Au Brésil, l’armée semble prête à prendre ses responsabilités. Le général Eduardo Villas-Boas, chef de l’armée brésilienne, a publié mardi soir sur Twitter un message dans lequel il indique que les militaires « partagent le sentiment des Brésiliens qui répudient toute impunité« . Même si le général ne cite pas explicitement l’ex-président Lula, condamné pour corruption, son message est clair pour qui doit l’entendre.

Et, jeudi, la Cour suprême du Brésil a rejeté la demande d’habeas corpus de Lula, signifiant que son arrestation devrait être imminente. Ce qui irrite profondément la gauche et l’extrême gauche qui espéraient bien revoir Lula aux commandes de l’Etat à l’issue du prochain scrutin présidentiel et plaidaient pour qu’il échappe à sa condamnation.

Car Lula, 72 ans, a été condamné à une peine de douze ans et un mois de prison pour avoir reçu un luxueux appartement en bord de mer de la part d’une entreprise de bâtiment en échange de faveurs dans l’obtention de marchés publics.

 

Cette condamnation est l’aboutissement du travail des procureurs de l’opération « Lavage-Express », qui ont mené une enquête aux ramifications tentaculaires, dévoilant un gigantesque scandale de corruption impliquant des hommes politiques de tous bords.

 

Mardi soir, veille du jugement, plusieurs dizaines de milliers de personnes avaient manifesté dans les plus grandes villes du pays pour réclamer l’incarcération de Lula.

 

Et l’armée entend bien faire respecter ce jugement et voir l’ex-président corrompu derrière les barreaux. Sur les réseaux sociaux, des appels surgissent d’ailleurs pour demander à l’armée d’intervenir si nécessaire pour protéger le pays du communisme.

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2 commentaires

  1. Lézy Emmanuel says:

    L’auteur de cet article ne connaît visiblement rien ni au Brésil ni au travail de Lula puis de Dilma Rousseff entre 2002 et 2016. 40 millions de personnes sont sortis de la pauvreté pour accéder à la classe moyenne, des centaines de milliers d’enfants ont échappé à la mortalité infantile, les richesses pétrolières du pays ont été protégées de la rapacité des grandes compagnies pétrolières et la diplomatie mondiale, lors du scandale dit « des écoutes » de la NSA a découvert par la voix de Dilma Rousseff, que le portugais était l’un des langages les plus clairs dans la défense et de la dignité des peuples face à l’arrogance dite « occidentale ». Quant à la corruption de Lula que vous semblez tenir pour un fait acquis, elle n’a jamais été ni prouvé ni sérieusement établie, pas plus qu’à l’encontre de l’ex-présidente destituée par un coup d’état législatif. Vous applaudissez, ou vous manquez à dénoncer le retour à la dictature militaire extrême droite qui se profile, à la privatisation des richesses nationales du Brésil et à la reprise en main de l’Amérique du Sud par les USA. MPI devrait se désolidariser de ce genre de papier honteux sous peine de se couper de tous les chrétiens sud-américains ou intéressés par la région.

  2. Emily says:

    Cette affaire au Brésil, comme ailleurs, démontre la corruption des soit-disant élites politiques et la façon dont celles-ci amassent des fortunes en octroyant des avantages ou autres à des entreprises, qui en échange et en guise de « remerciement » leur offrent des places plantureusement rémunérées dans des conseils d’administration.

    La vidéo de Jean-Jacques NANTEL, ingénieur canadien, montre qu’il s’agit bien d’un système de corruption généralisé. Il en explicite le principe ainsi que la façon dont les banques compte voler les déposants lors de la prochaine crise.

    https://youtu.be/SqI0J2bm_tE?list=PLQrslawhCbg-ad-wVk0nZUegfDVuMD8Am

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