Matthieu Chaigne est co-fondateur de l’observatoire des sondages et tendances émergentes Délits d’Opinion. Chargé de cours à l’INSEEC et à la Sorbonne-CELSA, il exerce également dans les cabinets de communication de premier plan où il conseille les chefs d’entreprises dans leurs stratégies de communication.

Ce livre s’appuie sur une centaine d’analyses d’opinion et de sondages collectés auprès d’instituts qui prennent quotidiennement le pouls du pays. Il en ressort, malgré toutes les préventions humanistes de l’auteur de ce livre, que les Français sont très mécontents et s’interrogent sur la survie de leur pays. Economiquement déclassée, culturellement menacée, la France semble paralysée par la fin possible de son histoire.

Avec un niveau de vie qui s’effondre, les classes moyennes sont dorénavant en première ligne et ont la haine. Redoutant la précarité, elles en veulent à l’Europe libérale, accusée de jouer contre les intérêts du pays, et au pouvoir, incompétent et corrompu.

Les Français se considèrent comme les cocus de la mondialisation. Le premier mot qu’ils associent à la mondialisation est… le chômage. 

L’immigration et l’insécurité sont d’autres préoccupations importantes des Français qui réclament une politique plus soucieuse de conserver l’identité du pays. Beaucoup s’inquiètent que la France telle que nous la connaissons, telle que nous l’aimons, disparaisse, submergée par les vagues de migrants. Polémique sur les crèches de Noël dans les mairies, pugilat autour du burkini sur les plages, bras de fer sur l’apprentissage de l’arabe à l’école… Autant de thèmes que les Français relient à la perte de notre identité. La perspective de la guerre civile est aussi de plus en plus évoquée.

Autre enseignement de cette étude : grandes institutions financières, médias, politiciens, franc-maçonnerie et enseignants sont de plus en plus rangés parmi les fossoyeurs du pays et qualifiés de manipulateurs. L’Europe est également identifiée comme responsable du malheur des Français.

Au final, ce livre vient confirmer par les études d’opinion ce que nous savions déjà : les prétendues « élites » actuelles sont totalement coupées du peuple. Une terrible gifle les attend…

La France en face, Matthieu Chaigne, éditions du Rocher, 210 pages, 18,50 euros

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3 commentaires

  1. phebus says:

    Voilà ce qu’il faut dire. Il y a une France silencieuse, bosseuse, laborieuse qui subit. Elle est majoritaire, c’est elle qui fait tourner la machine. Mais les élites, se gargarisent de leurs théories intellectuelles, discutées en des comités, sourds et aveugles de ce que le Français, citoyen & patriote pense et souhaite.

  2. Etienne says:

    Pourvu que le bon réflexe, passe dans les urnes : le système (aidé de ses larbins) fait tout ce qu’il peut pour l’étouffer.

    Sans la manifestation claire de cet instinct de survie, et les efforts à suivre… pas de salut.

  3. Debra says:

    Je n’aime pas bien cette façon de… couper la France entre « cigales » et « fourmis ».
    Réfléchissez un peu…
    Si on vous coupait la tête… pourriez-vous continuer à vivre ? La France bosseuse, laborieuse, qui « subit », n’est-elle qu’une paire de… « gros » bras ?… à ses propres yeux ? Je ne vois pas bien ce que les bras peuvent faire sans la tête, ni ce que la tête peut faire… sans les bras, à exclure peut-être taper sur un clavier d’ordinatueur, comme NOUS sommes en train de faire..
    Il y a danger à SE considérer trop vertueux, en rejetant l’incurie sur l’Autre. (Danger pour soi, ET danger pour la France que vous semblez vouloir défendre. On ne défend pas la France en prônant la révolution. On la détruit. On détruit le vivre ensemble.)
    L’Evangile est truffé d’observations comme ce que je viens de faire. La paille et la poutre, pour n’en citer que le plus connu.
    Moi, je ne fais pas tourner de machine, je fais.. ma cuisine, chez moi. Je lis, et je réfléchis. Et je fais du stop pour discuter avec d’autres qui ne sont pas dans mon cas de figure, par exemple.
    Certes, la mixité sociale n’est pas top, mais quand les musées nationaux sont largement gratuits, et même les musées les plus tendances ont un jour de gratuité par mois, le dimanche, QUELLES EXCUSES peut sortir le peuple pour ne pas se mélanger avec ses élites ?
    A vrai dire… tout est bon pour se sentir une victime, à l’heure actuelle (comme tout est bon pour conforter, et autoriser l’envie du prochain…).
    Pour ma part, je ne vois pas la moindre dignité à SE sentir une victime, quelles que soient ses conditions. C’est dégradant de SE sentir une victime. Pire encore, c’est peut-être la pire servitude VOLONTAIRE qui existe.
    Et pour les Chrétiens, ou soi-disant, il n’est même pas autorisé de se sentir une victime.
    Le Christ a déjà donné, là. C’est pour que NOUS, nous ne puissions pas occuper cette place o combien puissante (et maudite…).

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