Photo : page Facebook de HC Strache (https://www.facebook.com/HCStrache/photos/pcb.10154352895478591/10154352893718591/?type=3&theater)
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Hofer ne s’est pas rendu à Belgrade en tant que candidat à la présidence ou en qualité de troisième président du Conseil national, mais «comme homme politique autrichien», selon son porte-parole.

Norbert Hofer, le candidat FPÖ à l’élection présidentielle[1], a été reçu mercredi à Belgrade par le président serbe Tomislav Nikolic. Le jour précédent, il avait rencontré le président du Parlement serbe Maja Gojkovic.

Martin Glier, le porte-parole de Norbert Hofer, a démenti lundi la rumeur selon laquelle le voyage ferait partie de la campagne présidentielle. En même temps, il a souligné que le rival de Hofer, Alexandre van der Bellen, n’avait été invité dans aucun pays. Et précisa que Hofer ne se rendait pas en Serbie en tant que candidat à la présidence ou en qualité de troisième président du Conseil national, mais «comme homme politique autrichien».

Le FPÖ s’efforce de se rallier les voix des citoyens autrichiens ayant des racines serbes. Nikolic est un nationaliste convaincu et ami de la Russie et de son président Vladimir Poutine. Nikolic est, après le président tchèque Milos Zeman, le second chef d’Etat à avoir reçu Hofer pendant la campagne électorale. Sa visite en Tchéquie a prêté le flanc à la critique qui l’a accusé d’avoir abusé de sa fonction intérimaire au sein du Collège des présidents du Conseil national en pleine campagne électorale[2].

Hofer renoue par cette visite avec le rôle historique de l’Autriche dans les Balkans. Sans doute la mémoire autrichienne n’a-t-elle pas oublié l’attentat de Sarajevo, l’étincelle qui allait déclencher la guerre fratricide entre Européens et conduire au dépeçage programmé de l’Empire austro-hongrois. Il est aujourd’hui de notoriété que l’été 1914 était le moment propice pour provoquer une guerre afin que le système de la Réserve fédérale créé en 1913 puisse écraser le système européen qui reposait sur le standard or. Les travaux de nombreux historiens, dont l’Anglais CH Norman et le Français Albert Mousset, qui traduisit les minutes du procès, attestent que l’assassinat de François-Ferdinand avait été planifié dès 1912 au 16 de la rue Cadet, le quartier général du Grand Orient. Les assassins, dont Cabrinovic, Grabez et Princip, lui-même juif, étaient tous membres de la société maçonnique serbe Narodna Odbrana («Défense nationale»)[3]. Le rabbin Reichhorn montre que ces plans étaient à longue portée en déclarant : « Nous entraînerons les goyims dans une guerre en exploitant leur fierté, leur arrogance et leur stupidité. Ils se tailleront en pièces les uns les autres. Ils s’expulseront alors réciproquement de leurs pays, et feront ainsi de la place à notre peuple » (Le Contemporain, 1.07.1880).

En futur homme d’Etat, Norbert Hofer mène déjà une politique d’union en construisant des ponts. Gageons que, s’il est élu, il saura sortir l’Autriche de l’isolement en Europe centrale et balkanique entretenu depuis la chute du communisme par les oligarchies au pouvoir (ÖVP et SPÖ)[4]. Conseillé par Norbert van Handel en matière d’affaires étrangères, il aurait pour stratégie de rapprocher l’Autriche de la Hongrie, voire de l’intégrer au groupe de Visegrad, l’une des coopérations économiques les plus réussies, selon Andreas Unterberger, et de faire ainsi renaître l’ancienne Europe centrale habsbourgeoise, décision géopolitique de première importance qui ne plaira pas à Bruxelles !

Source :

http://diepresse.com/home/politik/bpwahl/5113986/Hofer-trifft-serbischen-Praesidenten-Nikolic-in-Belgrad

[1] Notons au passage que, depuis 1918, « les membres de maisons gouvernantes ou de familles ayant jadis gouverné [les Habsbourg] sont exclus de l’éligibilité » (article 60(3) de la loi sur la Constitution fédérale).

[2] Jusqu’à la prestation de serment du président nouvellement élu, les fonctions du président de la République autrichienne sont dévolues, à titre provisoire, conformément à l’art. 64 de la Constitution sur le collège des trois présidents du Conseil national, à Doris Bures, Karlheinz Kopf et Norbert Hofer.

[3] Sources : https://guidograndt.wordpress.com/2012/03/31/verschworung-oder-fakt-freimaurer-7-das-sarajewo-komplott-iii/
Sous le signe du scorpion, Jüri Lina, pp. 208-210, Omnia Veritas, 2016 ;

La Maçonnerie, Philippe Ploncard d’Assac, p. 192, éd. Société de philosophie politique, 2012.

[4] Cf. les travaux du Pr Andreas Unterberger, journaliste autrichien spécialiste de politique étrangère, ancien chef rédacteur de Die Presse et du Wiener Zeitung, qui tient aujourd’hui un blog où il développe ces questions.
http://www.andreas-unterberger.at/2016/10/schlechte-nachbarschaft/
https://de.wikipedia.org/wiki/Andreas_Unterberger

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