Julien-Rochedy

 

Julien Rochedy  âgé de 27 ans aujourd’hui, est Ardéchois de naissance; il fut directeur national du Front national de la jeunesse (FNJ) d’août 2012 à octobre 2014 et conseiller municipal de Montélimar dans la Drôme depuis le 29 mars 2014. Il a démissionné du Front national pour reprendre sa liberté de parole. Il est diplômé en Science Politique. Il tient un blog: rochedy.fr

 

 

Extrait de son dernier édito sur la crise du FN, son avis sur la dédiabolisation et Philippot notamment; 

Parce qu’un FN d’extrême-droite qui parle de Pétain, des juifs et de l’Algérie fait légitimement peur au gros de l’électorat dit « de droite », (travailleurs indépendants, petite bourgeoisie, retraités), mais un FN qui pratique le ni-droite-ni-gauche-ni(surtout)droite et néglige volontairement d’envoyer ne serait-ce que des petits signaux à cet électorat se destine à ne faire jamais plus de 30% et à être toujours dépassé par la droite classique qui trahit pourtant régulièrement ce même électorat. 

Bref, si le débat se cristallise autour de « Ex-Droite versus Philippot » (ce que veut le système, et ce que veut bien entendu ce même Philippot, afin de faire taire toutes les critiques contre lui en les caricaturant), alors nous ne sommes pas sortis de l’auberge, et « l’ UMPS » a de beaux jours devant lui. Quand je dis « Philippot », je parle de celui qui incarne le mieux les choix stratégiques actuels du FN, bien que – j’en sais quelque chose – c’est plus complexe que cela. 

Personnellement, je soutiens à 100% la dédiablolisation du FN, car dans le cadre de la politique démocratique, rien ne sert de donner des armes à l’adversaire. On discute, on débat et on s’engueule sur Pétain au coin du feu ou autour d’une bonne bouteille, pas dans l’espace politico-médiatique. Pour autant, cela ne signifie pas être en accord avec toutes les stratégies de communication de ceux là mêmes qui se prennent dans la gueule les râleurs d’extrême-droite. 

Entre Chevénement et Jérôme Bourbon, il y a un espace, merde. Le pire c’est que je crois même qu’entre les deux, il y a 51% des électeurs. 

A bon entendeur. (Source)

Voire également la tribune de Julien Rochedy parue dans « Valeurs Actuelles » le 10 avril 2015, suite au maigre résultat en élus de la déferlante frontiste des départementales .

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2 commentaires

  1. Roland says:

    Communautarisme ou assimilation, sont deux choix possibles tant que les Français de souche restent majoritaires.

    Or le problème vient ou viendra du déséquilibre démographique des communautés. Il suffit de regarder l’histoire du Liban. Les mécanismes de la guerre civile sont là.

    Comparer la France avec les USA, le Canada ou l’Australie – ce que Julien Rochédy appelle le modèle anglo-saxon – est une ineptie puisque ce sont des pays jeunes construits sur l’immigration de communautés diverses dès l’origine dans des pays faiblement peuplé à l’origine (et toujours de nos jours). La densité démographique ne doit pas être sous-estimée.
    Allez demander ce que pensent les indiens d’Amérique et les aborigènes australiens, de cette position communautariste ou assimilationiste. Cela les ferait bien rire (jaune).
    Il n’est pas loin le temps ou les Français de souche devront s’assimilés chez eux tout comme le firent les romains à la chute de l’Empire.

    Quant à la solution la « valise ou le cercueil », l’opinion publique est bien loin d’y être prête intellectuellement.
    Reste que les solutions de « réimmigration » volontaires, quand elles ont existé dans l’histoire, étaient toujours liées à des intérêts économiques. Les nouveaux pays hôtes voyaient là une sources de développement économique et donc un profit à leur accueil. Quand les juifs ont été chassés d’Espagne, les protestants de France, les pays qui les ont accueilli comme l’empire Ottoman, ou la Prusse y ont vu et y trouvé une manne.

    Pensez-vous que l’Afrique du nord ou centrale soit intéressée par le retour de chômeurs ?
    Des médecins, des entrepreneurs, des banquiers, des intellectuels, des professeurs, oui.
    Mais ne nous y trompons pas, ces gens là – comme l’étaient les Juifs et les Protestants chassés – seront alors des personnes qui étaient assimilées.

    Il ne faut pas confondre dans l’analyse du problème des populations immigrées qui arrivent toujours en masse et qui n’apportent rien à la communauté, puisque au chômage ou à la charge de l’État et des contribuables, avec des communautés, certes peut-être plus ou moins installées et assimilées depuis longtemps, qui sont intégrées dans le modèle économique du pays. Deux problèmes liés mais distincts.

    C’est le sketch du Douanier » de Fernand Raynaud.

  2. Eric says:

    « Mélangez deux sangs proches et le résultat sera peut-être acceptable. Les Européens sont tous de même souche, cela ne fait aucune différence. Mais quand vous mélangez des Européens et des Indiens d’Amérique, vous mélangez des sangs différents et vous produisez des métis. Or le métis est une calamité. Pourquoi ? Parce qu’il n’est ni l’un ni l’autre, il est en rébellion contre lui-même. Une moitié de son sang lui dicte une chose et la seconde moitié une autre. Il est misérable, il est une calamité pour lui-même. Et c’est sans espoir. »

    D.H. Lawrence, « Le Serpent à plumes » (1926).

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