Donald Trump est connu pour ses propos parfois embarrassants. Mais aujourd’hui, Donald Trump est le chef à Washington. Dans le contexte du Brexit, la Grande-Bretagne a tout intérêt à faire taire ses réserves sur le nouveau président américain pour retrouver son statut privilégié auprès de Washington.

Le ministre des Affaires étrangères, Boris Johnson, a rencontré, cette semaine, le gendre de M. Trump, Jared Kushner, et son stratège en chef Steve Bannon. Il doit rencontrer également des personnalités républicaines importantes à Washington DC, dont le président de la Chambre Paul Ryan et les sénateurs Bob Corker et Mitch McConnell. Les discussions portent, évidemment, sur les futures relations entre le Royaume-Uni et les États-Unis.

Boris Johnson a vertement critiqué M. Trump dans le passé, notamment à propos de la remarque de M. Trump sur les zones de non-droit de Londres où la police n’osait aller.
Donald Trump avait, durant la campagne américaine, suggéré que les musulmans soient interdits d’entrer aux États-Unis pour qu’ils ne créent pas des quartiers où les agents de police craignent pour leur vie, comme « Londres et Paris ».

Le maire de Londres, Boris Johnson, avait répondu : « Les commentaires mal informés de Donald Trump sont complets et absurdes. Dans une ville où plus de 300 langues sont parlées, Londres a une fière histoire de tolérance et de diversité. Suggérer qu’il y a des quartiers de Londres où les policiers ne peuvent pas aller à cause de la radicalisation est tout simplement ridicule. » Il avait alors ajouté : « La seule raison pour laquelle je n’irais pas dans certains endroits de New-York, ce serait le risque réel d’y rencontrer Donald Trump. »

Un enregistrement de 2005 avait opportunément émergé pendant la campagne présidentielle américaine. Donald Trump s’y vantait sur ses relations privilégiées avec les femmes, en termes extrêmement déplacés. Mme May, le Premier ministre britannique, avait qualifié les propos de M. Trump, « d’inacceptables ».

Mais la Grande-Bretagne du Brexit, s’éloignant de Bruxelles, ne peut plus se passer de l’allié américain. D’où le déplacement de Boris Johnson et les déclarations apaisées de Madame May : « La relation entre le Royaume-Uni et les États-Unis, a-t-elle ajouté, est plus vitale que la relation entre deux individus. » Mme May a également déclaré qu’elle croyait que les Etats-Unis resteraient « pleinement engagés » envers l’OTAN.
Le moment est crucial pour la Grande-Bretagne. M. Trump a qualifié l’Alliance atlantique « d’obsolète » et ses éloges pour le président russe Vladimir Poutine pourraient pousser Washington à chercher un autre allié que Londres en Europe.

Source : Sky news

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Un commentaire

  1. jeannine vaxelaire says:

    Pour les zones de non droit je croirait volontiers Trump ,en France aussi ,ils osent dire qu ‘il n ‘y en a pas ,se sont tous des menteurs ,des manipulateurs ,des fossoyeurs etc

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