Aux États-Unis, lorsqu’on parle de l’avortement, les noms de deux femmes apparaissent fréquemment : Jane Roe et Mary Doe. Elles ont autrefois milité pour la légalisation de l’avortement et sont restées célèbres pour avoir, en 1973, cherché d’obtenir la légalisation de l’avortement auprès de la Cour suprême des États-Unis.

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À l’occasion du 40e anniversaire de ces deux plaintes – Roe v. Wade et Doe v. Bolton –, les médias publiaient des rétrospectives concernant quarante années de débat au sujet de l’avortement.

Au milieu de ce tourbillon médiatique, une femme du nom de Sandra Cano a discrètement publié un communiqué de presse appelant le renversement des deux arrêts de la Cour suprême. Cela peut paraître banal en soi, jusqu’à ce qu’on apprenne l’autre nom que Sandro Cano n’est autre que Mary Doe. Oui, cette même Mary Doe plaignante dans l’affaire Doe v. Bolton, le moins connu des deux arrêts de la Cour suprême qui ont ouvert les vannes de l’avortement aux États-Unis.

En 1970, Cano âgée de 22 ans était enceinte de son quatrième enfant, après avoir perdu la garde de deux de ses enfants. L’avortement est illégal en Géorgie, l’État où Cano vivait, sauf dans des circonstances extrêmes, mais ses avocats ont soutenu qu’elle devait être autorisée à avorter. Dans une décision rendue le même jour que l’arrêt Roe v. Wade, la Cour suprême américaine a accepté.

Sandra Cano a, depuis, avoué que tout le fondement de l’affaire Doe v. Bolton était un mensonge : qu’elle n’a jamais vraiment voulu ni demandé un avortement et qu’elle a été amenée à signer une déclaration écrite sous serment au sujet de l’avortement dans le processus de demande de divorce de son mari et de récupération de la garde de ses autres enfants.

D’après Cano, elle a effectivement fuit l’État quand sa mère et l’avocat ont essayé de la forcer à se faire avorter. En 2003, Cano a lancé une action en justice pour tenter de renverser le cas qui porte son nom.

Cano a réitéré sa certitude qu’elle a été « malhonnêtement utilisée par le système de la Cour suprême afin d’introduire l’avortement en Amérique ». « Personne ne devrait avoir le droit de tuer ses enfants. Aucune mère ne devrait jamais vouloir le faire », dit-elle, décrivant son cas comme une « alliance avec la mort ».

A la même époque, une autre femme, Norma McCorvey, a brièvement été aperçue dans les manchettes de journaux, quand elle a publié une annonce pro-vie, avec des images d’enfants avortés, en accusant le président Obama d’être « un meurtrier de bébés » par son soutien à l’avortement.

Ici encore, la plupart ne connaissent pas le nom de McCorvey, mais bien son pseudonyme : Jane Roe. Bien que McCorvey ait travaillé comme une militante de l’avortement pendant des années après que l’arrêt Roe v. Wade ait été rendu, elle a annoncé une conversion à la cause pro-vie au milieu des années 1990. La conversion est venue après que le groupe pro-vie Opération de sauvetage se soit installé à côté de la clinique d’avortement dans laquelle elle travaillait, et elle en est venue à connaître personnellement plusieurs dirigeants pro-vie.

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« J’ai été persuadée par les avocats féministes de mentir ; de dire que j’avais été violée, et que j’avais besoin d’un avortement », indique Norma. « C’était un mensonge. Depuis lors, plus de 50 millions de bébés ont été assassinés. Je vais emporter ce fardeau jusque dans ma tombe », dit-elle.

En 2003, Norma a demandé à rouvrir le cas Roe v. Wade, requête qui a été rejetée.

Tout comme Sandra, Norma continue à parler de son implication dans l’affaire. « Je suis à 100 % vendue à Jésus et à 100 % pro-vie », écrit-elle dans un témoignage publié sur son site internet. « Aucune exception. Pas de compromis. »

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Pour beaucoup, ce sera un choc d’apprendre que les deux femmes dont les noms sont pratiquement synonymes de la légalisation de l’avortement en Amérique, sont maintenant passionnément pro-vie et ont consacré leur vie à essayer de renverser la loi.

Bien sûr, les médias traditionnels largement libéraux et pro-avortement, évitent soigneusement de signaler que ces deux personnages historiques du mouvement pro-avortement sont maintenant pro-vie. 

Les deux femmes étaient jeunes, incultes, pauvres et mûres pour l’exploitation au moment où elles sont devenues le centre d’une tempête nationale.

Et les deux disent que leur cas était basé sur des mensonges : dans le cas de Norma, le mensonge qu’elle avait été violée, et dans le cas de Sandra, qu’elle avait toujours voulu un avortement.

Des révélations que les médias américains préfèrent occulter…

Mais selon Troy Newman, de l’Opération de sauvetage, le mouvement pro-vie pourrait aussi faire un meilleur travail pour raconter ces faits et rappeler aux gens combien les fondations de l’avortement en Amérique sont précaires.

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« La majorité du mouvement pro-vie est jeune, a rappelé Newman dans une interview avec LifeSiteNews.com, et l’erreur des leaders comme moi est que nous ne parlons pas beaucoup de l’histoire du mouvement. »

« J’étais avec Norma quand elle s’est convertie au christianisme, et puis plus tard au catholicisme romain, a déclaré Newman. J’ai été en contact avec Sandra Cano. Et c’est comme si, parce que je le sais, je ne le répète pas. »

Sandra Cano et Norma McCorvey ont vu les terribles effets secondaires de l’arrêt Roe v. Wade, et ce qui s’est opéré dans la société. L’horrible tragédie de l’avortement.

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2 commentaires

  1. Philippe de Cathelineau says:

    Ces deux histoires (et bien d’autres) sont parfaitement décrites dans mon livre « Naître ou ne pas être », paru il y a 3 ans (aux Éditions Saint-Léger).
    Mais, malgré deux préfaces d’évêque, pas grand monde n’a donné écho à cet ouvrage…

    • pamino says:

      Oui, vous n’avez pas l’attitude à cet acquis qu’il faut. Faire traduire le livre en anglais en vue de sa publication aux États.Unis ?

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