L’Église post-conciliare gay est en marche ! Et c’est toujours le Rhin qui se jette dans le Tibre

Un pas de plus vient d’être franchi sur ce chemin par Mgr Franz-Josef Bode, vice-président de la Conférence épiscopale allemande. Au cours d’un entretien au journal Neue Osnabrücker Zeitung il a jugé qu’il était important d’ouvrir le débat sur deux questions qui agitent les sphères ecclésiastiques contemporaines : la bénédiction des couples homosexuels et le diaconat pour les femmes.

Sur les couples homosexuels :

« Je crois qu’il faut discuter de ce problème plus en détail à l’intérieur de l’Église »

parce que, a-t-il ajouté, cela ne sert à rien « de continuer à maintenir le silence » sur ces thèmes. Après avoir souligné que le mariage est différent, Mgr Bode a estimé qu’il est cependant nécessaire d’entreprendre un parcours qui favorise la bénédiction des couples homosexuels :

« On peut penser, par exemple, à une bénédiction qui ne doit pas être confondue avec une cérémonie de mariage. »

Car selon lui, il faut se demander :

« Comment leur rendre justice ? Comment les accompagner pastoralement et liturgiquement ? »

« Nous devons, a-t-il déclaré, réfléchir au problème de comment juger la relation entre deux personnes homosexuelles. N’y a-t-il pas en eux quelque chose de positif, et de bon et de juste, qui nous demandent d’être plus justes ? »

« Ce que tout le monde peut voir : dans les relations lesbiennes et gays l’amour est vécu quotidiennement. »

Sur le diaconat, Mgr Bode a émis des idées tout autant progressives :

« Je crois que la Conférence épiscopale doit réfléchir encore plus sur ce thème. »

Parce que la question

« est plus complexe que l’on croit ».

Ah bon ?

Matthias von Gersdorff, écrivain catholique militant pour le respect de la famille traditionnelle a répondu à l’évêque en avertissant « les catholiques allemands orthodoxes » :

« Le progressisme allemand ne veut pas seulement changer ça et là certaines choses, il veut effacer tout l’enseignement catholique et créer une religion fondamentalement nouvelle. »

L’entretien de Mgr Bode

« introduit une nouvelle phase de destruction ».

Von Gersdorff conclut :

« Le catholique ‘normal’ est perplexe et se demande : pour combien de temps encore l’Église catholique en Allemagne peut-elle continuer sur ce chemin de destruction et continuer à être appelée catholique ? Quand on arrivera au point de non-retour où ce sera un devoir moral de refuser de payer l’impôt à l’Église ? »

Pour répondre à cet écrivain, pour lequel on a de la compréhension et de la compassion, cela fait depuis le révolutionnaire concile Vatican II que des catholiques ‘normaux’ sont perplexes face aux innovations progressistes et modernistes dans les domaines liturgique, sacramentel, doctrinal, canonique,… qui ont rompu avec la Tradition multi-séculaire de l’Église catholique. Le point de non-retour a été franchi en ces matières depuis belle lurette. Aujourd’hui c’est au tour des règles morales d’être publiquement chamboulées et galvaudées par une Église conciliaire entraînée par la force d’inertie de son processus révolutionnaire qui « crée une religion fondamentalement nouvelle ».

Le retour à la Tradition authentique et le nullam partem avec l’Église conciliaire restent donc les meilleurs remparts pour les âmes de bonne volonté si elles veulent garder la foi catholique intégrale.

Francesca de Villasmundo

http://www.katholisch.de/aktuelles/aktuelle-artikel/bode-uber-segnung-homosexueller-paare-nachdenken

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11 commentaires

  1. « Nous devons, a-t-il déclaré, réfléchir au problème de comment juger la relation entre deux personnes homosexuelles ». Mais qui es-tu, mgr bode, pour juger, pour décider du bien et du mal, prenant la place de Dieu ?
    « Ce que tout le monde peut voir : dans les relations lesbiennes et gays l’amour est vécu quotidiennement. » Allons, allons, ce n’est pas ce que disait un grand connaisseur de la question, le sinistre Pierre Bergé :  » D’abord, je vous arrêterai sur le mot amour… : l’homosexualité, c’est d’abord de la sexualité, faut pas avoir peur de le dire. Alors après, si on s’aime, on s’aime, si on ne s’aime pas, on ne s’aime pas. »

  2. On va arriver au point où un « prêtre » ou « évêque » va demander à changer de sexe, ce qui réglerai la question de l’ordination des femmes, puisqu’ils en rêvent.. Mais qu’ils aillent se faire « F….. » dans les sectes, ou qu’ils fondent leur secte où ils seront les rois (ou les papes….).
    Le diabl€ se roule par terre de rire, les clercs tombent par milliers dans ses filets. Malheur à l’homme par qui le scandale arrive.

  3. Mais c’est VOTRE PAPE, Francesca !

  4. Cadoudal says:

    notre pape ?

    non;

    c’est un intrus introduit au sommet de l’ Eglise par un groupe de Cauchons élevés en loges .

    l’ Eglise attend sa libération de l ‘oppression maçonnique .

    • Aube De La Force says:

      Vous êtes vraiment inspiré,cela fait plaisir,de bons messages qui réconfortent et donnent le sens de l’unité.

      • Cadoudal says:

        nous sommes en état de schisme;

        par la volonté de Vatican II- Assise de renier l’ Eglise tridentine et ses traditions ;

        par sa volonté de promouvoir un christianisme sans dogme , ouvert au monde, c’est à dire à la Révolution nihiliste , à la Maçonnerie.

        sale époque dont Imbroglio est le visage.

      • Cadoudal says:

        Rome, 6 avril 2014(Apic)

        «Si tu portes ta foi comme un étendard, comme aux croisades,
        et que tu fais du prosélytisme, ça ne va pas»,

        a récemment déclaré le pape François.
        La presse italienne a donné le 6 avril 2014 un large écho à ce qui s’apparente à une condamnation
        des opérations militaires chrétiennes du Moyen Age destinées
        à chasser les musulmans de Terre Sainte.

  5. « Le retour à la Tradition authentique et le nullam partem avec l’Église conciliaire restent donc les meilleurs remparts pour les âmes de bonne volonté si elles veulent garder la foi catholique intégrale. »
    Je suis tout à fait d’accord. Mais je viens d’avoir une très mauvaise surprise. Voulant vérifier la date d’une fête pour voir si je pouvais chanter dans la schola ce jour-là, j’ai essayé de consulter l’Ordo sur le site de la FSSPX et après sur celui de la FSSP, mais je ne l’y ai plus trouvé …

  6. Aube De La Force says:

    l’Eglise est dans le temps alors que le temps devrait être dans l’Eglie éternelle.

  7. Plus tard, j’amplifie: Menzingen et Wigratzbad se sont évidemment mis d’accord pour qu’il n’y ait plus, du moins en allemand, l’Ordo de 1962 chez la FSSPX comme chez la FSSP sur internet, mais seulement celui de la « SSPX » anglophone, évidemment en anglais. Or, d’ordinaire je ne trouverais pas la question de langue importante (sauf pour poser la question : alors, dans ce cas, pourquoi pas l’ acronyme original latin ?) ; mais il s’agit de l’acronyme anglophone « SSPX » qui se résout en « Society of St. Pius X ».
    Nun, ‹FSSPX› et analogiquement ‹FSSP› sont des acronymes des noms officiels latins de ces entités, c’est-à-dire
    ‹ Fraternitas Sacerdotalis Sancti Pii Xmi ›
    et
    ‹ Fraternitas Sacerdotalis Sancti Petri ›,
    tandis que SSPX n’est que l’acronyme d’une expression inofficielle anglaise, c’est-à-dire
    « Society of St. Pius X ».
    Il y a en plus dans ce dernier deux fautes d’omission (la première très grave, entre autres choses car falsifiant le nom donné par Mgr Lefebvre et canoniquement reconnu) :
    1. le mot ‹ sacerdotalis › ‘priestly’ n’est pas pris en compte ;
    2. une society n’est pas la même chose qu’une fraternity/brotherhood. Prenons ‹ Societas[ pas Fraternitas] Jesu ›, en français « Société[ pas fraternité] de Jésus », en anglais « Society[ pas fraternity/brotherhood] of Jesus. Les jésuites sont ce qu’ils sont ; et les membres des deux Fraternités concernées ne le sont pas.
    Je déduis de ces faits qu’il a été décidé par la hierarchie catholique US-américaine de substituer à la notion traditionnelle du prêtre catholique la sienne, plus moderne, et à cet effet d’imposer au catholicisme mondial (si l’on me pardonne cette tautologie) sa langue qui malheureusement s’avère se prêter volontiers aux pires falsifications du monde moderne.
    Je soupçonne déjà une collusion entre Menzingen et Wigratzbad ; et à Rome il y a des jésuites.

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