La réconciliation des peuples qui composent l’Australie est loin d’être gagnée. En témoigne cette étonnante affaire d’une employée aborigène qui poursuit en justice des étudiants pour des motifs raciaux.

Une employée de l’unité aborigène de l’Université technique du Queensland (nord-est du pays) a porté plainte en vertu des lois de discrimination raciale de l’Australie et demande des dommages et intérêts de 250 000 $ australiens. L’affaire concerne un incident qui s’est déroulé en 2013 : trois étudiants ont tenté d’utiliser un laboratoire informatique de l’unité Oodgeroo réservée aux aborigènes.

Selon des documents récemment déposés au greffe de la Cour fédérale australienne, Cindy Prior a remis en cause l’identité raciale d’un des étudiants, Alex Wood. M. Wood affirme que, en compagnie de deux autres étudiants, il avait commencé à utiliser un ordinateur dans l’unité Oodgeroo quand Mme Prior lui a « demandé agressivement » de révéler son identité raciale. Après l’avoir déclinée, l’administratrice aborigène aurait dit d’un « ton agressif et désagréable » qu’il ne pouvait rester dans ce laboratoire parce qu’il n’était pas aborigène. Mme Prior a alors exigé que les trois étudiants quittent le laboratoire « immédiatement en raison de leur identité raciale ». 

Selon le journal The Australian, l’administratrice aborigène a fait valoir que ce lieu était « un espace autochtone réservé aux étudiants aborigènes et du détroit de Torres » et qu’il y avait d’autres endroits où ils pourraient utiliser des ordinateurs. Elle a demandé aux étudiants de quitter les lieux, ils sont partis paisiblement. Alex Wood s’est plaint une heure plus tard sur une page Facebook de l’université : « Viens de me faire expulser d’une salle informatique aborigène non indiquée. L’université combat la ségrégation par la ségrégation ». Mais à cause de ce message sur un réseau social, Alex Wood est poursuivi en justice pour haine raciale. « Je ne parviens pas à comprendre comment cet acte relativement mineur me rend passible de poursuites criminelles pour “discours haineux” et une demande de dommages et intérêts et de plus de 250 000 $ », a-t-il déclaré dans sa déposition sous serment. « Ma mère est veuve. Cet incident nous a causé, à elle et à moi, beaucoup de détresse et de contrariétés. Je ne suis pas une personne raciste et personne ne l’a jamais suggéré à mon sujet. Je n’ai presque pas d’économies… », a ajouté Alex Wood.

Un autre étudiant avait écrit peu après son expulsion : « Je me demande où se trouve le labo d’informatique pour suprématistes blancs. » A une autre époque, celle qui précède l’ère du politiquement correct et de la discrimination positive, cette phrase aurait sans doute été considéré comme de l’humour estudiantin. Mais cela a suffi à poursuivre en justice cet étudiant qui affirme pourtant détester toute forme de discrimination raciale « En tant qu’Australien et étudiant à l’université, j’ai été consterné d’apprendre que la ségrégation raciale était pratiquée sur le campus de mon université. »

L’université a réagi en déclarant qu’elle « soutient sans réserve ses services de soutien pour assurer le succès des étudiants aborigènes et du détroit de Torres (600 sur 49 000) ; en particulier l’offre d’espaces réservés où les étudiants aborigènes et du détroit de Torres peuvent utiliser des ordinateurs, travailler avec du personnel et des tuteurs autochtones, avoir accès à du soutien pédagogique et socialiser. »

 Le journal australien Herald Sun considère que l’administratrice aborigène de l’université devrait immédiatement abandonner son procès contre les étudiants de l’Université technique du Queensland. En outre, la Loi contre la discrimination raciale devrait être modifiée pour éviter à l’avenir des poursuites similaires. L’article 18 C est rédigé de telle sorte qu’il suffit qu’une personne membre d’un groupe ethnique, racial ou autre prétende se sentir subjectivement insultée, intimidée ou humiliée pour que la loi puisse s’appliquer : “the act is reasonably likely, in all the circumstances, to offend, insult, humiliate or intimidate another person or a group of people;” « l’acte est raisonnablement susceptible, dans toutes les circonstances, d’offenser, insulter, humilier ou intimider autrui ou un groupe de personnes ; ».

Ce n’est pas la première fois que l’article 18C est utilisé de façon absurde. En septembre 2010, neuf aborigènes avaient engagé des poursuites en justice devant la Cour fédérale australienne contre le journaliste Andrew Bolt et le Herald Sun pour des articles suggérant qu’il était devenu à la mode pour des « gens à la peau claire » issus de divers groupes ethniques de préférer leurs origines aborigènes parce que cela leur était plus bénéfique sur le plan politique, social et pour leur carrière. Les requérants ont affirmé que ces articles violaient la Loi sur la discrimination raciale. Ils ont exigé des excuses, le paiement des dépens et une interdiction de republication des articles et des messages incriminés et « autre réparation que le tribunal estimerait apte ». Le 28 septembre 2011, le journaliste Bolt a été reconnu coupable d’avoir contrevenu à l’article 18C de la Loi sur la discrimination raciale.

(source)

Cet article vous a plu ? MPI est une association à but non lucratif qui offre un service de réinformation gratuit et qui ne subsiste que par la générosité de ses lecteurs. Merci de votre soutien !

Achetez vos livres sur MPI
Vous faites travailler ainsi des libraires français et soutenez MPI
PORT à 1 cts A PARTIR DE 64 € D'ACHAT !

Retrouvez votre librairie sur livres-et-idees.com
avec plus de 10.000 références !

La compagnie des ombres par Michel De Jaeghere

14,90 €
Ajouter au panier
Le passé ne meurt pas par Jean de Viguerie

19,00 €
Ajouter au panier
Une élite sataniste dirige le monde par Laurent Glauzy

23,00 €
Ajouter au panier

Cliquez ici pour voir votre panier et passer votre commande

4 commentaires

  1. Daflon says:

    Encore un pays de m…e! En tout, lui, qui n’etait pas raciste, a de bonnes chances de le devenir..et de haïr tous les responsables de ces discriminations anti blanches.

  2. Encore une preuve que les détraqués faiseurs de « lois » du 21ème siècle, quel que soit le pays où ils sévissent, ont presque atteint leur but : faire de la planète un enfer proto-carcéral.

  3. romulus says:

    En fait, dans toute société dite civilisée, ceux qui font des études de droit doivent bien trouver un débouché. Peut importe si les lois sont iniques ou bien adaptés, ou justes, elles existent et sont là pour assurer l’avenir des « amis » et des descendants de ceux qui les ont créées. Il en va de m^me pour les systèmes techniciens, les productions techniques, etc….Si cela a été créé (pour assumer par exemple la sacro-sainte croissance), alors cela doit être rentabilisé, peut importe si cela détruit l’emploi, la société ou la nature: les moyens justifient la fin et cela va entrainer notre perte définitive, sauf à réinverser: penser sagement la fin et s’en donner les moyens tout juste adéquats, ni plus ni moins! Dans le cas présent, un simple rappel de la finalités du dispositif mis en place aurait été heureux et suffisant, mais puisque la loi l’avait prévu, il fallait l’utiliser coute que coute pur la justifier, quitte à briser une famille et créer une injustice.

    • moi qui pensais qu’il n’y avait que les juifs qui agissaient de la sorte, je me rend compte que c’est beaucoup plus répandu qu’on ne le croit

Laisser un commentaire

Social Media Auto Publish Powered By : XYZScripts.com