Edith Bolling

La «présidence» d’Edith Wilson a débuté en octobre 1919 pour se poursuivre jusqu’en 1921, après que son mari, le 28e président américain, Woodrow Wilson, ait subi un grave accident vasculaire cérébral. Il resta paralysé du côté gauche, à peine capable de parler. Ce n’était pas une prise de pouvoir. Edith voulut simplement garder son mari en vie.

Le médecin du président, le Dr Francis Dercum, avait dit à Edith que tout stress pourrait tuer son mari. Elle se mit alors à signer du nom de son mari toutes sortes de correspondances et de textes législatifs, même, si, ayant reçu peu d’instruction, elle avait la calligraphie « d’une enfant ».

Edith Bolling était née pauvre, dans une petite ville de Virginie. Elle voulait désespérément sortir de cette vie provinciale sans envergure. Elle épousa donc un ancien propriétaire de bijouterie nommé Galt. À la mort de celui-ci, le magasin de bijoux était profondément endetté. Elle travailla dur pour le ramener à flot. Alors qu’elle se promenait à Washington, DC, la veuve fut repérée par le Président Woodrow Wilson, qui passait en limousine. Ils se marièrent en octobre 1915.

Wilson était terriblement seul, ayant juste perdu sa première femme. On le pensait austère, académicien froid et distant. Il ne l’était pas. Il se montra très romantique avec Edith, de quinze ans sa cadette. Celle-ci était une femme « moderne ». Avant de rencontrer Wilson, elle avait acheté une automobile électrique, devenant la première femme à obtenir un permis de conduire dans le District de Columbia. Edith et Woodrow Wilson furent très vite complices, même dans les affaires d’état. Avant même leur mariage, Wilson lui parlait des problèmes de gouvernement et lui confiait les codes secrets.

Cette présidence de la femme d’un des présidents américains est une des grandes histoires cachées de la politique américaine. À l’époque, il n’y avait pas de radio, pas de télévision, et les paparazzis n’existaient pas. 

La Première Guerre mondiale avait pris fin, les suffragettes américaines se battaient pour le droit de vote, certaines s’enchaînant aux portes de la Maison-Blanche, sans savoir qu’Edith, qui n’admirait pas le mouvement féministe, dirigeait le gouvernement. 

Source : « Madam President: The Secret Presidency of Edith Wilson » William Hazelgrove (2016, Regnery Publishing) 

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5 commentaires

  1. Philibert says:

    C’est de la désinformation votre article. On s’en fiche de la femme de Wilson, dont le mari est responsable de la création de la FED et de la 1ère guerre mondiale. Sa femme ne vaut pas mieux, première présidente des Etats-Unis ou pas, car devant Notre Seigneur elle a une responsabilité encore plus grande pour tous les crimes dont elle s’est rendue complice. De plus, c’est nouveau de lire sur MPI une adoration sur des gens et surtout pro-république.

    • Etienne says:

      Cher Philibert, bonsoir.

      Excusez, mais je n’ai pas compris votre message. Par exemple.

      Comment cette femme-là serait-elle responsable de la 1re guerre ?
      – Aurait-elle eu de l’influence sur les Serbes (nos alliés proches des Russes) et/ou les Autrichiens (nos ennemis), à l’origine de ce lamentable conflit, d’après les historiens qu’on a pu lire ?
      – Comment l’ingérence dramatique et scandaleuse (selon vous) de cette personne s’est-elle produite ?

      Merci d’éclairer les lanternes de vos lecteurs.

      • Philibert says:

        Cher Etienne,

        Vous trouverez, j’espère, mes réponses à vos questions dans ma réponse à Pamino.

        Cordialement

  2. Vous dites n’importe quoi. ‹Désinformation› ne veut pas dire « information que je ne veux pas entendre ». Et pensez-vous que c’est Wilson qui a payé l’assassin de l’archiduc François Ferdinand et de sa femme à Sarajevo en 1914 ? Vous ne savez pas que ce n’est qu’en 1917 que les États-Unis ont déclaré la guerre à l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et leurs alliés ? Et quels sont les crimes dont sa femme s’est rendue complice ? Signer pour lui ? Mais c’était tout à fait en ordre, si sa condition physique de son mari ne lui permettait pas de signer lui-même, c’était une évidence pour tout le monde ; s’il avait perdu ses facultés mentales, ç’aurait été différent. « une adoration sur des gens », mais qu’est-ce que c’est que ça ? vouliez-vous peut-être dire « à genoux » ?

    • Philibert says:

      Définition de désinformation : « La désinformation est un ensemble de techniques de communication visant à donner une fausse image de la réalité, dans le but de protéger des intérêts privés et/ou d’influencer l’opinion publique ».

      En l’occurrence, il est question de présenter sous un jour meilleur que la réalité une personne qu’on devrait pas apprécier au vu de ce à quoi elle a contribué, sa qualité de première femme président étant secondaire vis à vis de ses actions.

      De plus, c’est vous qui semblez ignorer que sans la FED donné à quelques familles de banquiers (dont la Lehman) par Wilson, la 1ère guerre mondiale n’aurait pas eu lieu. Vous semblez également ignorer justement la tactique utilisée pour faire entrer les Etats-Unis dans la guerre lorsque Wilson était aux commandes : https://www.herodote.net/7_mai_1915-evenement-19150507.php (version médiatique officielle) Quant à votre dernière question, qui vient couronner la bêtise de l’ensemble, je vous le demande à mon tour : faut-il consacrer une tribune à une personne qui a participé à notre futur mise en esclavage ? (c’est à dire permis la mise en place d’évènements favorisant l’arrivée du faux-messie pour lequel Notre Seigneur est venu et mort pour nous prévenir) Et surtout, devrions-nous supporter de lire une tribune d’une dame juste parce qu’elle a été première femme président des Etats-Unis ? C’est juste ridicule et une telle information est juste un titre dans la presse et ne mérite même pas d’être ouvert. Quant à l’adoration, vous êtes plein de mépris dans votre réponse à mon égard, mais il est vrai que vous êtes libres de glorifier le camp adverse, celui de ces différentes républiques qui sont là pour en former une seule, universelle et mondiale. Quand je lis des tribunes qui peinent à faire connaitre Garcia Moreno quand en revanche celle-ci vise à nous faire idolatrer une dame simplement parce qu’elle était femme de et qu’elle a signé à la place de son mari, il y a effectivement un problème. Et si vous tombez aussi bas pour être d’accord de lui donner une tribune, c’est bien la reconnaissance qu’elle est autant responsable que son mari sur toutes les décisions gravissimes qu’il a pu prendre.

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