Le mot du général de division de la Garde Impériale, le comte Pierre Cambronne, comptait 5 lettres. Celui de Frauke Petry en compte 4 : « NEIN ! ». Le 21 janvier, le parti patriote allemand AfD (Alternative für Deutschland) organise un meeting à Coblence  avec ses plusieurs de ses alliés au Parlement Européen, notamment le parti patriote français Front National et le parti patriote néerlandais Partij voor de Vrijheid, Parti de la Liberté, tous membre du groupe Europe des Nations et des Libertés rassemblant 40 députés de 10 nations (Allemagne, Autriche, Belgique, France, Italie, Lituanie, Pays-Bas, Pologne, Roumanie et Royaume-Uni).

Plusieurs officines de propagande du régime de collaboration avec l’occupant américain se sont vu refuser une accréditation pour assister à ce meeting, notamment les quotidiens Handelsblatt et Frankfurter Allgemeine Zeitung, les magazines Spiegel et Compact,  et la totalité des chaînes de télévision. Cette interdiction ne couvre que la rencontre, l’accès à la conférence de presse leur étant ouvert. Les points ont été mis sur les i et même les Umlauts sur les a, e, o et u par le mari de Frauke Petry, le député européen Marcus Pretzell ayant accusé ces médias d’avoir une « couverture si orientée » de son parti qu’ils pourront « peaufiner leurs scénarios » sans accès direct à l’événement.

Du côté des réseaux de propagande, l’heure est aux glapissements hystériques. Le rédacteur en chef de la chaîne publique ARD, Kai Gniffke,  a déploré « une atteinte massive à la liberté de la presse », rappelant que cette convergence des populistes européens était « d’une grande importance » pour les prochaines échéances électorales, et se réservant la possibilité d’un recours en justice. Rappelons que c’est le même Gniffke qui avait refusé de mentionner que l’assassin de la jeune Maria Ladenburger était un colon afghan. Le président de l’Association allemande des journalistes, Frank Überall, a lui aussi estimé que « les partis qui entendent forger l’opinion publique ne peuvent laisser les journalistes à la porte de leurs manifestations ».

Aux journalistes oui, mais aux agents de propagande et aux stasistes des temps modernes ? L’AfD est un parti légal, mais un parti ouvertement persécuté et les médias allemands jouent un rôle très important dans la mise au ban sociale des membres de l’AfD. Exactement comme jadis avec le Front National en France. Ces journalistes ne sont pas là pour faire un reportage honnête. Ils sont là pour recueillir des éléments à charges lors des procès médiatiques. Ils sont là pour ficher les gens en vue de dénonciation, et l’Allemagne a une grande tradition dans ce domaine. De deux choses l’une. Soit on est dans le Système, soit on n’y est pas. Et si on refuse d’y être,  ce n’est pas pour faciliter la tache des officines du régime.

On ne peut qu’approuver la décision de Frauke Petry, dans la droite ligne de ceux, et ils sont de plis en plus nombreux, qui refusent de collaborer avec la propagande du système.  A votre avis, les informations données par des nationaux trop naïfs à des Lebourg, des Doucet, des Baltier et autres, que vont-elles devenir ? Rester dans des disques durs ? Non. Elles vont gentiment faire leur chemin jusqu’au Ministère de l’Intérieur et autres officines de la police politique pour pouvoir être utilisée le jour J. Il suffit de lire l’ouvrage de délation La Fachosphère et comparer la façon dont les Dupont-Dupond de la police politique traitent respectivement Vincent Reynouard et Boris Le Lay. La même campagne de dénigrement, sauf que le second a refusé d’y collaborer, ne donnant donc aucun élément exploitable. Chaque élément inconnu de l’ennemi peut l’amener à compenser par une supputation erronée amenant au discrédit de ses écrits. La vie montre souvent qu’un gain infinitésimal peut changer la donne. J’ai souvenir d’un match de rugby perdu parce que le ballon a touché la zone d’essai deux secondes trop tard. L’attaquant aurait gagné trois secondes, le score du match basculait…

Les medias considèrent les nationaux comme des ennemis ? Prenons-les au mot et pourrissons-leur la vie et comme le disait Jacques Tricatel (joué par Julien Guiomar) dans L’Aile ou la cuisse : « C’est de la part de tous les coups sont permis ». Et comme disait le regretté Serge de Beketch : « Quand les moutons se changent en lions, les loups se changent en descente de lit »…

Hristo XIEP

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6 commentaires

  1. Paul-Emic says:

    Excellent

  2. « Les points ont été mis sur les i et même les Umlauts sur les a, e, o et u ».
    En français, il ne faut pas s’approcher du signe ‹¨› – qui s’appelle en grec français « tréma », du verbe τεράννυμι ‘je fore’, donc une référence aux trous gravés dans le marbre en dessus de la lettre – par le biais de l’emploi abusif en anglais du mot allemand ‹Umlaut› (‘son à transfert’) pour signifier cette paire de ‘trous’. En allemand ‹ä›, ‹ö› et ‹ü›, prononcés repectivement [æ], [œ] et [y], sont des modifications sonores (’Umlaute’ de ‹a› [a], ‹o› [o] et ‹u› [u]. On ne parle pas comme en français de « ‹a› / ‹o› / ‹u› à l’accent aigu / grave / circonflexe » ; on parle au contraire du nouveau son qui a été créé : a [a] devient ä [æ], o [o] devient ö [œ], et u [u] devient ü [y], ce dernier prononcé évidemment comme français ‹u›. Je répète : ce n’est pas du symbole écrit qu’on parle en allemand, mais du nouveau son, celui de la nouvelle lettre. Il s’ensuit que l’habitude des anglophones d’appeler la lettre allemande ‹ä› en anglais ‘a Umlaut’ (‹a› prononcé ici bien entendu à l’anglaise) est abusif, et qui plus est, abusif jusqu’au point de ne pas être compris par les Allemands. Comme si cela ne suffisait pas, vous empirez la situation encore en important cet abus des anglophones en français pour construire ce que vous considérez évidemment un fin jeu de mots, mais qui en fin de compte est incompréhensible pour la plupart des lecteurs et écœurant pour ceux qui voient (et forcément entendent) ce que vous faites, ceci consistant somme toute en une réclamation de connaissances que vous ne possédez pas, et ainsi fatalement en une funeste démonstration d’ignorance prétentieuse.
    Note historique : les deux points imprimés, qui dans l‘écriture à la main paraissent comme des traits plus ou moins verticaux, sont historiquement les restes d’une petite ‹e› écrite, en moyen haut-allemand et au début du nouveau haut-allemand, en dessus de la voyelle à modifier : c’est-à-dire, quand on voit une ‹a› ainsi écrite, il ne faut pas dire [a] mais [e] (étendu par la suite ana- mais illogiquement à ‹o› et ‹u›). On retrouve cette façon d’écrire encore dans les polices dites ‹Fraktur› : ä, ö, ü., ah, ça ne marche pas ici ; je parle des lettres dites « gothiques » (les vraies lettres gothiques, celles de la Bible d’Ulfila, sont tout à fait différentes).
    Note supplémentaire : ‹ë› (très rare en allemand) est employé pour indiquer que ‹ae›, ‹oe› et ‹ue› ne sont pas dans le cas donné les alternatives graphiques de ‹ä›, ‹ö› und ‹ü›, mais que les deux voyelles doivent être prononcées séparément.

    • " Pour le coup " says:

      Pamino , vou Ave 1 poing fort , vou êt l seul à pou voir suivre votre raie zone ment .
      J’é B zoin d’1 hein ter pré t .
      J vous M Bo cou pour temps !
      Fête 1 hé fort …
      Mer si .

      • je trouve votre otographe treize apte, plc, & je suis ravi que vous m’aïez comprit. le petit cousin du petit romain lavè lui aussi, mais lui semble avoir besoin d’un Grand Frère, si je vous écrevisse, je n’orèz aucuns besoins de pâler de cète fasson moy non plus. mais que voulé vous, ce n’ait pas de ma pfote, voi la. mon hé fort nécésère va sur son conte. demandez lui dédomage et intérêt puis donnez moi la moitiée s. v. p.

    • Romaninio says:

      J’ai cherché quelques secondes, cela ne vaut pas plus, le terme approprié à ce genre de commentaire sur internet, et aux personnes qui passent du temps à les écrire.. J’ai trouvé :

      Troll spotted

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