Alors que l’année 2015, du point de vue démographique, a été la pire de toute l’histoire de l’Italie unifiée (de 1861 à 2015), avec le plus faible nombre de naissances de toute la période (485 780) et le plus fort nombre de décès depuis 1944 (647 571), ce qui donne un solde naturel de – 161 791, le gouvernement italien a procédé à un nombre record de naturalisations en 2015: 178 035.
 
Alors que le solde migratoire de l’Italie était presque tout le temps négatif de 1870 à 1988 (à l’exception des années 1914 à 1915, 1939 à 1945 et 1972 à 1979), il est positif depuis 1989. Il devient ensuite fortement positif à partir de 1996 (entre + 50 000 environ et + plusieurs centaines de milliers selon les années).
 
Contrairement à la France, l’Italie a accordé relativement peu la nationalité italienne jusqu’en 2012 inclus. La tendance était cependant à la hausse (12 267 en 2002, 45 485 en 2007 déjà avant le retour de Berlusconi au pouvoir). La hausse se ralentit pendant la présence de Berlusconi au pouvoir (2008-2011), puisqu’il n’y a encore (si on peut dire) que 56 148 acquisitions de nationalité italienne en 2011 (+5,4% par an en moyenne entre 2007 et 2011).
 
En 2012, peu avant l’arrivée du parti démocrate au pouvoir (février 2013), le nombre d’acquisitions augmente fortement (+16,4% en un an avec 65 383 acquisitions): c’est alors un centriste qui est au pouvoir.
 
Mais ce n’était encore rien par rapport à la frénésie qui allait s’emparer des gouvernements du parti démocrate (allié avec le Nouveau centre droit (NCD) auquel appartient le ministre de l’intérieur Alfano, qui est nouveau… surtout en ce sens qu’il a trahi les idées de droite!!!).
 
Qu’on en juge: en 2013 (essentiellement sous le gouvernement Letta (28 avril 2013 – 21 février 2014)), le nombre d’acquisitions de la nationalité italienne augmente de 54,0% par rapport à l’année précédente;
 
Sous le gouvernement Renzi (depuis le 22 février 2014), on note une augmentation de 29,0% en 2014 et de 37,1% en 2015.
 
Ainsi, entre 2012 et 2015, en trois ans à peine de gouvernement du parti démocrate (avec la participation minoritaire du NCD), le nombre d’acquisitions annuelles de la nationalité italienne a augmenté de 172,3%!!!.
 
Il est passé sur cette période de 65 383 à 178 035.
 
Alors que jusqu’en 2012, ce nombre était inférieur à celui observé en France, il est désormais supérieur, ce qui n’est pas peu dire quand on connait l’extrême facilité avec laquelle nos gouvernements donne la nationalité française depuis 1974 (augmentation des possibilités de regroupement familial décidé par Giscard d’Estaing).
 
Par ces naturalisations massives, le but de ces gouvernements dominés par le parti démocrate est bien entendu de limiter artificiellement l’augmentation du nombre d’étrangers. Mais cela ne diminuera pas l’augmentation du nombre d’immigrés et descendants d’immigrés, notamment des musulmans.
 
Par ailleurs, en Italie comme en France, on sait qu’une partie de ces immigrés sont de faux réfugiés et de vrais terroristes.
 
Pour améliorer la situation démographique italienne tout en sauvegardant la sécurité, il aurait fallu interdire l’avortement.  Il aurait fallu aussi mener une politique favorable à la famille (aide à l’épargne, allocations, exemption totale ou partielle des cotisations sociales pour les employeurs embauchant ou réembauchant des pères et mères de familles nombreuses etc.) notamment en facilitant l’accès au logement, comme l’a fait récemment le gouvernement hongrois de Viktor Orban (don de 10 millions de forints (environ 32 000 euros) pour les familles s’engageant à avoir au moins 3 enfants en 10 ans).
 
Mais des gouvernements qui favorisent, par la politique qu’ils mènent, le recul du catholicisme, comme c’est le cas du gouvernement italien, on ne peut pas attendre cette politique de sagesse. Il faudrait au préalable leur conversion.
 
Il nous faut espérer que, pour sanctionner la politique contraire à la loi naturelle du gouvernement italien (unions civiles en 2016, octrois de la nationalité italienne en nombre ahurissant depuis son arrivée au pouvoir, etc.), les électeurs italiens rejetteront massivement le projet de réforme constitutionnelle que souhaite Renzi. Celui-ci prévoit notamment de supprimer la possibilité qu’a le Sénat de bloquer les lois (possibilité qui n’existe pas pour le Sénat français). Or, il se trouve que le parti démocrate n’a pas la majorité absolue au Sénat!
 
Le référendum sur ce projet est prévu en octobre 2016.
 
G. Paume

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