Robin Terrasse est un jeune auteur encore méconnu. Pourtant, son livre La Mémoire assiégée mérite largement votre attention.

L’ouvrage part d’un constat : depuis maintenant une cinquantaine d’années, la politique mémorielle de l’Etat français est une véritable guerre psychologique menée à l’encontre de son propre peuple. Tout le long de son parcours scolaire, le jeune français apprendra à avoir honte de son passé : la France est le pays qui envahit, qui colonise, qui asservit. L’ « homme blanc » lui-même semble être le grand prédateur de l’Histoire, cherchant inlassablement à asseoir sa domination sur les autres peuples. S’il n’est jamais présenté explicitement comme tel, cette vision biaisée de l’histoire européenne laisse à penser que, inlassablement, l’Européen est le bourreau du monde. La conséquence est lourde pour le Vieux Continent : la quête du pardon semble être l’alpha et l’oméga de la conscience européenne actuelle. Ainsi, toute personne occidentale souhaitant se voir octroyer le label « humaniste » se doit de condamner farouchement l’Histoire de sa propre civilisation et, plus important encore, de renier à jamais toute identité ethno-civilisationnelle européenne.

Puisque ce qui nous a été généralement enseigné au sujet de l’Histoire est le reflet d’un choix orienté par l’éducation nationale pour nous conduire à la repentance, ce livre nous invite à découvrir la partie, immense, de l’Histoire, qui n’est réservée jusqu’ici qu’à une minorité curieuse et cultivée et qui vient contredire de plein fouet ce masochisme culturel que l’on tente de nous imposer.

Oui, les Français et tous les peuples européens ont des raisons d’être fiers de leur Histoire. Dès l’épilogue, l’auteur en donne un motif caractéristique. Indubitablement, un signe européen est né à la bataille de Marathon, pour ensuite se perpétuer aux Thermopyles et à Salamine : la victoire dans la disproportion du nombre. Souvent, très souvent, les Européens seront inférieurs en nombre face aux immensités démographiques de l’est et du sud. Toutefois, cela ne brisa jamais la résistance européenne.

Cette infériorité numérique sera même un gage de recherche, d’innovation, de création constante dans l’art de la guerre. En outre, ce qu’on appelle aujourd’hui les « guerres médiques » n’a pas été que la victoire de l’Europe agressée sur l’Asie : elles incarnent aussi la haute valeur morale du patriotisme d’Etats homogènes et jaloux de leurs libertés face à un empire multiethnique à prétention universelle.

Tout cela nous ramène à notre présent. Tout comme l’Histoire de l’empire romain qui nous apprend que lorsque les migrants sont suffisamment forts pour prendre les armes, ils envahissent; tandis que s’ils sont trop faibles, ils supplient. La chute de l’empire romain nous informe très clairement que la guerre comme la supplication peuvent entraîner l’enrayement d’une machine étatique et sa destruction.

En rappelant au lecteur les invasions barbares, hunniques, puis arabo-musulmanes de notre continent et d’une partie importante de notre pays, Robin Terrasse nous fait voir comment s’est construite au cours des siècles la relation entre l’Europe et les autres parties du monde. Combien de fois les peuples d’Europe ont-ils dû subir et repousser des hordes déferlantes de contrées lointaines ?

Une documentation précieuse vient également mettre à mal les bobards qui circulent dans les écoles et les médias dominants sur l’esclavage, rappelant les faces cachées de ce sujet explosif.

Enfin, l’auteur examine les différentes phases de la déchristianisation de l’Europe : les Lumières, la révolution antichrétienne, la mise en place de nouvelles sacralités, puis, de 1968 à nos jours, l’arrivée de l’idéologie du métissage.

Un livre qui remet les idées en place et offre de quoi répliquer aux manipulateurs de notre Histoire.

La Mémoire assiégée, Robin Terrasse, éditions Dominique Martin Morin, 418 pages, 28,50 euros

A commander en ligne sur le site de l’éditeur

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Un commentaire

  1. « Dès l’épilogue, l’auteur en donne un motif caractéristique. »

    Il s’agit du prologue et non de l’épilogue.

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