Le dimanche 25 octobre 2015, des élections présidentielles ont eu lieu en Argentine. Contraire à ce que les sondages le prévoyaient, ce ne fut pas Daniel Scioli, le candidat de la présidente sortante, Cristina Kirchner, qui a emporté le premier tour, mais Mauricio Macri, candidat libéral du parti de l’opposition.

Mauricio Macri emporte un premier tour très serré avec plus de 36% des voix, alors que le Parti pour la Victoire, le parti de gauche qui est au pouvoir, a obtenu plus de 35%. Tous les deux devront se confronter le 22 novembre pour un second tour pour la première fois dans l’histoire de l’Argentine.

Pendant 12 ans, la famille Kirchner est restée au pouvoir. Nestor Kirchner a été président d’abord, puis, Cristina, sa femme, qui finit enfin son second mandat. Le gouvernement Kirchner a été l’objet d’une série de scandales politiques à n’en plus finir.

Tout d’abord, les scandales de corruption ont secoué la population argentine, puis, les accusations d’enrichissement illicite, d’abus de pouvoir, d’espionnage politique, de tractations avec la mafia et du trafic de drogue, entre autres.

Mme Kirchner est considérée la femme plus puissante et aussi la plus riche d’Argentine. Elle laisse un pays ruiné, qui devra suivre son chemin aux dépens de la population de plus en plus pauvre. Mais, la chaîne d’hôtels dont elle est propriétaire, achetée avec de l’argent public, ne risque pas de s’écouler.

D’un côté, Daniel Scioli est donc la pierre angulaire du système politique et financier des Kirchner. Il devra jouer le jeu et cacher les affaires de sa protectrice, si jamais il gagne. De l’autre côté, le candidat libéral Mauricio Macri est un danger moral pour le pays.

C’est bien lui qui a approuvé le mariage homosexuel à Buenos Aires en 2009 en disant à l’époque que « le monde allait en cette direction et nous devions apprendre à accepter cette réalité ».

Le cas de l’Argentine n’est pas le seul dans l’Amérique Latine. L’oligarchie de la gauche et le libéralisme de la droite ne sont que le reflet d’un système pourri qui s’effondre.

Cet article vous a plu ? MPI est une association à but non lucratif qui offre un service de réinformation gratuit et qui ne subsiste que par la générosité de ses lecteurs. Merci de votre soutien !

Achetez vos livres sur MPI
Vous faites travailler ainsi des libraires français et soutenez MPI
PORT à 1 cts A PARTIR DE 64 € D'ACHAT !

Retrouvez votre librairie sur livres-et-idees.com
avec plus de 10.000 références !

La compagnie des ombres par Michel De Jaeghere

14,90 €
Ajouter au panier
Le passé ne meurt pas par Jean de Viguerie

19,00 €
Ajouter au panier
Une élite sataniste dirige le monde par Laurent Glauzy

23,00 €
Ajouter au panier

Cliquez ici pour voir votre panier et passer votre commande

3 commentaires

  1. Du pareil au même, le peuple a voté pour ou contre l’entreprise de foutbole portègne Boca, et tant qu’il aura de la viande sur la table et du maté dans la calebasse il reconduira cette classe qu’il huait fin 2001 en scandant « qu’ils s’en aillent tous ». Scioli comme Macri sont deux capitalistes marxistes (Massa idem), dispendieux des gains de plus en plus réduits des entrepreneurs, agricoles ou industriels seulement puisqu’on subventionne des entreprises étrangères pour extraire les produits du sous-sol moyennant pots de vin. Les deux sont des unitaristes (mot argentin pour jacobin), rêvant d’ôter de chaque constitution provinciale, depuis Buenos Aires, le droit à la vie depuis la conception. Aucun candidat n’avait de programme, pourquoi se casser la tête dans un pays où le vote est obligatoire. De toute la campagne le mot Antarctique n’a pas été prononcé une fois, ni d’ailleurs défense (le pays n’en a plus), diplomatie (idem), immigration (nécessaire pour peupler la Patagonie), science (à vau-l’eau) ou entreprise (synonyme de multinationale car l’initiative privée a été saignée à mort). Les seuls slogans confrontaient la philosophie du changement à celle de la continuité, sans propositions concrètes. On ne touchera pas à la scélérate loi d’immigration de 2003, qui a institué anticonstitutionnellement la discrimination de naissance pour favoriser l’immigration sud-américaine, catégorie d’immigrants instituée en remplacement de l’ancienne catégorie entrepreneurs effacée par la même loi. On ne reviendra pas sur le doublement de la pression fiscale et le doublement des effectifs de la fonction publique, principaux acquis d’une décennie perdue que la présidente appelle décade gagnée. L’inflation est la plus haute, et de loin, de tous les pays développés, et les caisses sont vides. Ce pays de « notre avenir et notre espoir », selon l’expression de Benoît XVI, est l’héritage de l’affligeant constat qu’en faisait Clémenceau il y a un siècle (trop riche pour devoir travailler), donc quatre générations plus tard un pays potentiellement riche, peuplé de pauvres oisifs.

    • caroline says:

      macri un marxiste, wtf? C’est tout le contarire! décade perdue? Vous savez vous comment était le pays en 2001? Rien á voir avec maintenant! Vous connaissez toutes les lois d’inclusion sociale qu’ils ont voté! Surement non,… alors ne parlez pas de ce que vous ne connaissez pas.

  2. On pourrait aussi mentionner que si, de ces deux marxistes, Scioli est un bolivarien, suppôt du régime Chavez-Maduro, Macri est quant à lui un islamiste, suppôt de l’islam auquel il a adressé des vœux chaleureux, dans le cadre de sa campagne électorale, à l’occasion de la fête de l’égorgement.

Laisser un commentaire

Social Media Auto Publish Powered By : XYZScripts.com