Au sujet de l’impact des éoliennes sur la santé, Claude Brasseur, mathématicien, propose une méthode statistique objective. Mais, à ce jour, aucune autorité ne s’y est intéressée.

*******

Etude statistique : éoliennes et santé

Une méthode objective permettant d’évaluer les effets possibles des éoliennes sur la santé humaine.

Claude Brasseur, mathématicien

Les éléments importants :

1. La toxicité des éoliennes est prouvée pour les animaux.

  1. D’après, entre autres, les études du Docteur Rachel Leproult (ULB), ne pas dormir assez pendant longtemps raccourcit la vie.

  2. La présence d’éoliennes semble empêcher un nombre croissant de personnes de dormir.

  3. Toutes choses étant égales par ailleurs, si les chiffres enregistrés par les maisons du 3e âge proches d’éoliennes montrent une rotation plus rapide après l’installation d’éoliennes qu’avant, si le renouvellement est statistiquement moins grand au même moment dans des maisons éloignées des éoliennes, ces chiffres sont une preuve objective de la nocivité des éoliennes pour les humains indépendamment de tout témoignage.

Le raisonnement suivi :

Imaginons le cas théorique d’une résidence du 3e âge qui aurait le même nombre d’occupants depuis 10 ans. Il existe une liste d’attente et, aussi vite qu’un lit devient vacant suite au décès de son occupant, un nouveau résidant l’occupe. On peut imaginer un taux de mortalité de 10% par an dans cette résidence classique.

Supposons, une certaine année, l’installation d’éoliennes à proximité. Les années suivantes, la mortalité augmente. Elle monte à 11% la première année,  à 11,5% la seconde, à 12% la troisième… jusqu’à établir un nouveau taux de mortalité.

Si, comme dit dans l’introduction, toutes les autres données sont restées les mêmes – pas de changement de nourriture, d’environnement, de température, pas d’épidémie et pas de changement significatif dans la pyramide des âges des résidents ou dans leur état de santé – cette évolution de la mortalité peut signifier que la présence d’éoliennes raccourcit la vie de personnes vivant à proximité.

Bien évidemment, toutes les autres données ne sont jamais à 100% identiques et cela peut causer des distorsions. Le niveau de changement d’occupation peut varier pour d’autres raisons, avec ou sans éoliennes. Mais ces raisons, ces variables, peuvent être éliminées de l’étude statistique puisque nous disposons en masse de données assez loin dans le temps avant l’installation d’éoliennes. Nous pouvons établir une échelle de variations de ces données. Elle peut être comparée à l’échelle obtenue après l’inauguration des éoliennes.

De toute façon, on ne peut obtenir une valeur statistique qu’avec un grand nombre de données. En d’autres mots, si nous étudions le taux de mortalité d’un grand nombre de personnes âgées, des variations locales vers le haut ou vers le bas finissent par s’annuler. Et c’est précisément ce qui rend cette idée intéressante : dans mon petit pays, la Belgique, il y a des centaines de maisons du 3e âge à moins de 10 km d’éoliennes. Des différences statistiques peuvent facilement être obtenues.

Un autre avantage de cette étude est que les données qui lui sont nécessaires sont disponibles dans chaque institution et probablement aussi au niveau des administrations publiques locales. Le seul problème consiste à obtenir l’autorisation de les demander. Il faudra, bien sûr, les exploiter correctement mais cela est le travail des statisticiens. Ils savent éliminer les distorsions créées par des éléments particuliers et aussi tenir compte de la distance comme de la puissance des éoliennes proches ou éloignées des homes.

L’idée de cette étude m’est venue en entendant un membre du personnel d’un home dire : « Depuis l’installation d’éoliennes, nos pensionnaires meurent comme des mouches. » Il peut, bien sûr, s’agir d’une coïncidence et c’est aussi pour cette raison qu’il est indispensable de pouvoir disposer du plus grand nombre de données possible.

Mathématicien ayant enseigné « Probabilités et Statistique », j’ai imaginé un modèle pouvant traiter les données et éliminer tout ce qui n’est pas objet de la recherche. L’exemple théorique qui suit est un cas simplifié. La méthode « Anova » sera utilisée avec les vraies mesures.

Un exemple type:

Le but de ce qui suit est de décrire la procédure à suivre pour traiter statistiquement les données recueillies avec un exemple imaginaire.
Il s’agit d’un seul home où le nombre de places mises à la disposition des personnes âgées est resté le même au fil des années. Ce qui signifie que le nombre de lits n’a pas changé et nous savons qu’aucun lit ne reste vide car la liste d’attente est en permanence surchargée.

Supposons que nous connaissons le nombre de nouveaux résidants pour les 10 années qui précèdent 2005 alors qu’il n’y avait pas d’éoliennes et pour les 10 années après 2005 où un parc éolien a été installé à proximité de la maison du 3e âge.

Les données :

Nombre de nouveaux résidents chaque année avant 2005 :

93, 105, 115, 82, 75, 110, 75, 98, 101, 120

Nombre de nouveaux résidents chaque année après 2005 :

104, 98, 125, 132, 117, 89, 131, 115, 122, 117

Le nombre moyen de nouveaux résidents avant 2005 est :

M1 = 97,4 chaque année

Le nombre moyen de nouveaux résidents après 2005 est :

M2 = 115,0 chaque année

L’écart type relatif à M1 est S1 avec

S1² = {(93² + 105² +….)/10} – M1² = 231,04

S1 = 15,2

L’écart type relatif à M2 est S2 avec

S2² = {(104² + 98² +….)/10} – M2² = 178,8

S2 = 13,4

Supposons pour le moment que nos deux listes de mesures proviennent de la même « population »(au sens statistique, c’est à dire l’ensemble des nombres de nouveaux résidents disponible). Dans cette hypothèse temporaire, les différences entre les deux listes de mesures seraient dues au hasard et cela signifierait que les éoliennes n’ont pas d’effet sur la santé des personnes âgées et qu’en moyenne le nombre de nouveaux résidents reste stable durant les 20 ans. En statistique, cela s’appelle l’hypothèse nulle. Voyons si cela se confirme.

L’écart type de la différence des moyennes M1 et M2 : S

1/2

S de M1 – M2 = {(15,2/10) + (13,4/10)} = 1,7

Pour être capable de comparer des distributions de mesures entre elles, nous calculons la variable centrée réduite Z :

Z = (97,4 – 115)/1,7 = – 10

Avec un test unilatéral de signification de 0,05 (5% de risque de se tromper), l’hypothèse nulle est refusée.
Z = – 10 est plus petit que – 1,645 fourni par la loi normale. Ce n’est donc pas par hasard que les deux listes de mesures diffèrent.

Les parcs éoliens sont donc nocifs et nous pouvons alors nous intéresser à découvrir par quels processus ils raccourcissent la vie des habitants. En particulier, la piste des effets des infrasons est à suivre car il y a moyen de se protéger du bruit des éoliennes mais pas des infrasons. Par de nombreuses études scientifiques indépendantes, nous savons que les basses fréquences, les infrasons et les variations d’amplitude sont coupables de beaucoup de problèmes (et c’est bien pour cette raison que les gouvernements refusent de les prendre en compte).

Disons, en conclusion, que cet exemple est uniquement « de principe ». Les vraies mesures dont on peut disposer viendront de plusieurs maisons du 3e âge et même d’un nombre aussi élevé que possible pour éviter toute influence autre que les éoliennes (épidémies, nutrition, hasard…). Certaines de ces maisons seront à l’abri des éoliennes (10 km?) et serviront à étalonner les résultats des mesures faites pour les maisons à proximité des parcs éoliens.
La méthode statistique d’analyse ANOVA sera alors mise en application pour mettre en évidence, s’ils existent, les effets nocifs des éoliennes géantes.

Quelques références :

1/NASA Technical Memorandum 83288, Guide to the evaluation of human 
exposure to noise from large wind turbines, March, 1982 
2/NASA Contractor Report 172482 Response measurements for two building
structures excited by noise from a large horizontal axis wind turbine  generator, November, 1984 
3/ N.D. Kelley, Solar Energy Research Institute, Colorado 1987 - 
A proposed metric for assessing the potential of community annoyance 
from wind turbine low-frequency noise emissions. 
4/D.S.Nussbaum, S.REINIS, Some individual differences in human 
response to infrasound, Institute for Aerospace Studies, 
University of Toronto, January, 1985
5/Acoustic Noise Associated with the MOD-1 Wind Turbine: its Source, 
Impact and Control, Prepared for the U.S. Department of Energy, 
February, 1985
6/J.Chatillon,Limites d'exposition aux infrasons et aux  ultrasons, 
INRS, 2006 
7/Nina Pierpont, MD, PhD, Wind Turbine Syndrome: a report on a 
natural experiment,December, 2009 
8/Shepherd Daniel and alter. Evaluating the impact of wind turbine 
noise on health related quality of life - Noise and Health - 7-10-2011 
9/Carl V. Phillips, Properly Interpreting the Epidemiologic Evidence
About the Health Effects of Industrial Wind Turbines on Nearby 
Residents, Bulletin of Science, Technology and Society, 2011 
10/Nissenbaum Michael A and alter, Effects of industrial wind noise on sleep and health - noise
 and health. 7-10-2012, vol. 14, p. 243 
11/Rand Acoustics, Brunswick, ME, A Cooperative Measurement Survey and Analysis of Low
 Frequency and Infrasound at the Shirley Wind Farm in Brown County, 
Wisconsin,December, 2012 
12/Steven Cooper, Cape Bridgewater Wind Farm Acoustic Study, January, 2014
13/Steltenrich Nate. Wind Turbines.  A different Breed of noise? Environmental Health 
Perspectives, vol. 122 - number 1, 1-2014 
14/Dr. Mariana Alves Pereira, How to test for the effects of low-frequency turbine noise, 
Lusofona University, Portugal, February, 2014 
15/Robert Y McMurtry, Carmen ME Krogh, Diagnostic criteria for adverse health effects in 
the environs of wind turbines, JRSM Open, October, 2014 
16/Denise Wolfe, Review of the Health Canada Wind Turbine Noise and Health Study, 
November, 2014
17/ Final report – Parliament of Australia. Senate Select  Committee on Wind Turbines.
Australian Federal MP Alby Schultz said that wind farms are the "biggest government
 sponsored fraud in the history of our country".

Cet article vous a plu ? MPI est une association à but non lucratif qui offre un service de réinformation gratuit et qui ne subsiste que par la générosité de ses lecteurs. Merci de votre soutien !

12 commentaires

  1. Francis says:

    Des études épidémiologiques avec d’autres méthodes ont été menées en Australie du Sud sur les infrasons du site éolien de Mac Arthur, en 2014. Etude menée sur des éoliennes VESTAS type V112 de 3 MW. Tous les résultats concordent. Des citoyens ont été ont affectés par les infrasons jusqu’à 8 km de distance. Etude menée sur un échantillon de 66 personnes, résidant dans un rayon de 8 km autour du parc.
    Le sénateur John Madigan l’a révélé publiquement devant le sénat australien le 17 mars 2014.
    Bien sûr, ces études ont été niées par la puissante filière éolienne, aidée dans sa mauvaise foi par de pseudo-scientifiques complices, comme il fallait s’y attendre.

    Au Danemark, en 2015, un élevage de visons a été décimé : des animaux sont nés malformés ou aveugles et d’autres se sont entre-tués sans raison. Les vétérinaires sont formels : il ne s’agit pas de virus. Et encore moins de leur « imagination » comme le lobby éolien veut le faire croire.

    Dans la Somme ( à Boisle) et en Loire Atlantique ( Puceul) ce sont les bovins qui tombent malades à proximité des parcs.

    http://www.courrier-picard.fr/archive/recup%3A%252Fregion%252Fpicardie-des-eoliennes-tueuses-de-vaches-ia0b0n643642

    https://www.youtube.com/watch?v=ss0Gf8R0q5c&t=5s

    Au Danemark, c’est effrayant !..
    https://www.youtube.com/watch?v=_RI_LxnZYM0&feature=youtu.be

    • Luxettenebrae says:

      Pour le reste je ne sais pas, mais il n’est pas étonnant qu’une étude épidémiologique sur 66 personnes n’ait pas été reconnu par la communauté scientifique. Il faudrait plusieurs centaines de personnes de différents âges, des différents origines et de différents situations géographiques (à proximité tout de même des parcs) comparées à un groupe témoin tout aussi représentatif et se trouvant au delà de la distance prévu pour que l’étude soit valable.
      En suite pour les deux exemples cités il y a deux autres explications possibles aux événements : un problème de consanguinité qui peut s’observer de manière récurrente dans les élevages (pour des visons qui ne sont pas forcément l’espèce la plus répandue, ce serait assez probable) et des épidémies en Somme et Loire-Atlantique.
      Il manque donc une étude sérieuse à grande échelle aussi bien sur les humaines que sur les animaux dans vos exemples (je peux jeter un oeil si vous voulez)

      • Luxettenebrae says:

        Pour l’instant, je n’ai pas pu repérer de protocole solide sur le sujet. La communauté scientifique semble être globalement d’accord pour dire que nous manquons de données fiables. Les troubles du sommeil semblent être les seuls sur lequel il y a un consensus (sachant que migraine et dépression peuvent être causés par ce type de trouble). L’ANSES recommande d’augmenter la distance minimum entre les habitations et les éoliennes jusqu’à 1000 mètres (contre 500 mètres actuellement).
        Nous avons d’autres types d’installations humaines qui peuvent présenter des nuisances pour la santé en cas de proximité (routes, pylônes électriques ou même vos chers écrans de PC particulièrement connus pour jouer sur les troubles du sommeil). Nous avons donc deux solutions, soient trouver une alternative à ces installations ou aux matériaux qui les composent soit changer la législation des constructeurs pour qu’ils respectent les habitations, la dernière proposition étant la plus réaliste (sinon, on arrête de vivre).

  2. Luxettenebrae says:

    Merci pour ce protocole détaillé. Très intéressant. En revanche, il vous manque un autre échantillon témoin (hormis celui de la mortalité en maison de retraite en 2005) : il faut que votre étude soit réalisée en parallèle sur un échantillon de maisons de retraite en dehors du périmètre des éoliennes (si possible aussi grand que l’échantillon exposé aux éoliennes), cet échantillon servant de témoin qui permettra d’éliminer les causes extérieurs. En effet la mortalité augmente en Europe depuis plusieurs années et vous devez donc être bien sûr que l’augmentation potentiel de mortalité que vous observerez n’ait pas dû à un simple phénomène de vieillissement de la population.
    D’autre part, il va falloir que vous me donniez des sources concernant l’impact sur les animaux (et que vous précisiez la nature de cet impact).

    • Luxettenebrae says:

      Pour les animaux, je pose la question dans la mesure où je n’ai pu trouver que des études sur les oiseaux (impact lié à la collision), les chauve-souris (collision également) et les animaux marins (non affectés) donc je suis assez surprise. Au final il y a plus de documentations (pour l’instant au niveau de mes recherches sans protocole solide) sur de possibles effets sur la santé des êtres humains (essentiellement le manque de sommeil et des symptômes qui en dérivent) que sur celle des animaux.

  3. L’éolisme est une perversité. Il suffit de mentionner les poèmes de Sappho, écrits en éolien à des éoliennes sur l’île éolienne de Lesbos.

    • Le Sommelier says:

      Il est certain qu’ un mauvais vent d’Est nous vient de là-bas, Lesbos !
      Abrutiglio , grand voyageur lesbien pour l’ occasion, y allah en pèlerinage et en revint en aéronef muni d’ hélices, papales car pulsant l’ air à grande vitesse, avec quelques immigrés musulmans à bord .
      Et oui ! de Lesbos, nous est venu le Blanc bachibouzouk,
      Et dans ses soutes de quoi mettre le Souk !
      Si un jour les pales de ces moulins devaient être retirées,
      je suggère que les pylônes deviennent autant de minarets .
      L’ éolisme est bien une perversité !

  4. @ M. Léo Kersauzie
    Peut-on vraiment étudier l’échantillon « population de maisons de retraite », et en tirer des conclusions pour l’ensemble de la population?
    Autant étudier l’effet du Beaujolais dans les maternités, et en tirer des conclusions pour 66 millions de français!
    Merci d’éclairer vos lecteurs.

    • Luxettenebrae says:

      Effectivement, c’est l’autre grande faille de l’article. Dormir moins, réduit l’espérance de vie si cette diminution globale a lieu durant toute la vie et nous n’avons donc pas assez de recul par rapport à l’installation des éoliennes. Et effectivement, on ne peut pas étendre les conclusions au reste de la population.
      Cependant, il est toujours intéressant d’avoir des données centrée sur un sujet particulier (ici la mortalité en maison de retraire à proximité des éoliennes) du moment que le protocole est bien encadrée. Ce qui me saute aux yeux c’est l’absence de la population témoin mais il faudrait l’avis de scientifiques plus spécialisés sur ce type d’étude (mortalités en maison de retraite, je veux dire) pour valider ou non le protocole avant sa mise en place.

      • Madame,
        vous portez très bien votre pseudo!
        Effectivement, pour l’éolien comme en toute chose,
        il y a des « ombres » et des « lumières ».

        • Mad-Max says:

          Pour ma part , il est un homme peut-être un transgenre …MCF 69

  5. La méthode de Mr Brasseur est fort intéressante et mérite en effet d’être développée et parfaite, mais il est certain que les lobbys des éoliennes ne tiennent pas à ce que des méthodes objectives et fiables voient le jour pour de sombres raisons que l’on sait.
    S’il ne s’agissait pas de sujet aussi grave que la santé, il serait d’ailleurs amusant de voir comment certains défenseurs acharnés de ces moulins si prompts à sortir leurs règles à calcul pour asséner « leurs vérités » en usant de données des plus aléatoires sont immédiatement vent debout dés qu’il est question de parfaire une étude sérieuse et objective. Bien entendu, il y a fort à penser que les résultats de celle-ci seraient certainement à 1000 lieues du tableau idyllique qu’ils essaient de brosser afin de justifier l’implantation de leurs engins nocifs.
    Souhaitons que cette méthode pragmatique voit le jour et soit affinée afin de démentir les louanges des adorateurs inconditionnels de ces monstres d’acier par la logique et l’indépendance qui se doit d’être la règle de toute analyse scientifique.

Médias-Presse-Info est une association à but non lucratif.

MPI a besoin de votre aide !

Notre besoin s’élève à 42.000 € pour 2018

btn_donateCC_LG

27,10 % récoltés 30.618 € manquants

11382 € récoltés / 42.000 € nécessaires

Il nous reste cependant 30.618 € à trouver !

btn_donateCC_LG

Merci de votre généreux soutien !

Social Media Auto Publish Powered By : XYZScripts.com