ernst_ellingerLinz (OTS) – Suite à une information parue ce 18 novembre sur le site du journal en ligne Wochenblick, le Vicariat général du diocèse de Linz a réagi rapidement aux «dérapages» d’un de ses prêtres. Ernst Ellinger aurait, à maintes reprises, tenu des propos très désobligeants à l’égard de membres du FPÖ au cours d’un sermon prononcé dans la basilique Saint-Michel de Mondsee.

Le diocèse de Linz vient donc d’annoncer que Ellinger a été immédiatement révoqué, rappelé à Salzbourg et ne pourra plus exercer une quelconque fonction de représentation. En outre, il devra répondre de ses actes devant la justice, car une plainte a déjà été déposée pour incitation à la haine.

Ellinger parla entre autres dans son homélie de «nid de bleus[1]», de «pharisiens libéraux» et dissuada les fidèles de voter pour Norbert Hofer, candidat à la présidence. Selon un témoin oculaire, il aurait dit en substance: «Et quant au fondateur des Bleus, qui s’est tué dans un accident avec de voiture[2], le Haider, ce n’est pas une grande perte. Cela a épargné à l’Autriche bien des problèmes.» Ellinger avait prêché en tant que représentant du Dr Ernst Wageneder, le curé de Saint-Michel. Selon le Wochenblick[3], de nombreux lecteurs ont exprimé leur mécontentement et ont demandé aux responsables de l’Eglise de plus amples informations sur cette affaire.

Conclusion : il n’y a que le combat qui paye. Bravo aux Autrichiens !

[1] L’emblème du Parti de la liberté autrichien est le bleuet, que ses membres portent sur le revers de leur veste.

[2] Alors qu’il a été assassiné par la franc-maçonnerie.
https://guidograndt.wordpress.com/2014/10/11/vor-6-jahren-der-mord-an-jorg-haider-eurokrise-freimaurer-banken/
https://www.kopp-verlag.de/Logenmord-Joerg-Haider%3F.htm?websale8=kopp-verlag&pi=A0806862

[3] https://www.wochenblick.at/pfarrer-hetzt-gegen-hofer-anzeige

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6 commentaires

  1. Lorsqu’on voit son « autel », et pour reprendre son « sermon », on pourrait dire : « ce n’est pas une grande perte » qu’il ait été démis de ses fonctions.
    Mon Dieu, que c’est triste tout cela ! (sérieusement)

  2. À part les considérations esthétiques – et c’est beaucoup dire – on a de la peine à croire à la validité de messes comme celle dépeinte dans la photo. Et voilà une question qui devient toujours plus pressante, car la définition classique, « elle est valide si le prêtre a l’intention de faire ce que fait l’Église », ne fait du sens que s’il reste une certaine uniformité dans ce que fait l’Église. Mais cette uniformité que nous avions autrefois et que les orthodoxes ont toujours devient de plus en plus fragmentée.
    Avant-hier j’ai fait part de la schola cantorum qui a chanté au Requiem et ensuite à l’enterrement d’un vieux professeur de grec et de latin qui lui-même avait chanté dans une schola précédente du même priorat. Il y a deux ans un ami m’avait fait assister à un ἀκάθιστος ὕμνος chez les Grecs et j’avais été trés surpris de l’y voir de loin aussi ; mais, dans sa petite allocution devant l’assistance nombreuse dans la chapelle du cimetière, le prieur, qui le connaissait bien depuis des années, a mentionné avec un respect évident l’attachement du décédé à l’orthodoxie. Cette mention favorable ne m’a pas tellement surpris, car si l’auto-destruction de Rome continue en crescendo exponentiel, il me semble que nous aurons bientôt grand besoin des orthodoxes. Or, le Patriarche Œcuménique a déjà assisté à des funérailles papales, et on a déjà eu le baptême de Clovis. Le président Erdoğan est un homme religieux (comme le président Hitler, diraient certains); peut-être qu’il se fera baptiser un jour à Istanbul par celui dont l’adresse marquée sur son papier à en-tête est Νέα Ῥώμη, la Nouvelle-Rome. D’ailleurs, non seulement Constantinople mais aussi Istanbul sont des noms grecs, celui-ci étant le nom populaire, une corruption de εἰς τὴν πόλιν ‘à la ville’/‘en ville’ ; langue grecque en bouche turque, probablement. C’est en plus une idée qui très probablement plairait à François …

    • @ « si l’auto-destruction de Rome continue en crescendo exponentiel, il me semble que nous aurons bientôt grand besoin des orthodoxes »

      Voici ce qu’écrit l’abbé Joseph Lémann dans son ouvrage « La Vierge Marie dans l’Orient chrétien » (1904) :
      « Il y a trois villes dont les augustes et légitimes propriétaires ont été dépossédés par les convoitises des conquérants ou les vicissitudes des choses : Jérusalem, qui appartient à Jésus-Christ, Rome, qui appartient au Pape, Constantinople, qui appartient à la Vierge Marie. Les titres des propriétaires sont absolument incontestables : Jérusalem était déjà la cité royale de Jésus, parce qu’elle Lui revenait comme à l’héritier de David ; mais principalement depuis que la rédemption du genre humain y a été accomplie, elle est devenue la Ville sainte, se réclamant toujours du divin Sauveur. Rome, conquise une première fois sur le paganisme par saint Pierre, l’a été plusieurs fois sur les Barbares du Nord par ses successeurs, et Constantin, en se retirant respectueusement de ses murs, a sanctionné les droits imprescriptibles de la Papauté. Constantinople, bâtie pour être le nouveau siège de l’empire, a été dédiée par les impératrices à la Vierge Marie : et jusqu’à l’entrée des Turcs, Marie y était appelée depuis sept siècles la Reine du Bosphore. Il n’est permis à personne de déposséder de pareils propriétaires.
      La dépossession cependant a prévalu, entraînant dans les trois villes une mélancolie attestée par tous les voyageurs. Elles se dressent comme des témoins à charge contre l’ingratitude du genre humain. Cet état d’ingratitude doit-il être le déshonneur du reste des siècles ? Arrière cette conclusion décourageante ! Vision du soldat de Dieu, reviens devant nos regards, toujours sans le tonnerre des batailles, toujours avec la rupture du joug sous l’onction de l’huile. Quel Hosanna se chanterait dans Jérusalem, quel Te Deum dans Rome, et quel Magnificat dans Constantinople, si tu pouvais, ô soldat de Dieu, réaliser ce contraste que l’histoire vient te soumettre :
      Dans le milieu des siècles chrétiens, Jérusalem seule fut le but des croisades qui étaient belliqueuses : on les appelait la guerre sainte. Le Ciel les autorisa, les guida même, par une découverte miraculeuse, mentionnée plus haut. L’armée de Godefroi de Bouillon, en marche vers Jérusalem, se trouvait cernée dans Antioche. Elle avait marqué la route parcourue depuis Constantinople par les ossements de deux cent mille soldats du Christ. Les survivants étaient épuisés, la détresse était à son comble. Mais voici qu’une révélation du Ciel fait connaître que, dans un souterrain d’Antioche, se trouve cachée, depuis un temps très reculé, la Lance même, la sainte Lance qui ouvrit le Coeur du Christ sur le Golgotha. On pratique des fouilles, la sainte Lance est retrouvée ; l’enthousiasme la place en tête de l’armée qui reprend sa marche en avant, et peu de jours après Jérusalem était emportée d’assaut au cri de Dieu le veut. C’est là ce qui s’est passé au milieu des siècles chrétiens.
      Le XXe siècle du christianisme s’est ouvert par le deuil commun de Rome et de Jérusalem : elles pleurent ensemble de ne plus relever l’une de la Tiare, l’autre de la Couronne d’épines ; et quoique au second plan, Constantinople partage ce deuil et regrette le temps où, nonobstant bien des fautes, elle relevait elle-même du sceptre de Marie. Mais voici que l’assistance du Ciel a adopté un mode d’agir supérieur. Quand il s’agissait de Jérusalem toute seule, ce fut la sainte Lance qui autorisa et détermina sa conquête. Aujourd’hui que la situation de Rome et de Constantinople s’est identifiée avec celle de Jérusalem, ce n’est plus la lance au fer aigu, c’est le Sacré-Coeur Lui-même, transpercé par la lance, qui vient prendre la direction du combat, et son amour va changer la manière de conquérir. Mais pour être trempée dans la douceur, l’action conquérante de ce Coeur d’amour n’en est que plus irrésistible : « Je régnerai », a dit le Sauveur Lui-même à l’angélique amante de Son Coeur, « Je régnerai malgré Mes ennemis » (Déclaration faite à la B. Marguerite-Marie). Semblable à un flot d’huile odorante tombé du ciel sur la mappemonde, l’action du Sacré-Coeur doit s’étendre, la couvrir doucement et la transfigurer. »

      C’est le Sacré-coeur qui sera le secours de Rome.

  3. Well done!

  4. Sancenay says:

    Comme cela a été souligné ci-dessus, on ne peut constater que la misère affichée de la liturgie du pauvre homme traduit son égarement. S’il avait su rendre à César ce qui est à César et à Dieu, ce qui est à Dieu, il aurait de soucis à présent.
    Quoiqu’ il en soit , un pasteur qui précipite ses brebis dans l’abîme, mieux vaut le mettre au repos propice à la méditation.

  5. Sancenay says:

    vous aurez lu assurément : il aurait MOINS de soucis à présent, bien sûr. Mille excuses mon clavier a fourché.

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