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Hier dimanche, à l’initiative de l’Union des Etudiants Juifs de France, quelques personnalités politiques, des responsables associatifs et des acteurs du web ont planché sur une censure de l’internet.

Le sujet obsède l’UEJF pour qui la bonne réponse passe par… la gouvernance mondiale !

Ce 22 février 2015, c’est sous le haut patronage de la Garde des Sceaux, Christiane Taubira, qu’une maigre assemblée de quelques dizaines de personnes a assisté aux tables rondes et débats de ces premières « Assises de la lutte contre la haine sur internet« . Des acteurs du numérique et des responsables technologiques représentaient Google, Facebook, Twitter et YouTube.

Sans surprise, la journée bénéficiait du soutien du Ministère de la Justice, du délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, de l’ESCP Europe, SOS Racisme, la Licra, le Crif, Respect Mag, Respect Zone, E-Enfance, l’Asic, Hoaxbuster, Conspiracy Watch, l’Association française des victimes du terrorisme, Renaissance numérique, la Fage, le Refuge, Ni Putes ni soumises, la Fédération-LGBT, SOS Homophobie, Stop Homophobie, Adheos, Flag Asso et Coexister.

 A 10H00 l’ouverture a été faite par Sacha Reingewirtz, président de l’UEJF, suivie d’une introduction par Axelle Lemaire, Secrétaire d’Etat en charge du numérique.

Ensuite, les résultats d’un sondage Opinion Way ont été présentés et commentés par Dominique Reynié, Professeur des Universités à Sciences Po et directeur général de la FONDAPOL, Dominique Sopo, président de SOS Racisme, Sacha Reingewirtz, président de l’UEJF et Bruno Jeanbart, directeur des études politiques d’Opinion Way.

A 11H30, un débat « Internet, comment donner un sens au chaos ? » modéré par Eric Halimi, Rédacteur en chef de RFM,  a réuni Bernard Benhamou, Fondateur du portail ProximaMobile, conseiller de la délégation française au SMSI, Dominique Reynié, Professeur des Universités à Sciences Po et directeur général de la FONDAPOL et Serge Tisseron, psychiatre.

A 13H00, les participants ont eu droit à un discours solennel de Gilles Clavreul, Délégué Interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme sur le thème « La France face à la haine sur internet« .

 L’après-midi, des tables rondes étaient proposées. Table ronde 1 : « Le droit peut-il empêcher de propager la haine sur internet ? » avec Sylvain Brun, adjoint au chef de l’OCLCTIC, Etienne Deshoulières, avocat, SOS Homophobie, Sabrina Goldman, avocate, vice-présidente de la LICRA et Olivier Iteanu, avocat, président d’honneur de l’Internet Society France. Table ronde 2 : « Ecole républicaine et internet : citoyenneté numérique » avec David Alexandre, avocat, délégué général de l’initiative de prévention de la haine / Respect Zone, Justine Atlan, directrice de E-Enfance, juriste, Aurore Bergé, coordinatrice du déploiement du numérique à l’UMP, élue à Magny Les Hameaux et Olivier Ertzscheid, Maître de Conférence « en Sciences de l’information et de la communication.  Table ronde 3 : « Médias, théories complotistes et radicalisation » avec Anton Maria Battesti, Public Policy Manager pour Facebook France, Robert Ejnes, Directeur Exécutif du CRIF, Marc Hecker, docteur en Sciences Politiques à l’Université Paris 1 Sorbonne, Rudy Reichstadt, fondateur de Conspiracy Watch et Romain Pigenel, Directeur adjoint en charge du numérique, Service d’information du gouvernement. Table ronde 4 : « La société civile face à la haine, parlons plus fort » avec Denis Bernard, Le refuge, Guillaume Brossard, fondateur de HoaxBuster, Stephane Lacombe, vice-président de l’AFVT, Marc Mosse, Directeur des affaires publiques et juridiques pour Microsoft, Ilan Scialom, vice-président de l’association Coexister, géolopolitologue, Tarik Seddak, producteur de Studio Bagel, Camille Vaziaga, Déléguée Générale du think tank Renaissances numériques. 

Ensuite, pendant une heure, ce fut une succession de petits discours sur le thème « Protégeons la République sur internet« , avant le mot de conclusion en présence de Christiane Taubira, Garde des Sceaux.

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3 commentaires

  1. Prenons garde à la censure : elle cache toujours ce qui gêne les gouvernants qui sont frappés de la maladie de la certitude, de la prétention, de la conviction de la nécessité de dissimuler ce qui révèle leur tromperie, ou leur faiblesse, ou leur idéologie malsaine, enfin, tout ce qui peut compromettre leur autosatisfaction et leur pouvoir.
    Toute censure est indigne d’une république démocratique, car elle dissimule ce qui est, ce que certains pensent, ce qui permet à chaque citoyen de développer sa lucidité.
    Cacher, par exemple, la réalité des menaces des djihadistes, de l’usage d’internet par les islamistes radicaux pour endoctriner et manifester leur désir hégémonique barbare rétrograde, ne permet qu’à endormir le peuple, pour conforter les privilèges et satisfactions des censeurs qui jouissent du pouvoir et qui entendent le préserver, malgré leur incapacité à juguler les menaces.
    Le monde est encore un lieu de confrontations entre les dominants et les dominés. Faire croire que cette réalité n’existe pas, en tentant de faire croire que les menacés sont les menaçants, en tentant de faire dénier l’existence de ces derniers, est indigne. L’ignorance est la cause des ignominies de l’Humanité. Il faut que chaque citoyen apprenne à discerner le bien du mal, à distinguer l’essentiel, ce qui ne peut se produire par la censure, qui est une atteinte à la liberté et une entrave à la lucidité.
    De mon humble point de vue, il n’y pas de pire honte et irresponsabilité que de cacher la réalité, pas de pire mépris de dirigeants pour le peuple que de l’enfermer dans ignorance, d’autant que cela permet de déformer la réalité pour servir intérêts et idéologies insipides ; il n’y a rien de plus déplorable et gravissime que de mettre une chape de plomb sur ce (ou ceux) qui le menace(nt).
    En effet, la menace dissimulée parvient toujours à se concrétiser par le désenchantement, par le chaos de la guerre (civile, en l’occurrence).
    Un peuple a le droit et le devoir de savoir, sans quoi il n’est qu’un troupeau bon pou l’abattoir.
    Arrêtons de faire croire que l’antisémitisme, que la xénophobie, l’islamophobie, le racisme hantent le peuple de France.
    Montrons-lui, au contraire, ceux qui le menacent, sur internet, notamment, afin qu’ils soient en capacité de bien le réaliser, et de prendre, ainsi, les dispositions pour s’en prémunir ou de s’en libérer.
    Le prétextes de dissimuler les irrespectueux pour servir un rêve multi culturaliste sont une faute. La censure n’est qu’une pratique d’un pouvoir absolu, un moyen de maintenir dans l’ignorance afin de conforter un pouvoir indigne et malsain.www.transrealisme.org

  2. Bravo Monsieur Gouverneur!
    La censure sur Internet n’est pas le prétexte contre le racisme et l’homophobie mais c’est pour pouvoir être à coup sûr réélu en 2017 puisque aucune idée contraire à la pensée unique dictatoriale du P.S. ne pourra plus être émise.

  3. Philippe PASCAL says:

    Voila bien l’excuse des minorités (homos, juifs, « parents en demande » de GPA, transsexuels…) brandie pour justifier la censure des idées « divergentes ».
    Les oligarques ont bien compris qu’internet était le sérum de vérité, en rappelant que ce sont des girouettes aux ordres des USA. Un simple montage vidéo avant/après, et ils avaient les pieds dans le tapis.
    Cela ne pouvait plus durer…

    Sachant que la plupart des minorités se sentent protégées et solidaires de ces mouvements de traîtres, et bien, cette censure sera le terreau de la guerre civile en marche.
    Et les premières victimes seront, justement, ces minorités qui n’ont rien compris au film et qui pensent que « tout le monde leur en veut ! ».
    Car, qui viendra les défendre ces minorités, après s’être elles-mêmes désignées boucs émissaires de la pensée unique ?
    Le CRIF, la LICRA, SOS Homophobie…le gouvernement ?
    Laissez-moi rire. Ces associations les laisserons patauger en rigolant bien de leur stupidité. Et comme ça, à chaque fois que vous serez agressés en retour par ceux que vous agressez, ils renforceront la répression. Et lorsque la majorité sera muselée, et qu’ils n’auront plus besoin de vous…ce sera votre tour.

    Soyez Républicains et nationalistes ! Ou devenez complices de la dictature en place par vos petits intérêts personnels égoïstes communautaires.
    La ligne a été tracée par le gouvernement et ses traîtres affiliés. C’est le moment de choisir son camps. La guerre est ouverte.

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