Guy Mettan

Guy Mettan : Aux sources de la russophobie occidentale 

Guy Mettan est député, ancien président du Grand Conseil Genevois, ancien rédacteur-en-chef de la Tribune de Genève et directeur du Club Suisse de la Presse. Il vient de publier un ouvrage d’Histoire  intitulé: « Russie-Occident, une guerre de mille ans. La russophobie de Charlemagne à la crise ukrainienne.«  Il a écrit plusieurs ouvrages sur la Suisse et la Genève internationale.

Durée de l’entretien: 33 minutes:

Pourquoi les États-Unis et l’Europe détestent-ils tant la Russie ? Alors que la Russie ne représente plus une menace, que ses missiles ne sont plus pointés sur Berlin, que, fait sans précédent dans l’Histoire, elle a dissous son empire sans effusion de sang, rendu leur liberté aux pays occupés d’Europe centrale et permis l’indépendance pacifique de quinze nouveaux États? La haine et le dénigrement de la Russie atteignent des proportions inouïes dans les médias, les cercles académiques et les milieux dirigeants occidentaux. Pour comprendre cet acharnement, devenu hystérique avec la crise ukrainienne, Guy Mettan remonte loin dans l’histoire, jusqu’à l’époque de Charlemagne. Il examine sans tabou ni a priori les lignes de forces religieuses, géopolitiques et idéologiques dont se nourrit la russophobie occidentale. Et démonte les ressorts du discours antirusse et anti-Poutine qui ont pour effet de repousser toujours plus loin les chances d’une vraie réconciliation.

L’auteur met plus particulièrement l’accent sur la russophobie actuelle avec des nuances selon les pays et à l’intérieur des pays. Un regard original, avec une approche de la théorie de Zbigniew Brzeziński, conseiller à la sécurité nationale du président des États-Unis de 1977 à 1981, lequel a soutenau une politique agressive qui mettait l’accent à la fois sur le réarmement des États-Unis et l’utilisation des droits de l’homme contre Moscou.  Une politique qui se vérifie aujourd’hui, selon laquelle il faut détruire la Russie à partir de l’Ukraine. Il développe la chute pacifique de l’empire soviétique, le coup d’Etat du Maïdan, l’extension de l’OTAN. Il parle abondamment de la pensée unique française devenue selon ce journaliste, désespérante, avec BHL, etc.   

Autre vidéo sur le même sujet:

 

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13 commentaires

  1. Volodymyr Bellovak says:

    Intéressant résumé ( sans apprendre cependant de nouvelles révélations ) mais dommage que l’auteur fasse remonter à Charlemagne l’hostilité pour la Russie; l’empereur bysantin a reconnu le pouvoir de Charlemagne sur l’Occident ( officialisé par le pape, à Rome en l’an 800 ), et pour sceller cette reconnaissance il avait meme proposé à Charlemagne qu’il se marie avec sa soeur; il est donc abusif de faire dater de Charlemagne cette méfiance de l’Occident pour la partie orientale de l’Europe-Chrétienté.
    Par contre l’hostilité de l’Allemagne est plus ancienne que le XIXème siècle,; ne pas oublier les chevaliers teutoniques et la bataille de Tanneberg…
    Attention aussi, par réaction contre la propagande « occidentale », à ne pas idéaliser la Russie et à la parer de toutes les vertus…
    Monsieur Mettan n’est pas historien, mais comme député et ancien journaliste il est sans doute plus qualifié et compétent concernant la période contemporaine.
    Ceci étant dit sans esprit polémique mais par simple scrupule d’exactitude historique…

    • Tchetnik says:

      En effet, d’autant plus qu’à l’époque de Charlemagne, la Russie était encore bien vague. Pas encore d’état ni de nation en tant que tels. Des tribus Slaves, avec une langue et une culture en bonne partie communes, mais ça s’arrêtait là.

      La première ville russe, Novgorod, a été fondée vers 862.

      Charlemagne avait plus d’hostilité envers Byzance, pour des raisons politiques, qui avaient déteint sur la théologie (synode de Francfort de 794, entre autres.

  2. Volodymyr Bellovak says:

    …la bataille de TANNENBERG…

    • Volodymyr Bellovak says:

      précision-rectificatif :
      La première bataille de Tannenberg ( xvème siècle ) opposa les Teutoniques aux Polono-lithuaniens, et non aux russes, mais fut exploitée par la propagande soviétique ( dont j’ai été moi-meme victime précédemment ! ) contre le IIIème reich.
      La bataille emblématique opposant Teutoniques aux Russes ( de Novgorod ) est plutot celle du Lac Peipous au XIIIème siècle, déjà; bien avant le XIXème, donc !

      • Tchetnik says:

        Lac de Tchoude, en 1242.

        • Volodymyr Bellovak says:

          Merci Tchetnik pour ces précisions, et au plaisir de vous retrouver sur ce site après quelques jours de congés « au vert » et au calme, à partir de demain, sans internet, ni tv, ni radio !
          Bonne fete de l’Assomption de Notre-Dame, Sainte patronne de la France, et à bientot !

  3. croisé says:

    Bien sûr il n’y a aucune révélation à attendre quand on connaît le sujet, mais pour la plupart des gens, cette vidéo doit être pleine d’enseignements.

    Remonter au haut MA, pour l’hostilité à la Russie, c’est très excessif; presque deux siècles après Charlemagne, la princesse, Anne de Russie, devient reine de France, ce qui prouve que l’hostilité à la russie n’existait pas encore à ce moment-là entre Europe occidentale et orientale.

  4. Je ne suis qu’un simple français de souche de base. Je considère, néanmoins, qu’en dehors de la période soviétique, je me suis toujours considéré, culturellement, aussi proche des Russes que des Allemands, polonais, italiens, … Certes, conflits et alliances se sont succédé en Europe, mais pas plus avec la Russie qu’avec les autres pays.
    Pour moi, la culture russe, le peuple russe, sont dans mon cœur, et je ne conçois pas la CEE, sans la Russie. Je n’ignore pas que cela gênerait l’ambition de ceux qui veulent dominer le monde …, et, qu’il nous faudrait des gouvernements à la hauteur pour réaliser une union aussi pertinente …, – ce qui, à l’évidence, n’est, malheureusement, pas le cas aujourd’hui.

  5. Bardamu says:

    En fait le fondement de l’hystérie actuelle se trouve dans la thalassocratie anglo-saxonne.

  6. Sancenay says:

    tant qu’il y aura des hommes libres pour faire reculer le règne du mensonge et de l’infamie !merci à Guy Mettan .

  7. bribrilanarchistededroite says:

    Aujourd’hui, c’est surtout qu’elle a renoué avec son passé chrétiens, et les élites juives n’aiment pas du tout ça, elle ne sait jamais laissé dompté par les intellectuels juifs

    • Volodymyr Bellovak says:

      Il y a pas mal de Juifs russes qui semblent s’en accommoder, certains sont meme des amis de Poutine…

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