charles_autricheLes propositions de paix séparée présentées par Benoît XV puis par l’empereur Charles d’Autriche par l’intermédiaire des princes Sixte et Xavier de Bourbon-Parme ayant été repoussées, la Première Guerre mondiale, décidée plusieurs années avant 1914 par les promoteurs du Gouvernement mondial réunis à la Fondation Carnegie (cf. revue American Opinion, article de Willam P. Hoar, janv. 1976), devait être poursuivie jusqu’à la réalisation de tous les buts préfixés, c’est-à-dire une paix maçonnique accompagnée d’une nouvelle configuration de l’Europe d’où les empires centraux seraient dépecés, car étant la continuation de l’unité dans la diversité que la civilisation européenne avait fondée dans le lumineux Moyen Âge, en opposition radicale aux forces antichrétiennes coalisées et tendues vers un imperium mundi soutenu par la volonté de pouvoir de cénacles restreints. Nous constatons là comment la gestion des contraires est l’essence de la stratégie maçonnique : thèse, guerre ; antithèse : pacifisme ; synthèse : gouvernement mondial ! La Maison de Habsbourg avait joué en Europe centrale et en Italie le rôle de la Maison de Bourbon, et il fallait qu’elle disparaisse. Les temps étaient mûrs pour la Maison d’Autriche.

Conférence de la paix et traité de Saint-Germain

La chute de l’Autriche-Hongrie fut consommée par le traité de Saint-Germain en septembre 1919, mais elle avait été décidée auparavant lors de plusieurs convents, notamment ceux de Locarno, en 1872 et en janvier 1917, où s’étaient réunies les hautes maçonneries (l’Ordo Templis Orientis (OTO), l’Hermetic Brotherhood of Light (HTL) et la Gran Loggia e del Tempio mistico) chargées d’élaborer la Charte de la future Sociétés des nations[1].

Et c’est au Congrès international des maçonneries interalliées[2] qui se tint à Paris au siège du Grand Orient de France en juin 1917 que fut définitivement scellé le sort de la Double Monarchie et où fut décidée la création « d’une autorité supranationale dont le but ne consiste pas à supprimer les causes des conflits, mais à résoudre pacifiquement les controverses entre les nations. La maçonnerie se propose d’étudier ce nouvel organisme : la Sociétés des nations. Elle sera l’agent de propagande de cette conception de la paix et de la félicité universelles. »[3] « S’il y a une guerre sainte, c’est celle-ci, et nous devons le répéter sans cesse […] Nous couronnerons l’œuvre de la Révolution française […] Patrie, République, esprit révolutionnaire et socialisme sont indissociablement liés », dixit André Lebey, secrétaire du Conseil du GOF[4]. « La victoire des alliés doit être le triomphe des principes maçonniques », déclarait de son côté le Grand Maître du Grand Orient portugais M. Lima[5]. Au congrès maçonnique sur le Risorgimento en 1988, l’historien de la maçonnerie Aldo Mola soutenait que celle-ci avait voulu la guerre parce qu’elle considérait comme sa tâche historique la dissolution de l’empire des Habsbourg, la dernière citadelle de l’alliance entre le Trône et l’Autel[6].

Les 14 points de Wilson. Puis ce fut la proclamation, en janvier 1918, des 14 points de Wilson qui révélèrent au monde profane les décisions prises dans les assemblées maçonniques. Le point 10 sonnait le démantèlement de l’Autriche-Hongrie : « Aux peuples d’Autriche-Hongrie, dont nous désirons voir sauvegarder et assurer la place parmi les nations, devra être accordée au plus tôt la possibilité d’un développement autonome. » Comme c’est bien dit !

Création docile entre les mains de juifs comme le « Colonel » House et le rabbin Stephen Wise, Woodrow Wilson représentait la première figure politique du creuset de cerveaux de l’Ordre des Illuminés. La délégation américaine à la Conférence de la paix de Paris (18 janvier 1919-21 janvier 1920) se composait de plénipotentiaires juifs soigneusement sélectionnés par le haut initié Edward Mandell House, qui exerça une influence considérable sur l’Administration Wilson. Il était un haut représentant de la maçonnerie illuministe des Masters of Wisdom, qui participa à la fondation des cercles de la Round Table, de la Pilgrims Society et du CFR américain. Juif de naissance[7], il avait de très puissantes relations avec des banquiers internationaux. « La délégation américaine qui se rendit à la Conférence de la paix à Paris comprenait 117 Juifs. »[8]

Le vrai pouvoir était donc aux mains de Mandell House et du banquier de New York et tout puissant chef du War Industries Board Bernard Mannes Baruch (membre de la Pilgrims Society et du CFR) et de leurs coreligionnaires Walter Lippmann, Norman Thomas, Allen, futur chef de la CIA, John Fuster Dulles, futur secrétaire d’État américain. Allié de la Banque Lazard, Baruch représenta les États-Unis à Paris en qualité d’expert en économie. En 1915, Wilson lui avait en effet remis le « trône », en l’espèce le pouvoir sur toutes les branches de l’économie américaine. Baruch prépara (avec Eugene Meyer, Rosenwald, Eisenmann, Guggenheim, Rosenstamm, Vogelstein, Loeb, Lewisohn, etc.) les plans de mobilisation de l’industrie de guerre, qui furent achevés en 1916[9]. L’un des meilleurs historiens américains de la haute finance, Ferdinand Lundberg, écrivait en 1978 : « Loin de sauver le monde en 1914-1918, les magnats de l’industrie ont été les principaux promoteurs de la guerre. Ce sont eux qui ont poussé les USA dans le conflit sous prétexte d’assurer la liberté des mers et le triomphe de la démocratie. La responsabilité d’une grande partie des difficultés connues par le monde contemporain incombe aux gouvernants des grandes puissances qui ont pris part à la guerre de 1914-1918, et aux détenteurs des grandes fortunes qui les ont appuyés. Ils ont favorisé, entres autres, la naissance du communisme totalitaire… »[10]

Quant à la représentation française, elle était dirigée par Georges Clemenceau, « conseillé » par son ministre de l’Intérieur Georges Mandel, né Jeroboam  Rothschild[11]. Digne successeur du coupeur de têtes Robespierre, athée et franc-maçon[12], Clemenceau ne cachait pas sa haine pour la Maison de Habsbourg : « Je les hais d’une haine sans merci, comme on haïssait autrefois en 93, alors qu’on appelait cet imbécile de Louis XVI l’exécrable tyran. Entre nous et ces gens-là, il y a une guerre à mort… Je n’ai point de pitié pour ces gens-là. Vous voyez que je suis féroce. Ce qu’il y a de pire, c’est que je suis intraitable. »

Quant aux Britanniques, le Premier ministre Lloyd Georges avait pour conseillers Alfred Milner, un employé de Rothschild et dirigeant de la Round Table, ainsi que Sir Phillip Sassoon, un descendant direct de Mayer Amschel Rothschild, le fondateur de la dynastie (cf. Springmeier).

Conclusion
L’Europe centrale se retrouvait divisée en une série de petites nations – comprises au sens maçonnique  – telles que l’Autriche, la Hongrie, la Tchécosslovaquie, la Yougoslavie et la Transsylvanie, fragiles, sans défense et politiquement instables. L’Europe retournait aux divisions anciennes, privant ainsi ses peuples de siècles de civilisation  et d’union chrétienne pour les faire passer sous le joug maçonnico-totalitariste. À l’Empire fondé sur la vraie religion qui, en dépit de toutes les imperfections humaines, avait régi dans l’ordre catholique ces peuples européens pendant plus d’un millénaire, se substitua l’ordre de la Société des nations. Ordre qui ne voulut pas empêcher l’explosion dévastatrice de 1940…

[1] Cf. Pierre Virion : Bientôt un gouvernement mondial ?, 1966.

[2] Cf. Requiem pour un empire défunt : histoire de la destruction de l’Autriche-Hongrie, François Fejtö, Lieu commun Paris, 1988 ; Epiphanius, p. 234).

[3] Discours-programme prononcé en ouverture du congrès par le 33e Corneau, président du Conseil du GOF.

[4] In La Franc-Maçonnerie d’après ses documents secrets, éd. DPF, 1972.

[5] Cf. Neue Zürcher Nachrichten du 27.07.1917.

[6] In Rivista Massonica, déc. 1973.

[7] Cf. Wer ist wer im Judentum, FZ-Verlag, Munich, 1996.

[8] Voir Sanctuary, Bibliothèque municipale de New York et vidéo du discours de 1961 de Benjamin Freedman, membre de cette délégation : https://www.youtube.com/watch?v=x8OmxI2AYV8, avec le lien renvoyant à sa transcription authentique.

[9] Cf. Das Judentum entdeckt America, Othmar Krainz, 1938, p. 126).

[10] In The Rich and the Super-Rich, Lyle Stuart, New York, 1978, p. 238.
http://www.pdfarchive.info/pdf/L/Lu/Lundberg_Ferdinand_-_The_rich_and_the_super-rich.pdf

[11] Cf. Fritz Springmeier, Bloodlines of the Illuminati, Pentracks Publications, 1998 ; http://www.bibliotecapleyades.net/bloodlines.
http://www.theforbiddenknowledge.com/hardtruth/uspresidentasmasonspt2.htm

[12] Cf. Le Plan de domination mondiale de la contre-Église, Henri Le Caron, Fideliter, 1985, p. 22.

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6 commentaires

  1. le brebis galleux says:

    C’est en fin que je bois la tronche de ce Jésuite de Bergoglio qui incarne l’horreur du jésuite !

  2. pamino says:

    « La Maison de Habsbourg avait joué en Europe centrale et en Italie le rôle de la Maison de Bourbon, et il fallait qu’elle disparaisse. Les temps étaient mûrs pour la Maison d’Autriche. »
    Je vous remercie de cet article important et bien exprimé. Mais cette phrase me pose un problème. Est-il possible que vous ne sachiez pas que la Maison d’Autriche et la Maison de Habsbourg, c’est la même chose ?

  3. Pardon, à ce moment-là j’ai été absent pendant quelque temps. Je viens de relever quelque chose dans votre article du 16 juin 2016:
    « Rodolfe Ier, le premier Habsbourg à être monté sur le trône impérial, qui créa l’ordre de chevalerie de Saint-Georges en 1273 lorsqu’il fut élu empereur du Saint-Empire romain de nation germanique. »
    Je regrette le manque d’esprit critique qui permet de traduire cette dernière formule mensongère allemande moderne en bloc en français. La nation germanique n’était que la plus grande des trois que comprenait le Saint Empire Romain, les autres étant l’italienne et la bourguignonne. Chacune des trois avait à sa tête comme chancelier un des trois Électeurs spirituels : l’archevêque de Trêves pour la bourguignonne, celui de Cologne pour l’italienne et celui de Mayence pour l’allemande. L’office auquel on élisait le successeur de l’Empereur était celui du Roi des Romains, et c’est l’Électeur de Cologne, en tant que chancelier du Saint Empire Romain pour l’Italie et comme tel député du pape, qui à la mort de l’Empereur couronnait le roi des Romains comme nouveau chef du Saint Empire Romain de nations germanique, italienne et bourguignonne. L’expression que vous utilisez sans assez d’esprit critique et que l’on entend ad nauseam d’Allemands (au sens historique, donc linguistique du terme) dans le meilleur cas mal instruits, est l’invention de nationalistes de langue allemande suite à la vacance prolongée du siège impérial dans laquelle nous nous trouvons encore ; voilà la situation en droit international. À noter dans ce contexte : c’est seulement avec la réforme de la Semaine Sainte, ces primices de Bugnini signées par un moribond Pie XII, que disparurent des libres liturgiques les prières répétées à plusieurs reprises pour le Saint Empereur Romain. Qu’on ne les priait pas ne signifie rien, car on ne les a jamais priées pendant une sédisvacance.

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