pere-hamelPersonne ne contestera le caractère odieux de l’assassinat du père Hamel, le prêtre égorgé par deux jeunes djihadistes islamistes en mal de célébrité.

En revanche la béatification éclair, et déjà prononcée, par le pape François est source d’interrogations. Le Père Jacques Hamel pourrait, en effet, être déclaré bienheureux dès 2018, en un temps record. Le pape François a donné une dispense pour l’accélération de la procédure de béatification du prêtre français. Pas besoin de miracle, pas besoin de reconnaître l’héroïcité des vertus, il suffira de reconstruire les derniers instants de vie du Père Hamel et de certifier le martyre survenu dans sa paroisse pendant qu’il célébrait la messe. Jean-Paul II et mère Teresa bénéficièrent eux-aussi d’une telle procédure écourtée. Les martyrs de la Révolution française, eux, ont parfois attendu plus d’un siècle avant d’être béatifiés, ce fut le cas du prêtre martyr, le Bienheureux Noël Pinot, des seize Carmélites de Compiègne, mais à l’ère des pontifes conciliaires, il semblerait que c’est d’autant plus expéditif que le candidat est un parfait moderniste.

L’archevêque de Rouen, Dominique Lebrun, a annoncé il y a quelques jours cette décision de François qui n’en est pas à une entorse près envers la discipline canonique de l’Église, même celle si laxiste et libérale de l’église conciliaire ! On peut même se demander quel est l’intérêt de cette procédure éclair puisque l’actuel pontife romain a déjà béatifié… en deux mots : « Exposez la photographie du Père Hamel dans l’église : il est déjà bienheureux » a-t-il dit en effet à Mgr Lebrun, le 14 septembre dernier. En rajoutant : « Si quelqu’un conteste ce choix, dit que c’est le pape qui t’autorise. » Et le tour est joué !

Comme si le pape avait le droit de béatifier, selon son bon vouloir, quiconque ! Avec François, nous sommes vraiment dans le règne de l’autoritarisme le plus total, de la dictature de la papolatrie. Ce n’est pas « l’État, c’est moi » mais « Rome, c’est moi. »

Nous savions déjà qu’il était d’une nullité théologique effroyable, nous savons maintenant qu’il est également d’une stupéfiante ignorance canonique. En aucune façon le pape n’a, en effet, le droit de béatifier quiconque, fusse-t-il un martyr, sans passer par la procédure de béatification adéquate qui nécessite une enquête approfondie et un procès canonique. Tout pape qu’il est, il n’a aucune autorité pour béatifier à sa guise. Mais François outrepasse allègrement le droit canonique de l’Église, cet ensemble des lois et des règlements adoptés ou acceptés par les autorités catholiques pour le gouvernement de l’Église et de ses fidèles. Il agit, au contraire, comme un dictateur qui impose à ses sujets ses vues sans tenir compte des lois en vigueur.

Mais pourquoi s’en étonner ? Depuis qu’il est sur le trône de Pierre, il en fait à sa tête sans aucun respect pour la doctrine. Alors pourquoi respecterait-il le droit ? Ne nous a-t-il pas habitué à agir selon ses goûts personnels, figés dans un gauchisme chrétien post-soixante-huitard ?

Se rajoutent des interrogations légitimes concernant le « martyre » du père Hamel. Peut-on vraiment parler de martyre au sens traditionnel du terme ?

pere-jacques-hamelQuand on sait que ce prêtre français de 85 ans suivait toutes les innovations du concile Vatican II, qu’il était un partisan résolu du dialogue inter-religieux avec la communauté musulmane, c’est-à-dire les pourfendeurs de la Sainte Trinité et les négateurs de la divinité de Jésus-Christ, non pour les convertir mais pour trouver une unité dans la diversité des croyances, selon le mot célèbre de Jean-Paul II, qu’il a œuvré à la construction de la mosquée du coin, a-t-il été un témoin, durant sa vie et au moment de sa mort, de la Vérité Trinitaire et de la filiation divine du Christ ?

Faudra-t-il s’étonner si un jour l’Église conciliaire décide de considérer comme « premier miracle » du père Hamel la messe œcuménique et la cérémonie civile inter-religieuse avec musulmans, juifs, chrétiens, et laïcs, qui eurent lieu quelques jours après son assassinat. En l’honneur de ce « martyr » du dialogue œcuménique et du « vivre-ensemble ». Sa mort barbare n’a-t-elle pas eu comme subite conséquence scandaleuse le mélange de religions et de communautés différentes lors des messes dominicales dans les églises d’Europe sous l’impulsion des imams de France ? Où l’on a vu des imams se faire encenser par des prêtres en dhimmitude !

Le Père Hamel durant sa vie et après sa mort peut être considéré comme un témoin du modernisme et de la « vérité évolutive et relativiste » de la Rome conciliaire. Peut-il être en même temps considéré témoin de la Vérité catholique ? Telle est la question que sont en droit de se poser les baptisés, attachés à la Tradition de l’Église catholique et blessés dans leur foi par les dérives progressistes de la Rome actuelle, » néo-moderniste et néo-protestante, qui s’est manifestée clairement dans le concile Vatican II et après le concile dans toutes les réformes qui en sont issues ».

Ce qui ne supprime rien à l’horreur de la mort du père Hamel et aux prières ferventes des catholiques pour que son âme soit accueillie dans le Paradis pour chanter la Gloire du seul Dieu Trinitaire !

Francesca de Villasmundo

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37 commentaires

  1. ( Comme si le pape avait le droit de béatifier, selon son bon vouloir, quiconque ! )

    Oui , cela est de sa seul compétence , comme pour la canonisation officielle d’un Saint !..

    • Francesca de Villasmundo says:

      « En aucune façon le pape n’a, en effet, le droit de béatifier quiconque, fusse-t-il un martyr, sans passer par la procédure de béatification adéquate qui nécessite une enquête approfondie et un procès canonique. »

      Voici la notice Wikipedia sur les canonisations. Certainement pas toujours la source la plus fiable mais en l’occurrence les informations sont claires :

      « Le 11 février 1588, par la constitution apostolique Immensa Aeterni Dei (it), le pape Sixte-Quint institue la Sacrée congrégation des rites chargée d’instruire la cause des saints. Urbain VIII, par deux décrets de 1625, précisés le 5 juillet 1634 dans sa constitution Cælestis Jerusalem, fixe de façon claire et détaillée les critères et la procédure de béatification et de canonisation : après enquête du tribunal diocésain, la Sacrée Congrégation des Rites examine les écrits, paroles et actes du postulant, s’informe de sa réputation de sainteté, de ses vertus, de ses miracles. Si ce premier procès, dit procès apostolique est favorable, la Congrégation propose l’introduction de la cause au pape, qui l’accepte en signant un « bref ». Un procès de non-culte est ensuite ouvert, puis il est suivi d’un procès sur l’héroïcité des vertus du postulant, qui est réexaminé par la Sacrée Congrégation. Enfin, l’examen des miracles (au moins deux) permet l’ouverture du réel procès en canonisation.

      Au XVIIe siècle, la Société des bollandistes se livre à des contre-enquêtes sur la vie des saints pour dénicher les faux saints construits par idéologie, aboutissant à des procès de « décanonisation »9.

      La procédure est lourde : la Curie romaine s’adjoint en 1930 une section historique, afin de tirer parti des progrès de cette science. En 1939, le procès apostolique est supprimé pour les causes historiques (concernant des personnes mortes depuis très longtemps), simplification étendue en 1969 aux causes récentes. La même année, la Sacrée Congrégation des Rites est dissoute, et la Sacrée Congrégation pour les causes des saints est créée pour les procès en canonisation. La procédure a encore été modifiée et simplifiée par Jean-Paul II (constitution Divinus perfectionnis magister en 1983), en diminuant l’importance des miracles et en accroissant l’attention portée à la sainteté de la vie menée, et en laissant la décision finale au pape. »

      Le pape a la décision finale mais après une procédure bien déterminée. C’est ce qui nous importe dans le cas du père Hamel et dans les propos du pape François qui se permet de le déclarer bienheureux sans cette procédure : « il est bienheureux, c’est le pape qui l’autorise ». Il outrepasse ses droits. Il ne peut autoriser cela sans cette procédure canonique!

      • Raiford says:

        Vous avez entièrement raison, le pape ne peut se servir de son autorité pour violer les procédures.
        Il peut modifier certaines procédures, mais certainement pas y contrevenir pour un cas particulier : Ce serait abolir l’état de droit.

      • On appelle canonisation ( ou béatification ) la sentence définitive du souverain pontife !..
        Or, étant donné que le premier Siège n’est jugé par personne , il est tout à fait naturel que nul ne puisse en appeler d’une sentence du Souverain Pontife, tel que le stipule le canon 1880 :

        Concernent la constitution que vous évoquez , cela est la procédure ordinaire !..
        Or , le Souverain Pontife n’est Astreint que par le droit divin et naturel !..

  2. L’abbé Bouchacourt a déclaré que le Père Hamel était le premier martyr de l’islam du XXIe siècle. S’il est martyr, il est saint. Ce que fait le pape rejoint les paroles de l’abbé Bouchacourt.
    http://laportelatine.org/district/france/bo/bouchacourt2016/bouchacourt_160726_attentat_st_etienne_du_rouvray.php

    • " Pour le coup " says:

      Et tous les martyrs chrétiens du monde entier du XXIème siècle , assassinés au nom de la secte Mahométane islamique , ils comptent pour du beurre ?
      Curiosité de la Nouvelle Église Mondialiste oecuménique …
      Troublante béatification .

      • L’abbé Bouchacourt parle d’un point de vue canonique. Pour le reste, faudrait lui poser la question.

    • Etienne says:

      « le premier martyr de l’islam du XXIe siècle » C’est évidemment faux.
      Même le front encadré par les oeillères du nombrilisme français, c’est une affirmation stupide : où classez-vous donc les autres victimes de l’Islam depuis l’an 2000 ?

      Ceci dit, il est martyr. Comme tous les autres, fidèles ou non, clercs ou non.
      La différence entre ces martyrs ? Elle est dans le traitement médiatique et nulle part ailleurs.

      • Anne Lys says:

        L’abbé Bouchacourt n’a pas parlé du « premier martyr de l’islam au XXIème siècle, mais « du premier martyr de l’islam au XXIème siècle » EN FRANCE;

        Ce qui est exact, car si les victimes françaises d’attentats islamistes au XXIème siècle remplissent bien, sauf pour les victimes juives assassinées comme telles, et les athées auteurs de caricatures offensant Mahomet, une des conditions du martyre : être mises à mort en haine des « croisés » et pour « détruire la croix », elles ne remplissent pas les autres : elles étaient inconscientes de ce fait et n’ont rien fait pour affirmer leur foi en NSJC. Je ne doute pas de la miséricorde de Dieu pour leurs âmes arrachées à la vie sans avoir eu le temps de s’y préparer, précisément parce que cela a été fait en haine de NSJC, mais cela n’en fait pas des martyrs.

        • Votre définition du martyr induit gravement en erreur (la fin de votre commentaire en particulier).
          Une simple définition du martyr dans un dictionnaire (certes laïque) donne ceci :
          http://www.cnrtl.fr/definition/martyr : « Personne à qui on a infligé des supplices et/ou la mort parce qu’elle a refusé d’abjurer sa foi. »

          Le martyr n’est pas un « fleur bleue » … la foi est bien autre chose qu’une foi personnelle, c’est l’adhésion à toutes les vérités révélées.

          L’un des bourreaux a posé cette question : « «Connaissez-vous le Coran ?», demande l’un d’eux à soeur Hélène D., 83 ans. «Je le respecte comme la Bible», lui dit-elle. La réponse semble le satisfaire. » (source : http://www.liberation.fr/societe/2016/10/01/la-derniere-messe-du-pere-hamel-tombe-en-martyr-au-pied-de-l-autel_1516999) …

          Un très bel exemple de martyr contemporain, celui de la pureté, devrait nous inspirer, celui d’Anne-Lorraine SCHMITT : http://anne-lorraine-schmitt.skyrock.com.

        • Votre définition du martyr induit gravement en erreur (la fin de votre commentaire en particulier).
          Une simple définition du martyr dans un dictionnaire (certes laïque) donne ceci :
          http://www.cnrtl.fr/definition/martyr : « Personne à qui on a infligé des supplices et/ou la mort parce qu’elle a refusé d’abjurer sa foi. » (je souligne la suite de « parce que » …)

          Le martyr n’est pas une « fleur bleue » … la foi est bien autre chose qu’une foi personnelle, c’est l’adhésion à toutes les vérités révélées.

          L’un des bourreaux a posé cette question : « «Connaissez-vous le Coran ?», demande l’un d’eux à soeur Hélène D., 83 ans. «Je le respecte comme la Bible», lui dit-elle. La réponse semble le satisfaire. » (source : http://www.liberation.fr/societe/2016/10/01/la-derniere-messe-du-pere-hamel-tombe-en-martyr-au-pied-de-l-autel_1516999) …

          Un très bel exemple de martyr contemporain, celui de la pureté, d’Anne-Lorraine SCHMITT devrait inspirer davantage : http://anne-lorraine-schmitt.skyrock.com.

          • La soeur Hélène n’est pas morte martyre. Avant de mourir, le Père Hamel a dit à son bourreau : « Va-t-en Satan ! ». Il ne lui a pas dit qu’il le respectait, c’est pourquoi il est mort.

            • Soeur Hélène a « évité » le martyre de justesse, par sa réponse. Quant à l’abbé HAMEL – Dieu aie son âme – il aurait pu avoir les mêmes propos pour un agresseur Français (à supposer que cela soit advenu). Rappelons par ailleurs qu’un terrain appartenant à la paroisse catholique avait été cédé pour la construction d’une mosquée.

              • « évité » le martyre, en effet. Elle a préféré sourire à Satan.

                « il aurait pu » = supposition. Et je ne pense pas qu’il aurait eu les mêmes propos envers un autre agresseur (celui-ci était français…) vue la conjoncture actuelle…

                Ce n’est pas l’abbé Hamel qui a cédé le terrain.

        • Etienne says:

          Bonsoir Anne,

          La distinction entre martyrs qui ont affirmé leur Foi et martyrs qui ont omis de le faire par inconscience est à mes yeux spécieuse.

          Prenons p. e; un soldat chrétien envoyé au Sahel ou ailleurs pour contrer les agressions musulmanes. La mission n’est sans doute énoncée en ces termes, mais c’est du pareil au même.
          Il n’a rien fait pour affirmer sa Foi en NSJC, il s’est contenté d’obéir.
          Imaginons qu’il se fasse écharper ou soit victime d’un attentat.
          Ceux qui le tuent le visent comme chrétien, mais comme il ne portait pas volontairement une croix sur le ventre, etc… il ne serait pas martyr ? C’est stupide.

          Si ce sont là des règles énoncées par l’Eglise, elles sont mal faites et il faut en changer.

          Etienne

      • Pour être martyr, il y a des conditions à remplir. Canoniquement, le père Hamel remplit ces conditions. Quant aux autres victimes, elles ont été fauchées par la mort, certes, mais ont-elles revendiqué leur foi dans le Christ face à leurs agresseurs ?

  3. champar says:

    Voilà un juridisme très constipant.
    A moins que la relation des évènements ait été fausse il est évident que le père Hamel est mort en martyr dans le sens chrétien du terme : mort assassiné en raison de sa Foi en célébrant la Messe et en refusant satan.
    La vie antérieure du père Hamel n’entre pas en ligne de compte (sinon vous pouvez refuser la sainteté à Saint Paul, Saint Pierre, Saint Augustin, etc.)
    Quant à la jalousie qui consiste à dire que certains martyrs ont attendu plus que d’autres pour être canonisés elle serait du plus haut comique s’il ne s’agissait pas de morts ayant subi un supplice en raison de leur foi. Cette querelle infantile rappelle celles des apôtres qui se disputaient pour avoir la meilleure place au paradis.

  4. Tonnerre Debrest says:

    « À moins de devenir adeptes du wojtylien “œcuménisme du martyre”, on ne peut reconnaître chez un moderniste, même s’il a été tué en tant que chrétien, un “martyr de la foi”, en particulier au sens strict et canonique du terme. Le martyr témoigne en effet par le sang, de la vérité et de la foi professée pendant sa vie et au moment de sa mort. Les Pères de l’Église ont toujours dénié aux baptisés hérétiques ou schismatiques, même s’ils souffraient et étaient tués en tant que chrétiens, le statut de martyrs. L’ignorance invincible (non coupable) peut rendre exempt de péché (formel) celui qui tombe dans l’erreur contre la foi, mais ne peut en faire un témoin de la vérité. »
    http://www.sodalitium.eu/martyre-ou-chatiment/

    • Oui , mais pourquoi pas un martyr Matériel !?

      • ( Les Pères de l’Église ont toujours dénié aux baptisés hérétiques ou schismatiques, même s’ils souffraient et étaient tués en tant que chrétiens, le statut de martyrs. )

        Elle n’est pas schismatique pour le moins la secte de l’IBMC !?

        • Tonnerre Debrest says:

          « Elle n’est pas schismatique pour le moins la secte de l’IBMC !? »
          Tout à fait, elle l’est. Leur article en revanche est parfaitement catholique.

          • Le schisme pur, sans mélange d’hérésie, reste donc possible. Pratiquement, cependant, le schisme est une pente fatale vers l’hérésie, et l’on ne restera pas longtemps schismatique sans devenir hérétique. « Il n’y a pas de schisme qui n’invente une hérésie pour expliquer qu’il était bien de quitter l’Église, dit saint Jérôme . Et saint Augustin écrit: « L’hérésie n’est qu’un schisme invétéré . »

    • Anne Lys says:

      POur l’instant, aucune autorité ecclésiastique compétente n’a déclaré que les opinions du P. Hamel, qui ne sont que des opinions, étaient hérétiques ou schismatiques. Elles ne sont ni les vôtres, ni les miennes, mais nous n’avons aucune autorité pour les proclamer hérétiques ou schismatiques…

      • Tonnerre Debrest says:

        Selon saint Pie X (Pascendi), les modernistes sont « les pires ennemis de l’Église ». Toujours selon ce même saint pape, le modernisme est « l’égout collecteur de toutes les hérésies » (motu proprio Praestantia, 18 novembre 1907).
        Nous n’avons pas besoin d’autorité pour appeler un chat un chat. Si vous êtes témoin d’un assassinat, avez-vous besoin d’une autorité pour affirmer que le coupable est un assassin ? C’est la même chose…

  5. Onclin says:

    Les paroles de ce pape contre la doctrine et tout ce qui est de la tradition catholique sont-ils des péchés mortels ? Par exemple « Il n’y a pas de Dieu catholique ». S’il ne se confesse pas de ses fautes mortelles, ses fautes ne sont elles pas « mortelles » sans repentir ? Donc nous avons qui sur le trône dans cet état, ne serait-ce pas un « damné » qui l’ignore alors, mais que tout bon catholique par son catéchisme de Trente sait ? Car ce n’est pas le catholique ici qui juge mais le catéchisme qui se fait lui-même juge. Car s’il n’y a pas de Dieu catholique, il n’y a point aussi de Christ, ni de Sauveur. Alors comment peut il déclarer bienheureux quiconque si il rejette la source?

    • Onclin says:

      J’avais oublié s’il n’y a pas de Dieu catholique, il n’y a pas de Christ, il n’y a pas d’« Église », ni de successeur de Pierre, ni de Papauté, ni autour de la Papauté, l’Épiscopat, ni comme auxiliaire de l’Épiscopat et de la Papauté, le Sacerdoce, les sacrements, les dogmes, le catéchisme catholique. En fait ce pape François est une erreur tout simplement et Vatican II l’antichambre de la damnation éternelle et ceux qui sont morts dans l’antichambre où sont ils maintenant ?

  6. Gauvin says:

    Une banderole agitée sur la place saint Pierre par des comparses ,
    fait de vous un saint canonisé&béatifié à la vitesse de l’éclair .
    La suite est sans surprise …

  7. luciferg says:

    Quelle est la vraie raison de cette accélération de l’ histoire ? là est la question? parce que le père Hamel a été victime de l’ islamisme ? Le Pape aurait il des remords , après avoir appelé à accueillir tous les musulmans ? Peut être a-t-il honte de sa gestion des chrétiens d’ orient ; faire plus pour des islamistes , tueurs potentiels (versets du Coran) que pour ses propres ouailles ……trouvez-vous cela normal ?

    • MA Guillermont says:

      Une manipulation de plus , l’objectif est de tout utiliser pour parvenir à ses fins .
      Tromper , ruser , dissimuler sous de multiples masques pour apporter au final la moisson des âmes …perdues en l’état actuel de cette personnalité aux multiples facettes .
      A QUI les âmes perdues …?

  8. Anne Lys says:

    Pour une fois, je ne suis absolument pas d’accord avec vous.

    Je pense que, quelles qu’aient pu être ses éventuelles erreurs de doctrine et/ou de comportement durant sa vie, le P. Hamel est un authentique martyr, qui en remplit toutes les conditions :

    Il a été mis à mort en haine de la foi catholique et de Notre Seigneur Jésus Christ
    Il était parfaitement conscient de ce fait.
    Célébrant la messe, même si la messe dite « tridentine » est supérieure en beauté, en dignité et en orthodoxie dogmatique à la messe dite « de Paul VI », il était en train de manifester clairement sa foi en Notre Seigneur Jésus-Christ.
    Ses dernières paroles : « Va-t-en, Satan ! » montrent qu’il était parfaitement conscient de la volonté satanique de ses meurtriers.

    Même sans ces dernières paroles, les conditions pour qu’il soit considéré comme martyr, y compris dans la plus stricte Tradition, sont remplies.

    Les fautes et erreurs de sa vie antérieure n’entrent pas en ligne de compte. Si l’on devait rayer du martyrologe tous les martyrs dont la vie antérieure n’a pas été celle d’un « saint de vitrail », le martyrologe serait fort bref. Il y en a même dont on peut penser que jusqu’à quelques instants avant qu’ils soient obligés de choisir entre la vie en apostasiant et la mort en confessant le Christ, ils étaient en état de péché, voire de péché mortel… A partir du moment où ils ont choisi de mourir plutôt que de renier le Christ, ce sont des martyrs, donc des saints.

    En principe, et c’est ce qui s’est passé dans l’Église primitive : au temps des grandes persécutions, puis dans l’Église des premiers siècles, le martyr n’a nul besoin d’être béatifié ou canonisé. Effectivement, il n’a pas besoin de faire des miracles, le miracle étant qu’il ait préféré la mort au reniement.

    Mais le nombre des martyrs s’étant raréfié au cours des siècles, et comme, en revanche, l’éloignement matériel, l’absence de témoignages fiables sur le martyre de certains ne permettaient pas toujours de certifier qu’il s’agissait bien de martyrs (alors qu’au temps des grandes persécutions des premiers siècles, les témoins étaient nombreux), il a fallu faire un procès de béatification, même pour les martyrs, tout en en simplifiant et abrégeant la procédure. Celle-ci a d’ailleurs par la suite traîné au-delà du raisonnable, par exemple en ce qui concerne les martyrs des massacres du 2 septembre, pour lesquels les témoignages fiables étaient nombreux permettant de trier le bon grain de l’éventuelle ivraie, et qui n’ont pourtant été béatifiés que plus de deux siècles après leur mort.

    Que le pape François ne suive pas ce mauvais exemple ne doit pas lui être reproché…

    D’autre part, dans le cas des martyrs, ce n’est pas le pape qui « fait » le bienheureux, mais bien le martyr lui-même…

    Le pape a le droit de modifier les procédures, qui ne sont pas des vérités d’Évangile immuables, mais qui peuvent être modifiées. La procédure qui a conduit à ce que des martyrs incontestables ne soient reconnus par l’Église qu’après des siècles mérite certainement d’être modifiée.

    Si, ce qu’à Dieu ne plaise, le pape décidait de considérer comme un miracle reconnu par l’Église (et non simplement comme ce qu’on désigne par le mot de miracle dans le langage commun, une circonstance extraordinaire et favorable), la messe dite « œcuménique » (ce qu’elle n’était pas, d’ailleurs, étant simplement une messe à laquelle des infidèles sont venus apporter un témoignage de respect, et s’il y a eu des abus, ce n’était certainement pas à cause du P. Hamel mais par la faute de ceux qui les ont tolérés, voire provoqués), ce serait sans doute de sa part une grave erreur. Mais pour l’instant, je n’ai vu nulle part qu’il ait cette intention.

    Le martyr Jacques Hamel n’est d’autre part nullement responsable de l’exploitation « tiers-mondialiste » faite de son martyre. Il ne peut en aucun cas être considéré comme un témoin du modernisme et de la « vérité évolutive et relativiste » de la Rome conciliaire : il a été un témoin du Christ, point barre. Le reste est de la responsabilité de ceux qui voudraient le prendre pour porte-drapeau alors qu’il ne peut ni l’approuver, ni s’y opposer.

    • Etienne says:

      Le Père Hamel est vraisemblablement un martyr par imprudence.

      Comme la société d’Europe de l’Ouest.
      A mes yeux, il reste un martyr : « ce n’est pas le pape qui fait le bienheureux, mais bien le martyr lui-même ». Mais, il n’a choisi pas de mourir plutôt que de renier le Christ : dans la situation où la société, son Eglise et lui-même se sont mis, il n’avait plus aucun choix par rapport à son assassin.
      C’est un martyr par imprudence personnelle et collective.

      Quant à l’équivalence énoncée par une soeur entre la Bible et le Coran… Tournons la page. C’est ce qu’on lui a appris, en toute stupidité.

  9. Le meurtre de ce prêtre a été instrumentalisé par des politiciens hypocrites qui font entrer volontairement des centaines de milliers de mahométans et qui versent des larmes sur le meurtre de cet homme d’Eglise.
    Manque-t-on tellement de martyrs chez nos frères d’Orient pour que le Pape se précipite aussi sur le cas de ce prêtre?
    Nous savons que ce vieux prêtre marqué par le concile était très largement engagé dans le « dialogue » avec les mahométans,nous avons pu constater son état d’esprit lors de la cérémonie de réparation,il n’y a plus rien de catholique dans cette église,une table,une croix,en fait un temple protestant!
    Je souhaite que ce prêtre repose en paix,mais grâce à la prudence séculaire de la Sainte-Eglise-Romaine combien a-t-on évité de béatifications douteuses!
    Si les scandales concernant les fondateurs des Légionnaires du Christ et des Frères et Soeurs de Saint-Jean n’avaient pas éclaté, grâce au Cardinal Ratzinger,Jean-Paul II n’aurait pas hésité à les béatifier.
    Cinq ans c’est très court,alors deux…
    Et si dans le passé de ce « père » Hamel des choses troubles apparaissaient après la béatification,y aurait-il une procédure ou bien la transparence ne fonctionnerait-elle plus?
    Il est de notre devoir de faire savoir publiquement que nous n’acceptons pas cette procédure,tout comme nous n’acceptons pas la politique de ce pape autoritaire envers les catholiques fidèles,le pape des périphéries,il est tellement périphérique à l’Eglise qu’il n’en n’est plus membre!

    • @ « Et si dans le passé de ce « père » Hamel des choses troubles apparaissaient après la béatification »

      Le martyr couvre tous les péchés. On peut mal commencer (comme beaucoup de saint(e)s) et bien finir. C’est la fin qui compte pour Dieu.

      • J’espère que cela n’est pas le cas mais est-ce que cela vaut également pour la pédophilie?

        • C’est la fin qui compte : le bon larron est sauvé.
          Le salut est possible pour tous : la pénitence, la conversion, la contrition, sont possibles jusqu’à la mort. Cela vaut pour tous les hommes, même pour ceux qui ont commis les pires péchés.
          Dieu est venu pour sauver les âmes. Elles ont la possibilité de se convertir tant qu’elles vivent sur terre.
          Mourir martyr, par exemple, couvrira tous les péchés passés. Mais on ne devient pas martyr sans le vouloir…

  10. Soeur Hélène a « évité » le martyre de justesse, par sa réponse. Quant à l’abbé HAMEL – Dieu aie son âme – il aurait pu avoir les mêmes propos pour un agresseur Français (à supposer que cela soit advenu). Rappelons par ailleurs qu’un terrain appartenant à la paroisse catholique avait été cédé pour la construction d’une mosquée.

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