Après la fusillade de Parkland survenue le 14 février dernier dans un lycée de Floride où 17 personnes ont trouvé la mort, la réaction du président a été une double-surprise pour le peuple américain.

Notons d’abord son virage sur la totale liberté du port d’armes. Il n’est bien sûr pas question de remettre en cause le deuxième amendement de la Constitution mais le président a fait un pas vers plus de réglementation en publiant un décret qui interdit la vente libre d’armes semi-automatiques et leur transformation en armes automatiques. Il compte également relever de 18 à 21 ans l’âge légal de détention d’une arme. Pour rappel, la consommation d’alcool est interdit avant 21 ans…

Mais c’est la seconde prise de parole du président américain qui a créé une vague de surprise dans le pays. Pour répondre à la campagne #NeverAgain lancée par les survivants de la fusillade sur les réseaux sociaux, le président Trump a annoncé sa proposition d’armer les professeurs et le personnel des établissements scolaires afin d’empêcher de nouvelles fusillades. « Bien sûr, cela s’appliquerait uniquement aux enseignants sachant manier des armes« , a déclaré le président Trump.

Les professeurs porteraient leurs armes de manière dissimulée et suivraient une formation de maniement des armes et de gestion de crise afin de parer à toute fusillade. La mesure divise beaucoup le corps enseignant : certains y voient une mesure dangereuse qui favoriserait encore plus la prolifération des armes tandis que d’autres estiment qu’il est de leur devoir de protéger leurs élèves.

La NRA, le puissant lobby des armes qui avait soutenu la candidature Trump, se dit favorable à cette mesure pour laquelle elle milite déjà depuis plusieurs années. Son président, Wayne LaPierre a dénoncé « une politisation honteuse » de la tuerie de Parkland et s’en est pris aux Démocrates qui cherchent selon lui à « éradiquer les libertés individuelles en éliminant le second amendement« . Lors de la CPAC, la conférence des conservateurs américains où Marion Maréchal-Le Pen était invitée, Wayne LaPierre a conclu son discours avec ces mots : « Pour arrêter un sale type avec une arme, il faut un homme bon avec une arme.« 

Nicolas Kirkitadze

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Un commentaire

  1. pamino says:

    Quelqu’un devrait faire comprendre aux Étatsuniens que le droit de porter des armes, comme celui d’être décapité au lieu d’être pendu, roué etc. comme en France avant la Révolution, a cessé il y a quelque temps d’être un privilège des seuls aristocrates, et que ce qu’on aurait dû faire pour arriver à l’Égalité était plutôt l’alternative : maintenir l’interdiction chez les roturiers en l’étendant aux aristocrates.

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