Nous avons vu dans un précédent article que la production de vin en France pour l’année 2017 serait catastrophique. Il était dit alors que la perspective haute serait de 3,82 millions de tonnes produites. On est loin. Les chiffres viennent de tomber et la récolte sera de 3,69 millions de tonnes, la pire depuis que la FAO publie des statistiques (1961), la pire depuis 1945. La seule bonne nouvelle est que malgré une baisse de 16 % de sa production, la France reprend la 2e place mondiale à l’Espagne.

Le phénomène touche également l’Italie et l’Espagne. Les vendanges européennes sont à leur plus bas niveau depuis la seconde guerre mondiale, alerte le Copa-Cogeca, principal syndicat européen d’agriculteurs. La production s’établirait à 14,5 millions de tonnes en 2017. « Cette année, nos vignobles ont été touchés de plein fouet par le changement climatique et les événements météorologiques extrêmes, allant du gel à la sécheresse. La vendange sera inférieure de 14% par rapport aux niveaux de l’année dernière. La récolte a été précoce et beaucoup de producteurs ont vendangé en moyenne deux semaines en avance », explique le président du groupe de travail Vin du Copa-Cogeca, Thierry Coste. Hormis une hausse de 10% de la vendange au Portugal, les indicateurs sont orientés à la baisse dans l’ensemble de l’Europe, avec notamment une chute de 26% en Italie (à 4 millions de tonnes) et de 20% en Espagne (à 3,6 millions de tonnes). L’Italie connaît sa pire production depuis l’année catastrophique que fut 2012 (3,82 millions de tonnes), ce qui est le cas aussi de l’Espagne (3,11 millions de tonnes). La France aussi avait eu une mauvaise production cette année-là, mais moins accentuée (4,09 millions de tonnes, ce qui lui avait permis de conserver la 1re place mondiale) et « dépassée » par la mauvaise récolte de 2016.

Bonne nouvelle parmi les mauvaises : la cuvée 2017 sera exceptionnelle.  C’est l’avis de Thierry Coste : « Il semblerait que les raisins soient de très bonne qualité dans toute l’Europe, ce qui devrait donner un vin excellent. Les prix devraient augmenter, mais cela ne sera pas suffisant pour compenser les pertes de certains producteurs », c’est également celui de Jérôme Despey, Président de FranceAgriMer : « 2017 va se démarquer par l’aspect qualitatif, fort heureusement ! ».

Hristo XIEP

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2 commentaires

  1. Les alcooliques anonymes vont être contents.
    Ce que ne dit pas l’article c’est qu’il y a surproduction malgré les restrictions de rendements. Une partie non négligeable de la production part à la distillation. Pour une fois que la nature régule nos appétits, faut pas se plaindre.
    Je remarque que l’hystérie des climato-réchauffistes atteint même les viticulteurs, pourtant gens censés être observateurs.
    Cela date de 2004 mais les arguments n’ont pas pris une ride
    https://agriculture-environnement.fr/dossiers/entretiens/le-rechauffement-climatique-est-un-mythe

  2. Jean-Pierre DICKES says:

    J’ai vus sur le site L’Orient le Jour que cette crise était mondiale. La vie est dure pour les viticulteurs ( je n’en connais qu’un personnellement) mais aussi pour le porte-monnaie des consommateurs. Certes, il y a les stocks. Mais il y a des jours où ça s’évapore.

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