La révélation des conditions d’arrivée du tueur de Manchester, ajoutée à celles de certains des tueurs de Bruxelles et de Paris, des assassins et des violeurs en Allemagne et en Suède, des agresseurs, des cathophobes…, font revenir à l’esprit la fameuse fable de Jean de La Fontaine, Le Villageois et le serpent. Si le grand écrivain du Grand Siècle s’est usé le poignet à écrire des fables ou à adapter celles d’Esope, ce n’est pas pour donner aux instituteurs (et institutrices) matière à donner de quoi apprendre par cœur à leurs juvéniles ouailles. C’est pour amener à réfléchir ses lecteurs. Que tous les collabos de l’envahisseur méditent donc cette fable :

Ésope conte qu’un manant,
Charitable autant que peu sage,
Un jour d’hiver se promenant
À l’entour de son héritage,
Aperçut un Serpent sur la neige étendu,
Transi, gelé, perclus, immobile rendu,
N’ayant pas à vivre un quart d’heure.
Le Villageois le prend, l’emporte en sa demeure,
Et, sans considérer quel sera le loyer
D’une action de ce mérite,
Il l’étend le long du foyer,
Le réchauffe, le ressuscite.
L’animal engourdi sent à peine le chaud,
Que l’âme lui revient avecque la colère.
Il lève un peu la tête, et puis siffle aussitôt ;
Puis fait un long repli, puis tâche à faire un saut
Contre son bienfaiteur, son sauveur et son père.
« Ingrat, dit le Manant, voilà donc mon salaire ?
Tu mourras. » À ces mots, plein d’un juste courroux,
Il vous prend sa cognée, il vous tranche la bête ;
Il fait trois serpents de deux coups,
Un tronçon, la queue, et la tête.
L’insecte, sautillant, cherche à se réunir ;
Mais il ne put y parvenir.
Il est bon d’être charitable :
Mais envers qui ? c’est là le point.
Quant aux ingrats, il n’en est point
Qui ne meure enfin misérable.

« Que ceux qui ont des oreilles entendent », disait Notre Seigneur Dieu d’Amour et de Paix rapporté par Saint Matthieu (chapitre XIII, verset 9). Le même qui disait qu’on ne donne pas aux petits chiens (comprendre : aux infidèles) le pain des enfants de Dieu (Saint Marc, chapitre VII, verset 24)…

Hristo XIEP

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5 commentaires

  1. marco says:

    je met sur fb ,,et autres sites ,,,et contacts comme d autres bons articles mpi

  2. Aliénor says:

    http://www.la-fontaine-ch-thierry.net/liscompa.htm

    celle-ci est d’actualité également

    LA LICE ET SA COMPAGNE (*)

    ……………Une Lice (1) étant sur son terme (2),
    Et ne sachant où mettre un fardeau si pressant,
    Fait si bien qu’à la fin sa Compagne consent
    De lui prêter sa hutte, où la Lice s’enferme.
    Au bout de quelque temps sa Compagne revient.
    La Lice lui demande encore une quinzaine.
    Ses petits ne marchaient, disait-elle, qu’à peine.
    Pour faire court (3), elle l’obtient.
    Ce second terme échu, l’autre lui redemande
    Sa maison, sa chambre, son lit.
    La Lice cette fois montre les dents, et dit :
    Je suis prête à sortir avec toute ma bande,
    Si vous pouvez nous mettre hors.
    Ses enfants étaient déjà forts.

    Ce qu’on donne aux méchants, toujours on le regrette.
    Pour tirer d’eux ce qu’on leur prête,
    Il faut que l’on en vienne aux coups ;
    Il faut plaider, il faut combattre :
    Laissez-leur prendre un pied chez vous,
    Ils en auront bientôt pris quatre.

    (*) Source : Phèdre (I,19) : La chienne et ses petits

    (1) Lice : femelle de chien de chasse, destinée à faire race (Richelet)
    (2) sur le point de mettre bas
    (3) pour abréger

    Illustration Jean Claval
    (carte postale)

  3. Alexandre Sanguedolce says:

    Un serpent reste un serpent, il châtie son bienfaiteur.

  4. Axone says:

    C’est comme tendre la joue : Un principe chrétien qui peut devenir fou. Cela n’est utile que face à des gens capables d’être « touchés » par ce geste. Le faire inconsidérément devant des monstres expose à se faire dévorer, ni plus ni moins.

  5. Mirage says:

    Ah ces fables si pleines de bon sens. Un vrai régal.
    J’ai goûté à celles du serpent et toute ma famille celle de la lice.
    Cela vous rend amer.

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