Discours de Viktor Orbán du 15 mars 2016

« Le destin de la nation hongroise est désormais lié à celui des nations européennes et fait maintenant tellement corps avec cette union qu’aujourd’hui aucun peuple, y compris le peuple de Hongrie, ne peut être libre si l’Europe ne l’est pas. Et, aujourd’hui, l’Europe est faible, fragile et malade, ‘telle une fleur rongée par un ver invisible’.

Aujourd’hui, 168 ans après les grandes guerres d’indépendance des peuples européens, l’Europe, notre patrie commune, n’est pas libre ! L’Europe n’est plus libre car la vérité commence dès lors qu’on est libre de dire la vérité. Or, aujourd’hui en Europe, il est interdit de dire la vérité. Même fait de soie, un bâillon reste un bâillon. Il est interdit de dire que les réfugiés n’en sont pas et que l’Europe est menacée par ces migrations. Il est interdit de dire que des dizaines de millions s’apprêtent à se mettre en marche à destination de l’Europe. Il est interdit de dire que l’immigration apporte terreur et crimes partout où elle s’installe.

Il est interdit de dire que ces masses d’hommes étrangères à notre civilisation mettent en péril notre mode de vie, notre culture, nos coutumes et nos traditions chrétiennes. Il est interdit de faire remarquer que ceux qui sont déjà ici ont construit leur propre monde parallèle, avec ses propres lois et idéaux, ce qui est en train de faire éclater la structure millénaire de l’Europe.

Il est interdit de faire remarquer que cela n’est pas la conséquence inattendue et accidentelle d’événements fortuits, mais une opération planifiée et orchestrée, une invasion de masse pointée vers nous.

Il est interdit de dire que Bruxelles est en train de réfléchir aux moyens d’acheminer aussi rapidement que possible ces masses extra-européennes afin de les implanter parmi nous en terre d’Europe1.

Il est interdit de faire remarquer que l’objectif de cette colonisation est de changer à jamais le paysage religieux et culturel de l’Europe et faire s’écrouler ses fondations ethniques – en éliminant ainsi l’État-nation, dernier obstacle à l’internationalisme. Il est interdit de dire que Bruxelles dévore en sous-marin des pans entiers de notre souveraineté nationale et que les eurocrates sont en train de mettre sur pied un projet d’instauration des États-Unis d’Europe, ce pour quoi personne ne leur a jamais donné l’autorisation.

Les ennemis de la liberté […] utilisent aujourd’hui d’autres moyens pour nous forcer à nous soumettre : ils ne nous jettent plus en prison, ne nous envoient plus en camps de concentration, et ils n’envoient plus leurs chars occuper les pays qui ne veulent pas renoncer à la liberté. Il leur suffit d’envoyer la grosse artillerie d’une presse internationale à leurs ordres, avec ses dénonciations, ses menaces et ses chantages. […] Les peuples d’Europe sont peu à peu en train de se réveiller, de se regrouper […] Les étais de l’édifice européen qui reposent sur la suppression de la vérité sont en train de craquer. Les peuples d’Europe ont peut-être enfin compris que leur avenir était en jeu. Et ce n’est pas seulement leur prospérité, leurs vies confortables, leurs emplois qui sont menacés, mais aussi notre sécurité et le paisible agencement de nos vies. […] Ils ont enfin compris que les principes vitaux sur lesquels l’Europe fut fondée sont en danger de mort. L’Europe, c’est la communauté des nations libres, indépendantes et chrétiennes, c’est l’égalité des hommes et des femmes, la concurrence loyale et la solidarité, l’orgueil et l’humilité, la justice et la mansuétude.

Cette fois-ci, nous ne subissons pas les coups de boutoir des guerres et des catastrophes naturelles qui s’abattent sur nous par surprise. Cette immigration de masse s’apparente à la lente érosion des rivages sous l’action persistante de l’eau. Cette invasion a pris le masque d’une cause humanitaire, quand en réalité leur but est de conquérir nos territoires, et chaque arpent dont ils s’emparent est un territoire perdu pour nous. Des meutes de défenseurs des droits de l’homme, qui n’ont que ce mot à la bouche, ne cessent de nous faire la leçon et de porter des accusations contre nous. On nous dit hostiles et xénophobes, mais la vérité est que notre nation a toujours accueilli l’autre et s’est fondée sur la fusion de différentes cultures. Nous avons ouvert nos portes à ceux qui voulaient venir en tant que nouveaux membres de la famille, en tant qu’alliés ; nous avons ouvert nos portes aux réfugiés qui craignaient pour leur vie, et tous ont pu y créer un nouveau foyer. Mais ceux qui sont venus ici avec l’intention de changer le visage de notre Nation, de la refondre à leur image, ceux qui sont venus contre notre gré et les armes à la main, ceux-là se sont heurtés à notre résistance.

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
Au tout début, on nous disait qu’ils ne seraient que quelques centaines de personnes déplacées, ou un millier, ou deux mille, mais pas un seul dirigeant européen responsable n’oserait nous faire la promesse solennelle que ces deux mille ne se transformeront pas en dizaines ou en centaines de milliers. Si nous voulons mettre fin à cette invasion, il nous faut absolument restreindre les pouvoirs de Bruxelles. Le plus grand danger qui nous menace ne vient pas des masses qui se pressent aux portes de l’Europe, mais de Bruxelles et de son attachement fanatique à l’internationalisme. Nous ne devons pas accepter que les eurocrates soient au-dessus des lois. Nous n’accepterons pas qu’ils nous forcent à accepter les fruits amers de leur politique d’immigration et leur cosmopolitisme forcené.

Nous n’accepterons pas que la Hongrie importe le terrorisme, la criminalité, l’homophobie et l’antisémitisme qui met le feu aux synagogues. Il n’y aura pas de quartiers dans nos villes qui se considéreront au-dessus de nos lois, ni troubles à l’ordre public, ni émeutes de populations immigrées. Nos femmes et nos filles ne seront pas pourchassées comme du gibier par des gangs allogènes. Nous ne laisserons personne nous dicter qui nous devons laisser entrer sur notre sol, qui peut vivre à nos côtés et avec qui nous partagerons notre patrie. Nous savons comment cela se passe : au départ, nous les laissons nous dicter qui nous devons accepter chez nous, et l’on se retrouve à servir des étrangers dans son propre pays. Et, à la fin, ils nous sommeront de faire nos valises et nous bouterons hors du pays de nos ancêtres. Nous rejetons donc leur plan de relocalisation forcée des réfugiés et nous ne nous laisserons pas intimider ni par du chantage, ni par des menaces.

Le temps est venu de donner l’alarme. Le temps est venu de l’opposition et de la résistance. Le temps est venu d’en appeler à nos alliés. Le temps est venu de brandir l’étendard des nations qui se tiennent encore droites. Le temps est venu d’empêcher la destruction de l’Europe et de sauver son avenir. C’est à cette fin que nous appelons tous les citoyens hongrois à s’unir, quelle que soit leur affiliation politique, et nous appelons toutes les nations européennes à s’unir. Les dirigeants et les citoyens européens ne doivent plus vivre dans des mondes séparés. Nous devons restaurer l’unité de l’Europe. Nous, peuples européens, ne pouvons être libres individuellement que si nous pouvons être libres tous ensemble. La victoire nous attend si nous unissons nos forces, mais si chacun tire la couverture à lui, nous courons à notre perte. Unis, nous sommes forts ; désunis, nous sommes faibles. Soit nous nous en sortons tous ensemble ou pas du tout. Il n’y a pas d’autre moyen.

Hongrois, Hongroises,
En 1848, il était écrit dans le livre du Destin que rien ne pourrait être tenté contre l’Empire des Habsbourg, et si nous nous étions résignés à ce décret, notre sort eût été scellé, et les flots allemands auraient englouti les Hongrois. En 1956, il était écrit dans le livre du Destin que notre sort était de rester un pays occupé et soviétisé jusqu’à ce que le plus petit dernier souffle de patriotisme s’éteigne chez le dernier des Hongrois, et si nous nous étions résignés à ce décret, notre sort eût été scellé, et les flots soviétiques auraient envahi les Hongrois.

Aujourd’hui, il est écrit dans le livre du Destin que des puissances mondiales occultes et sans visage vont éliminer tout ce qui est unique, autonome, national et séculaire. Ils mélangeront les cultures, les religions et les populations, jusqu’à ce que notre belle et fière Europe aux multiples facettes ne soit plus qu’une ombre docile et blafarde. Et si nous résignons à cette fin, notre sort sera scellé, et nous serons engloutis dans l’énorme panse des Etats-Unis d’Europe. La tâche qui attend le peuple hongrois, les nations d’Europe centrale, ainsi que les autres nations européennes qui n’ont pas encore perdu tout sens commun est de défaire le destin qu’ils nous réservent, de le réécrire et de le transformer.

Nous Hongrois et Polonais2, savons comment nous y prendre. On nous a appris que seuls ceux qui sont assez braves peuvent regarder le danger en face. Il nous faut donc arracher l’ancienne vertu du courage des limons de l’oubli. Il nous faut retrouver l’ancienne hardiesse des cœurs, et nous devons répondre clairement, d’une voix que tous doivent entendre, à la question la plus importante qui déterminera notre destin, et la question qui décidera de l’avenir de l’Europe, de sa victoire ou de sa chute, la voici : allons-nous nous laisser réduire en esclavage, ou serons-nous des hommes libres ? C’est à cette question qu’il nous faut répondre. Debout la Hongrie ! Debout les Hongrois ! » 

1 https://www.youtube.com/watch?v=w3Fm__oR33o
Suite à la fermeture de la route des Balkans, l’Allemagne a trouvé la voie de contournement. Il est prévu que des avions aillent chercher les migrants au Moyen-Orient et les acheminent vers les aéroports allemands. Ce qui se fait déjà à une petite échelle. Cela leur évitera de payer les frais de voyage et entraînerait une vague d’un million de soi-disant réfugiés, attirés également par des conditions de transport plus confortables. Attendons la décision de Merkel…

2 De nombreux Polonais étaient venus saluer le discours du Premier ministre.

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2 commentaires

  1. François says:

    Discours extraordinaire! Je suis bien surpris que personne n’ait encore réagi!
    Bravo M. Orban. Nous Français n’osons même pas espérer qu’un tel discours puisse un jour sortir de la bouche d’un prochain chef de la nation tant tout semble verrouiller de l’étranger par des étrangers ou des Français vendus.

    Non, nous ne voulons pas être asservis au Etats-unis d’Europe d’eurocrates soumis aux banques et au gros capital de Big brother!

    En espérant que nous serons nombreux à entendre votre courageux discours! Car il faut du courage aujourd’hui pour dire la vérité! Vive la Hongrie, Vive Orban! Et vive la Pologne et la Russie. Vive ces pays qui résistent, Vive les nouveaux dissidents!

  2. HUGUEL says:

    Bravo François! Je crains que dans ce pays aucun homme politique parmi ceux qui se battent pour la candidature suprême aura le courage de tenir un tel propos et surtout de mettre en oeuvre une politique de restauration et de sauvegarde de nos valeurs.

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