denis_pugaSuite à l’exhortation apostolique du pape François sur la famille, MPI reproduit ce texte publié par la Porte Latine. En effet, ce texte démine la majorité des tromperies de l’exhortation, et surtout, défait les faux raisonnements de ceux qui cherchent à excuser ce texte ou à en relativiser l’importance et la nocivité.

Par deux décisions majeures en l’espace d’un an, – la réforme des procès de nullité de mariage en septembre dernier (1) et la publication de l’exhortation du Synode Amoris laetitia sur la famille ce mois-ci- le Pape François ouvre dans la doctrine du sacrement de mariage et de l’Eucharistie une immense brèche.

Tous les médias s’y sont engouffrés sans qu’il n’y ait officiellement de la part de Rome la moindre déclaration sur leur mauvaise interprétation. Leurs grands titres ont bien repéré où le bât blesse : une porte est ouverte à la communion des divorcés remariés (Le Figaro, 8 avril 2016).

Dans ce document qui se veut non doctrinal mais pastoral et qui est d’une longueur impressionnante (260 pages !), c’est vers la fin (in cauda venenum) et particulièrement à partir du numéro 296 dans le chapitre huit « Accompagner, discerner et intégrer la fragilité » qu’on trouvera tout un ensemble d’affirmations et de directives qui mises en pratique vont détruire l’enseignement constant de l’Eglise sur l’indissolubilité du mariage.

L’Eglise catholique a toujours enseigné que le mariage sacrement est indissoluble et que les personnes qui ont divorcé et par la suite ont voulu contracter une nouvelle union, sont des pécheurs publics et donc à ce titre, vivant publiquement dans une occasion prochaine et volontaire de pécher, ne peuvent être en état de grâce et par là même s’approcher de l’Eucharistie qui est le sacrement de l’amour de Dieu. Les personnes dans cette situation en effet ne peuvent dire en vérité à Dieu qu’ils l’aiment par-dessus tout, puisque publiquement, officiellement, et par un lien contractuel qui se veut stable, il Lui refuse la fidélité à une promesse qu’ils Lui ont faite devant son l’Eglise le jour de leur mariage religieux, promesse d’être fidèles à leur conjoint pour la vie entière.

Dans le chapitre huit de l’exhortation synodale assumée par le Pape François, c’est toute une morale de gradualité (2) qui est présentée. Il y aurait l’idéal : le mariage chrétien qui est réaffirmé indissoluble, idéal magnifique certes mais bien difficilement réalisable dans les situations concrètes du monde contemporain. (On retrouve ici la théorie libérale usée jusqu’à la corde de la distinction entre la thèse et l’hypothèse). Mais il y a aussi concrètement toutes les situations stables non conformes à l’idéal chrétien (entendons : concubinages, mariages purement civils, etc…) Dans ces situations, dit le document, « il sera possible de mettre en valeur ces signes d’amour qui d’une manière et d’une autre, reflètent l’amour de Dieu » (n° 294).  « Quand l’union atteint une stabilité consistante à travers un lien public, elle est caractérisée par une affection profonde, confère des responsabilités à l’égard des enfants, donne la capacité de surmonter les épreuves et peut être considérée comme une occasion à accompagner dans le développement menant au sacrement du mariage ». (n° 293).

En résumé il faudrait nécessairement conclure de ces propos qu’une vie de couple peccamineuse serait une étape vers la sainteté du mariage chrétien… On retrouve ici le principe conciliaire du « semen veritatis » déjà appliqué dans le faux œcuménisme : l’appartenance à des communautés acatholiques est une voie vers l’adhésion à la véritable église du Christ ! N’a-t-on pas vu le cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne louer l’attitude d’un de ses amis, homosexuel, qui s’était mis en union stable après plusieurs relations temporaires et éphémères !!!  (Cardinal Schönborn : « Une relation homosexuelle stable est préférable à une aventure«  , La Vie 16 sept. 2015)

Finalement l’accès à l’Eucharistie resterait pour ces personnes une question de discernement personnel. C’est ce que laissent entendre le n° 300 de l’exhortation quand il y est dit qu’«il faut un… discernement responsable personnel et pastoral des cas particuliers, qui devrait reconnaître que, étant donné que le degré de responsabilité n’est pas le même dans tous les cas, les conséquences ou les effets d’une norme ne doivent pas nécessairement être toujours les mêmes » et spécialement comme le précise la note 336 « en ce qui concerne la discipline sacramentelle, étant donné que le discernement peut reconnaître que dans une situation particulière il n’y a pas de faute grave».

En effet (n° 301) «il n’est plus possible de dire que tous ceux qui se trouvent dans une certaine situation dite ‘‘irrégulière’’ vivent dans une situation de péché mortel, privés de la grâce sanctifiante ».

Il faut le reconnaître en vérité, nous avons dans cette dernière phrase toute la révolution morale de l’exhortation : tout serait finalement une affaire de conscience personnelle… on navigue en plein subjectivisme. Cette exhortation est la ruine de la morale catholique sur le péché.

Ne nous laissons pas endormir par ceux qui viendront souligner que le document précise qu’il ne se veut pas magistériel sur cette question mais qu’il entend simplement donner des orientations pastorales sur des points légitimement discutables (cf. n° 3) concernant la discipline de l’Eglise. Tout cela n’est que de l’emballage. Car c’est par la pratique que la doctrine s’enracine. On se souvient par exemple que Paul VI pour la communion dans la main s’était contenté de donner pour des raisons pastorales un indult très limité, tout en demandant de conserver la manière traditionnelle. On sait ce qui est advenu : la pratique de la communion dans la main est devenue aujourd’hui quasi universelle. C’est ce qui va se passer avec l’ouverture faite par ce document ; ouverture qui est bien plus grave que la communion dans la main ! Permettre à certains divorcés-remariés de communier en en laissant le discernement à leur propre conscience s’est déclarer publiquement que le mariage chrétien n’est pas intrinsèquement indissoluble et c’est ouvrir la voie au remariage sacramentel et donc à l’hérésie.

On n’attend pas du successeur de Pierre qu’il fasse passer dans des documents pontificaux une conception purement personnelle et extrêmement subversive d’une pastorale de la miséricorde (3).  

C’est la seconde fois en moins d’un an que le Pape François provoque une brèche qui affaiblit le sacrement de mariage. De la part de celui qui se doit d’être le gardien du dépôt de la Foi, c’est éminemment dramatique pour le salut des âmes et l’avenir de l’Eglise. Mais le Christ nous a promis que les portes de l’Enfer ne prévaudront par contre elle.

Abbé Denis Puga, prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X

(1) Voir « Réforme expresse du Pape François : l’indissolubilité du mariage en péril« , abbé Denis Puga
(2) Voir « Divorcés-remariés : la morale de gradualité « , abbé François Knittel – Décembre 2015
(3) Voir « Sainte ou misérable ? L’année du Jubilé à l’épreuve de la miséricorde« , abbé Gleize – 11 Janvier 2016

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57 commentaires

  1. DUFIT THIERRY says:

    1962-1965 Révolution dans l’Eglise avec destruction planifiée de la doctrine catholique : liberté religieuse, collégialité, œcuménisme.
    1969 Destruction de la liturgie avec l’instauration d’une nouvelle Messe au fort parfum de protestantisme
    2016 Destruction de la morale catholique. On ouvre la porte à la communion pour les divorcés remariés (qui vivent dans le péché d’adultère), on accepte le concubinage. Les Commandements de Dieu et l’enseignement du Christ sont bafoués.
    La révolution n’a pas de limites. Elle procède par étapes mais ne s’arrête pas. On arrive au règne de Satan.
    Merci à M l’Abbé Puga pour ce texte qui dénonce sans complaisance cette horrible exhortation « Amoris laetitia »

  2. Ultima says:

    Un coucou cordial DUFIT , ( Ultima qui était sur riposte catholique )

    Je constate que meme au seing mouvance de la sociètè FSSPX il y a beaucoup de remu ménage !

    • DUFIT THIERRY says:

      Bonjour M Ultima. Non il n’y aucun remue-ménage dans la Fraternité St Pie X. Mias il est évident qu’un texte pontifical qui ouvre la porte à la communion por les divorcés remariés (qui sont en état d’adultère) ou qui justifie le péché de concubinage ne peut qu’indigner tout catholique attaché à la doctrine de l’Eglise.

      • Ultima says:

        Bonjour DUFIT , je te rejoint sur ce point sans souci.
        A tu écouté le sermon de Mgr Fellay relatent sa rencontre avec Francois ?
        Va directement a 18 minutes , Mgr Fellay demande a Francois la pouvoir  » Juridiction  » pour les autres sacrements , Benoit XVI voulait excommunier une seconde fois la FSSPX ect..
        http://www.dici.org/wp-content/uploads/2016/04/puy-en-velay.mp3

        • DUFIT THIERRY says:

          Mais oui bien sûr j’ai lu le sermon de Mgr Fellay au Puy et je tiens à vous rassurer. La Fraternité St Pie X existe depuis 46 ans. Depuis 46 ans elle œuvre pour le bien de l’Eglise. Durant ces 46 ans elle a connu toutes les épreuves possibles : sanctions et condamnations injustes, persécutions externes venant des autorités ecclésiastiques et civiles, trahisons et divisions internes. Tout a été fait pour détruire la Fraternité St Pie X durant ces 46 années : en vain car la Fraternité St Pie X n’a cessé de se développer dans le monde entier. Nos ennemis n’ont vraiment pas de chance. Et croyez bien que ce n’est pas fini car nous avons bien l’intention de continuer.

          • Ultima says:

            Pourquoi pas DUFIT , mais la FSSPX a trompé beaucoup de monde , avec un sacrements intrinsèquement invalide celui de la pénitence et une fausse théologie pas catholique ! et c’est pas fini non plus malheureusement !

            • Xavier Celtillos says:

              « un sacrements intrinsèquement invalide » ? N’importe quoi. Même les congrégations romaines sont en désaccord avec vous, et ne sont pas d’accord entre elles sur la question.
              D’autant plus que le pape Benoit XVI lui-même avait admis l’état de nécessité en France et en Allemagne…

              • Ultima says:

                Monsieur , vous convenez j’espère au St Concile de Trente en autre !? qui affirme que la Juridiction fait partie de la nature meme du sacrement de pénitence . Comment une organisation FSSPX ou autre organisation Sédévacantiste par exemple qui n’ont aucune JURIDICTION de qui de droit ( Mission Canonique du vicaire du Christ ) pouvant distribuer le dit sacrement validement sans aucune JURIDICTION !?

                Certes , les lois ecclésiales prévois certains cas ou tout hérétique , schismatiques , réprouvés ect.. puise absoudre validement comme le Can 882 danger de mort ,hors de c’est cas prévu canoniquement , pas de validité du dit sacrement !

                C’est pas pour Rien que le Pape Francois a donner JURIDICTION pour que la FSSPX puisent pratiquer pour la première fois le dit sacrement validement !

                • Xavier Celtillos says:

                  Mgr Lefebvre vous répond :

                  Quelle sera alors la juridiction des membres prêtres de la Société ? C’est une question importante pour justifier devant Dieu et devant l’Église notre ministère.
                  Tandis que le pouvoir de l’ordre potestas ordinis est inamissible, le pouvoir de juridiction est conféré par la mission canonique. N’ayant pas de mission canonique, nous n’avons pas de juridiction par le fait d’une mission, mais l’Église, par le droit, nous accorde la juridiction, eu égard au devoir qu’ont les fidèles de se sanctifier par la grâce des sacrements, qu’ils recevraient difficilement ou douteusement s’ils ne la recevaient pas de nous. Nous recevons donc juridiction cas par cas pour venir au secours d’âmes en détresse.
                  Les sacrements qui demandent une juridiction particulière sont la pénitence, l’ordre, la confirmation, le mariage.
                  Pour la pénitence et le mariage, les prêtres du diocèse de Campos ont très bien répondu aux objections éventuelles. Pour la pénitence, c’est le pénitent, se trouvant dans de réelles difficultés pour recevoir la grâce de ce sacrement, qui provoque l’obligation pour le prêtre dénué de juridiction d’entendre la confession. Celui-ci reçoit par le fait même la juridiction par le droit qui prévoit ces circonstances.
                  Pour le mariage, les fiancés peuvent utiliser le canon 1098 de l’ancien Code ; leur désir de contracter mariage selon l’ancien rite et leur répugnance pour le nouveau rite est une cause suffisante pour utiliser la forme extraordinaire, ceci fut confirmé par Rome à l’occasion d’un récent mariage à Monthey en Suisse.
                  Pour l’ordre, les fondateurs ou Supérieurs majeurs doivent donner des lettres dimissoriales, dans l’hypothèse qu’ils incardinent dans leur Société. L’urgence de pourvoir les fidèles de prêtres catholiques et validement ordonnés peut exiger de faire des ordinations en faisant abstraction de l’incardination.
                  Les fidèles ont également le devoir et le droit de recevoir le sacrement de confirmation d’une manière certainement valide.
                  Le canon 682 de l’ancien droit dit “Laicis competit jus recipiendi a clero bona spiritualia et potissimum adjumenta ad salutem neccessaria”(1).
                  Or ils ne les reçoivent plus du clergé progressiste actuel, l’enseignement conciliaire mène à la perte de la foi et à l’apostasie ; la grâce est-elle encore donnée par les rites en évolution continuelle ? On peut vraiment se le demander. Les fidèles encore catholiques sont pour beaucoup dans une situation spirituelle désespérée.
                  Notre rôle est donc de multiplier les prêtres catholiques qui puissent aller à leur secours pour leur procurer la foi catholique et la grâce du salut. C’est cet appel, dans leur situation tragique, que l’Église entend et c’est dans ces circonstances qu’elle nous donne juridiction.
                  C’est pourquoi il me semble que nous devons surtout nous rendre là où l’on nous appelle et ne pas donner l’impression que nous avons une juridiction universelle, ni une juridiction sur un pays ou sur une région.
                  Ce serait baser notre apostolat sur une base fausse et illusoire.
                  C’est pourquoi également, si d’autres prêtres subviennent normalement aux besoins des fidèles, nous n’avons pas à nous immiscer dans leur apostolat mais nous réjouir que d’autres prêtres catholiques se lèvent pour sauver les âmes.
                  La Providence, dans l’état actuel des choses, nous invite à nous rendre là où l’on nous appelle, c’est la seule réponse valable que l’on puisse faire aux autorités qui nous reprochent nos implantations et nos ministères.
                  C’est d’ailleurs ce qui a justifié les initiatives extraordinaires de saint Eusèbe de Samosate.
                  Mais s’il fallait un jour consacrer des évêques, ceux-ci n’auraient pour fonction épiscopale que d’exercer leur pouvoir d’ordre et n’auraient pas de pouvoir de juridiction, n’ayant pas de mission canonique.

                  • Ultima says:

                    Je connais le texte en question , lorsque un clercs non approuvé n’a aucune mission canonique ( Juridiction ordinaire ) comme le rappel a juste titre Mgr Lefebvre , il reste uniquement la Juridiction accordé ipso facto par le droit ecclésial .

                    Il n’existe pas de sacrement de pénitence sans juridiction c’est la Foi . Là où le prêtre non approuvé absous validement, c’est en vertu d’une suppléance de juridiction (que ce soit erreur commune, doute positif et probable ou le danger de mort voir Theo. Morale. de Mgr Thomas M.J Gousset 1846 ) de l’Église au moyen des lois canoniques.
                    En d’autres mots Monsieur , si ce genre de prêtre absous validement en certains cas, c’est parce que l’autorité ecclésiastique a déjà statué auparavant que dans ces cas elle accordait la juridiction en l’acte même au prêtre non approuvé (canon 882) ..

                    il y a pas de Juridiction sous prétexte invoqué faussement du droit a se sanctifier , ainsi Mgr Lefebvre n’invoque raisonnement canonique , mais exprime un avis subjectiviste .

                    Abbé Richard Williamson 1987: Prions pour que le pape donne juridiction à la Fraternité Saint-Pie X ! 1987 écrit :
                    Prions pour le pape pour qu’il puisse faire ce qu’il devrait clairement faire : donner la juridiction et un statut à la Fraternité, laquelle le mérite entièrement. Ceci est absolument nécessaire pour le bien de l’Église universelle, sans parler de la Fraternité.
                    http://credidimus-caritati.blogspot.fr/2015/06/abbe-richard-williamson-prions-pour-que.html

                    • Ultima says:

                      Abbé Ricossa, imbc – Rivarol – 26 octobre 2011

                      http://tradinews.blogspot.fr/2011/10/abbe-francesco-ricossa-rivarol-josef.html

                      Deux tendances ont toujours coexisté dans la FSSPX: l’une qui veut trouver un point d’accord avec les modernistes, l’autre qui de facto veut faire de la Fraternité une petite Eglise avec ses tribunaux, ses juridictions de fait, avec presque tous les dicastères de la Curie romaine. Certains risquent donc d’aller dans le sens d’une Petite Eglise, les autres dans le sens de la confluence du petit torrent dans le fleuve de l’apostasie moderniste. Dans l’un et l’autre cas c’est profondément regrettable car des forces qui eussent pu être très utiles dans la lutte contre le modernisme pourraient se disperser à cause de faux principes. C’est un épouvantable gâchis.

                      R.: Pour finir que pensez-vous de ce qu’il est désormais convenu d’appeler l’affaire Williamson et de la façon dont ses supérieurs ont traité cet évêque britannique, sachant qu’une lettre récente et authentique de Mgr Fellay (en date du 23 septembre) reproduite en anglais sur le blog de Maurice Pinay, menace son confrère d’exclusion de la FSSPX s’il n’interrompt pas son blog Dinoscopus créé en 2003?
                      Abbé F. R. : J’ai bien connu au séminaire d’Ecône celui qui était alors l’abbé Williamson. Du point de vue doctrinal je ne suis pas d’accord avec lui car il a toujours été anti-infaillibiliste. Mais s’agissant de ce qui l’a rendu célèbre il y a bientôt trois ans et où il s’est prononcé non sur des questions de foi mais sur des questions d’ordre historique, je pense que la façon dont il est traité depuis par ses supérieurs est tout à fait scandaleuse et indigne. Il n’a pas été traité comme un frère par ses confrères, ce qui est curieux pour une Fraternité de prêtres!

                      R.: D’aucuns disent, à tort ou à raison, que l’actuelle politique de rapprochement de Mgr Fellay avec la «Rome moderniste» constitue une trahison du combat de Mgr Lefebvre. Etes-vous d’accord avec cette affirmation?
                      Abbé F. R.: Oui et non. Non, car Mgr Lefebvre a toujours reconnu, du moins en public, la légitimité de PaulVI et de ses successeurs et a même exclu de la Fraternité ceux qui ne la reconnaissaient pas. Par ailleurs, il a toujours voulu des pourparlers dans le but de trouver un accord pratique. Dans la Lettre aux amis et bienfaiteurs numéro16 datée du 19mars 1979, il demandait à Jean Paul II beaucoup moins que ce que demande aujourd’hui Mgr Fellay. Il est vrai aussi que la Fraternité est née en 1970 avec toutes les autorisations possibles et dans le but d’appliquer la méthode d’étude de VaticanII. C’est clairement écrit dans les statuts de la FSSPX. De ce point de vue là, il n’y a pas de trahison; il y a même continuité.

                      Mais oui, d’un autre point de vue, il y a changement en ce sens que Mgr Lefebvre, tantôt en public, tantôt en privé, et certainement dans son cœur, acceptait certes des discussions pour tenter de parvenir à un accord pratique mais il voulait un accord où il aurait été en position de force et sans nourrir aucune illusion sur ses interlocuteurs. C’est pourquoi de fait l’accord ne s’est jamais fait concrètement. Il a signé le protocole d’accord le 5mai 1988 avec Josef Ratzinger mais s’est rétracté dès le lendemain matin après, disait-il, avoir passé une nuit affreuse. Il a retiré sa signature, non hélas parce que quelque chose le souciait au niveau des principes, mais parce qu’il croyait que l’on allait le tromper.

                      Propos recueillis par Jérôme BOURBON

                    • Sur quoi s’appuie-il pour dire : « je pense que la façon dont il est traité depuis par ses supérieurs est tout à fait scandaleuse et indigne. Il n’a pas été traité comme un frère par ses confrères, ce qui est curieux pour une Fraternité de prêtres! » ?

                      On pourrait en dire autant de Mgr Williamson vis-à-vis de Mgr Fellay.
                      Avant que Williamson s’en aille, il avait été convenu que si Mgr Williamson continuait toutes ses « activités annexes » à celle d’un évêque, il ne pourrait plus faire partie de la FSSPX. Il a préféré continuer, et ils se sont séparés comme c’était convenu.

            • DUFIT THIERRY says:

              M Ultima je suis ravi de vous retrouver mais je vois que vous n’avez pas changé. Je connais vos positions. On ne peut comprendre l’action de la Fraternité St Pie X si on n’a pas compris l’ampleur de la crise qui secoue l’Eglise depuis Vatican II et qui s’attaque aux fondements de la Foi. Nous ne serons jamais d’accord sur ce sujet. En union de prières malgré tout.

              • Ultima says:

                Merci DUFIT , je suis content aussi de vous retrouvez , a Riposte Catholique cela devient plutot le désert .
                Vous savez bien DUFIT mieux que qui conque que je n’ai point de position personnelle , je ne nie pas qu’il y ait un sérieux problème actuellement, mais ce problème ne change pas la nature des choses ! ( Foi et doctrine Catholique )

                Il faut un caractère sacerdotale pour célébrer la messe validement , c’est la FOI et nature de la chose en question .

                Il faut le caractère sacerdotale et la Juridiction de l’éveque du Diocèse X pour dispenser le sacrement de pénitence validement chaque dimanche matin . C’est la Foi et nature de la chose en question .

                • @ Ultima,

                  Le dernier bulletin du « Combat de la foi » (n°176 – Mars 2016) publié par Le Moulin du Pin devrait, à coup sûr, vous intéresser.
                  Il répond à vos questions.
                  Je vous cite un extrait du texte « Jubilé de la Miséricorde : le Joker du Pape François » :
                  « Avant de faire cette petite analyse, il faut rappeler une bonne fois pour toutes que les prêtres de la Fraternité Saint-Pie X ne sont ni des ignorants, ni des inconscients, ni des fous : ils savent tous qu’en raison de la crise conciliaire et des dispositions prévues par le droit, ils jouissent d’une juridiction DE SUPPLEANCE pour le ministère des confessions, et cela depuis plusieurs dizaines d’années. Ils savent aussi que, tout au plus, la disposition du pape François, leur donnera une juridiction « officielle » qui viendra, pour ainsi dire, se superposer à celle qu’ils ont déjà. »

                  Ce texte est signé d’un abbé de la FSSPX, demeurant au Moulin du Pin.

                  • Ultima says:

                    La suppléance, , n’est pas du tout une alternative pour les prêtres sans juridiction. C’est-à-dire qu’il ne s’agit pas d’invoquer une juridiction directement du droit divin (tel que vous et l’abbé Belmont) à défaut d’avoir juridiction ordinaire ou déléguée. Cette notion de suppléance de juridiction dans l’Eglise, est une juridiction suppléée quand on croit réellement à tort que le ministre en question a une juridiction ordinaire ou déléguée. Tout pouvoir de juridiction qui n’est pas ordinaire ou délégué – en l’occurrence la juridiction suppléée au moyen du canon 209 – doit être interprété d’une manière stricte. Non seulement votre manière d’interpréter cette suppléance n’est pas stricte, mais, de plus, elle n’a rien à voir avec le sens véritable de cette notion.

                    Par charité , je ne reproduit pas des échanges écrits avec des abbés de la FSSPX ou ex-abbés qui on quitté la FSSPX pour monter leurs propres églises indépendantes pour le moins .

                    • Ultima says:

                      car la juridiction ne parvient aux évêques que par l’intermédiaire du Pontife romain… » (Le Pape Pie XII, Ad Apostolorum principis, 29 juin 1958)

                    • @ « Non seulement votre manière d’interpréter cette suppléance n’est pas stricte, mais, de plus, elle n’a rien à voir avec le sens véritable de cette notion. »

                      Je pense que l’abbé qui a écrit cela sait de quoi il parle.
                      Il écrit par ailleurs dans un autre article :
                      « (…) le 30 juin 1988, l’évêque (Mgr Lefebvre) procédait à ce qu’il avait appelé « l’opération survie de la Tradition » en sacrant quatre évêques auxquels il ne donnait pas de juridiction. Ceux-ci, appuyés sur les principes du Droit canon de l’Eglise, devaient assurer une suppléance (prévue par la loi ecclésiastique en plusieurs matières) au sein de la crise conciliaire pour la prédication de la foi, l’administration du sacrement de confirmation et du sacrement de l’ordre. L’excommunication, bien qu’existante sur le papier, était en réalité dénuée de fondement. Monseigneur Lefebvre, avant de sacrer, avait étudié et fait étudier l’ancien Droit canon pour s’assurer qu’il agissait selon l’Esprit de l’Eglise contenu dans cet axiome : suprema lex, salus animarum. Une thèse de l’abbé Murray avait même, en 1995, eu l’audace de prouver que, selon le nouveau droit de Jean-Paul II, l’excommunication n’était pas fondée! Le 1er juillet 1988, le décret Dominus Marcellus Lefebvre » excommuniait donc injustement, tant du point de vue du Droit canon de 1917 que du nouveau de 1983, l’évêque consécrateur et les quatre évêques consacrés. »

                      A qui donc appliquer ce qui suit ? :
                      « Celui qui, pour garder la lettre de la loi, va contre l’esprit de la loi, celui-là pèche contre la loi. » (Regula juris 88)

                    • Ultima says:

                      D’ailleurs, dans un discours prononcé aux U.S.A. par Bernard Fellay, supérieur de la FSSPX, celui-ci disait exactement que « la solution à cette crise de l’Église ne se trouvera pas dans les manuels de droit canon » …

                      Ce à quoi je répondit : bien évidemment puisque ces mêmes manuels de droit canon leur tranche littéralement la tête !

  3. Emilie Defresne says:

    Clair et bref, la substantifique moelle du confus et longuissime document de François est parfaitement extraite.
    La Révolution de Vatican II, loin de s’essouffler poursuit sa route au pas de charge.

    Il sera de plus en plus difficile d’expliquer la véritable doctrine de l’Eglise aux ignorants.

    Tant qu’un pape fidèle à l’Evangile ne reviendra pas sur le trône de Saint-Pierre, les âmes continueront de se perdre dans la tromperie de la synagogue de Satan.

  4. gigibobo says:

    Merci monsieur l’abbé pour ces bonnes paroles. La FSSPX va-t-elle rédiger un communiqué aussi éclairant?

    • patate says:

      à la Frat, on est dans le « branding » gigibobo….
      faut plaire à François!

      • Ultima says:

        Normal , Francois leur a évité une excommunication préparé par Benoit XVI !

        • patate says:

          y’a guère plus que vous qui y croyait à leurs excommunications…..
          et si on faisait le point des dernières communications du Pape François…En plus d’y trouver des sujets propres à être excommunier, on y trouve des blasphèmes!
          vous souhaitez quelques exemples ultima?

          • Ultima says:

            Je ne crois rien , je me fais que rapporter les affirmations de Mgr Fellay , sermon du 9 avril qui est en ligne et plusieurs fois postes , Bonne recherche !

    • Maxime Labole says:

      Je confirme la réponse de patate, à la Frat on en est à la com « branding ».

      Silence sur Assise, silence sur la canonisation de Jean-Paul II (le fascicule d’Econe a été édité en Inde pour que la MG soit mis devant le fait accompli et ne puisse s’y opposer), silence sur les défférents délires du pape François et notamment sa vidéo du mois de janvier, silence sur le Synode…

      Mais Mgr Fellay se réjouit, il l’a dit au Puy, du bien que le pape veut à la FSSPX, soit disant : « écoutez, j’embrasse bien le patriarche Cyrille, je fais du bien aux anglicans, je fais du bien aux protestants, je ne vois pas pourquoi je ne ferais pas du bien à ces catholiques. »
      Bref, un accord qui n’est plus pour convertir Rome, mais qui est simplement un place dans la mélasse oeucuménique.

      Du dom Gérard en remake…

      • Volodymyr Bellovak says:

        Hélas vous avez entièrement raison, Mgr Fellay vend la FSSPX pour un plat de lentilles ( du Puy 🙂 ) !….

  5. Crusader says:

    Merci Monsieur l’Abbé, de cette bonne analyse, à quand la conclusion qui s’impose concernant Pape François ?

    Car les ficelles nous sont connues, depuis Vatican II, « Concile » voulu comme pastoral.
    La pastoral pour les modernistes, c’est la pierre philosophale (inversée) qui change l’or pur (de la doctrine) en plomb.

    Pape François contredit ouvertement les Saintes Ecritures (Jean 4 ; 16) Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. » 17 La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari. » Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari, 18 car tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari : là, tu dis vrai. »

    Comment s’appelle quelqu’un qui contredit ouvertement et avec pertinacité un seul article de Foi ?
    Réponse : un hérétique

    Amoris Laetitia
    ar. 305, parlant d’unions irrégulières : « À cause des conditionnements ou des facteurs atténuants, il est possible que, dans une situation objective de péché – qui n’est pas subjectivement imputable ou qui ne l’est pas pleinement – l’on puisse vivre dans la grâce de Dieu, qu’on puisse aimer, et qu’on puisse également grandir dans la vie de la grâce et dans la charité, en recevant à cet effet l’aide de l’Église.» note n° 351, extension de l’article 305 : « Dans certains cas, il peut s’agir aussi de l’aide des sacrements. Voilà pourquoi, “aux prêtres je rappelle que le confessionnal ne doit pas être une salle de torture mais un lieu de la miséricorde du Seigneur” : Exhort. ap. Evangelii gaudium (24 novembre 2013), n. 44 : AAS 105 (2013), p. 1038. Je souligne également que l’Eucharistie “n’est pas un prix destiné aux parfaits, mais un généreux remède et un aliment pour les faibles” (Ibid., n. 47 : p. 1039).

    L’Eglise conciliaire sous Pape François renie, officiellement et publiquement, aussi bien le dogme catholique sur l’indissolubilité du mariage, que l’enseignement de l’Église qui déclare que ceux qui vivent en adultère ou dans des « seconds mariages » ne peuvent pas recevoir la Communion.

    Certains se rassurent avec un argutie spécieux, sur la valeur d’autorité d’une exhortation bien moindre qu’une encyclique. Mais cela ne vaut que pour un catholique, car pour un moderniste concilaire peut importe le véhicule seule l’idée compte.
    D’ailleurs Pope Francis (@pontifex) manie très bien ces techniques de des)information, lui qui sur son compte Twiter vient d’écrire le 11 avril :
    « On devrait donner aux divorcés qui se sont engagés dans une nouvelle union le sentiment de faire partie de l’Église. Ils ne sont pas excommuniés. »

    Apprécions au passage l’emploi du conditionnel en 1er lieu, puis l’usage du présent dans l’affirmation de seconde phrase.

    Matthieu 26:31
    Alors Jésus leur dit: Je serai pour vous tous, cette nuit, une occasion de chute; car il est écrit: Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées.

    Que Dieu nous est en sa Sainte Garde

  6. Ultima says:

    @Xavier , http://www.a-crucetta.fr/dossier_suppleance_15_169.htm

    Mgr Lefebvre Marcel 1987 écrit : N’ayant pas de mission canonique, nous n’avons pas de juridiction par le fait d’une mission .

    Nous recevons donc juridiction cas par cas pour venir au secours d’âmes en détresse.

    L’urgence de pourvoir les fidèles de prêtres catholiques et validement ordonnés peut exiger de faire des ordinations en faisant abstraction de l’incardination.

    Les fidèles ont également le devoir et le droit de recevoir le sacrement de confirmation d’une manière certainement valide.

    Mgr lefebvre 1987 écrit encore :

    Mais s’il fallait un jour consacrer des évêques, ceux-ci n’auraient pour fonction épiscopale que d’exercer leur pouvoir d’ordre et n’auraient pas de pouvoir de juridiction, n’ayant pas de mission canonique.

    – PS: vous sans conviendrez Xavier , que Monseigneur est partie dans des considérations purement subjectifs et personnelles et non dans un raisonnement de droit canonique .
    Monseigneur pense que les ordinations depuis 1968 , rite de Paul VI sont invalides ect….

    Vous sans conviendrez que c’est plus du cas par cas , mais un vrai ministère ordinaire dont la FSSPX c’est attribué sur les quatres point du globe .

    Vous sans conviendrez également que Mgr Williamson qui a fait dissidence et monté sa propre petite église domestique n’a également aucune JURIDICTION ordinaire ( pas de mission canonique du vicaire du Christ loi divine ) et pas de suppléance prévu au droit ecclésiale canonique pour dispenser le sacrement de pénitence ordinairement chaque dimanche matin sur les quatre points du globe . ( la suppléance de juridiction prévu au droit canonique doit etre strictement interpréter ) seul la JURIDICTION ordinaire = mission canonique est d’interpretation large

    Can. 200
    § 1 Le pouvoir ordinaire de juridiction et le pouvoir délégué pour un ensemble d’affaires sont susceptibles d’une large interprétation; tout autre pouvoir de juridiction doit être strictement interprété. Toutefois celui à qui un pouvoir a été délégué est censé avoir reçu également l’autorisation d’exécuter tout acte sans lequel son pouvoir ne pourrait être exercé.

    Naz, Dict. de Droit Can. t.V, col.1133 a écrit:
    [L]a juridiction consolide et complète le pouvoir d’ordre, en ce sens que, sans elle, l’exercice du pouvoir d’ordre est toujours illicite et parfois même invalide, par ex. pour l’administration du sacrement de pénitence.

    • Xavier Celtillos says:

      « suprema lex salus animarum » – la loi suprême est le salut des âmes : la loi, le code de droit canon, n’est pas faite pour elle-même, elle est faite pour le salut des âmes.

      Ce qui explique le cas d’état de nécessité : si l’application de le lettre va contre le salut des âmes, alors il faut appliquer le principe premier : « suprema lex salus animarum ».

      Certes, vous me direz que l’estimation de cet état de nécessité est assez subjectif, et les avis peuvent diverger. C’est là tout le problème. Ceci dit, si on regarde honnêtement les suites du concile Vatican II et la perte massive de la Foi, on peut légitimement considérer que l’état de nécessité est présent, et que tant que les cuases perdurent, les fidèles sont en droit de demander aux prêtres de leur donner une doctrine sûre et des sacrements certains, état de fait qui donne au ministre la juridiction extraordinaire.

      A titre de comparaison, sachant que toute comparaison a ses limites : un enfant a-t-il le droit de frapper son père ? La réponse est bein évidemment non. Mais si le père frappe la mère, au point d’en menacer gravement son intégrité physique, l’enfant n’a-t-il pas le droit, si besoin est, de frapper son père pour lui faire lâcher prise ? La réponse est alors différente, car non seulement son intervention est un droit, mais plus encore, elle est un devoir.

      C’est un peu ce qui se passe depuis 50 ans : sous prétexte d’obéissance et d’autorité, les âmes ont été livrées aux loups, et l’intégrité spirituelle des âmes est menacée. Le berger a le droit – et même le devoir – de chasser le loup et de protéger ceux qui l’appellent au secours.

      • Ultima says:

        @ suprema lex salus animarum » – la loi suprême est le salut des âmes : la loi, le code de droit canon, n’est pas faite pour elle-même, elle est faite pour le salut des âmes.

        Vous exprimez un avis subjectiviste !
        Parallèlement , une loi divine intemporelle de notre seigneur Jésus-Christ ne peut pas aller contre le salut des âmes !

        La mission canonique est une exigence de loi divine.
        Comme l’indissolubilité du mariage valide , loi divine, ne peut pas aller contre le salut des âmes !
        Cela reviendrait a dire que Notre Seigneur Jésus-Christ c’est trompé pour notre temps et situation humaine actuelle .

        R.P. Goupil, La Règle de la Foi, p.68 a écrit:
        L’Eglise est infaillible dans ses lois disciplinaires.
        Il est donc impossible qu’une loi universelle de l’Eglise soit dommageable à la société chrétienne.

        Toutefois , un quelconque état de nécessité ne peut que étre déclarer que par la puissance ecclésiastique & canonique ,et seul les lois ecclésiale humaine sont sujettes a suspenses par l’autorité et non les lois divines ou naturelles . Mgr Lefebvre n’appartenait plus a la puissance ecclésiastique d’aucun Diocèse , mais simple éveque et émérite ( retraité ) ainsi le premier anathème du concile Dogmatique de Trente tombent

        Saint Concile de Trente, session XXIII, canon VII a écrit:
        S I QUELQU’UN dit … que ceux qui ne sont ni ordonnez, ni commis bien & légitimement par la Puissance Ecclésiastique, & Canonique, mais qui viennent d’ailleurs, sont pourtant de légitimes Ministres de la parole de Dieu, & des Sacremens : Qu’il soit Anathême.

        et voici le grand canoniste officiel de S.S Pie XII nous expliquer officiellement l’anathème du Saint Concile de Trente Dogmatique :

        T. Lincoln Bouscaren, S.J., Adam C. Ellis, S.J., CANON LAW a text and commentary, p.686, Bruce Publishing, 1946 a écrit:

        Les normes générales de la prédication.

        […]

        Puisque le fait de prêcher se rapporte au pouvoir de juridiction, non à celui de l’ordre, et qu’il se confère par la mission canonique, non par l’ordination, ce devoir repose complètement sur l’évêque résidentiel lors de sa nomination.

        […]

        L’aptitude à prêcher est certainement requise, mais non suffisante. Le Concile de Trente a condamné l’erreur , voulant que tout prédicateur puisse prêcher sans avoir été dûment ordonné et envoyé.

        Mais Xavier , Mgr Lefebvre était très conscient de tout cela et a fait ce qu’il a pu principalement sans exposer tout cela aux simples fidèles , ce qui explique sa lettre en 1980 a Paul VI , et comme vous pouvez le constater , cette état de d’urgence n’en n’est rien et que c’est que du discourt et rhétorique subjectiviste pour tenter de donner un peu de légitimité légale vis-a-vis de simples fidèles .

        Rien n’est possible en dehors de la puissance ecclésiastique et canonique , cela est un Dogme de Foi du Saint Concile de Trente et une exigence de la loi divine du christ .
        La situation est insoluble humainement parlent .

        Lettre de Monseigneur Lefebvre au Pape Paul VI :

        Mgr Lefebvre Marcel : mise au point sur le pape et sur la nouvelle messe

        Séminaire International Saint Pie X,
        8 mars 1980

        Très Saint Père,
        Afin de mettre fin à des doutes qui se répandent actuellement soit à Rome, soit dans certains milieux traditionalistes d’Europe et même d’Amérique concernant mon attitude et ma pensée vis-à-vis du Pape, du Concile et de la Messe du Novus Ordo et, craignant que ces doutes ne parviennent jusqu’à Votre Sainteté, je me permets d’affirmer à nouveau ce que j’ai toujours exprimé :

        1) Que je n’ai aucune hésitation sur la légitimité et la validité de Votre élection et qu’en conséquence je ne puis tolérer que l’on n’adresse pas à Dieu les prières prescrites par la Sainte Église pour Votre Sainteté. J’ai dû déjà sévir et continue de le faire vis-à-vis de quelques séminaristes et quelques prêtres qui se sont laissés influencer par quelques ecclésiastiques étrangers à la Fraternité.

        2) Que je suis pleinement d’accord avec le jugement que Votre Sainteté a porté sur le Concile Vatican II, le 6 novembre 1978 à la réunion du Sacré Collège : « que le Concile doit être compris à la lumière de toute la Sainte Tradition et sur la base du magistère constant de la Sainte Église ».

        3) Quant à la Messe du Novus Ordo, malgré toutes les réserves qu’on doit faire à son égard, je n’ai jamais affirmé qu’elle est de soi invalide ou hérétique.

        Je rendrais grâce à Dieu et à Votre Sainteté si ces claires déclarations pouvaient hâter le libre usage de la Liturgie traditionnelle et la reconnaissance par l’Église de la Fraternité sacerdotale Saint Pie X ainsi que de tous ceux qui, souscrivant à ces déclarations, se sont efforcés de sauver l’Église en perpétuant sa Tradition.

        Que Votre Sainteté daigne agréer mes sentiments de profond et filial respect en Jésus et Marie.

        Marcel Lefebvre
        ancien archevêque de Tulle

        • Xavier Celtillos says:

          « L’aptitude à prêcher est certainement requise, mais non suffisante. Le Concile de Trente a condamné l’erreur , voulant que tout prédicateur puisse prêcher sans avoir été dûment ordonné et envoyé. »
          C’est en plus claire ce que dit le concile de Trente, et il n’y a là aucun problème.

          Jamais Mgr Lefebvre n’a dit ni voulu « que tout prédicateur puisse prêcher sans avoir été dûment ordonné et envoyé ». Il n’y a aucun problème avec cela.

          La question est le droit des fidèles de recevoir les sacrements valides et une doctrine juste. De façon habituelle, ils le recoivent des ministres qui ont juridiction, mais comme de façon générale aujourd’hui il n’est plus possible de le recevoir de ces ministres, alors la juridiction est accordée par l’Eglise, de façon extraordinaire, au ministre à qui est faite la demande. Cela n’est pas contraire au bien canon, mais au contraire en respecte la principe premier qui est « suprema lex salus animarum ».

          C’est pour cela que la FSSPX n’a aucune juridiction en tant qu’institution, mais que la juridiction extraordinaire est donnée à titre personnel à chaque prêtre au moment où le fidèle lui demande le sacrement.

          Quant au fait de dire que c’est à l’autorité de décréter l’état de nécessité, cela n’a aucun sens, puisque l’état de nécessité provient justement du fait de la défaillance de cette autorité.

          • Ultima says:

            Cardinal Rodrigue Villeneuve 1883-1947 , Le Sacrement de la Pénitence, p.12-16 a écrit:

            Les Saints Pères, de même, affirment nettement, contre les diverses hérésies et erreurs qui se succèdent de siècle en siècle, que les péchés ne peuvent être remis que par l’autorité de l’Eglise, et c’est dans cette pensée que se rédigent les livres pénitentiaires autorisés dans les diverses Eglises. Cependant, il ne suffit pas d’être prêtre pour pouvoir absoudre les péchés. Il faut en outre du pouvoir d’ordre un autre pouvoir, le pouvoir de juridiction, comme on l’appelle, c’est-à-dire le pouvoir de juger. On a bien observé que le pouvoir d’absoudre les péchés est d’abord un pouvoir d’autorité, et qu’à ce titre seuls les prêtres peuvent le posséder. Ils ne l’ont pas tous néanmoins. Tous n’ont pas la faculté de juger, en d’autres termes le pouvoir judiciaire. Et ceux qui en jouissent le possèdent en des limites déterminées … Ainsi donc, outre le pouvoir d’ordre, c’est-à-dire la prêtrise, requis pour pouvoir être confesseur, il faut à celui-ci un pouvoir de juridiction, c’est-à-dire la faculté de confesser à lui concédée par le Souverain Pontife ou les Évêques. C’est là encore une doctrine incontestable et traditionnelle dans l’Eglise. Le pouvoir d’ordre, ou la puissance physique et inhérente au caractère sacerdotal dans l’âme du prêtre, le dispose et le rend apte à donner la grâce du Sacrement de Pénitence; mais comme ce sacrement se confère et s’administre sous forme de jugement, il faut en outre au prêtre la puissance juridique requise pour juger d’autorité le pénitent, et l’absoudre ou le condamner. On n’a donc pas lieu de s’étonner ni de se scandaliser, si un prêtre dit parfois : je ne puis pas vous confesser, je n’ai pas de juridiction. Cela découle de la nature même du Sacrement de Pénitence, sacrement qui sanctifie sous forme de jugement.

          • Ultima says:

            @Xavier Celtillos : C’est pour cela que la FSSPX n’a aucune juridiction en tant qu’institution, mais que la juridiction extraordinaire est donnée à titre personnel à chaque prêtre au moment où le fidèle lui demande le sacrement.

            – Vous reprenez une prétention qu’avait formulé les Luthériens a leur époque , La JURIDICTION personnelle , le Concile de Trente a anathémisé cette erreur-hérésie de Luther .

        • pamino says:

          « ancien archevêque de Tulle »

          Il était déjà archevêque avant de devenir évêque (pas archevêque) de Tulle.

  7. Ultima says:

    Envoyé = mission canonique

    Ordonné conformément au Concile de Trente = par la puissance ecclésiastique & canonique du Diocèse ou est ordonné les clercs

    Mgr Lefebvre = n’est pas et n’a jamais été la puissance ecclésiastique & Canonique d’Econe .

    Qui donne Juridiction  » extraordinaire  » ?
    Dans la Sainte Eglise , il y a que deux type de juridiction , l’une ordinaire et l’autre de suppléance .

    Mgr Lefebvre a toujours reconnue la messe de Paul VI valide et non hérétique officiellement par écrit .
    Les sacrements du nouveau rite de Paul VI sont reconnue comme valides par Mgr Lefebvre officiellement .

    Le Pape Paul VI est reconnu comme le Pape légitime , le vicaire unique de notre seigneur Jésus-Christ , le pasteur suppreme Universelle .

    Non , l’état de nécessité est déjà l’impossibilité d’avoir tout contacte avec l’autorité légitime comme pour St Eubès, cette état de nécessité ne peut abroger une loi divine ou naturelle
    Mais simplement ecclésial , l’Epiké et l’équité .Toutefois , cela doit etre pas un clercs de la puissance ecclésiale et canonique .et valable que pour le for interne pas au for externe

    R.P. Augustine, A COMMENTARY ON THE NEW CODE OF CANON LAW, t.2, p.47-48 a écrit: Can. 109La première clause de ce canon, laquelle fut prise des canons dogmatiques du Concile de Trente, est dirigée contre certaines innovations ayant éclos tout au long de l’histoire de l’Église, mais qui ont été introduites plus spécifiquement par les soi-disants réformateurs du seizième siècle.

    La « mission canonique » est nécessaire pour tous ceux qui sont inférieurs au Pape. Et donc, puisque Notre Seigneur envoya ses Apôtres, ceux-ci, à leur tour, en envoya d’autres pour exercer leur pouvoir spirituel avec autorité, et, sans cette licence, aucun n’a autorité dans l’Église.

    Nous sommes dans une situations insoluble humainement .
    Les sédévacantistes pensent qu’en affirment que le Siège à Rome est vacant depuis 1958 légitime leur propre petite église domestique .

    Mais eux aussi tombent sous l’anathème du Concile de Trente et le droit canonique !

    Can. 335 – Quand le siège de Rome devient vacant ou totalement empêché, rien ne doit être innové dans le gouvernement de l’Église tout entière; les lois spéciales portées pour ces circonstances seront alors observées.

    Je m’inquitè pas pour la FSSPX , qui saura un jour régularisé avec tout c’est sacrements distribué , c’est l’histoire ecclésiale qui fait jurisprudence dans c’est situation .

    Je ne dirais pas la meme chose vis-a-vis des  » églises  » sédévacantistes ou leurs situations est encore plus compliqués !

  8. Ultima says:

    Le Missionnaire de l’oratoire, Sermons par le Père Le Jeune, 1879

    La mission extraordinaire est quand Dieu suscite quelqu’un et l’envoie immédiatement, et lors il faut qu’il montre son mandement, ses bulles et patentes qui sont les miracles, ou bien on ne le doit pas croire ; autrement il faudrait recevoir Mahomet ou quelque autre hypocrite qui dirait que Dieu l’a envoyé. Jésus disait des juifs : Si je n’eusse fait les œuvres que j’ai faites parmi eux, ils ne commettraient point de péché en me répudiant, mais ils n’ont point d’excuse.[

    Saint François de Sales, lettre ouverte aux protestants a écrit:
    Jamais personne ne fut envoyé extraordinairement qui ne prit cette lettre de créance de la divine Majesté. Moïse fut envoyé immédiatement de Dieu pour gouverner le peuple d’Israël ; il voulut savoir le nom de qui l’envoyait, et quand il eut appris ce nom admirable de Dieu, il demanda des marques et patentes de sa commission …

    Saint François de Sales, lettre ouverte aux protestants a écrit:
    Qui sera donc si osé que de se vanter de mission extraordinaire, sans produire quand et quand des miracles, il mérite d’être tenu pour imposteur : or est-il que ni vos premiers ni derniers ministres n’ont fait aucun miracle : ils n’ont donc point de mission extraordinaire. Passons outre

    • @ « or est-il que ni vos premiers ni derniers ministres n’ont fait aucun miracle »

      Ils ont fait ce miracle incroyable de faire revenir les papes de l’après Concile sur ce qu’ils avaient dit et fait, et d’avoir ainsi rétabli la messe d’un saint (Pie V) qui avait été jetée aux oubliettes de façon méprisante pour ce saint pape.
      On ne méprise pas impunément les saints, fût-on pape, car cela déplaît à Dieu.

      • Ultima says:

        Saint François de Sales s’adressent aux protestants :qui évoquait déjà en leur temps d’avoir mission extraordinaire a défaut de mission Canonique .

        La mission extraordinaire se justifie par les miracles physiques comme a fait notre Seigneur .

        Notre Seigneur aux Juifs :
        Si je n’eusse fait les œuvres que j’ai faites parmi eux, ils ne commettraient point de péché en me répudiant, mais ils n’ont point d’excuse.

        Saint François de Sales, lettre ouverte aux protestants a écrit:
        Vous voyez bien où je vais me battre ; c’est sur la faute de mission et de vocation que Luther, Zwingli, Calvin et les autres : car c’est une chose certaine que quiconque veut enseigner et tenir rang de pasteur en l’Eglise, il doit être envoyé. Saint Paul : Quomodo praedicabunt, nisi mittanbur ? : « Comme prêcheront-ils, s’ils ne sont envoyés ?  » Et Jérémie :  » Les prophètes prophétisent à faux, je ne les ai pas envoyés  » ; et ailleurs : Non mitebam prophetas et ipsi currebant :  » Je ne les envoyais point, et ils couraient « . La mission est donc nécessaire ; vous ne le nierez pas, si vous ne savez quelque chose plus que vos maîtres.

        Saint François de Sales, lettre ouverte aux protestants a écrit:
        Jamais personne ne fut envoyé extraordinairement qui ne prit cette lettre de créance de la divine Majesté. Moïse fut envoyé immédiatement de Dieu pour gouverner le peuple d’Israël ; il voulut savoir le nom de qui l’envoyait, et quand il eut appris ce nom admirable de Dieu, il demanda des marques et patentes de sa commission …

        • @ « Saint François de Sales s’adressent aux protestants :qui évoquait déjà en leur temps d’avoir mission extraordinaire a défaut de mission Canonique. »

          Oui, on est d’accord, Ultima, vous donnez la réponse : saint François de Sales s’adressait AUX PROTESTANTS, lesquels n’ont aucun droit, et ne peuvent faire AUCUN miracle. Ce qui n’est pas le cas des prêtres catholiques.

          @ « La mission extraordinaire se justifie par les miracles physiques comme a fait notre Seigneur. »

          Il faudrait préciser ce que vous appelez « miracle physique ». Car il me semble qu’à chaque messe, il y a miracle physique. Or, ce miracle a lieu aux messes des prêtres de la FSSPX, qui EUX, croient à la Présence Réelle de NS dans la Sainte Hostie, contrairement à bien des ecclésiastiques de l’Eglise conciliaire… Ne dites pas le contraire, car ce sont eux-mêmes qui disent ne pas croire à cette Présence (ils ont l’esprit protestant, et ne peuvent faire AUCUN miracle…). Certains avouent même (j’en ai reçu un témoignage) ne pas croire à la Sainte Trinité !! Interrogez-les, et vous verrez qu’ils ne font pas partie de l’Eglise catholique de Jésus-Christ. Alors le droit de juridiction dont ils rabattent les oreilles des prêtres de la FSSPX, vous pensez bien que ça les fait bien rire.

          • Ultima says:

            Pour etre plus concis au maximum , si par exemple l’église schismatique Orthodoxe ou la Saint Messe est valide ( Comme pour la FSSPX ou l’IBMC ou la nouvelle organisation indépendante de Mgr Williamson ect.. ) pérorent avoir mission extraordinaire ,
            J’ai une personne dans mon entourage paralysé physiquement , Si Mgr Fellay ou l’abbé Ricossa de l’IBMC guérie les aveugles , les paralysés ect…. Comme a fait Notre Seigneur , alors c’est clercs ont mission extraordinaire de Dieu directement ! Sinon passons outre c’est imposteurs dixit St François de Sale

            • @ « alors ces clercs ont mission extraordinaire de Dieu directement ! »

              Ah bon ? étrange… La juridiction dépend donc du miracle accompli et selon votre conception personnelle du miracle.

              • Ultima says:

                Le Missionnaire de l’oratoire, Sermons par le Père Le Jeune, 1879 écrit :

                La mission extraordinaire est quand Dieu suscite quelqu’un et l’envoie immédiatement, et lors il faut qu’il montre son mandement, ses bulles et patentes qui sont les miracles, ou bien on ne le doit pas croire ; autrement il faudrait recevoir Mahomet ou quelque autre hypocrite qui dirait que Dieu l’a envoyé. Jésus disait des juifs : Si je n’eusse fait les œuvres que j’ai faites parmi eux, ils ne commettraient point de péché en me répudiant, mais ils n’ont point d’excuse.

  9. Ultima says:

    Situation très compliqué en droit et Foi :

    Pape Léon XIII, Satis Cognitum ; 29 juin 1896, les évêques séparés de Pierre et de ses successeurs perdent toute juridiction : « Par où l’on voit clairement que les évêques perdraient le droit et le pouvoir de gouverner s’ils se séparaient sciemment de Pierre ou de ses successeurs. Car, par cette séparation, ils s’arrachent eux-mêmes du fondement sur lequel doit reposer tout l’édifice, et ils sont ainsi mis en dehors de l’édifice lui-même ; pour la même raison, ils se trouvent exclus du bercail que gouverne le Pasteur suprême, et bannis du royaume dont les clés ont été données par Dieu à Pierre seul … Nul ne peut donc avoir part à l’autorité s’il n’est uni à Pierre, car il serait absurde de prétendre qu’un homme exclu de l’Eglise a l’autorité dans l’Eglise. »

    • Crusader says:

      Appliquons à la situation actuelle l’extrait de Satis Cogitum, et de manière circonstanciée et opportune à Pape François, qui de manière objective, récurrente et pertinace est séparé de Pierre et de ses successeurs, par l’éloignement toujours plus marqué de la doctrine catholique et de la foi.
      Et constatons dès lors qu’il a perdu toute juridiction…

      • Ultima says:

        Pourquoi pas , toutefois cela pose un problème énorme.
        A savoir que depuis , et pour le moins , la prise de fonction de François plus personne à de Juridiction

        Seul , les clercs qui on reçu Juridiction de Benoit XVI la conserve dans leurs Diocèse respectifs et fonction respectifs .

        Je peux pousser le raisonnement jusqu’au bout , comme les sédévacantistes , Siège vacant depuis 1958, donc plus personne n’a de Juridiction , sauf les clercs qui l’on reçu de S.S Pie XII .

        Conséquemment :

        Can. 335 – Quand le siège de Rome devient vacant ou totalement empêché, rien ne doit être innové dans le gouvernement de l’Église tout entière; les lois spéciales portées pour ces circonstances seront alors observées.

        Pie XII, Vacantis Apostolicae Sedis, 8 décembre 1945 a écrit:
        Pendant la vacance du Siège Apostolique, le Sacré-Collège des cardinaux n’aura absolument ni pouvoir ni juridiction en ce qui était du resort du souverain Pontife de son vivant, ni pour accorder des faveurs, ni pour exercer la justice, ni pour faire exécuter les décisions prises par le pontife défunt, mais il sera tenu de réserver tout cela au futur pontife. C’est pourquoi nous décrétons nul et sans valeur tout ce que, durant la vacance de l’Eglise, le Collège des cardinaux croirait de son propre chef devoir exercer du pouvoir ou de la juridiction appartenant au Pontife Romain, de son vivant.

        • Ultima says:

          car la juridiction ne parvient aux évêques que par l’intermédiaire du Pontife romain… » (Le Pape Pie XII, Ad Apostolorum principis, 29 juin 1958)

          • Crusader says:

            Merci du développement, et des sources.
            Quelles sont les lois spéciales citées par le canon 335 ?
            Sur quel code vous appuyez-vous ?

  10. Ultima says:

    le Saint Code de droit Canonique de St Pie X
    Le Raoul Naz 1917 .

    Aller a la page 54 du manuel par exemple :
    Institutiones canoniques : à l’usage des curies episcopales, du clergé paroissial, et des familles religieuses : en conformìté avec le code de droit canonique et les décisions les plus récentes du Saint-Siège 1927

    https://archive.org/stream/institutionescan01moth#page/n7/mode/2up

    Vous allez comprendre déjà que l’institution de la JURIDICTION est d’institution Divine de Notre Seigneur , tout comme l’ordre et vous allez comprendre que tout clercs est subordonné a cette doubles hiérarchies divines de notre Seigneur Jésus-Christ .
    Donc impossible que cette institution divine soit préjudiciable au salut des ames comme l’invoque certains clercs de la traditions , d’autre pensent que c’est point grave de ne pas l’avoir ect….. ont l’aura lorsque un future grand Pape saura sur le Siège avec éventuellement régularisation antérieur .

    L’institution divine de la JURIDICTION est meme plus importante que l’ordre , car l’ordre valide vous pouvez l’avoir illicitement chez les schismatiques Grecs , mais pas la JURIDICTION de la Sainte Eglise Catholique , que du Souverain Pontife de main en main autorisé = mission canonique exigence de loi divine .

    S.S Pie XII disait que l’ordre est le corps et que la Juridiction est l’ame , un corps sans ame = ?????

    Rev. P. Chas. Augustine, O.S.B., D.D., A COMMENTARY ON THE NEW CODE OF CANON LAW, t. VI, p.342, Herder 1921 a écrit:
    MISSIO CANONICA Can. 1328
    Il n’est permis à personne de prêcher le Parole divine à moins d’avoir reçu la missio canonica de son légitime supérieur. Cela est une exigeance de la loi divine ainsi que de la loi humaine, car ces dernières supposent clairement que la prédication est un attribut de la juridiction laquelle doit être obtenue de par l’autorité légitime.

    « La crainte grave et la nécessité, même relative, aussi bien qu’un grave dérangement [grave incommodum] comme règle générale enlèvent tout délit s’il s’agit de lois purement ecclésiastiques. » (Canon 2205§2.)

    Situation inédite dans l’histoire ecclésiale depuis Vatican II

    • Crusader says:

      Lorsque dans des situations de persécutions où l’Eglise a été réduite à une portion domestique, à la clandestinité (Japon, Chine…), la juridiction a perdurée par le Souverain Pontife.
      Mais aujourd’hui la chaire de Pierre étant occupée, l’iniquité règne, l’institution divine de la juridiction a été dépouillée pour être réduite à une structure sans foi, à un corps sans âme.
      Vatican II à fonctionné comme une bombe à fragmentation, ils ont mis « la cognée à la raçine même »

      • Ultima says:

        Fort possible effectivement , mais NSJC a parlé des ministres avec autorité, c’est-à-dire des ministres envoyés, ou, en d’autres mots, des ministres ayant une mission de par l’autorité perpétuelle qu’il a établi …
        Parallèlement, cela ne change pas la nature de la chose en une autre …à savoir que, de ce fait, l’évêque illégitime ne devient pas légitime pour autant …

        En ce sens, si le Magistère stipule qu’il y aura des prêtres jusqu’à la fin des temps et que le sacerdoce doit se perpétuer, cela me permet-il de m’auto-ordonner prêtre sous prétexte que nous n’avons plus accès à des prêtres ???

        Dans le pire des cas, l’Ordre est une personne morale de droit ecclésiastique, et donc sujète aux prescriptions du canon 102. C’est-à-dire que la perpétuité est dans sa nature.

        je veux bien, les prendre en considération, et je l’ai déjà exprimé d’ailleurs, lorsque je disais que c’est peut-être possible, puisque rien n’est impossible à Dieu, mais, ce que je maintiens, c’est que cela ne s’impose pas devant le for externe ! L’abbé Belmont, par exemple, affirme que ses absolutions sont valides par suppléance directe du droit divin, en d’autres mots, l’abbé Belmont serait investi directement par Dieu du pouvoir juridique pour absoudre et pour faire la prédication … c’est une mission extraordinaire !!! Et une mission extraordinaire ne peut être reçue sans le signe de son authenticité : le miracle !

        Concernent, les Japonais pendant les quelques trois siècles passés sans prêtres !

        Mais la comparaison amène quelques réflexions :

        À savoir si Dieu avait abandonné les Japonais, la seule réponse réponse acceptable est : non !

        Et en quoi Dieu n’avait pas abandonné les Japonais ?

        Une réponse wak, et une réponse simple :

        Réponse wak : il existait malgré tout un tas de prêtres à l’extérieur du Japon, donc Dieu n’avait pas abandonné le Japon ! Sleep

        Réponse simple : Dieu n’avait pas abandonné ces Japonais en ce sens qu’il leur était malgré tout possible de se sauver avec le seul Batpême, et la foi (bien entendu) !

      • Ultima says:

        La société est malade, toutes les parties de son corps sont touchées; les sources de la vie sont atteintes.
        L’unique refuge, l’unique remède, c’est le Pape.
        Mgr Sarto (futur St Pie X) alors Patriarche de Venise, cité dans Pour qu’il règne, la cité catholique, 1959, p. 492

  11. Ultima says:

    Ne faut-il pas que l’Eglise de jour en jour,
    prenne davantage la ressemblance du Christ ?
    Ne faut-il pas qu’elle soit comme la vivante image
    de Celui qui a souffert de tels tourments et si nombreux ?
    Ne faut-il pas que d’une certaine façon
    elle achève en elle-même ce qui manque
    aux souffrances du Christ (Coloss. I, 24) ?
    C’est là le secret de cette loi de la souffrance
    imposée par Dieu à son Eglise qui milite sur cette terre… »
    (S. Pie X, Encyclique Communium Rerum, 21 avril 1909). «

    La Passion du Christ se renouvelle
    et d’une certaine manière elle se poursuit et s’achève,
    dans son corps mystique qui est l’Église (…)
    souffrant toujours en son corps mystique, le Christ
    veut nous avoir pour compagnons de son expiation.. »
    (Pie XI, Miserentissimus Redempto, 28 mai 1928)

    « JÉSUS-CHRIST et l’Église forment un tout indivisible ;
    le sort de l’un, c’est le sort de l’autre; et de même que là où est la tête,
    là également doit se trouver le corps, de même les mystères qui se sont accomplis en JÉSUS-CHRIST
    durant sa vie terrestre et mortelle doivent se parachever en son Église durant sa vie militante d’ici-bas.
    JÉSUS-CHRIST a eu sa Passion et son crucifiement :

    l’Église doit avoir, elle aussi, et sa Passion, et son crucifiement final. »
    Mgr de Ségur, (De la Passion, de la résurrection et du triomphe final de JÉSUS-CHRIST en son Église,1897).

    • @ « l’Église doit avoir, elle aussi, et sa Passion, et son crucifiement final. »

      Oui, mais hélas, le reniement de Pierre n’en finit pas ; à quand les larmes de repentance ?

  12. Ultima says:

    Cardinal Emmanuel Suhard (1874–1949) – Essor ou déclin de l’Eglise ? :

    Le grand danger que court aujourd’hui l’Église c’est de vouloir s’adapter ; qu’elle résiste à cette perpétuelle tentation ! Ce n’est pas à elle d’accommoder son message, mais aux civilisations de se l’assimiler. Qu’elle renforce donc son intransigeance ! Qu’elle n’écoute pas les appels trompeurs que l’Esprit mauvais murmurait déjà à l’oreille du Sauveur !

    Aujourd’hui, tout l’invite à oublier sa mission essentielle, qui est de donner aux hommes, sans concessions, les « paroles qui ne passent pas « . Si elle renonce à ce monopole, pour de problématiques accroissements, c’en est fait d’elle. Car l’Église n’est pas de ce monde.

    Elle est le royaume de Dieu ; bien loin de s’essayer à l’impossible tâche de combler le fossé qui la sépare de la terre, elle doit, sans se lasser, rester en dehors et au-dessus des fluctuations successives.

    La seule attitude de l’Église, c’est la Rupture. Sur le plan de la doctrine, cela se traduira par un retour intégral aux formes traditionnelles, référence aux textes officiels qui garantissent la rectitude et renforcent l’apologie. Surtout pas d’accommodations : elles conduisent à tous les abandons. La « vérité » dans sa dureté, sans gauchissements.

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