Pour la 5e fois depuis 1996 (alors que cela n’était jamais arrivé de 1933 à 1995, les Coupes de France de 1918 à 1932 se jouant à l’époque où le football français était amateur), un club jouant en-dessous de la 2e division se qualifie pour la finale de la Coupe de France – à savoir les Vendéens du VHF (Vendée Herbiers Football) – qui évoluent dans le championnat de National 1 (3e division), dont ils occupent la 10e place (sur 17 clubs puisque Bastia a été forfait) avec 36 points au bout de 28 journées et avec un match en plus, soit 3 points d’avance sur le premier relégable le FC Chambly Oise et 9 de retard sur le barragiste pour la montée en Ligue 2, le Rodez Aveyron Football. Ils succèdent ainsi dans le rôle du petit poucet finaliste au Nîmes Olympique (3e division, battu 2-1 en finale en 1996 par l’AJ Auxerre), au RUFC Calais (4e division, battu en finale 2-1 en 2000 par le FC Nantes) au SC Amiens (3e division, battu en finale 0-0 et 5 penalties à 4 en 2001 par le RC Strasbourg) et l’US Quevilly (3e division, battu en finale 1-0 en 2012 par l’Olympique Lyonnais).

Plus étonnant encore, il affrontait en demi-finale un autre club de National 1, le FC Chambly Oise, ce qui n’était jamais arrivé. Il en disposa sur le score de 2-0, pendant que le Paris-Saint-Germain allait s’imposer sur le terrain du Stade Malherbe de Caen sur le score de 3 à 1. Les tours précédents, Les Herbiers avaient éliminés le JS Coulaines (6e division) 4 à 1, les Voltigeurs de Châteaubriant (5e division) 5 à 1 après prolongation, le SC Balma (5e division) 3 à 0, le SO Romorantin (4e division) 2 à 1, le CFC Angoulême (5e division) 2 à 1 après prolongations, le FC Saint-Lô (5e division) 2 à 1… En 8e de finale, Les Herbiers humilient l’AJ Auxerre, club de Ligue 2, en s’imposant en Bourgogne 3 à 0, en quarts, ils éliminent aux penalties un autre club de Ligue 2, le RC Lens (0-0, 4 penalties à 2) et donc le FC Chambly en demi-finales.

La valeur de l’équipe est estimée à 4,13 millions d’€ (à comparer avec celle du Paris-Saint-Germain : 775,5 millions d’euros), ses trois joueurs vedettes étant l’avant-centre Adrian Dabasse (estimé à 400.000 euros), l’ailier gauche Kevin Rocheteau (aucun lien de parenté avec Dominique) et le milieu central Joachim Eickmayer (tous deux estimés à 300.000 euros). A comparer avec leurs homologues parisiens, l’ailier-gauche brésilien Neymar (180 millions), l’ailier-droit camerounais et international français Kylian Mbappé (120 millions) et le milieu de terrain italien Marco Verratti (70 millions).

Fondé en 1919 sous le nom de l’Alouette sportive par l’abbé Rousseau (ils partagent avec l’AJ Auxerre le fait d’avoir été fondé par un ecclésiastique, le club bourguignon l’ayant été par celui dont le stade porte le nom, l’abbé Ernest-Théodore Deschamps), Les Herbiers jouent en rouge et noir, couleurs choisie par de nombreux clubs pour le meilleur (Milan AC, OGC Nice, EA Guingamp) et pour le pire (Stade Rennais, Ibis SC…). En 1949, ils fusionnent avec leur rival local, les Coqs du Bocage (de la ville voisine de Petit-Bourg-des-Herbiers), également fondé par un homme de Dieu, l’abbé Roger Foucaud, les deux communes fusionnant de même en 1964. Le club atteint la 4e division en 1978 mais redescend en 1980 avec un bilan à la François Hollande : 2 victoires, 6 nuls et 18 défaites en 26 matchs…  Englué en championnat départemental, le club monte en CFA2 (5e division) en 1999, en CFA (4e division) en 2006 mais redescend l’an d’après pour y remonter en 2009. En 2015, le club est promu en National (3e division). Rappelons que 2 clubs vendéens ont joués en 2e division dans les années 80 : le FC Yonnais et le AEP Le Bourg-sous-La-Roche (clubs qui fusionneront en 1989).

Quelqu’en soit le score, le moment sera historique. Soit, cas probable, le Paris Saint-Germain s’impose et dans ce cas, ils seront le premier club à remporter 4 coupes de France de rang, portant à 12 leur nombre de victoires (club le plus titré en ce domaine) ;  soit Les Herbiers gagnent à la surprise générale et deviendront le premier club amateur a gagner la Coupe de France depuis l’instauration du professionnalisme et le second club dans l’histoire remportant la Coupe de France sans jouer en 1re division depuis Le Havre AC en 1959.

La finale se déroulera au Stade de France de Saint-Denis le 8 mai à 21 heures.

Hristo XIEP

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2 commentaires

  1. francis garcia says:

    FELICITATIONS AUX HERBIERS ET MES ENCOURAGEMENTS POUR LA VICTOIRE PROCHAINE !

  2. tirebouchon says:

    Bravo aux amateurs, de plus s’ils gagnaient, ce serait le plus bel hommage qui pourrait être fait à celui qui a donné son nom à la Coupe de France de Football, celui qui fut l’initiateur de ce qui devait devenir la FFF : Charles SIMON. Il ne voyait rien d’autre qu’un sport amateur…en opposition avec les adorateurs de mammon, déjà !
    Qui était Charles Simon ? Et pour quel raison ne parle-t-on pas de lui ? Aucune chaîne de télévision n’a jamais programmé la moindre émission sur ce personnage que chaque Français digne de ce nom devrait connaître. Charles SIMON est mort sur le champ de bataille en 1915, son corps ne fut jamais retrouvé, sa femme et ses deux filles, abandonné de tous, ont pleuré toute leur vie un homme qui avait une vision pour la France, vision qu’il n’a pas eut le mérite de mener à bien…sa mort arrangeât bien les affaires d’opportunistes comme Jules Rimet (coupe du Monde de Foot) ou le Baron de Coubertin (…l’important c’est de participer) qui furent en leur temps les collaborateurs zélé de Charles Simon. Si l’on a préféré mettre sous l’éteignoir cette figure du catholicisme français c’est parce qu’il gênait les laïcards, les frères maçons et tout les socialistes !…Et ça n’est pas le Macronisme en marche qui changera les choses !

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