La politique française est au niveau des bacs à sable : Hollande, en mal de devenir, à affirmé que Marine le Pen parlait comme un tract du parti communiste des années 70. Ce à quoi Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste, a réclamé des excuses publiques. Les Mélenchon et autres marionnettes gauchistes y ont été de leur couplet offusqué.

Au delà de cette polémique bien artificielle qui permet de ne pas parler du bilan lamentable du parti socialiste, il n’en demeure pas moins que pour une fois, François Hollande n’a pas entièrement tord. Car si Jean-Marie Le Pen avait su rallier le vote des ouvriers sur un programme clairement anti-libéral mais aussi anti-communiste, ce n’est pas le cas de Marine Le Pen dont les propositions économiques glissent de plus en plus vers une conception socialiste.

Concernant l’immigration et l’Islam, le glissement est le même. Quand Jean-Marie Le Pen promouvait le décalogue et assurait vouloir défendre la culture chrétienne de la France, Marine Le Pen, à l’instar des slogans maçonniques, nous parle de laïcité et du rejet de la sphère publique de toute religion. Certains diront que c’est le tour de force de Marine Le Pen d’avoir su détourner les arguments de ses adversaires : il est d’avantage probable qu’il s’agisse plutôt d’une victoire idéologique des adversaires du FN qui ne porte plus le discours d’un redressement national.

Quant à Pierre Laurent, connu pour son inculture, il devrait écouter les discours de Georges Marchais qui fut secrétaire général du Parti communiste français de 1972 à 1994…

 

Stéphane Le Foll, porte parole du gouvernement, a tenté de tempérer :

« M. Hollande a bien fait la différence entre ce qu’était le tract sur les nationalisations, la fermeture des frontières et contre l’Europe, et ce qui est la nature du Front national qui va sur d’autres terrains et en particulier celui de l’immigration, ce qui n’est pas du tout et n’a jamais été la position du Parti communiste. »

Mais bien sûr…

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4 commentaires

  1. En matière économique, le Réseau Salariat a trouvé la panacée :

    “Pour moi, l’échec du Front de gauche, du NPA et des anarchistes, de la CGT, de Solidaires, de la FSU et de la CNT, un échec qui dure depuis plus de trente ans et qui concerne aussi Attac ou les économistes atterrés, vient de ce que ces organisations n’assument pas les institutions de 1945 dans ce qu’elles ont de révolutionnaire, à savoir le début d’une autre pratique de la valeur économique (et donc du travail) que sa pratique capitaliste : salaire à vie contre emploi et marché du travail, propriété d’usage contre propriété lucrative, cotisation-salaire contre le couple impôt-prévoyance, financement de l’investissement sans crédit contre le chantage des prêteurs, mesure de la valeur par la qualification du producteur contre sa mesure par le temps de travail. Tout cela commence à se mettre en place entre les années 30 et les années 60, et ce qui est alors en jeu, ce n’est pas un autre partage de « la valeur » supposée invariante (la valeur d’échange capitaliste), c’est une autre production de valeur économique débarrassée de sa pratique capitaliste, c’est-à-dire des employeurs et des actionnaires ou prêteurs. Tant que nous continuerons à nous battre pour « prendre l’argent dans les poches du patronat » ou pour le « plein emploi » ou pour la « solidarité » avec les « victimes », autrement dit pour un capitalisme plus juste, nous serons battus.”

  2. konigsberg says:

    Voila qui mériterait un article…

    https://henrymakow.wordpress.com/2015/04/20/karl-marx-etait-le-cousin-au-troisieme-degre-de-rothschild/

    il va falloir que les cathos noment enfin leur ennemi par son vrai nom…

  3. Il est risible de prétendre que le programme économique du Front National « glisse vers une conception socialiste ».
    Comme s’il était « socialiste » de prôner le protectionnisme et le rétablissement de la souveraineté monétaire, comme s’il était « socialiste » de défendre l’Etat fort, comme s’il était « socialiste » de défendre les intérêts vitaux de la Nation et de lutter contre la finance mondiale et cosmopolite?
    Du grand n’importe quoi.
    Xavier « Celticos » nous prend pour des demeurés et croit faire de la vacuité de son argumentaire une supposée analyse politique.
    Une fois de plus, il se trompe.

    • Xavier Celtillos says:

      Tout est une question d’équilibre : défendre l’Etat oui, mais l’Etat ne doit pas pour autant tout contrôler. Or le discours de Marine le Pen glisse peu à peu vers un étatisme forcené.
      Au niveau de la laïcité, n’en parlons pas ! Les mots de Marine le Pen sonnent étrangement comme ceux des pires communistes qui haïssaient la religion. On ne peut prétendre redresser une nation en voulant la couper de ses racines les plus profondes.

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