poutine russie judo
Poutine sait placer les ippons en politique comme en judo, en retournant la force de son adversaire contre lui-même.  (« ippon », terme technique équivalent à « KO » en boxe). Il en fait une belle démonstration tous les jours en matière financière. La situation financière artificielle, créée par la politique de la planche à billet américaine, est retournée par la Russie qui en tire l’étalon-or à son profit. C’est ce qu’explique un article paru sur FortRuss.

« En échange du pétrole, du gaz et de l’uranium russes, les pays occidentaux paient la Russie en dollars, dont le pouvoir d’achat est exagérément gonflé par rapport au pétrole et à l’or. Mais Poutine utilise ces dollars uniquement pour retirer de l’or-métal à l’Ouest, dont le prix est sous-évalué par rapport au dollar. »

C’est la démarche exactement inverse de celle menée par le pouvoir socialiste en France qui brade contre de la monnaie de singe (des dollars de la planche à billet) notre bon, solide et physique patrimoine, comme l’aéroport de Toulouse, à l’étranger. Quand on comprend la démarche russe, on comprend par un effet miroir le désastre que constitue le désossement de la France par les oligarques qui la gouvernent pour son malheur.

La petite démonstration qui suit suffit à expliquer pourquoi Poutine est devenue la bête noire de l’Empire du mensonge qui oeuvre pour dominer le monde; extrait:

 

Poutine maître d'échec

En dépit de nombreux cris de victoire, façon Fox news et CNN, l’économie occidentale menée par les Américains est, aujourd’hui tombée dans le piège de Poutine. Et personne à l’Ouest ne voit ni ne trouve la sortie. Et plus l’Occident tente de sortir de ce piège, plus le piège se referme sur lui.

Et quelle est cette situation délicate, dans laquelle se retrouvent l’Occident et les États-Unis ? Pourquoi tous les médias et les grands économistes restent-ils muets, comme si c’était classé secret défense ? Essayons de comprendre ce qui se passe vraiment, en économie, en laissant de côté la moralité, l’éthique et la géopolitique.

Après avoir compris son échec en Ukraine, l’Occident, sur l’injonction des États-Unis, a voulu détruire l’économie russe en faisant baisser les prix du pétrole et du gaz, ciblant les principaux revenus de la Russie à l’exportation et sa capacité à se réapprovisionner en or.

Il faut alors insister sur le fait que le principal échec de l’Occident en Ukraine n’est ni militaire, ni politique. Il est dans le refus de Poutine de financer le projet occidental pour l’Ukraine aux dépens du budget de la Fédération de Russie. Ce qui rend ce projet impossible à réaliser.

La dernière fois que le fait de baisser les prix du pétrole a eu un effet, c’était du temps du président Reagan, et cela avait conduit à l’effondrement de l’Union soviétique. Mais l’Histoire ne se répète jamais de manière identique. Aujourd’hui la situation est différente pour l’Occident. La réponse de Poutine s’apparente aux échecs et au judo, où la force de l’adversaire est retournée contre lui, avec un effort minimal pour le défenseur. La politique de Poutine n’est pas publique. Elle se concentre, non pas sur l’effet à court terme, mais sur l’efficacité à plus long terme.

Peu de gens comprennent ce que Poutine est en train de faire aujourd’hui. Et presque personne n’imagine ce qu’il va faire demain.

Aussi étrange que cela paraisse, aujourd’hui Poutine ne vend le pétrole et le gaz russes que contre de l’or.

Poutine ne le crie pas sur les toits. Et bien sûr, il accepte des dollars américains comme moyen de paiement intermédiaire. Mais il les échange aussitôt contre de l’or-métal !

Pour comprendre cela, il faut juste suivre la croissance des réserves d’or de la Russie et la comparer avec les paiements des exportations russes d’hydrocarbures sur la même période.

Mieux encore, au cours du troisième trimestre 2014 les achats russes d’or sont à des niveaux records. Au troisième trimestre de [l’ année dernière], la Russie a acheté 55 tonnes d’or. C’est plus que toutes les autres banques centrales du monde réunies (si on suit les données officielles).

En tout, les banques centrales de tous les pays ont acheté 93 tonnes d’or au cours du troisième trimestre 2014. Et ce, pour le quinzième  trimestre consécutif. Sur ces 93 tonnes d’or, 55 tonnes – un chiffre stupéfiant – ont été achetées par la Russie.

Il n’y a pas si longtemps, des scientifiques britanniques sont arrivés à la même conclusion, déjà publiée il y a quelques années dans le rapport des Recherches géologiques et minières des États-Unis. A savoir : l’Europe ne peut pas se passer des approvisionnements énergétiques russes. Traduit dans n’importe quelle langue du monde, cela donne : enlevez le pétrole et le gaz russes du commerce mondial, et le monde s’arrêtera de tourner.

Par ce fait, l’Occident, construit sur l’hégémonie du pétrodollar, est dans une situation désespérée. Il ne peut survivre sans les approvisionnements russes. Et la Russie veut bien échanger son pétrole et son gaz… contre de l’or-métal ! Le coup de génie, dans la stratégie de Poutine, c’est que vendre des hydrocarbures contre de l’or, ça marche toujours, que l’Occident accepte de payer avec un or maintenu artificiellement à un cours bas, ou qu’il refuse.

Tout simplement parce que la Russie, recevant un flot régulier de dollars provenant de ses ventes de pétrole et de gaz, les convertira en or sans difficulté. D’un côté, le pouvoir d’achat du dollar est maintenu artificiellement élevé par l’Occident, qui manipule les marchés, tandis que les cours de l’or sont dépréciés par tous les moyens par l’Occident, notamment par la Réserve fédérale et le Fonds de stabilisation des changes.

Ne l’oubliez pas : la suppression des prix de l’or par le gouvernement américain – via le Fonds de stabilisation des changes – dans le but de stabiliser le dollar est devenu une loi aux États-Unis.

Ce qui veut dire, dans le monde de la finance, que l’or est un anti-dollar.

– En 1971, le Président Nixon mettait fin aux Accords de Bretton Woods, suspendant la convertibilité du dollar en or. [Mettant ainsi fin au système monétaire international des Trente Glorieuses, mais qui générait de l’inflation et conduisait à la disparition de l’encaisse-or des États-Unis, ceux-ci devant rembourser les dollars excédentaires des pays exportateurs en or, NdT]

– En 2014, le Président Poutine a réouvert la fenêtre de l’or, permettant de convertir les dollars en or, sans demander la permission de Washington.

Maintenant l’Ouest tente désespérément de réduire les prix de l’or et du pétrole. Pour, d’un côté, favoriser artificiellement le dollar américain et, de l’autre, plonger l’économie russe dans la récession, puisque la Russie refuse d’être le vassal obéissant de l’Occident.

Aujourd’hui les actifs comme l’or et le pétrole semblent affaiblis et excessivement sous-évalués par rapport au dollar. C’est une conséquence des énormes efforts économiques de l’Occident.

Et voilà pourquoi Poutine qui vend les hydrocarbures russes contre des dollars surévalués grâce à la politique occidentale, les convertit aussitôt en or, artificiellement dévalué par rapport au dollar, toujours grâce à la politique occidentale !

Il y a un autre atout dans le jeu de Poutine. C’est l’uranium russe. Un sixième de l’électricité produite aux États-Unis dépend des approvisionnements russes. Que la Russie vend aux États-Unis contre des dollars.

Eh bien, en échange du pétrole, du gaz et de l’uranium russes, les pays occidentaux paient la Russie en dollars, dont le pouvoir d’achat est exagérément gonflé par rapport au pétrole et à l’or. Mais Poutine utilise ces dollars uniquement pour retirer de l’or-métal de l’Ouest, dont le prix est sous-évalué par rapport au dollar. Merci l’Occident !

Ce brillant calcul met l’Occident, conduit par les États-Unis, dans la position du serpent qui se mord la queue.

Ce n’est sans doute pas Poutine lui-même qui est à l’origine de cette stratégie de trappe de l’or, mais plutôt le Professeur Sergueï Glazyev, son conseiller aux affaires économiques. Sinon, pourquoi inclure Glazyev, un bureaucrate qui ne fait manifestement pas partie du monde des affaires, dans la liste des personnalités russes ciblées par les sanctions ? Et cette idée venue d’un économiste, brillamment exécutée par Poutine, est soutenue à fond par le président chinois, Xi Jinping. (Source)

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41 commentaires

  1. Donc Poutine a pris les USA à leur propre piège. LOL.

  2. Poutine n’est pas une grande gueule comme les yankees, il raisonne froidement. Il cherche les faille chez ses ennemis et les retournent contre eux. Il les domine tous de très haut. Il a pris un pays en complète décomposition, dont les gens mouraient de faim, les femmes se vendaient aux étrangers pour survivre, et il en a fait un pays fier qui ne cesse de donner des leçons aux rapaces cosmopolites, en l’espace d’une quinzaine d’années seulement en comptant la présidence de Medvedev et avec la haine du monde entier contre lui.

    Poutine, est un modèle pour tous les pays opprimés par l’Empire des US. Il démontre que rien n’est impossible quand un dirigeant aime vraiment son pays.

    ESpérons qu’il tienne longtemps. Parce que jusqu’à présent tous ceux qui ont résisté au système des banksters ont été assassinés, sauf Bachar el assad, mais c’est pas faute qu’ils aient essayé et il n’est pas encore sorti d’affaire. Heureusement que la Russie le soutient, même si c’est discrètement.

    Longue vie à Vladimir Poutine!

  3. La Russie part de loin vu qu’elle s’était délestée de son stock d’or. L’article parle des acquisitions d’or mais pas du niveau des stocks! Sa part dans les réserves de change russes est encore loin de celui de la France, de même que le niveau de son stock.

    La Russie cherche à s’affranchir du dollar, ce qui est bien compréhensible dans leur situation, surtout que leur position dans les hydrocarbures les conduit à collecter du papier vert en masse. C’est de la bonne gestion de vouloir se désensibiliser au dollar et à la politique d’une banque centrale étrangère. Du bon sens aussi. Mais de là crier au génie, il y a de la marge.

    Si l’on veut parler du niveau des réserves de la banque centrale russe, voici leur évolution officielle depuis un an. Pas de quoi pavoiser non plus. Il est remarquable que même la BCR communique sur ses réserves… en USD!

    Date International reserves Foreign exchange reserves Gold

    30/06/2015 361,571 313,342 48,229
    31/05/2015 356,770 308,895 47,875
    30/04/2015 356,005 307,718 48,287
    31/03/2015 356,365 309,093 47,272
    28/02/2015 360,221 313,431 46,790
    31/01/2015 376,208 327,147 49,061
    31/12/2014 385,460 339,371 46,089
    30/11/2014 418,880 373,658 45,222
    31/10/2014 428,590 383,283 45,307
    30/09/2014 454,240 409,224 45,016
    31/08/2014 465,228 419,239 45,990
    31/07/2014 468,762 422,654 46,109
    30/06/2014 478,250 431,958 46,292

    Poutine est peut-être le roi du trading sur l’or. Mais rien n’est prouvé à ce jour.

    En revanche, les lignes ci-dessous qui décrivent la situation économique de son pays ne sont en rien de la propagande occidentale, mais un extrait du rapport de politique monétaire de la Banque Centrale de Russie de mi-juin 2015. Chacun jugera si l’heure est au triomphalisme.

    « At end-2015 Q1, GDP contracted by 1.9% year-on-year which corresponded to the Bank of Russia’s forecast. In April, economic activity continued to cool down. Falling numbers of new orders, worsening consumer sentiment, growth of unemployment, decline in production capacity utilisation, all of these indicate that decline in economy is also of a cyclical nature. At the same time, the labour market is adjusting to the new conditions by decreasing real wages and growing part-time employment, which is typical for Russian economy. The drop of real wages for the past year was considerably deeper than that in 2009, and triggered a sharp contraction in consumer demand. Good financial results demonstrated by business in Q1 along with the implementation of several anti-crisis measures by the government did not allow fixed capital investment to drop as low as expected. The falling investment demand was still caused by high economic uncertainty, tightening domestic lending conditions, as well as by limited possibility to substitute external sources of funding with domestic ones. Sluggish consumer and investor activity restricted imports. Given the floating exchange rate, exports declined less significantly. As a result, net exports were the only component making a positive contribution to output growth. These economic trends are expected to continue till the end of this year, and GDP is expected to decrease by 3.2%. »

    • Tchetnik says:

      En Aout 2014, ces réserves ce chiffraient à 1095 tonnes, à savoir 6ème dans le classement mondial. La Russie s’était en effet délestée de la majeure partie de ses stocks, mais elle est dans la dynamique de les reconstituer, à la grosse différence de la France.

      De plus, la Russie produit de l’or, notamment dans la région de la Kolyma.

      Pour le reste, disons, que, sans parler de triomphalisme, on est bien loin de l’effondrement annoncé et souhaité par les « occidentaux ». En dépit d’une contraction-logique et partagée- de l’activité économique, la réorientation des marchés fonctionne, limite considérablement les dégâts et permet même un maintien de croissance dans certains secteurs.

      le niveau d’investissements est cependant en effet pour le ment en baisse, de même que la production industrielle s’est contractée en avril 2015. Mais les capitaux ne sont pas que « occidentaux », ils peuvent aussi être Chinois, Indiens, ou même Russes. Les matières premières en constituent une excellente source, bien meilleure que la dette impossible à rembourser du reste.

      • Oui: il s’agit pour la Russie d’un simple rattrapage. 1095 tonnes, c’est moins de la moitié de la France, malgré le largage sarkozien. Au demeurant, si celui-ci pouvait sembler une catastrophe en 2012, le reflux du cours de l’or depuis cette date amoindrit rétrospectivement la facture de ce qui reste une énorme boulette.

        La France est aussi productrice d’or, mais elle le laisse piller et écouler au Brésil de façon inacceptable, dans l’indifférence générale.

        Vous insistez sur les matières premières russes. C’est certes un atout. Mais lorsque cela représente plus des 2/3 du commerce extérieur de ce pays (rien que les hydrocarbures, sans même compter les métaux), on peut penser que c’est aussi le résultat de la faiblesse du reste de son économie.

        Et c’est surtout une forme de dépendance. Pour tabler sur un redressement, la BCR en vient à simuler un pétrole à 80 USD, et un scénario « bas » à 60 USD pour stabiliser la situation d’ici fin 2017.
        Or:
        – Nous sommes actuellement au dessous de ce niveau de 60USD. Donc en dessous de l’hypothèse la plus défavorable.
        – Faire des projections dépendant d’un facteur que l’on ne maîtrise pas est quand même une reconnaissance de faiblesse. La Russie n’a pas l’exclusivité de cette faiblesse (voyez les ravis de « l’alignement des planètes »)
        – Même avec la manne des matières premières, a BCR a cramé plus de 100 milliards de dollars de réserves en un an (plus de 20%). Toutefois, la situation semble se stabiliser depuis quelques mois. Mais à juger de l’évolution du cours de l’or et du pétrole je ne suis pas optimiste pour les données de fin juillet.

        Vous parlez des investissements. Ils sont dans le rouge depuis fin 2013 la situation s’est aussi dégradée en avril 2015:

        « However, in April 2015, the annual decline in
        fixed capital investments accelerated to 4.8%. »

        Et ce n’est pas fini:
        « The annual decline in gross fixed capital
        formation is estimated to be 4.5-6% through the
        end of 2015. »

        Ce ne sont pas les chinois ou les indiens qui ont soutenu l’investissement jusqu’ici (leur action a plutôt constitué à soutenir la demande en hydrocarbures en reconstituant leurs réserves, ce qui n’est pas éternel). C’est l’investissement public qui a évité un effondrement. Au niveau sectoriel, il n’y a que l’activité minière, et dans une moindre mesure l’agriculture (qui bénéficie de l’embargo) et peut-être l’immobilier qui résistent. Le reste plonge sérieusement et il faudra attendre 2016 au mieux pour un redressement, et probablement davantage.

        • Tchetnik says:

          Ces résultats économiques ne sont pas dus qu’à la rente énergétique (qui ne représente que 20% de la création de richesses et 50% des recettes du budget fédéral. En fait l’économie en elle-même est moins dépendante des hydrocarbures que le budget fédéral. Ce sont les finances publiques qui en profitent le plus et qui pourraient être les plus touchées par d’éventuelles guerres des prix, mais elles auraient aussi bien d’autres pistes de secours.) mais aussi à une relativement saine gestion économique ayant permis des taux de croissance positifs sur 12 des 13 dernières années. La production de matières premières dont le pétrole et le gaz représente 10 % du PIB (à comparer avec les 41 pour cent du PIB d’Arabie Saoudite, qui, elle, est bien une économie rentière), mais 70 % des exportations. Le secteur tertiaire (finances, communications, distribution) représente 66 % de l’économie. Selon ces critères donnés par notre propre ministère des finances, la Russie est bien un pays développé. Sans oublier tous les secteurs de Nouvelles Technologies dans lesquelles les Russes, après le gros passage à vide de l’époque Elstine, ont repris un sérieux poil de la bête.

          Le problème de l’appareil de production Russe, outre qu’il ne comporte que peu de PME-PMI, est qu’il tourne déjà à 80 pour cent de sa capacité et qu’il a effectivement besoin de capitaux frais. Si les Chinois ne se sont guère mobilisés jusque là, il n’est pas dit qu’ils ne le feront pas, bien au contraire. Ils commencent à investir en masse dans certains secteurs d’activité.

          De plus le gaz et le pétrole russes ne coûtent pas aussi cher à exploiter que ceux des pays du Golfe, ou des USA. Il était déjà bénéficiaire à 40 Dollars le baril.

          • « De plus le gaz et le pétrole russes ne coûtent pas aussi cher à exploiter que ceux des pays du Golfe, ou des USA. Il était déjà bénéficiaire à 40 Dollars le baril. »

            A nuancer considérablement selon les pays et selon ce qu’on veut considérer.
            Globalement, le pétrole du moyen orient a un coût de revient marginal bien plus bas que le pétrole russe.

            Mais ce qu’on compare aussi couramment, c’est le « breakeven » point, point d’équilibre de la balance commerciale du pays, ou encore celle de leur équilibre fiscal. Là, la situation diffère considérablement d’un pays à l’autre et l’on en trouvera tantôt au dessus, tantôt en dessous de la Russie. Globalement Koweit ou Qatar seront en dessous de la Russie. Pour l’Arabie Saoudite, c’est moins évident!

            Je n’ai pas les données pour le gaz.

  4. lusofranc says:

    Et a ce petit jeu,quand le dollard s’ecroulera,la Russie la Chine et l’Inde seront riches,tres riches, »en or » et encore plus,si ils appuient leurs monnaies sur ce metal…
    Quand a l’empire US,il fera de fait, connaissance avec ce que l’on nome la « modestie ».

    • Dommage que nos traîtres aient placé la France du côté vassal du dollar. De Gaulle avait lutté contre, il avait aussi sorti la France de l’alliance de l’OTAN. Mais depuis un prétendu gaulliste: Sarkozy, a remis la France sous commandement américain.

      Et Il a renfloué les banksters en VENDANT LA MOITIE DES RÉSERVES D’OR DE LA FRANCE. Salaud! Voleur!

      Et Hollande fait la carpette devant Angela Merkel, Obama. Il a hypocritement manipulé Tsipras pour lui faire faire le déni de démocratie qu’on sait.

      Et il renfloue encore les banksters avec l’argent français, qui, si la Grèce était sortie de l’eurozone, n’aurait pas coûté un sou de plus aux Français. Mais ses amis les banksters n’auraient pas été contents.

      • Disons que De Gaulle préservait l’indépendance de la France… en pilotant au mieux de ses propres intérêts!

        Puisque vous parlez de l’or de la France, vous trouverez ci-dessous quelques lignes de Georges Valance qui montrent que ce que Vichy refusait aux Allemands, De Gaulle était prêt à l’offrir aux anglo-saxons! Sur ce point, Sarkozy est peut-être plus gaulliste que vous ne le pensiez!

        « Les convoitises étrangères – anglo-saxonnes et surtout allemandes – étaient beaucoup plus dangereuses. Le stock d’or, bientôt déplacé pour des raisons de sécurité de Dakar à Kayes, à l’intérieur des terres, sera un des objectifs de la tentative de débarquement anglo-gaulliste de Dakar, en septembre 1940.

        De Gaulle évoque dans ses Mémoires l’accord conclu avec Churchill à ce sujet : « Il fut entendu que l’or français servirait seulement à gager la part d’achats que l’Angleterre avait à faire en Amérique pour le compte de la France combattante. » L’échec du débarquement règle le problème, Vichy conserve le contrôle de l’or mais doit faire face aux pressions allemandes. Dès le 12 septembre 1940, Berlin demande par note officielle le retour de l’or en métropole. Au nom de sa sécurité, bien sûr : « Ce que le gouvernement allemand désire, c’est que cet or soit transporté en lieu sûr (…). Cet or, une fois en France, pourrait d’ailleurs rester en zone libre. Nous nous inquiétons uniquement de sa sécurité. » Ces bons apôtres nazis proposent même de prêter de « vingt à trente avions » pour l’opération. Une fois n’est pas coutume, le gouvernement de Vichy ne cède pas. Retournant l’argument de Berlin, il souligne les risques qu’un tel transport ferait courir au métal précieux. Lorsque de Gaulle prendra le contrôle de la Martinique et de l’Afrique française, en 1942, il trouvera intacte l’encaisse-or de la Banque de France. Seul manque à l’appel l’or de la Belgique. »

    • @ludo attention au niveau réels des stocks d’or. A ce jour, pour peu que les niveaux officiels soient « fidèles et sincères » (il est permis d’avoir une distance avec la communication officielle, d’où qu’elle vienne), le stock de la Russie c’est moins de la moitié de la France. Pour la Chine, c’est les 2/3.

      • D’accord avec vous JPA en ce qui concerne les stocks d’or (du moins les aveux officiels), mais il y a deux choses à considérer:

        1 – La dynamique, qui pour la Russie est à la reconstitution du stock d’or qui a été entamé par les attaques occidentales qui voulaient réduire une nouvelle fois la Russie à la ruine. Alors qu’en occident la dynamique est inverse.

        2 – les cours artificiels de l’or et du dollar. Le dollar artificiellement maintenu haut, alors qu’il ne repose plus sur rien que sur sa planche à billet et la terreur qu’impose les USA au reste du monde. Et l’or artificiellement maintenu à un cours bas, alors que tout le monde sait que c’est une manipulation et que cela ne représente pas la réalité au moment où plus personne n’a confiance dans la valeur papier. (La fameuse bulle qui grossit et qui menace d’éclater)

        Le fait que la Russie a résisté et continue de résister tout en refaisant ses stocks d’or, à la haine de l’occident qui veut l’asservir, est en soi un triomphe.

        Tout le monde sait que Kadhafi et Saddam Hussein ont été assassinés parce qu’ils avaient manifesté leur volonté de se défaire de la dictature du petrodollar.

        Même chose pour Bachar el assad, (qui ne devait rien aux baques) qui ne survit que parce que la Russie a empêcher les américaono-Union-europeens d’intervenir militairement pour le détruire. La russie a une avance de dizaines d’années sur les armes défensives par rapport aux américains. Ce qui la rend invulnérable d’un point-de-vue militaire.

        L’économie d’un pays ne peut jamais s’estimer en dehors de sa puissance d’indépendance.

        Enfin, la Russie est en train de diversifier ses sources de revenus. N’avoir que des matières premières comme ressources est un handicap, mais ne pas en avoir, comme l’Allemagne en est un autre qui fait que l’allemagne est condamnée à être l’alliée docile des USA en termes militaires. Et ne peut pas prétendre à son indépendance.

        La Russie a
        -un immense territoire, impossible a isoler ou à encercler
        – l’indépendance absolue, militaire
        – des ressources énergétiques diversifiées pratiquement illimitées. D’où les US qui veulent mettre la main dessus.
        – Il lui manque l’indépendance alimentaire, mais elle est en train d’y travailler.

        • Je n’ai pas le temps de revenir sur la litanie de vos certitudes (« tout le monde sait » n’a jamais été un argument, sauf en propagande) et peu m’importe.

          Pour la diversification des sources de revenu, à court terme, vous évoquez quoi, alors que l’investissement non-minier est en panne?

          Parmi tout ce que la Russie a, vous oubliez un immense crunch démographique qui s’annonce pire que le précédent (effet de 2e tour) et qui contribue d’ailleurs lui aussi à expliquer l’intérêt de la Russie pour les populations russophones aux frontières.

          En 2030, il y aura plus de femmes octogénaires que de naissances de filles. Ce n’ai pas moi qui l’avance, c’est Rosstat.

          • En ce qui concerne Khadafi et Saddam Hussein, les sources sont innombrables. Si vous ne savez pas, cherchez, vous trouverez. Pas le temps de chercher pour vous.

            Diversités des sources de revenu ? Il faut écouter Poutine qui détaille le programme. C’est sur MPI.

            Pour l’avenir démographique de la Russie, si actuellement il y a une embellie c’est que la Russie donne environ 10 000 € à chaque naissance et encourage par divers autres biais les naissances. Pour l’avenir nous verrons.

            Ce qui est d’aujourd’hui en démographie, d’après les chiffres de l’ONU, la situation en UE est pire qu’en Russie.

            Mais la croissance démographique n’est une nécessité que dans l’optique capitaliste.

            La France s’est trouvée dépeuplée des deux-tiers de sa population au moment des grandes épidémies, sans que sa survie en tant qu’état n’ait été remis en question.

            C’est le capitalisme mondialiste qui fait des calculs sordides de compensation de populations par des immigrants ou par des avortements.

            A force que le NOM capitaliste le répète comme une vérité première, tout le monde croit que la croissance de la population est une nécessité pour la survie d’une nation. C’est faux. Il faudrait sortir de ce système bankster qui piège les générations et qui ne date que du XXè siècle.

            • « Si vous ne savez pas, cherchez, vous trouverez.  »
              Peut-être est-ce justement parce qu’il m’arrive de chercher que j’évite de trop m’avancer…

            • « tout le monde croit que la croissance de la population est une nécessité pour la survie d’une nation.  »

              Si vous me lisez attentivement, vous verrez que je pointe en premier lieu le déséquilibre qu’il y aura entre les générations, plutôt que la population totale ou sa croissance.

              Les grandes épidémies, il me semble qu’elles « sélectionnaient » naturellement les plus faibles. Ici c’est le contraire qui est à attendre: davantage d’octogénaires, et des forces vives proportionnellement réduites. Si vous connaissez une situation comparable dans l’histoire de France, ce n’est pas mon cas.

      • lusofranc says:

        Quand je parle de « stock d’or »,je ne parle pas de l’actuel mais plutot du moyen/long terme,bien sûr que la Russie part de tres bas,mais se reconstitue tres rapidement,beaucoup plus rapidement que l’on croit.(Si non les uniens ne seraient pas inquiets,comme ils le sont actuellement).
        Les manoeuvres politico financieres des BRICS, ect, ont pris de court les uniens,ceux ci etaient tellemnt occupés a mettre la zizanie dans le monde qu’il ont negligé ce coté des choses,(un peu genre Sanson et Dalila,si vous connaissez l’histoire).
        « Qui n’avance pas recule » et l’Empire est bloqué,avec ses milliers de milliards de dette appuyés sur…..rien!
        Rien que le niveau des dettes respectives entre les BRICS,les USA(et leurs vassaux,)devraient faire comprendre a la planete que la richesse est en train de se reorienter…
        Mais le systeme de bourrage de crane est tres bien fait,et bien relayé pour presenter le contraire..
        Ça c’est mon ressenti sur le sujet,bien que ma partie soit plutot militaro/technique,je ne dois pas etre loin de penser juste..

        • Sauf qu’il sera difficile de continuer à accroître durablement les réserves d’or en cramant 100 milliards de dollars par an, ne croyez-vous pas?

          Dès lors, et malgré les volumes d’hydrocarbures exportés, ce rythme d’acquisition d’or sera temporairement insoutenable si le niveau du pétrole se maintient.

          Par exception, il y a bien entendu la production locale d’or, qui elle pourra sans doute continuer à contribuer au stock.

  5. champar says:

    Excellente analyse d’Emilie Defresne, à compléter par la bombe à retardement de « l’or papier » émis par les banques occidentales (vous achetez de l’or que votre banque « garde » dans son coffre en vous donnant un certificat, en réalité cet « or papier » n’est « garanti » que par 10% à 50% d’or physique, gare aussi au crack financier de ce coté)

  6. Guy de la Croix says:

    Et vous oubliez le principal…. depuis que Poutine est au pouvoir la Russie est passée de 3 millions d’avortements par an à moins d’un million…et le nombre de naissances est devenu supérieur au nombre de décès… et cela avec 1,5 enfants par femme russe contre 1,4 dans tous les pays européens y compris la France si on ne tient pas compte des femmes musulmanes…

    C’est le seul chef d’Etat qui est chrétien et se comporte en chrétien dans sa fonction de chef d’état… à l’encontre des crapuleux chefs d’état américains et européens y compris les rois qui ont perdu la Foi chrétienne….

    • Le nombre de naissances est supérieur de très peu au nombre de décès surtout parce que les générations qui disparaissent actuellement sont celles qui avaient été saignées par la guerre.

      L’amélioration des naissances est réelle. Mais elle est due à la génération des femmes de 20-29 ans qui est la dernière avant l’effondrement démographique des années 90. Quand la génération qui a actuellement 10-19 ans prendra le relais, la natalité va fatalement décrocher à nouveau pour au moins 15 ans et la Russie va être elle aussi un pays terriblement vieilli!

    • Volodymyr Bellovak says:

      …Seulement un peu moins d’un million d’avortements en Russie…! Poutine pourra vraiment etre considéré comme un authentique chef d’état chrétien et patriote quand il interdira l’avortement dans son pays. Certes je me réjouis des quelques progrès réalisés, mais il a encore de gros efforts à faire, comme rompre aussi avec ses projets supranationaux ( mondialistes dans leurs genres ) d’Eurasie ( dont j’ai toujours du mal à comprendre l’enthousiasme qu’elle suscite chez beaucoup de « souverainistes…):
      Se référer aux brillantes analyses de Pierre Hillard sur ces sujets, sur ce site MPI !

      • François says:

        Pierre Hillard est un brillant analyste, mais il n’a pas encore apporté les preuves de ce qu’il avance contre la Russie.

        • Volodymyr Bellovak says:

          Il ne fait que constater les dire et les faits; cela ne vous suffit pas ?

          • François says:

            Justement il ne tient compte que des faits qui arrangent sa thèse.

            • François says:

              Il est le seul a faire cette analyse depuis des années, malgré les éléments contraires.

              • Volodymyr Bellovak says:

                S il commet une erreur c’est de peut-etre trop « systhématiser » et d’etre trop prisonnier de ses théories sans assez prendre en compte les grains de sables qui peunvent venir gripper les rouages du mondialisme dont on a l’impression qu’il le considère comme inéluctable et inattaquable; ce qui manque souvent à son discours, parfois déprimnmant, démobilisateur et démotivant, c’est l’espérance en la Providence et l’esprit de combativité dans la résistance, avant la reconquète.

                • François says:

                  Entièrement d’accord avec votre analyse. C’est aussi là qu’à mon avis se situe la faiblesse des analyses de Pierre Hillard.

                  Il ne faut pas perdre de vue que Pierre Hillard est sédévacantiste, ce qui explique bien des aspects de ses analyses, principalement concernant la Russie.

  7. Vous savez que j’aime bien regarder qui est derrière l’information qu’on essaie de nous faire partager…

    Manifestement, la source « immédiate » est le site « FortRuss », qui est bien cité.
    Outre la proximité des organismes de propagande habituels come RT, Sputnik, Pravda, etc. qui sont soigneusement mis en évidence, ce site présente un contenu plus spécifique fait de reprises d’articles de sources variées.
    Il est intéressant de voir comment le terme « communism » est couvert dans cette revue de presse. On y apprendra entre autres que communisme et patriotisme, c’est tout-un. Ou qu’il est honteux que l’Ukraine ait fait voter une loi condamnant le communisme. On évoquera la « noble et glorieuse » création de l’union soviétique et j’en passe. C’est plutôt instructif et cela va bien au delà du « bilan globalement positif » de feu Georges Marchais. J’imagine un instant que ces mêmes topos soient livrées sur un site français. Qu’en dirions-nous?

    Quant à ce bon « Dmitry Kalinichenko » qui n’a plus de mesure quand il nous parle de Poutine et de l’or, on découvre qu’il est entre autres analyste pour le site californien consacré à l’or « gold-eagle » (que ceux qui ne comprennent pas regardent une pièce d’or de 50 dollars US). Curieusement, ce genre d’analyste a toujours tendance à trouver l’or ridiculement sous-évalué, et ceux qui en achètent comme des être géniaux. Faut-il y voir un intérêt personnel de leur part?

    C’était un petit coup d’éclairage en passant sur ceux qui ont inspiré cet article.

    • Avoir des nouvelles en provenance d’autres sources que celles de big brother, permet de rééquilibrer un petit peu (rien qu’un tout petit peu) la propagande éhontée diffusée à longueur de journée dans la presse occidentale, sur les chaines de TV occidentales en continu, à l’école, jusqu’au Vatican.

      Il n’y a qu’à voir qui sont les propriétaires des organes de presse, toujours ou presque, des cosmopolites, pour ne pas être plus précis, histoire de respecter la liberté d’expression qui, comme chacun sait, est une spécialité occidentale.

      Les nouvelles en provenance d’organes de presse russes ne sont pas plus suspectes que celles en provenance de BFMTV, Francetvinfo, du Monde de Libération, ou du New York Times. Et sans doute beaucoup moins.

      Ce n’est pas parce que les infos sont diffusées en langue anglaise qu’elles sont neutres, comme certains naïfs endoctrinés le croient.

      Le renseignements israélo-américains a depuis longtemps dépassé Goebels et tout autres services étrangers en matière de propagande, par tous les moyens, même les plus anodins.

      • Même si j’ai parfois été pris à tort pour un propagandiste de l’oncle Sam, je vous rejoins sur la nécessité de diversifier ces sources d’information.

        Mais plus encore que de moyenner les mensonges des uns avec les mensonges des autres, je préfère connaître les sources afin d’identifier les biais qui peuvent les animer.
        Ici, en l’occurrence, ce n’est manifestement pas du Soljenitsyne!

        Pour ma part, vous aurez peut-être remarqué que je m’efforce, autant que possible, de remonter au plus près de la source brute de l’information pour éviter au maximum les interférences. Ainsi sur mes messages précédents, j’ai consulté les minutes de la banque centrale de Russie et quelques données de Rossstat. Et je constate l’écart entre ces données et ce qui est parfois présenté.

        De la même façon, dans les controverses touchant à l’état de l’économie américaine, je préfère me faire ma propre interprétation de ce qu’a publié la FED ou le BLS, plutôt que de me fier à l’homme qui a lu l’homme qui a lu la publication…

        • Il ne faut pas prendre non plus les sources officielles pour paroles d’Evangile. La propagande s’étend à toutes les sources.

          Ainsi en ce qui concerne les stocks d’or.

          Tout ça pour dire que les sources officielles sont elles-mêmes biaisées et participent de la propagande, dont elles sont souvent la source.

          Ainsi les chiffres du chômage, les chiffres de la délinquance, les chiffres de l’immigration, les chiffres de la dette.

          La dette publique française est en réalité beaucoup plus importante que les chiffres officiels ne l’avouent puisqu’ils passent sous silence la dette publique des collectivités territoriales qui double presque la dette offcielle. etc.

          Voilà pourquoi le travail de recoupement opérés par les experts, ou commentateurs, qui ont vu l’homme, qui a vu l’homme-et-sont-long-nez, est loin d’être méprisable, bien au contraire.

          Il faut ensuite chercher ceux qui rémunèrent les analystes et ceux qui sont indépendants. C’est beaucoup plus compliqué que de s’en tenir seulement aux sources d’origine.

          pour juger d’une info, il faut prendre de la hauteur, il faut en revenir à l’Evangile et au fruit de l’arbre, ou à se demander à qui profite le crime (ou l’annonce)

          D’autant que les sources ne sont pas forcément communicables et celles qui ne sont pas communicables sont souvent les plus fiables.

          • Ah, les « vraies sources », celles qui ne sont pas communicables…
            Et bien j’en ai aussi, et peut-être plus importantes que vous ne l’imaginez!
            😉

            Pour le reste, vous courrez le risque de considérer comme « expert » celui qui joue la mélodie que vous voulez entendre.

            Aussi aurais-je du ajouter qu’il ne suffit pas de considérer ses sources, mais de se construire un arsenal critique et les moyens d’analyser ce qu’on veut vous faire admettre, que l’odeur du fumet soit plaisante ou non. Le recours à une expertise est admissible là où on atteint ses limites, mais sa qualification nécessite aussi des efforts si l’on ne veut pas se faire mener par le bout du nez…

            • « Pour le reste, vous courrez le risque de considérer comme « expert » celui qui joue la mélodie que vous voulez entendre. »

              Je peux vous retourner la remarque.

              Les choses ne se passent pas comme ça.
              Il faut recouper. En fait vous répéter d’une autre manière ce que je dis plus haut.

              • Plus haut c’est votre « expert » qui recoupait pour vous.
                Si c’est effectivement vous-même qui vous en chargez, alors nous sommes finalement d’accord.

                Enfin, je suis d’accord avec vous pour dire que le boulot n’a rien d’évident. Toutefois, il me semble être l’un des seuls à me donner la peine de creuser un peu dans cette direction quand beaucoup s’arrêtent à considérer si l’information leur convient.

                Malheureusement il n’est pas toujours bien vu de creuser plus en profondeur dans une direction dérangeante, je le sais d’expérience.

  8. très intéressant tous ces commentaires, pour ma part, je sais, je suis un rêveur, mais j’aimerais bien que les us prennent une bonne claque, et que le billet vert termine sa vie sur un rouleau de papier wc, depuis le temps qu’ils gonflent le monde, les us devaient connaître le bordel qu’ils ont l’habitude de mettre dans les autres pays, « notre président normal » aurait mieux fait de vendre les mistrals, de ne pas s’occuper du problème Ukrainien, nous avons l’UE qui devrait s’occuper de l’international, et non, un « président va t en guerre » qui n’a jamais fait une seule manœuvre militaire, alors une Opex, lui « pas connaître, da »

  9. Tchetnik says:

    Ce n’est pas la première fois que les US tentent de détruire la Russie, pour son projet de société et ses choix spirituels et politiques.

    Quand ils ont compris que l’Empire avait une croissance économique forte, couplée à un modèle social qu’Howard Taft qualifiait de modèle du genre, ils ont tout fait pour le couler, sur injonction, entre autre, de Jakob Schiff.

    Ils ont financé le bolchevisme et les industries soviétiques de l’Oural. Quand l’URSS est redevenue une nation avec une puissance militaire en 1945, les Usa furent subitement pris d’un anticommuinisme dont il n’avait jamais été question jusqu’alors.
    Quand la Russie a été faible et soumise sous Elstine, ils étaient tout miel tout en cherchant à la piller,maintenant que depuis 15 ans elle redresse la tête et construit un modèle de société non seulement fondé sur ses héritages spirituels et culturels mais qui aussi fonctionne, ils cherchent à nouveau à lui tomber dessus.
    Le pays a connu des crises économiques bien plus graves, notamment en 1998, quand les réserves de la Banque Centrale étaient vraiment à zéro, que le marché intérieur n’existe pour ainsi dire pas, que la pauvreté était à son maximum et que la dette publique était à 99 pour cent du PIB. La Russie a surmonté ces crises pourtant bien plus graves. Ses indicateurs sont pour certains encore en deça de ce qu’ils devraient être, mais au moins, ils changent et dans le bon sens, sur bien des domaines, démographiques, économiques et sociaux. Ils n’ont pas seulement des ressources naturelles qui ne se déprécieront pas de manière durable, mais aussi matière grise, potentiel industriel et volonté d’indépendance. Sans oublier une certaine dignité à laquelle les « occidentaux » ont renoncé depuis longtemps. Leur dynamique est certainement meilleure que la notre. La photo du moment est une chose, le film une autre.

    • François says:

      Bien résumé. Il y a peu, dans une de ses interventions, Vladimir Poutine a rappelé que le bolchévisme était d’origine américaine, pour ne pas dire américano-sioniste. Et qu’il s’agissait d’une première tentative de détruire la Russie.

      On pourrait dire que la révolution d’octobre est la première révolution de couleur (ou type Maïdan) qui a malheureusement, atrocement réussi.

      Et ses instigateurs ont cru qu’ils l’avaient définitivement asservie avec Gorbatchiev.

      En fait la façon dont la Russie s’est redressée avec Poutine en l’espace de quelques années tient du miracle, vu qu’elle était partie du fin fond du dessous. Sous Ieltsine, la Russie était complètement subjuguée par l’Occident mondialiste, les russes crevaient de faim et leur patrimoine étaient tombé aux mains des oligarques.

      Oui, Alsaco, moi aussi j’aimerais bien que les US prennent une bonne raclée, comme lors de la crise des années 1930. Mais une bonne crise du dollar, une crise qui ruine les gros capitalistes et les banksters qui dirigent le monde à partir de cette entité territoriale.

      • lusofranc says:

        @ François
        Tout les gens sensés aimeraient que les US se prennent une tôle economique,et fassent de nouveau connaissance avec la modestie,tous..
        Mais un peu de patience,ça vient doucement,mais ça vient.

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