Benoît XVI, qui fêtera bientôt ses 89 ans, « est en train de s’éteindre comme une bougie, lentement et sereinement », a confié, hier, le secrétaire particulier du pape émérite, Mgr Georg Gänswein. Après ces déclarations, le Vatican a aussitôt assuré qu’il « n’y avait aucune aggravation » de son état. Joseph Ratzinger « est serein, en paix avec Dieu, avec lui-même et avec le monde », a précisé Mgr Georg Gänswein. (Source: Le Télégramme)

Cette annonce qui semble pourtant claire, serait en fait une mauvaise interprétation que le Vatican s’est empressé de démentir. Elle arrive en tout cas à la veille de Pâques, peut-être pour que les fidèles rassemblés nombreux à l’occasion de la plus grande fête de la chrétienté, ne l’oublient pas et prient à son intention ?
 
En février 2013, à la surprise générale et contre tous les usages, Benoît XVI avait abdiqué sa charge papale. La raison officielle était son état de santé, mais curieusement, le système swift des cartes bancaires qui avait interrompu ses services pour l’État du Vatican s’était remis à fonctionner dés l’annonce de sa démission.
Cela semblera à certains peut-être surréaliste, mais au lendemain de l’annonce de la démission prochaine de Benoît XVI, on annonçait que le paiement par cartes bancaires est de nouveau possible à l’intérieur de la Cité du Vatican. Il avait été suspendu il y a un peu plus de six semaines en raison d’une décision de la Banque d’Italie. » (Source: Radio vaticana)
Peut-être que le mystère de cette démission sera parfaitement éclairci un jour? Sans cette démission impromptue, François n’aurait probablement jamais régné. Les papes, selon l’usage, restent sur le trône de Saint-Pierre jusqu’à la mort.
Benoît XVI est de la lignée des papes conciliaires, il a participé activement au Concile: les textes « Dei Verbum » et  « Ad gentes » ont été marqués de son empreinte.
Une étrange formulation qui pourtant ne dirait pas ce qu’elle dit…

Le pape émérite Benoît XVI est mortel, mais il n’est pas à l’article de la mort. Si Dieu lui prête vie, il devrait même fêter ses 89 ans, le 16 avril. Il continue d’écouler une retraite paisible en compagnie de son fidèle secrétaire, Mgr Georg Gänswein, dans l’ancien monastère Mater Ecclesiae, dans les jardins du Vatican.

Jeudi soir, pourtant, une mauvaise interprétation d’une dépêche d’agence et une phrase coupée, totalement sortie de son contexte, a laissé entendre que le pape émérite était sur le point de mourir. Les réseaux sociaux – et Twitter … (Source)

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23 commentaires

  1. Denis F says:

    La renonciation de Sa sainteté Benoît XVI est intervenue en février 2013, et pas 2016…

    • Nicolas says:

      Bonsoir Denis.merci de dire « Sa Sainteté » car je suis un fidèle de la tradition catholique cependant les papes depuis Vatican 2 sont canoniquement élu et donc vrai pape. J’ai énormément ce site et vraiment croyez le mais je trouve qu’on manque de plus en plus de respect à la charge de pape et c’est dommage.

    • Emilie Defresne says:

      Merci Denis F, c’est corrigé!

  2. Robert says:

    Est-ce que un hérétique public est éligible canoniquement a la Papauté ?

    • Nicolas says:

      Je me demande en lisant votre réponse qui est l’hérétique en vous et lui ?

      • Robert says:

        Est-ce que une hérétique est éligible a la Papauté ?
        Question simple Nicolas !
        C’est du simple droit canonique !

        • Nicolas says:

          Non c’est n’est pas simple. Je suis d’accord pour dire qu’il y a une dérive qui commence à sincèrement et profondément m’inquiéter. Mais traiter le pape d’hérétique c’est un jugement que nous ne sommes pas à meme de donner. Le seigneur a fait comprendre à tous ses saints et donc à nous meme. Que la vertu qu’il aime c’est l’obéissance. Tant que le pape ne nous demande pas de poser des actes réellements hérétiques nous lui devons respect et obéissance car il a été élu canoniquement.

          • Robert says:

            Saint Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, II, 30 : «… Car les hommes ne sont pas tenus, ou capables de lire dans les cœurs ; mais quand ils voient que quelqu’un est un hérétique par ses œuvres extérieures, ils jugent qu’il est un hérétique pure et simple, et le condamnent comme hérétique».

            Nicolas , est-ce que par exemple un Pontife devenait hérétique public comme docteur privé perdrait sa Juridiction universelle ?

      • Robert says:

        Cardinal Yves Congar Père du Concile Vatican II- Mon journal au Concile, Cerf, 2002, tome II, pp. 451-452 a écrit:

        « Mardi 26 octobre 1965. Je prends connaissance des réactions absolument négatives du Cœtus internationalis sur le De libertate. On ne peut pas nier que celui-ci ne donne une AUTRE doctrine que celle du Syllabus. Mais QUI oserait tenir telle quelle cette doctrine et celle de Quanta Cura, dont ils citent un passage ? »

        « À la demande du pape, j’ai collaboré aux der­niers paragraphes de la déclaration sur la liberté religieuse: il s’agissait de montrer que le thème de la liberté religieuse appa­raissait déjà dans l’Écriture, or il n’y est pas »
        in: Éric Vatré: A la droite du Père, Paris 1994, p. 118.

        Cardinal Yves Congar, le 14 octobre 1962 : « Il n’y a rien à faire de décisif tant que l’Église romaine ne sera pas sortie de ses prétentions seigneuriales et temporelles. Il faudra que tout cela soit détruit. Et cela le sera ».

  3. Crusader says:

    La question mérite en effet d’être posée.
    Benoît XVI fut un agent actif au sein du concile vatican II, vecteur de tant d’hérésies.
    Il est celui qui sur les armes papales à renoncé à la tiare au profit de la mitre épiscopale.
    Alors peut-être qu’avec lui les conciliaires ont eu le sentiment que le curseur se déplaçait vers la droite, mais cela restait toujours dans un spectre libéral et moderniste.
    Force est de reconnaître qu’avec les papes post-concile ont s’éloigne dans l’ensemble comme dans le détail d’un magistère catholique.
    Enfin pour quelqu’un qui se voulait rester discret les réseaux sociaux, ca ne le fait pas…

  4. Robert says:

    Concile du Vatican I a écrit:

    « L’Esprit-Saint, en effet, n’a pas été promis aux successeurs de Pierre pour dévoiler, par son inspiration, une nouvelle doctrine,

    mais pour qu’avec son assistance ils gardent saintement et exposent fidèlement la Révélation transmise par les Apôtres,

    c’est-à-dire le Dépôt de la Foi.»

    (Pie IX, Constitution Pastor Aeternus, Vat. I, Sess. IV Ch. IV, Dz. 1836)

    • Vous avez tout a fait raison !

      Il serait donc temps de poser clairement la question :

      ne subissons nous pas depuis 50 ans l’imposition progressive
      d’une autre doctrine ?
      Le Document du 10 12 2015, semble bien répondre : oui !!!
      http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/chrstuni/relations-jews-docs/rc_pc_chrstuni_doc_20151210_ebraismo-nostra-aetate_fr.html

      Qui peux nous sortir de cela ?
      Sommes nous arrivés à « Le Christ, quand il viendra trouvera-t-il la Foi sur la terre » ?

      Prions l’Esprit-Saint afin que notre réponse soit :
      Oui, viens Seigneur Jésus !

      • Robert says:

        @Eve , on va laisser parler Benoit XVI lui-meme concernent la nouvelle doctrine survenue a V II !

        (Ratzinger au sujet de Gaudium et spes Cal. Ratzinger, Principes de théologie catholique, Tequi 1985, p. 426-427.

        « si l’on cherche un diagnostic global du texte, on pourrait dire qu’il est, en liaison avec

        les textes sur la liberté religieuse et sur les religions dans le monde, une révision du

        Syllabus de Pie IX, une sorte de contre-Syllabus (…) Ce texte joue le rôle d’un contre-

        Syllabus, dans la mesure où il représente une tentative pour une réconciliation officielle

        de l’Église avec le monde tel qu’il était devenu depuis 1789 »

        • @ Robert
          Donc, c’est contredire Pie IX ?

          Parce que 1789 et la suite c’est le génocide
          des Nobles, du Roi et de la Reine, des Prêtres réfractaires, des Vendéens, et on peut ajouter aussi le Pape Pie VI qui a dû quitter Rome, sous l’influence des révolutionnaires italiens, et qui est mort en France, à Valence, après une très difficile traversée des Alpes.

          L’article indique « Une étrange formulation qui pourtant ne dirait pas ce qu’elle dit… »
          si l’auteur pouvait faire un article très explicite, d’avance merci.

          • Robert says:

            Benoit XVI reconnait que la liberté religieuse promulgué ex cathedra au Concile Vatican II est en totale contradiction avec le Syllabus promulguer par Pie IX ex cathedra !

            Se que Pie IX a condamné ex cathedra !
            Le Concile Vatican II approuve ex cathedra !

          • Emilie Defresne says:

            Eve, ma phrase ne concerne que la formulation contestée par le Vatican, du bulletin de santé de Benoît XVI donné par Mgr Georg Gänswein. Les phrases indiquent qu’il est en train de:

            « s’éteindre comme une bougie, lentement et sereinement » , « est serein, en paix avec Dieu, avec lui-même et avec le monde » »

            et le démenti prétend que cette formule ne dit pas ce qu’elle semble pourtant bien dire. C’est tout; les jours prochains diront ce qu’il en est.

  5. Prions afin que SS le Pape Benoît s’endorme dans la paix du Seigneur,cet homme aura beaucoup fait pour l’Eglise depuis que le Pape Jean-Paul II lui a confié la congrégation pour la doctrine de la foi,le Saint-Office, puis sur le trône de Saint-Pierre.
    Hélas, l’élection d’un pape aujourd’hui risque toujours de bouleverser les bases solides de la véritable foi et de la doctrine catholique,tant qu’un nouveau concile ne corrigera pas les profondes erreurs produites par Vatican II le troupeau restera dispersé.

    • Crusader a raison,
      à l’époque de Vatican 2 et de l’envol soudain des soutanes, le futur Benoît XVI, était très actif, et en tenue clergyman. Il est sans doute revenu sur certains points, mais…
      Maintenant, prions pour lui, si son heure est arrivée !
      la nôtre peut aussi arriver avant !
      Prions les uns pour les autres afin d’obtenir Miséricorde !

  6. pamino says:

    Je viens d’entendre à la radio le pape qui exprimait son vœu de bénédiction : « Benedictio Dei omnipotentis, Patris et Filius[ sic] et Spiritus[ mit kurzem ‹u›] Sanct[ sic, mais c’était la fin du sound-bite].
    Être pape, c‘est fatigant, mais l’ex-pape et ses prédécesseurs avaient assez de latin pour ne pas faire de telles fautes, même quand ils étaient fatigués.
    Autrefois, les jésuites savaient bien le latin.
    Il s’agit évidemment d’un jésuite de souche latine qui, ne sachant pas très bien le latin, mélange ses formules.
    Un tel peut-il devenir pape ? Évidemment.
    Un tel peut-il rester pape ?
    Peut-être. On va voir.

  7. « Je pars car l’Eglise est ingouvernable; les évêques font ce qu’ils veulent » (Benoît XVI)
    Les évêques sont bien plus hérétiques que le pape, à supposer qu’il le soit.

    • Chouanne says:

      Est-il nécessaire de savoir si le pape est hérétique ou non ? Durant 40 ans et même plus, lors du Grand Schisme d’Occident, il y a eu jusqu’à trois ou quatre papes en même temps, c’était du temps de Jeanne d’Arc et de la Guerre de Cent ans. Cela a-t-il empêché les chrétiens d’être fidèles à la vraie foi ? Pas du tout il suffit d’entendre les réponses de Jeanne d’Arc lors de son procès.

      Aujourd’hui le soucis des catholiques est d’être fidèles à la Foi de toujours. Pour cela il n’est aucun besoin de se faire une opinion définitive sur le pape.

      Les évêques qui avaient été sacrés par les antipapes sont restés évêques et les prêtres ordonnés par les évêques des antipapes sont restés prêtres. Même chose pour les confirmations , etc. Ce sont ces cardinaux et évêques qui ont constitués les conciles qui a condamnés ceux qui ont finalement été jugés antipapes. Mais c’est surtout l’Empereur d’Allemagne qui a tranché…

      L’Eglise est bien plus puissante que toutes ces hommeries, et la Foi bien au-dessus de tout ça.

      Ce qui est grave de nos jours c’est que les papes enseignent une doctrine qui contredit ce que l’Eglise a toujours transmis. C’est pourquoi il faut s’occuper de la Foi de toujours sans s’occuper des papes et des évêques qui ne sont pas d’accord entre eux et surtout qui ne sont pas d’accord avec leur prédécesseurs. Jésus-Christ les jugera.

      Si on se plonge dans les écrits des pères de l’Eglise on se rend compte que ce qui était enseigné dés le début était encore ce qui était enseigné jusqu’à Vatican II. Mais Vatican II est en rupture avec la Foi.

  8. Robert says:

    Les évêques qui avaient été sacrés par les antipapes sont restés évêques et les prêtres ordonnés par les évêques des antipapes sont restés prêtres.

    – exacte , car le rituel n’a pas changé !
    C’est plus le cas avec le rituel de Paul VI de 1968 !?

    Qui a changé presque tout les rituels de S.S Pie XII de 1947 !
    Si Paul VI est un Anti-Pape , c’est nouveau rituels d’ordination et sacre sont ivalides !!!!!

  9. Robert says:

    Le grand danger que court aujourd’hui l’Église c’est de vouloir s’adapter ; qu’elle résiste à cette perpétuelle tentation ! Ce n’est pas à elle d’accommoder son message, mais aux civilisations de se l’assimiler. Qu’elle renforce donc son intransigeance ! Qu’elle n’écoute pas les appels trompeurs que l’Esprit mauvais murmurait déjà à l’oreille du Sauveur !

    Aujourd’hui, tout l’invite à oublier sa mission essentielle, qui est de donner aux hommes, sans concessions, les « paroles qui ne passent pas « . Si elle renonce à ce monopole, pour de problématiques accroissements, c’en est fait d’elle. Car l’Église n’est pas de ce monde.

    Elle est le royaume de Dieu ; bien loin de s’essayer à l’impossible tâche de combler le fossé qui la sépare de la terre, elle doit, sans se lasser, rester en dehors et au-dessus des fluctuations successives.

    La seule attitude de l’Église, c’est la Rupture. Sur le plan de la doctrine, cela se traduira par un retour intégral aux formes traditionnelles, référence aux textes officiels qui garantissent la rectitude et renforcent l’apologie.

    Surtout pas d’accommodations : elles conduisent à tous les abandons. La « vérité » dans sa dureté, sans gauchissements.

    Cardinal Emmanuel Suhard (1874–1949) – Essor ou déclin de l’Eglise ?

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