Adrien Abauzit est avocat, conférencier et écrivain.

Son nouvel essai politique repose sur la thèse que la décomposition de la France s’explique avant tout par le phagocytage de la France par l’Antifrance. Adrien Abauzit évoque donc l’histoire de France, en débutant à Noël de l’an de grâce 496, lorsque Clovis, roi des Francs, choisit par son baptême donne une destinée nouvelle au regnum Francorum, et en terminant aujourd’hui, avec le règne d’une hyperclasse, qu’il décrit comme née de la vassalisation des élites des grandes puissances mondiales à l’oligarchie anglo-américaine.

L’auteur voit en l’avènement de l’humanisme une révolution anthropocentriste qui va opérer un basculement éclipsant l’ordre traditionnel en mettant l’homme au centre du monde, tandis que Dieu en est exclu. La Réforme et les Lumières poursuivent ce travail d’anthropocentrisme et de marginalisation du christianisme. Par cette dynamique implacable qui débouche sur la Révolution française, les Lumières accouchent de l’Antifrance.

Adrien Abauzit définit l’Antifrance comme un cadre nouveau destiné à faire vivre un peuple nouveau, dont les piliers civilisationnels sont différents de ceux de la France. La déchristianisation fera sauter le pilier religieux, tandis que l’immigration induira la disparition progressive des éléments celtes et greco-latins, le tout, en abolissant le passé de la France, conduisant à éteindre son âme.

Mais l’auteur conclut avec un certain optimisme, mettant en avant le recul du conformisme républicain. Le pays réel peut-il surprendre et bouleverser en profondeur la société actuelle ? Oui, à condition de s’affranchir du logiciel idéologique de la « République des Lumières », de rejeter le mondialisme et de retrouver l’amour de la France et l’amour de Dieu.

La France divisée contre elle-même, Adrien Abauzit, éditions Altitude, 310 pages, 20 euros

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2 commentaires

  1. Le devenir d’un Humain, comme d’un peuple, dépend de son passé et de son souci de se dépasser, de progresser vers l’idéal, qui s’élabore dans la continuité, et aucunement dans le déni du passé.
    Définir cet idéal, cet objectif jugé utopique par ceux qui y renoncent, n’est pas si difficile.
    Il suffit de se demander ce qui nous paraît le plus essentiel dans l’existence, afin de lui donner un sens.

    Pour ma part, la réponse, qui émane de ma culture française, dont le message du Christ est déterminant, réside dans le développement du respect de soi, des autres, et, à notre époque, de la Nature.
    Ce besoin de respect que chacun éprouve, depuis la nuit des temps, chacun, chaque peuple, peut y contribuer et progresser.
    J’ai dénommé cet idéal par le terme de « transréalisme », en 1993, lors d’une exposition de six artistes que je jugeais témoins de leur temps.
    René Huyghe, de l’Académie française, a salué cette initiative, en écrivant que ce terme méritait de se fixer …, sans doute parce qu’il indique la voie vers l’essentiel.
    Comment, en effet, donner sens à l’existence et s’y investir, si l’on ne sait pas bien quel sens lui donner ?

  2. À mon avis, le transréalisme devrait s’occuper aussi du développement du respect de la grammaire, autre émanation de la culture française, mais souvent lésée, parfois sérieusement, dans les contributions de l’une et de l’autre part à ce forum (aucun rapport à la vôtre, bien entendu). Quoi qu’on ait appris à l’école, la grammaire est extrêmement importante.

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