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Jeunes qui envisagez d’enseigner, attention au choix des établissements dans lesquels vous devrez faire vos études universitaires et aussi au choix des établissements dans lesquels vous devrez enseigner si vous souhaitez réellement enseigner.

Deux institutions, l’Université publique et les IUFM, rebaptisés ESPE (Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation) – encore qu’elles n’en constituent en réalité, qu’une seule puisqu’elles ont fusionné en 2008 – sont radicalement à éviter.

Fusion – faut-il le souligner – qui n’a d’autre objectif que de faire des IUFM/ESPE  les véritables « maîtres » de l’Université et de faire disparaître l’enseignement universitaire. C’est ainsi que l’Education Nationale, de même que ses satellites sont en train de « rendre l’âme » du primaire à l’Université incluse.

Pourquoi la disparition de l’enseignement disciplinaire à l’université ?

Dans le cadre de la « refondation de l’Ecole », les cours sont supprimés, du primaire à l’université incluse – remplacés par des activités au cours desquelles les enfants, les jeunes sont censés construire leur savoir, et les directives données aux enseignants-qui-n’enseignent-plus sont précises : « plus question d’enseigner, vous n’avez rien à transmettre » – credo des IUFM-ESPE – il s’agit d’accompagner les élèves dans leur projet : l’enseignant est ainsi reconverti en animateur-accompagnateur.

Certes, il existe encore, mais sporadiquement, des établissements où l’on enseigne encore, mais avec difficulté et pas pour longtemps : les « anciens » essaient de faire de la résistance, ils ont été formés pour enseigner et non pour animer, ils ont reçu le savoir nécessaire pour le transmettre et « rament » à contre-courant.

Mais la hiérarchie pédago-administrative ne perd pas sa ligne d’horizon et, comme l’a fait savoir une inspectrice pédagogique régionale : « nous combattrons la résistance aux réformes par épuration biologique »…comprenez, avec les départs à la retraite. Qu’en termes élégants, ces choses-là sont dites !

Certes, c’est un volet de la solution.

Organisation de l’ignorance du personnel « enseignant-qui-n’enseigne-plus »

L’autre volet – qui rejoint le premier – étant celui d’organiser l’ignorance de ceux destinés à encadrer les pseudo-élèves et les pseudo-étudiants.

Deux moyens sont à l’œuvre :

. La dénaturation et la réduction des exigences des concours de recrutement des « enseignants-qui-n’enseignent-plus », avant que ne soit acquise leur disparition – prévue et déjà acquise pour certains – de ces mêmes concours (CAPES par exemple),

. Le recrutement de personnels sans qualification,

1 – Dénaturation et réduction des exigences des concours de recrutement

  avant leur disparition

La réforme du CAPES 2009 a donné le ton : la formation des enseignants et leurs conditions de recrutement ont été réduites comme une peau de chagrin avant leur disparition prochaine, ce qui se conçoit aisément pour répondre aux non-exigences  d’une école-lieu de vie. C’est ainsi que les programmes spécifiques aux CAPES ont disparu au profit d’un alignement sur ceux du 2nd degré : collèges et lycées.

Dans la foulée, les exigences des concours eux-mêmes se sont effondrées et le contenu des épreuves disciplinaires dénaturé, puisque ces épreuves ne sont plus seulement destinées à vérifier les connaissances propres à la discipline mais également les connaissances épistémologiques des candidats,

Ainsi, par exemple, du CAPES de lettres classiques, qui est passé de 5 épreuves (3 écrits et deux oraux) à deux écrits, faisant passer le coefficient des épreuves disciplinaires de 80 à 40%, ceci avant la disparition pure et simple de ce même concours en 2013 (la dernière session ayant eu lieu en 2014) remplacé par un CAPES « fourre-tout », avant qu’il ne soit transformé radicalement et à court terme en « Sciences de l’éducation » – vomi de pédagogisme dont les IUFM sont si friands – dernière étape avant la disparition complète, disparition qui sera forcément le cas pour les autres CAPES dont il n’y a nul besoin pour œuvrer dans une « école-lieu de vie ».

2 – Recrutement de personnels sans qualification

C’est un autre moyen d’abattre l’enseignement disciplinaire et de ne pas laisser le personnel d’encadrement être « tenté » d’enseigner.

Ainsi, le recrutement d’une masse importante de personnels dans l’éducation nationale ne doit pas nous abuser : 6000 en 2013, 12000 en 2014 et 18000 en 2015 ; ce recrutement est basé sur le recrutement « d’emploi-avenir-professeur » : c’est Vincent Peillon qui a trouvé cette belle formule.

A qui s’adressent ces « emplois-avenir-professeur » ?

L’accès en est ouvert aux étudiants titulaires d’une bourse d’enseignement – sur critères sociaux (très important !) inscrits en 2ème année de licence ( n’ayant donc aucun diplôme universitaire ), le cas échéant en 3ème année de licence ou 1ère année de master dans un établissement d’enseignement supérieur – autrement dit dans un IUFM-ESPE – donc, des étudiants déjà engagés dans le processus de formatage,

Aucune condition de nationalité n’est exigée !

Autres priorités

Sont prioritaires, les étudiants qui ont résidé au moins deux ans dans un Z.U.S. (zone urbaine sensible) dans une Z.R.R. (zone de revitalisation rurale) ou dans un D.O.M. (département d’Outre-mer) ou qui ont effectué au moins deux années d’études secondaires dans un établissement situé dans une de ces zones ou dans un établissement de l’ « éducation prioritaire », c’est-à-dire situé dans une Z.E.P. ( zone éducation prioritaire). Comme nous pouvons le constater, il s’agit d’un recrutement très… « sélectif » !

Les candidats sont recrutés par les établissements d’ « enseignement » (sic) et concluent un contrat de droit privé d’un an pendant lequel ils effectuent un stage sur le terrain, encadrés par un tuteur (qui n’enseigne déjà plus) et « doivent se présenter à un des concours de recrutement d’enseignants du 1er ou 2nd degré pour poursuivre leur formation dans un établissement d’enseignement supérieur » en clair, l’ « établissement d’enseignement supérieur » est un IUFM/ESPE (passage obligé) qui prend en charge la totalité de la (dé)-formation.

Autrement dit, la formation dans une discipline d’enseignement n’est pas au programme ! et pour cause ! Dans ce système, on n’enseigne plus !

Alors, jeunes qui voulez enseigner, que devez-vous faire ?

Vous qui avez reçu une instruction soignée dans une école indépendante, que l’on appelle « école privée hors contrat », ne perdez pas votre temps dans ces institutions totalement dévoyées que sont l’Université publique/IUFM-ESPE : surtout n’intégrez pas ces structures.

Si vous voulez réellement enseigner, faites impérativement appel à une Université privée : ainsi, vous pourrez transmettre votre savoir, notre culture et participer à la sauvegarde de notre civilisation. Il en existe, tout comme il existe des écoles privées hors contrat pour l’enseignement secondaire.

A Paris, l’Institut Universitaire St Pie X donne une qualité d’enseignement universitaire remarquable, mais si vous habitez la province, cherchez bien, il doit bien y en avoir aussi . Et surtout, ne désarmez pas !

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4 commentaires

  1. Excellent article, très intéressant et malheureusement véridique.
    Quant à l’Institut Universitaire Saint-Pie X cité in fine, je ne peux que vous le recommander, ayant étudié dans l’établissement. Excellent niveau à la sortie et réel encadrement. Chers jeunes, je m’adresse à vous: vous NE TROUVEREZ PAS cela dans les autres facultés (aussi bien publiques que privées)! N’hésitez pas à me contacter si vous le souhaitez.

    • Et je tiens à préciser qu’en arrivant, je n’étais pas de la Tradition. Le mystère du Bon Dieu, c’est qu’Il nous fait emprunter des voies qu’on ne soupçonnait même pas!

  2. Tchetnik says:

    Sans vouloir faire de publicité, les éventuels enseignants peuvent toujours se faire la main par le biais d’organismes de cours particuliers.

    S’ils sont vraiment compétents, ils peuvent rapidement se constituer un bon dossier et une bonne clientèle auprès de ces organismes (Acadomia, Anacours…) qui leurs feront alors confiance pour leur attribuer de nouveaux élèves.

    Travailler dans ce cadre n’a pas que des avantages (déplacements nombreux, dépendance d’une demande forte, mais fluctuante…) mais chacun peut y faire ce qu’il veut, ce qu’il estime être juste et efficace, y exercer sa passion des matières qu’il enseigne, auprès d’un public plus motivé, et voir les fruits pousser.

    Même si ce n’est que transitoire, cette manière de travailler est valorisante, gratifiante et on échappe largement aux imbécilités du système, imbécilités que nous avons tout le loisir de corriger positivement du reste.

  3. Il n’est pas possible à un catholique d’enseigner dans le secondaire en France (sauf le hors contrat, évidemment). OU bien il faut 1/ avoir une conscience assez élastique 2/ être un excellent comédien (pour réussir à flouter le jury lors des oraux idéologiques des concours).

    Pour réponse à Tchetnik, les organismes de cours à domicile sont de véritables proxénètes : ils facturent aux parents entre 35 et 45 euros de l’heure selon le niveau, et reversent au professeur entre 12 et 16 euros, tout compris (chomage, congés, etc.)
    Par ailleurs, certains – un notamment que vous avez nommé – a la réputation d’être très lié financièrement à la secte de scientologie. Pas certaine à 100%, mais ça donne tt de même à réfléchir.

    Je suis passée par tout ça dans mes jeunes années, et j’enseigne maintenant la physique dans le supérieur hors contrat (non confessionnel), payée le SMIC, mais c’est mieux que rien. Par contre, je récupère tous les déchets issus de « l’éducation maçonnique », qui nantis d’un bac S (avec mentions, SVP) ne savent ni écrire correctement, ni résoudre une équation du premier degré, ni a fortiori conduire le moindre raisonnement scientifique ou même simplement logique.

    Ce genre d’établissements est d’ailleurs plein de doctorants en toutes matières et de tous âges (grosso modo de 30 à 45 ans), qui fuient l’éducation « nationale » comme toute personne sensée de nos jours, et cumulent ces petits boulots faute d’avoir les copinages nécessaires pour obtenir un poste dans une fac.
    Tout le monde gagne le SMIC quels que soient l’ancienneté et le niveau d’études. Beaucoup, ceux qui le peuvent, quittent la France. Les autres vivotent comme moi, résignés.

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