medaille-famille      Ce samedi 30 Novembre, à 11h30 précisément au palais de  l’Elysée,  le président de  la  République  François  Hollande et la  ministre déléguée à la famille, Dominique  Bertinotti,  remettaient la  » médaille des familles » à  trente  mères de  famille nombreuse. Un père  de famille la  reçut à la place de son épouse, à titre posthume . Quatre  présidents d’associations venant en aide  à des familles moins  favorisées, furent eux-aussi récompensés pour leurs  services: ils  bénéficient  ainsi des nouvelles conditions d’attribution, venant d’être réformées en mai 2013.

Cette médaille de la Famille fut créée en 1920, au lendemain de la Première Guerre Mondiale . La France  d’alors était  gravement touchée par le deuil de tous ces hommes, morts au combat. Les familles et la natalité avait elles-aussi beaucoup soufferts. Il fallait leur redonner un essor et les encourager à se développer à nouveau. Cette décoration servit à cela. Peu de médias en parlent aujourd’hui.

Très hypocritement, quand on sait l’acharnement de son gouvernement à mener une politique antifamiliale et à tenter de détruire la famille par tous les moyens (loi Taubira, fiscalité…), François Hollande  a néanmoins voulu rendre hommage à toutes les familles.

En faisant très officiellement le constat évident que « la réussite du pays dépend de la politique familiale« , le président  de la république n’a pas du se rendre compte qu’il exprimait ainsi un cocasse désaveu de sa propre politique.

François Hollande  a néanmoins suivi la tradition en voulant récompenser ces mères de familles nombreuses. Dans le discours qu’il prononça, il fit aussi allusion au taux de natalité français, un des plus élevés d’Europe.

En effet, notre taux de natalité étant de 2,1, il est à priori suffisant pour renouveler les générations, fait de plus en plus rare sur le vieux continent.

Mais ce que le président de la République n’a pas dit, c’est que l’immigration joue un rôle prépondérant sur ce taux de natalité : c’est en grande partie du fait de l’immigration que la France a encore aujourd’hui d’aussi nombreuses naissances. Il n’a pas non plus évidemment évoqué le drame et les conséquences catastrophiques du génocide de l’avortement qui provoque la mort horrible et douloureuse de près de 200 000 petits Français chaque année.

Dans son discours, François hollande rappela que 80 milliards d’Euros étaient consacrés à la politique familiale et annonça qu’il était désormais nécessaire de faire des économies.

En remettant en ces termes cette médaille aux familles, voulait-il sous-entendre aussi que les allocations familiales seraient diminuées en 2014? Peut-être mais il n’en a rien dit. Il présenta plutôt un certain nombre de « mesurettes » comme des solutions d’accueil pour la petite enfance et évoqua une revalorisation de 25% de l’allocation de rentrée scolaire.

Enfin, égal à lui-même et jouant sur les mots, le président de la République finit son allocution sur une note très fidèle aux grandes lignes de sa politique idéologique et  antifamiliale en prétendant que  « les évolutions de la société sont telles qu’il y a aujourd’hui non pas un seul modèle familial mais plusieurs familles: unies, séparées, recomposées, monoparentales ou homosexuelles ». Une parole de mépris public de plus pour non seulement le bon sens mais aussi pour les millions de Françaises et de Français qui sont descendus dans la rue pour lui expliquer que LA Famille c’est un papa, une maman et des enfants.

Outre cela, cette Médaille pour les Familles Nombreuses doit concrètement rester un encouragement pour les familles à se développer, même si dans les faits, cela est de plus en plus difficile et que le monde d’aujourd’hui exalte plutôt l’égoïsme, la facilité et le confort plus que le don de soi, la générosité et le sacrifice.

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7 commentaires

  1. Françoise Authosserre says:

    Une famille monoparentale (femme élevant seule ses enfants dans la plupart des cas, veuve ou séparée contre son gré) n’est pas une famille ?
    Une famille recomposée (veufs remariés) n’est pas une famille non plus ?
    Alors, quels noms leur donnez-vous ? Et ces enfants vivant dans ces familles qui ont survécu courageusement à un drame, n’appartiennent-ils pas à une famille ? C’est cela que vous leur dites ?
    J’attends votre réponse.
    Merci par avance.

    • En tout état de cause, une « famille » homosexuelle (par anti-phrase sans doute!) n’est pas une famille réelle puisque au moins l’un des deux ‘tuteurs’ n’est pas parent biologique de l’enfant. Au surplus, l’enfant est dans ce cas privé de la parité sexuelle indispensable à son épanouissement… cf débats réclamés, mais refusés aux citoyens de notre pays au cours de l’année écoulée.

    • marc Sorede says:

      Chère Françoise,

      vous dites:
      « Une famille monoparentale (femme élevant seule ses enfants dans la plupart des cas, veuve ou séparée contre son gré) n’est pas une famille ? »

      -c’est plutôt ce qu’il en reste…le modèle naturel, ce vers quoi il faut tendre et qu’il faut protéger à tout prix, parce que garant d’équilibre, c’est un père et une mère biologiques élevant leurs enfants… alors oui, le décès ou le départ de l’un est un drame qui laissera des traces…mais sinon, non, non et non, le choix délibéré de la monoparentalité n’est pas constitutif d’une famille. L’enfant sera naturellement fondé à reprocher à ce parent de l’avoir privé de l’autre…

      -Une famille recomposée (veufs remariés) n’est pas une famille non plus ?

      -il n’y a pas que les veufs remariés…
      et sinon, pas vraiment…le fait que l’un des parents ne soit pas le parent biologique d’un ou plusieurs enfants est extrêmement difficile à gérer, et à accepter pour l’enfant. En toute hypothèse, cela fait suite à un drame, à une cassure dont l’enfant gardera les séquelles, surtout s’il sent qu’il a été abandonné par un père ou une mère qui lui a préféré une autre mère ou un autre père…

      -Alors, quels noms leur donnez-vous ?

      -vous les avez donné vous même, ces noms:
      monoparentalité, recomposition…

      -Et ces enfants vivant dans ces familles qui ont survécu courageusement à un drame, n’appartiennent-ils pas à une famille ? C’est cela que vous leur dites ?

      -je veux bien que vous reconnaissiez du courage à ces enfants, ils en ont besoin. surtout si leur situation est la conséquence de l’égoïsme d’un de leurs parents qui lui, en a manqué singulièrement.
      Et je ne peux dire qu’ils appartiennent bien à une famille car alors, moi, je vous pose la question:
      -dans le cas de séparation des parents, où est leur famille: chez le père (avec ou sans une belle mère),
      chez la mère (avec ou sans un beau père)? chez les 2?
      -mais alors, peux t-on alors avoir « 2 » familles ???
      -et si l’enfant est balloté de l’une à l’autre, n’est ce pas la démonstration qu’une famille ne peut être que l’union de leurs (vrais )parents?

      entendons nous:
      il ne s’agit pas de critiquer cruellement des situations pénibles…tout juste de rappeler les fondamentaux qui semblent singulièrement perdus de vue dans une époque qui a perdu tout repère et qui s’apprête à payer cash les conséquences d’un hédonisme débridé…

      non, tout ne se vaut pas.

  2. C’est assez simple. Il s’agit tout d’abord de ne pas critiquer les personnes que la vie peut jeter dans des situations douloureuses, contre lesquelles elles luttent souvent avec un courage admirable.

    Mais il s’agit de comparer des structures familiales entre elles. Le discours dominant, profondément révolutionnaire, a l’intention affichée de briser un discours traditionnel, qui fait de la famille « nucléaire » le modèle familial par excellence, à même de remplir dans les meilleures conditions la fin éducative qui est celle de la famille.

    L’idéologie sous-jacente au discours d’Hollande veut que les familles séparées, recomposées, monoparentales, homoparentales, soient d’authentiques modèles au même titre que la famille traditionnelle père-mère-enfant(s). Mais en réalité, les autres formes de famille sont le fruit d’accidents de la vie, créant des conditions beaucoup plus difficiles pour l’éducation des enfants et leur épanouissement.

    La famille traditionnelle est en effet la conséquence stable d’un fait de nature, à savoir la nécessité impérieuse, pour procréer de façon naturelle, d’un homme et d’une femme, complémentaires dans l’oeuvre de la génération comme dans celle de l’éducation qui la complète et l’achève. En ce sens, seule la famille père-mère-enfant(s) peut prétendre au titre de « modèle ». Les autres formes de famille sont toujours la conséquence d’une fracture de ce modèle initial, fondé sur la réalité de la nature et sur ses exigences propres.

    Par conséquent la loi, si elle tient compte de la réalité plus que de l’idéologie, doit s’efforcer tout à la foi de protéger ce modèle, de continuer à le présenter comme un modèle, mais aussi de venir en aide, pour autant que ce soit le rôle de l’Etat, aux personnes victimes des fractures de ce modèle. On comprend alors que le plus grand crime pour l’Etat consiste à détruire en connaissance le modèle traditionnel fondé sur la réalité afin de lui substituer un anti-modèle fondé sur les constructions, et même les délires et les caprices de la volonté humaine « libérée » du réel : l’homme peut « faire famille » comme il l’entend, c’est-à-dire inventer et réinventer la structure familiale selon son goût du moment.

    Mais chercher à se « libérer » volontairement (je dis bien volontairement) du réel, c’est vouloir le reprendre un jour en pleine figure, comme un boomerang. Car si Dieu est toujours prêt à pardonner, l’homme pardonne parfois, mais la nature jamais. Nous saurons un jour les drames produits par des structures familiales construites au mépris du réel, et promues de façon insensée par l’Etat.

    Je récapitule :

    – Un modèle familial qui présente les meilleures conditions : père-mère-enfant(s).
    – Des fractures accidentelles de ce modèle : familles séparées, recomposées, monoparentales…
    – Des structures construites au mépris du réel : « familles » homoparentales, trouples…

    Tout ne se vaut pas. Si tout se vaut, plus rien ne vaut.

  3. Deleglod says:

    Oui Monsieur le président , vous pouvez donner médaille à l’émigré et ses 4 femmes et 46 enfants .Vous donnerez moins aux homos mâles car ils vont avoir du mal malgré les essais non transformés ? ou ça ce saurait .

  4. hu de bzc says:

    ainsi donc aucune décoration n’a été jetée à la figure de de ce hollande.demission.fr?
    toutes ces meres de famillle sont restées muettes?
    c’est là, une occasion , à bordeaux alain juppé s’etait fait remettre en place ,lui qui est pour le mariage pd

  5. Merci de nous rappeler ces évidences concernant la place cohérente de la famille dans notre société. En ce qui concerne la fécondité des Françaises, je pense qu’il n’est pas juste de penser que cette fécondité provient de l’immigration: il suffit de regarder autour de soi les jeunes couples d’origine française pour constater que ce sont eux qui ont 2 et souvent 3 enfants, ce qui est une manière de prouver que, malgré toutes les difficultés matérielles de cette génération quasiment négligée (abandonnée) par les politiques, ils gardent espoir et confiance en l’avenir.
    Quelques chiffres en Europe: en 2012, L’Allemagne poursuit son déficit annuel de population très important (- 2,4%) et un solde migratoire excessivement important également (+4,9%), ce qui prouve que sa population vieillit, ce qui va lui poser problème dans quelques années, et a besoin de ces apports migratoires, alors que la France a un accroissement des naissances de 3,8% en 2012, continuant le baby-boom commencé en 1946, et un taux migratoire de seulement 0,8%! Nous pouvons être fiers de nos jeunes générations qui assument!
    Ce phénomène est assez étonnant car la France a longtemps été un pays de dénatalité, au 19ème siècle, par exemple, moment où l’Allemagne avait un bon taux de fécondité.

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