dien-bien-phu

Ivan Cadeau, officier et docteur en histoire, est un spécialiste des guerres d’Indochine et de Corée.

Il y a un peu plus de soixante ans, l’armée française livrait à Diên Biên Phu la dernière bataille rangée de son histoire. Depuis lors, ces trois syllabes, aux sonorités exotiques pour un Occidental, sont synonymes de courage et de sacrifice. Les combats acharnés qui opposent, cinquante-six jours durant, les troupes de l’Union française aux soldats de l’armée populaire vietnamienne ont, en effet, définitivement donné à cette « parcelle de gloire » un caractère singulier. De fait, du côté français, cette bataille perdue, qui précipite la fin de la guerre d’Indochine et annonce la fin de l’Empire, occupe une place particulière. La chute du camp retranché de Diên Biên Phu, le 7 mai 1954, provoque un réel traumatisme en même temps qu’une prise de conscience de l’opinion publique française. Alors que la guerre d’Indochine ne rencontrait jusque-là que l’indifférence de la population, celle-ci semble découvrir que la France se bat depuis neuf ans en Extrême-Orient et que des milliers de ses soldats sont morts, là-bas, dans la boue des rizières de Cochinchine ou dans la jungle des montagnes de la Haute Région tonkinoise. Au lendemain de la défaite, la compassion envers les milliers de tués, blessés et rescapés de la garnison française se double d’un sentiment d’incompréhension. La presse, notamment, s’interroge sur les raisons qui ont conduit à l’anéantissement de 17 bataillons, parmi les meilleurs que comptait alors le corps expéditionnaire français d’Extrême-Orient.

Diên Biên Phu constitue pour les acteurs de la bataille une véritable tragédie, au sens antique du mot. Ce livre nous fait revivre le sort de ces grandes figures parachutistes et légionnaires, et de ces anonymes appartenant aux unités du service et du soutien, qui meurent eux-aussi.

Diên Biên Phu, Ivan Cadeau, éditions Tallandier, collection Texto, 208 pages, 8,50 euros

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2 commentaires

  1. Quéniart says:

    faut vraiment être 1 idiot pour avoir mit ce camp dans 1 cuvette

    • champar says:

      @ Queniart

      C’est plus subtil que cela, le général Salan avait gagné des batailles importantes à Nghia Lo en 1951 et Na San en 1952 avec des terrains de bataille qui ressemblaient à la cuvette de Dien Bien Phu.

      La différence essentielle est un commandement efficace à Nghia Lo et Na San(général Salan) qui décide d’attirer le Vietminh dans la cuvette mais le fait encercler en envoyant des parachutistes sur ses arrières et en faisant évacuer la cuvette avant son encerclement (tel est pris qui croyait prendre), lourdes défaites pour Giap.

      A Dien Bien Phu, l’armée française s’installe dans la cuvette, se laisse encercler sans contre-offensive sur les arrières du Vietminnh. Il y a un commandement totalement défaillant : Un général (Navarre) planqué à 500km de là dans un bureau à Hanoï qui laisse un simple colonel (de Castries) complètement dépassé par les évènements pour commander une armée de 14.000 hommes !
      Le parachutage de renforts au milieu de la cuvette sera en pure perte.

      Que de courage de la part des officiers et soldats français et que d’incompétence et de lâcheté de la part du commandement en chef, il est possible de reprendre ce que disaient les officiers allemands à propos des français « des lions commandés par des ânes » !

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