Marine Le Pen, a pu, pour sa première rencontre avec un leader d’un pays étranger, décrocher une rencontre avec le président du Liban, Michel Aoun, le seul président chrétien au Moyen-Orient, peut-être également un des seuls dirigeants qui ait accepté de la recevoir. 
Madame Le Pen a fait des amabilités au président libanais, parlant du début d’une ère de stabilité, de croissance et de renouveau. M. Aoun a évoqué la profondeur des relations entre le Liban et la France, etc.
La visite de Marine Le Pen au Liban avait pour but d’accroître sa crédibilité internationale auprès de l’électorat français. Aoun l’a reçu 30 minutes. 

C’est donc un long voyage pour une si courte entrevue avec un chef d’état de second plan, même si le Liban chrétien reste un souvenir cher au cœur des patriotes français.

Il n’a probablement pas été aisé, pour la présidente du Front national comme pour le président libanais, chef d’un pays multi-confessionnel peuplé majoritairement de Musulmans, d’évoquer le souhait de la France de limiter l’arrivée de migrants musulmans sur son territoire.

Rencontrer M. Trump, Angela Merckel ou M. Poutine aurait fait plus crédible pour démontrer la stature de femme d’état internationale de Madame Le Pen. Mais c’est tout ce que pouvait s’offrir Madame Le Pen, pour le moment. Il est connu que le programme du Front National ne réjouit pas les tenants du mondialisme et de la Finance internationale, qui sont les maîtres actuels de la scène politique internationale. Tant pis pour la crédibilité internationale de Marine Le Pen qui, à l’international, reste donc une pestiférée. 

La solution de ce problème pour Madame Le Pen serait de se « normaliser » encore un peu plus son parti. Après avoir renié son père ; après s’être débarrassé de ses trop intègres électeurs catholiques ; après, enfin, s’être affichée « open » sur le plan des mœurs de la société comme de son entourage ; la solution serait de rentrer dans le rang socio-démocrate républicain en édulcorant complètement les aspirations patriotiques, voire morales, des Français.

Mais Madame Le Pen ne peut pas encore se permettre de trahir tout à fait ceux qui vont, faute de mieux, voter pour elle.

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4 commentaires

  1. Franck says:

    Je vous trouve un peu dur.

    C’est précisément parce qu’elle inquiète le système qu’elle peine à s’imposer sur le « théâtre médiatique » international. Vous occultez que celui-ci a une mainmise quasi globale des médias et de beaucoup d’institutions. Les quelques dirigeants relativement indépendants s’inquiètent de devenir des « cibles ». .
    C’est peut-être, avant tout, pour cette raison, qu’ils restent frileux et ne se pressent pas pour recevoir la « pestiférée »..

  2. Eustache says:

    D’accord avec Franck.
    Au lieu de chercher la petite bête vous devriez penser à la France
    et aussi reconnaître humblement le formidable travail de Marine et son équipe.

  3. Lysandre says:

    Aucun candidat Français à l’élection ne rencontrera Trump (y compris MLP). Il a clairement expliqué qu’il ne souhaitait pas s’immiscer dans les scrutins Européens à venir, selon son principe de non ingérence.

    Par contre il sera heureux de rencontrer le nouveau Président (je garde le principe de la non féminisation des professions, donc dans « Président » j’y inclus Marine LE PEN bien sûr)

  4. champar says:

    L’idée de rencontrer le président du Liban était bonne mais je ne sais pas si elle a été bien conseillée (en déplacement à l’étranger il est préférable d’être accompagné d’un spécialiste connaissant bien le pays concerné ce qui ne semble pas avoir été le cas) car elle a fait des déclarations politiques en sortant de chaque entretien et cela a été mal perçu au Liban pays de toutes les tensions : Une visite diplomatique doit rester diplomatique, sa manière d’agir a mis en porte à faux le président du Liban.
    En revanche son incident pour ne pas porter le voile devant le dignitaire musulman qui lui tendait un piège a bien été retourné et a été un grand coup de pub à destination de la France.

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