne. À part cette bataille, dans laquelle ils n’ont pas beaucoup fait, les Américains se sont largement fait tuer à cause de leur incompétence militaire, et leur contribution à la victoire réside avant tout dans leur capacité évidente d’envoyer beaucoup plus d’hommes si la guerre continuait jusqu’en 1919. Au mois de juillet mon grand-oncle, un sergeant, fut tué par une seule balle à la tête comme il rentrait pour chercher des munitions après la fin d’une petite bataille pourtant gagnée, et le 8 août 1918 commença la bataille dite d’Amiens (laquelle ville cependant avait déjà été sauvée par les Australiens à Villers-Bretonneux), après quoi les Allemands ne faisaient que reculer jusqu’à l’Armistice. Le premier ministre britannique voulait faire occuper Cologne par les Australiens, mais son homologue australien refusa de coopérer (les Australiens étaient en France depuis 1916 sans permission sauf en Angleterre) et c’est pour cela que les Anglais ont dû le faire eux-mêmes. Mais pour retourner au point central : l’aide militaire contribuée par les Américains à la guerre « de 18 » en France était presque zéro, voire souvent négative par ignorance et impétuosité.
    Note : il n’y avait pas de Français à Villers-Bretonneux, sauf une seule vieille qui avait refusé de quitter sa maison et qui a survécu aux deux batailles du 24 et du 24/25 avril 1918. Il y a une photo d’elle, debout en tablier sur le seuil de la porte de sa maison non endommagée dans une rue dévastée par l’artillerie des deux côtés. Requiescat in pace !

    • François says:

      Mes deux grand-pères ont fait Verdun, ils ont été constamment sur le front sauf lorsqu’ils étaient à l’hôpital pour soigner diverses blessures. Mes deux grands-pères étaient totalement français comme moi. Il se seraient parfaitement reconnus dans le récit de cette vidéo. Ils ont tous les deux été plusieurs fois décorés pour leur bravoure.

      Il est évident que ce sont les forces françaises qui ont été décisives dans la victoire, c’était normal, les Français défendaient leurs terres, leurs familles, leurs maisons, leurs champs, leurs bétails, même si comme pour mes deux grands-pères étant du sud de la Loire, cleurs familles et leurs biens n’ont jamais été sous le feu ennemi. Bien sûr, honneur à tous les combattants étrangers aussi.

      Puisque vous le dites et que vous avez l’air de bien connaître votre sujet, sans doute Villers-Bretonnaux a-t-il été une bataille importante, celle de trop qui a définitivement découragé les Allemands, mais si les Allemands étaient à bout c’est qu’ils y avaient été poussés auparavant. Ceci dit les Australiens étaient tout particulièrement réputés pour leur bravoure, en France comme en Turquie.

      Quant aux Américains leurs apports principaux étaient les chevaux, les armes et autres denrées qu’ils ont vendu en s’enrichissant comme d’habitude. Maintenant on ne peut plus voir un film US sans que le héro ne soit un réchappé de la guerre de 14-18 dans laquelle seuls les Américains semblent avoir combattu, alors qu’ils sont venus en petit nombre. Ils se sont engagés tardivement mais par contre ils se sont enrichis dés le commencement de la guerre.

      Quant à Clémenceau, il a empêché le plan de l’empereur d’Autriche qui proposait d’arrêter la guerre en 1917, parce qu’avec son idéologie républicaine socialiste, il voulait la disparition de l’empire austro-hongrois catholique, comme il devait se réjouir de la disparition de l’empire russe, lui aussi emporté par cette guerre idéologique. La foi orthodoxe est traditionnelle comme la foi catholique et les évêques orthodoxes ont la transmission apostolique ininterrompue, ce qui fait des prêtres orthodoxes de vrais prêtres qui célèbrent l’Eucharistie. D’ailleurs l’Eglise catholique traditionnelle les considère comme schismatiques mais non pas comme hérétiques et les orthodoxes de leur côté en ont autant et les mêmes reproches -mais pas plus- à l’égard de l’Eglise catholique.
      Il fallait que les prêtres -intermédiaires entre Dieu et les fidèles- disparaissent. Les protestants n’ont ni la transmission apostolique, ni aucun vrais évêques ou prêtres, ils sont hérétiques.
      C’est sans doute en terme de foi que la France a eu le plus à perdre dans cette hécatombe.

      • Merci de vos remarques en complément des miennes. Elles m’ont entre autres choses rappelé l’histoire du baron de Richthofen ; il est maintenant conclusivement prouvé que seul le mitrailleur australien a pu l’abattre dans les environs de Villers-Bretonneux. Mais à part cela : le général turc qui opposait les Australiens a Gallipoli est celui que M. Erdoğan essaie actuellement petit à petit de déboulonner : Kemal Pasha qui, devenu chef d’État après la guerre, reçut le titre honoraire Atatürk (père des Turcs) — mais qui pour son successeur actuel n’a pas été assez religieux.
        À Lyon en 1986 il y eut une commémoration de Verdun sur la place Perrache (je vivais à côté, rue de Condé), où il y avait encore deux survivants, un officier et un poilu. Quel massacre des deux côtés ! Et pour rien !
        Je ne sais pas si vos « Villers-Bretonnaux » et « Clémenceau » sont des corrections ou non. Je devine que celui-là est une faute d’inattention comme les miennes, mais d’après ce qu’on dit le Tigre a toujours insisté sur l’orthographe ‹Clemenceau›, donc je suppose qu’il a ainsi prononcé son nom.
        Deux petits-fils du vénérable (ou maintenant béni, il me semble) Charles [d’Autriche et] de Hongrie sont dans l’actuel service de M. Orbán, et les Habsbourg sont de grands survivants. Mais même le card. Schönborn ne peut pas être tout à fait mauvais, parce qu’il a fait enlever le petit autel post-conciliaire dans la magnifique église baroque de St Charles, construite comme première extra muros après l’éjection finale des Turcs en 1683, de sorte que les nouvelles messes doivent être lues au maître autel versus Deum ! (J’ai cela d’une paroissienne de St Charles qui était ma voisine un jour où, en vacances dans le Burgenland près de la frontière hongroise, j’étais en visite à Vienne et me trouvais dans cette église où il y avait justement la messe du soir, donc après j’ai demandé à la dame pourquoi il n’y avait pas d’autel populaire (comme les Allemands l’appellent). Il y a aussi au beau milieu un grand prie-Dieu somptueux à 2 pour les communicants (on peut se mettre debout à côté aussi si on insiste pour être moderne).
        Je suis aussi tout à fait de votre avis sur les Orthodoxes. À un moment donné, où les vraies messes étaient presque introuvables, j’allais chez eux, en l’occurrence les Russes, parce que paradoxalement j’y comprends mieux ce que j’entends. Je sais bien le grec mais je ne reconnais pas les mots quand je les entends des modernes et, je ne sais pas pourquoi, ils n’ont pas de véritables missels. Chez les Russes par contre on trouve des livres avec le texte slave (dont je n’ai que quelques rudiments), mais aussi des traductions, et la musique est beaucoup plus compréhensible que chez les Grecs. Toutefois, chez les deux on se sent à la messe, un peu comme quand nous étions enfants dans la messe latine, toute incompréhensible que ses paroles nous étaient encore à l’époque.

        • François says:

          Tout cela est bien intéressant! Merci!

          Oui, mes fautes sont des fautes d’inattention et je vous prie de m’en excuser.

          Concernant Atatürk, qui était probablement membre d’une secte judéo-islamique, les dömneh, il imposa le laïcisme en Turquie contre l’islamisme. Mais cela n’en faisait pas, de très loin, un ami des chrétiens. Il les détestait tellement qu’il ordonna que le nom du premier empereur chrétien de Rome, Constantin, soit effacé de la plus grande ville de Turquie, Constantinople. C’est lui qui l’a débaptisée et qui l’a rebaptisée Istanbul, après que le gouvernement d’Atatürk ait rejeté le nom traditionnel en 1923.!!! Qui le rappelle encore ? C’est pourquoi les vrais Européens chrétiens d’avant-guerre continuaient d’appeler la ville Constantinople. D’ailleurs Atatürk et les Jeunes türks -coupables du génocide des chrétiens de Turquie et pas seulement des Arméniens- ont toujours soutenus les sionistes et notamment l’établissement d’Israël en Palestine.

          Donc, si le nom d’Atatürk est flétri… Mais qu’ils soient pro-sionistes ou pro-islamistes (avec Erdogan) les Turques restent avant tout les ennemis des chrétiens.

          Pour en venir à l’orthodoxie, le patriarcat russe est celui qui a le mieux préservé jusqu’à ce jour, la Tradition. Car comme pour la religion catholique, il y a une tendance dans le reste du monde orthodoxe (principalement grec) à édulcorer la Tradition.
          C’est probablement en raison des persécutions que la religion est restée plus pure en Russie.

          Dans le monde catholique on met souvent en avant la part du clergé russe qui a coopéré avec les communistes -sous menace de mort d’ailleurs- mais on parle peu de l’immense majorité qui a été exécutée ou envoyée dans les goulags, ainsi que l’Eglise clandestine héroïque qui rassemblait la majorité des fidèles malgré les persécutions. A cet effet il est intéressant de lire « Pardonne-moi Natacha ».

          Il existe un petit missel chez les orthodoxes. C’est leur messe inchangée en grec depuis Saint-Jean Chrysostome avec une traduction française en regard. C’est dans un monastère orthodoxe en France qu’il m’a été fourni. Il y a assez peu de différences avec la messe tridentine qui en dérive.

          Au point où en est l’Eglise actuellement, l’orthodoxie pourrait être un palliatif. C’est aussi mon sentiment.

          Heureusement qu’il existe la FSSPX. Mais du fait que celle-ci perd son obligation de parler pour corriger les attaques à la vraie foi, elle perd peu à peu sa notoriété et sa raison d’être et risque fort, soit de se noyer dans la masse -ou la nasse vaticane- soit de se muer en secte. En effet, elle attire de moins en moins et se replie sur elle-même en ne se renouvelant plus que par les enfants issus des familles de ses actuels fidèles.
          Il faudrait un rapide sursaut.

          Excusez-moi de m’être laissé aller à m’étendre…

  3. Ceux de 14 se sont sacrifiés en vain, puisqu’il y aura récidive et ceux de 39, aussi en vain, parce qu’il y aura une nouvelle caste : « Pupille de la Nation inconnu » de paria!
    Qui sait d’ailleurs, réellement ,ce qu’est un « Pupille de la Nation », au delà du titre. Qu’est sa vie, qu’est sa misère et surtout sa déception de voir à la fin de sa vie qu’il n »est qu’une merde pour le pouvoir d’étrons et des troncs fracassés (mais sans fonds)

    https://wp.me/p4Im0Q-2aJ

  4. Mon grand-père, même si il était un Français, il n’était qu’un indigène de Français musulman, qui a vus beaucoup de ses co-légionnaires Zouaves, sont mort pour la France, tout en restant des Français de 2éme zones.
    De toute façons, ceux qui sont sur le front, se battent, meurent pour certains pour soit disant la nation, la patrie, mais en réalité c’est pour des intérêts, pour lesquels ils ne sont que des pions.
    Au moins avec un roi, il représente la Nation, il est bien plus légitime, que tout ces maçonniques, qui promènent leurs embonpoint sur les plateaux télé, pour nous assuré que si nous nous serons la ceinture c’est pour notre bien et que cette Europe qui doit depuis le temps, nous avoir servis « cette prospérité » tant vanté et qui fait place a l’austérité et bientôt a la guerre mondiale.

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