• L’Allemagne vient de faire modifier certains documents officiels notamment les pièces d’identités devant justifier les mentions du sexe. Au Männlich masculin, Wieblich pour féminin a été ajouté Unbestimmt ou bien X en cas de sexe indéterminé.
  • Le point de départ de cette décision est le prétexte de la venue au monde d’individus hermaphrodites, c’est-à-dire portant anatomiquement un mélange de sexe masculin et féminin. La cause la plus fréquente en est une anomalie des glandes surrénales entraînant un désordre endocrinien.
  • J’ai eu à traiter un cas de ce genre après avoir accouché l’enfant d’un de mes amis. Situation dramatique à la naissance. Il fut décidé de donner au nouveau-né, le prénom intersexué de « Claude » en attendant la décision des chirurgiens de Lille. Cet enfant était génétiquement masculin avec des chromosomes XY déterminés par caryotype. Mais compte-tenu de l’état anatomique local il était difficile de modifier chirurgicalement le sexe vers la masculinité ; il fut décidé de l’orienter vers le sexe féminin tant anatomiquement par la chirurgie que par l’éducation et l’hormonothérapie. Ce fut une erreur. Claude après diverses interventions en effet était malheureuse car elle aurait voulu être un garçon ; ce qui correspondait effectivement à son sexe génétique. Il fallut alors changer son Etat civil et lui faire subir de complexes interventions chirurgicales.
  • Les idées ont changé. Ce n’est plus le critère anatomique qui est déterminant. L’enfant devra déterminer plus tard lui-même le sexe vers lequel il s’orientera plus tard au moment ou après l’adolescence.
  • Il lui faudra donc des papiers d’identités d’attente jusqu’à ce moment-là. D’où l’ajout d’une possibilité désormais indiquée sur les papiers officiels de Unbestimmt ou X car non-déterminé.

Or c’est exactement ce que veulent les tenants du gender. Il y a là une sorte de reconnaissance, d’encouragement et bien sûr une légalisation de l’intersexualité dans laquelle vont s’engouffrer un certain nombre d’homosexuels.

gender-MPI

En réalité les cas d’hermaphrodisme sont rarissimes (1 cas sur 5.000 naissances) ; ce qui manifestement ne justifie pas une telle législation, sinon faire de cette mesure le cheval de Troie du Gender en Allemagne qui n’a pas reconnu le « mariage » homo.

Pour le cas de Claude, quand elle a voulu revenir à son sexe génétique, un simple coup de téléphone et un certificat envoyé au procureur ont permis de régulariser la situation. Inutile de faire une loi pour cela à l’échelle d’un pays.

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3 commentaires

  1. Merci au Dr Dickès pour cette clarification. Je m’attaque à l’abus de la langue perpétré par les Américains, suivis aveuglement par les autres anglophones. Le mot anglais ‹gender› ne veut dire qu’une seule chose : le genre grammatical, en allemand ‹Genus›, tandis que le mot ‹genre› en français continue à avoir la signification plus large qu’ont son grand-père γένος et son père ‹genus›. Si l’on veut parler en français du sexe d’une personne, ou en allemand de son Geschlecht (dans les deux significations de ces mots, d’ailleurs), on ne parle pas de son genre ou respectivement de son Genus. La situation en anglais s’est produite parce que les Américains, prudes comme ils le sont, ont commencé à utiliser abusivement le mot ‹sex› pour signifier pudiquement l’acte sexuel, et en conséquence, par le biais de la dégradation sémantique progressive, à employer tout aussi abusivement le mot ‹gender› (dont on a moins besoin en anglais dans le sens grammatical qui lui est propre qu’en français ou en allemand) dans le sens de ‹sex› (mâle/femelle). C’est d’ailleurs la même chose avec ‹rest-room›, euphémisme pour les toilettes ; je ne sais pas ce qu’il disent maintenant pour ‘salle de repos’ et je m’en f—iche. Mais la faute d’autrefois que l’on corrigeait chez les enfants anglophones est devenue de nos jours le véhicule d’une nouvelle idéologie funeste. La nécessité de la guerre de défense LINGUISTIQUE contre le lavage du cerveau est de nos jours pressante, mais elle est gravement sous-estimée, pour en dire le moins.

  2. Jean-Pierre Dickes says:

    Oui, bien sûr et merci de votre intervention. En effet en changeant les mots, on change progressivement le sens initial de la chosé désignée. Mais on change aussi la société et ses valeurs. Chapeau pour votre érudition. Vous faîtes une ouverture vers le lavage de cerveau inconscient. Cela rejoint mes considérations sur la création d’une nouvelle société dirigée par un Big Brother, le futur maître du monde.
    J’ai essayé d’en définir les contours. Mais de toute manière, il s’agit de la destruction de l’homme. Qui peut avoir intérêt à cela ? J’ai essayé de de comprendre cela dans mes ouvrages…

  3. Jean-Pierre Dickes says:

    Merci de votre commentaire. IL y a beaucoup à dire sur la question du contrôle de l’esprit par Big Brother. J’en mentionne plusieurs dans mon dernier ouvrage « La fin de l’Espère humaine ». De plus les choses évoluent très vite.

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