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Les négociations sur l’Ukraine entre Vladimir Poutine, François Hollande et Angela Merkel à Moscou ont duré plus de cinq heures pour aboutir à la décision conjointe de mettre au point un document final acceptable pour toutes les parties, afin de faciliter l’application des accords de Minsk. Les parties ont décidé de poursuivre leur travail sur ce texte et de dresser un bilan intermédiaire le 8 février lors de leur conférence téléphonique quadripartite .

« Le travail est en cours pour préparer un document conjoint axé sur l’application des accords de Minsk. Il s’agit d’un document intégrant les propositions du président de l’Ukraine et celles formulées aujourd’hui et complétées par le président de la Fédération de Russie, Vladimir Poutine », a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, à l’issue des négociations.

Selon M. Peskov, ce document sera par la suite soumis à l’approbation de toutes les parties intéressées. (Source)

La question de l’OTAN

Angela Merkel et François Hollande se sont positionnés en médiateurs du parti de la paix devant Vladimir Poutine avec, dit-on, dans leur besace, leur volonté de refuser l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN; même si cela n’apparaît pas dans les communiqués officiels c’est bien là-dessus que porte le point essentiel de cette rencontre.  Un point non négociable pour Moscou de plus en plus cerné par les troupes de l’Otan commandées par les USA. De ce point-de-vue les USA sont les les grands absents de cette conférence.
Or le pouvoir vassal de Kiev fait pression pour que son pays intègre l’OTAN, tandis que le pouvoir étasuniens affiche sa volonté d’intégrer le pays dans son organisation militaire. Reste à mesurer si le poids des alliés européens au sein de l’Organisation atlantique est suffisant pour faire plier Washington. La façon dont se déroulera la prochaine réunion de Minsk et la façon dont seront appliqués par Kiev les éventuels accords qui en sortiront, auront tôt fait de nous éclairer là-dessus.
Vladimir Poutine redeviendrait-il fréquentable ?
Selon certaines rumeurs l’initiative des pourparlers de paix à Moscou entre Angela Merkel, François Hollande et le Président de la Russie reviendrait à Vladimir Poutine, mais difficile de préciser tant  l’image à transmettre dans cette délicate affaire est manipulée. En l’occurrence étant donnée la tournure de la guerre sur place, où les troupes de Novorossiya ne cessent de gagner du terrain, il s’agit surtout de préserver la susceptibilité et l’image des chefs d’Etats de l’Union européenne qui ont complètement échoué sur tous les plans jusque-là, tant au niveau des sanctions qui n’ont pas impressionné l’ours russe, ni la Nouvelle Russie, qu’au niveau des implications catastrophiques sur l’économie de l’Union que celles-ci ont engendrées.  Sans compter que peut-être les deux chefs d’Etat de France comme d’Allemagne ont entr’ouvert les yeux sur les intentions réelles de l’oncle Sam, pour peu qu’ils les aient jamais ignorées. Quoiqu’il en soit, il est clair que l’escalade de la guerre dans laquelle les USA semblent volontiers vouloir enfoncer le pouvoir fantoche de Kiev, est très périlleuse pour le vieux continent.

Bref, l’initiative de départ des pourparlers de paix dans cette affaire revient tout-de-même à François Hollande. En effet depuis le début du conflit, l’UE s’était rangée docilement derrière les USA malgré les appels à la raison de Moscou. Et c’est finalement François Hollande, sans doute dans l’intention d’afficher une stature internationale pour faire remonter  sa popularité au plus bas, qui le 6 décembre 2014, a fait le premier pas en venant rencontrer Vladimir Poutine à l’aéroport de Vnoukovo à Moscou.  Dans une atmosphère lourde de diabolisation occidentale envers Poutine. Depuis les relations de suzerain à vassale de l’Union Européenne vis-à-vis des USA se sont sensiblement infléchies, même si les éternels vassaux des américains au sein de l’Union, résistent. Si Washington avait manifesté quelque agacement de l’initiative française, maintenant que l’Allemagne s’est jointe à la France, elle semble diplomatiquement ronger son frein, non sans avoir manifesté son intention d’armer Kiev, ce qui marque son opposition au processus de paix . Ceci, alors que pour la première fois, lors de la dernière discussion au sein de la commission européenne, les sanctions contre la Russie n’ont pas été amplifiées, ce qui est peu mais tout-de-même symptômatique d’une opposition grandissante aux diktats d’outre-atlantique.

L’UE échappera-t-elle aux diktats américains lors de la conférence de Munich, aujourd’hui?  

La Conférence annuelle sur la sécurité de Munich doit se pencher ce samedi 7 février sur les termes de ce plan, avant la conférence téléphonique prévue dimanche entre Vladimir Poutine, Petro Porochenko, Angela Merkel et François Hollande.

Mais voilà, lors de cette conférence de Munich, le chef de la diplomatie américaine a estimé que le peuple ukrainien « lutte pour le droit de s’associer avec des partenaires qui l’aideront à concrétiser ses aspirations – et il a décidé que cela signifie que son avenir ne repose pas sur un seul pays, et certainement pas sous la contrainte ».

« Les États-Unis et l’Union européenne se tiennent aux côtés du peuple ukrainien dans ce combat », a-t-il dit aussi. Le bras de fer entre la Russie et les USA pour s’allier l’influence du duo germano-français a commencé et cela ressemble bien à une menace déguisée de la part du pouvoir américain. 

Au moment où je rédige cet article les détails de ce plan de paix ne sont pas encore connus, néanmoins à l’issue de la réunion tripartite de Moscou nous savons qu’il s’agit, ni plus ni moins en gros, que du protocole de Minsk déjà signé le 5 septembre 2014, sous les auspices de l’OSCE, mais encore jamais réellement appliqué. L’accord avait déjà été formulé par le Groupe de contact trilatéral sur l’Ukraine, composé des représentants de l’Ukraine, de la Russie et de l’OSCE. Néanmoins, cette fois-ci la pression mise sur Kiev a changé. En effet ce plan, s’il venait à être accepté par Kiev, -ce qui est probable puisque les deux chefs d’Etat de l’UE ont pris la précaution d’aller consulter Porochenko juste avant de se rendre à Moscou-, donc si ce plan de principe était accepté par Porochenko, il serait de nouveau mis sur la table à Minsk devant les parties concernées: les représentants des républiques de Nouvelle Russie (Donetsk et Lougansk) et le pouvoir de Kiev.  La conférence sur la sécurité de Munich pourrait achever le travail commencé à Moscou, puisqu’on nous annonce que le plan de paix doit être présenté à Prochenko à Kiev aujourd’hui et finalisé au téléphone selon le format Normandie cité plus haut.

En effet cette guerre d’Ukraine, hormis toutes considérations humanitaires est une plaie purulente en Europe, qui empoisonne les relations Est-Ouest et surtout qui pénalise très durement l’économie les pays européens, qu’il s’agisse de la Russie, de l’Ukraine ou des pays de l’Union Européenne.

François Hollande semble poursuivre dans la voie de l’apaisement. Il recherche également une stature plus acceptable pour l’opinion publique française et de toute évidence la marche républicaine en dépit de la propagande médiatique dont elle a été entourée n’a pas donné des résultats aussi concluants que ceux qu’il aurait pu espérer. Le dernier sondage CSA ne lui accordait mardi que 29% d’opinions positives. Même si c’est beaucoup mieux que les 13% qu’ils avait atteint en novembre, cela reste encore un  record d’impopularité qu’aucun président de la République avant lui n’avait atteint.

La conférence que le chef d el’exécutif français a donnée vendredi a laissé de côté les questions économiques, qui pour le moment stagnent toujours en dépit de la relance de la planche à billets annoncée par Mario Draghi, le président de la BCE, ainsi que de l’avantage conséquent que représente la chute du prix du pétrole pour l’économie européenne, puisque le coût des transports favorisent l’industrie et les transports.

Enfin les revers militaires qui s’accumulent contre les troupes de Porochenko dès que les trèves sont rompues ont de quoi, logiquement inquiéter tous les vrais responsables européens, puisque cette guerre civile promet de se terminer, soit en débâcle pour Kiev, soit en guerre généralisée avec la bénédiction, l’appui et la participation des USA,qui ont fomenté la révolution sanglante du Maïdan, le coup d’Etat de Kiev et qui continuent de mettre de l’huile sur le feu de crainte qu’il ne s’éteigne.  Même si les intérêts de la Russie et de la Nouvelle Russie sont liés, les représentants de la Novorossiya restent eux-mêmes à convaincre de mettre ce protocole en oeuvre, puisque jusqu’à présent le respect des cessez-le-feu n’ont profité qu’aux vaincus, c’est-à-dire à Kiev.

Pour rappel,  les agressés sont les novorusses qui ont subi le coup d’état du Maïdan qui a commencé le 21 novembre 2013 et consécutivement l’interdiction d’enseigner et de parler leur langue maternelle, c’est-à-dire le russe. Ils ont alors refusé de reconnaître la légitimité du pouvoir issu du coup d’Etat en suite de quoi ils ont été sauvagement agressés, d’abord par les forces de police et ensuite directement par l’armée de Kiev. Ils ont alors organisé leur auto-défense. Mais c’est bien la population civile du Donbass qui est bombardée: ses résidences, ses églises, ses écoles, ses administrations et ses hôpitaux, ses villes qui sont en ruines. Les accords de Minsk ont certes permis enfin aux séparatistes,  après d’amples victoires militaires de s’exprimer, mais aujourd’hui encore Merkel et Hollande leur ont passé par-dessus la tête pour aller parlementer avec Porochenko et avec Poutine, sans tenir compte de la deuxième partie des belligérants, ceux qui en fait, remportent les victoires sur le terrain. Ceci, alors que les médias continuent de nous servir la version de Porochenko qui affirme sans jamais avoir rien prouvé que la guerre du Donbass serait menée par l’armée russe et ce que dément formellement la Russie.

La rencontre Poutine-Merkel-Hollande à Moscou

« Cette crise ne peut pas être réglée militairement. Aussi faut-il déployer des démarches axées sur l’application des accords de Minsk. Les négociations qui ont récemment eu lieu à Kiev ont servi à atteindre cet objectif », a déclaré samedi la chancelière allemande Angela Merkel qui participe actuellement à la 51e conférence de Munich sur la sécurité..

Néanmoins Angela Merkel est restée très sobre sur le résultat final dans ces commentaires; elle a, en effet ajouté, qu’elle ne savait pas si les négociations avec le président Vladimir Poutine à Moscou donneraient un résultat positif ou non. « cette visite avait un sens ». « Il s’agit de notre devoir envers les gens qui souffrent », a conclu la chancelière fédérale.

« Il s’agit de s’engager pour nos intérêts, les intérêts franco-allemands mais aussi ceux de l’Europe (…) il s’agit de la paix européenne », avait déclaré Mme Merkel, après  son voyage de jeudi à Kiev et avant son départ pour Moscou où elle devait rencontré le président Poutine, au côté du président français François Hollande.
Jusqu’où Hollande et Merkel oseront-ils tenir tête à un pouvoir américain ombrageux, qui cultive auprès de l’opinion publique américaine l’image de la Russie de la guerre froide; Les Etats-Unis dont le rapport sur la Stratégie de sécurité nationale américaine, présenté vendredi 6 février par la Maison Blanche précise dans ses objectifs:

« Nous sommes mobilisés et dirigeons des efforts mondiaux qui visent (…) à contrer l’agression russe, à affaiblir et, finalement, éliminer l’EI, à venir à bout du virus Ebola là d’où il vient, à arrêter la prolifération des matériaux pour fabrication d’armes nucléaires et à réaliser des progrès sur des questions globales liées aux rejets de dioxyde de carbone ».  (Source)

Est-il honnête de mettre la Russie sur le même plan de dangerosité que l’Etat Islamique et la pandémie Ebola?  Alors que ce sont les USA qui sont venus provoquer la guerre aux frontières de la Russie ? les USA ont-ils déployé autant d’efforts pour provoquer la guerre en Ukraine pour maintenant accepter de faire marche arrière ? Ce que semble démontrer le voyage de la chancelière allemande et du président français, c’est que Vladimir Poutine n’est plus aussi seul en Occident que les Américains l’avaient souhaité.

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26 commentaires

  1. Christiane says:

    « Les Etats-Unis et l’Union Européenne se tiennent aux côtés du peuple Ukrainien dans ce combat » a déclaré le chef de la diplomatie américaine. Mais de quel droit parle-t-il au nom de l’Union Européenne. Que les Américains parlent pour eux mais associer d’office l’Europe à leurs provocations dissimulées dans un jargon « diplomatique » est un aveu public de leurs intentions belliqueuses. Qu’ils soient une bonne fois pour toutes tenus à l’écart et la paix mondiale sera assurée. A cause de leurs ingérences successives dans les affaires internes de différentes nations rebelles à leur tyrannie financière qu’ils ne se sont pas gênés pour détruire et provoquer la mort de millions d’êtres humains, les Etats-Unis éveillent la méfiance et l’hostilité à leur égard. C’est le retour de bâton et nous espérons que la claque qu’ils en recevront sera magistrale.

    • Entièrement d’accord avec vous, Christiane!

      « Les Etats-Unis et l’Union Européenne se tiennent aux côtés du peuple Ukrainien dans ce combat » (John Kerry)

      John Kerry n’a pas dit cette phrase au hasard, mais pour rappeler l’UE à l’obéissance. C’est une menace à peine déguisée.

  2. Il n’y a pas eu de loi interdisant le russe, mais un projet de loi, redonnant à l’ukrainien langue d’Ukraine son statut de langue nationale.(c’est comme si on disait le français, langue de France) Il faut aussi savoir que Ianoukovitch durant son mandat était revenu sur une loi de défense de la langue ukrainienne instaurée pourtant par Ioutchenko, sans heurts à cette époque, même dans l’est du pays. Cette histoire n’a été qu’un prétexte à l’invasion russe, car depuis prés de 25 ans les ukrainiens de langue ukrainienne et les russes d’Ukraine coexistent. C’est tellement vrai que les soldats ukrainiens de l’est du pays parlent en russe tout en se considérant patriote ukrainien. Des « parlants » russe se tirant l’un sur l’autre c’est assez cocasse! Il y aurait beaucoup à dire.

    • Tchetnik says:

      «  »Cette histoire n’a été qu’un prétexte à l’invasion russe » »

      -Preuves?

      « car depuis prés de 25 ans les ukrainiens de langue ukrainienne et les russes d’Ukraine coexistent. » »

      -Ils coexistent tellement que l’Ukraine n’a jamais existé et que ceux qui parlent « ukrainien » sont aussi nombreux que ceux parlant le Svytsdusk.
      On n’a jamais parlé que le russe à kiev, tchado.

      «  »C’est tellement vrai que les soldats ukrainiens de l’est du pays parlent en russe tout en se considérant patriote ukrainien » »

      -Ils se considèrent tellement comme « patriotes ukrainiens » qu’ils désertent en masse, se rallient en masse aux Confédérés. Difficile de se sentir « patriote » d’un pays qui n’existe pas.

      • pauvre Tchetnik, tu réponds à côté de la plaque comme toujours et ce après avoir purgé mon commentaire qui dérange. Je pourrais sortir un livre des captures d’écran avant et après censure de MPI. Elle est pitoyable la renaissance française

        • Emilie Defresne says:

          Soyez heureux de ne pas être définitivement exclus des commentaires à force d’insulter tout le monde. Tchetnik n’est pour rien dans la correction de votre commentaire.

          • « correction » n’est pas amputation.Je disais madame Defresne que j’avais hâte de vous contredire en conférence publique car je pense qu’il est trop facile de se cacher derrière un écran. Il n’y a pas d’insulte à affirmer qu’un texte est un mensonge ou une sottise si vous préférez. Je constate néanmoins que les commentaires même insultants le sont toujours dans un sens.

        • Tchetnik says:

          Je t’ai déjà dit que je n’étais pas admin du site.

          Tu deviens paranoiaque, goloubitchik 🙂

          Et tu défends une cause indéfendable. Tu as depuis longtemps présenté tes arguments et ils ont depuis longtemps été débunkés par beaucoup ici, notamment parce que, du point de vue d la réalité historique et culturelle, ils ne tiennent simplement pas debout. Tu peux réclamer tous les débats que tu veux, tu ne transformeras pas tes mensonges en vérités.

          • juste un débat, c’est suffisant mais vous n’avez pas le courage. Tiens voila un argument lien que tu vas « débunké ». Je rassure MPI il n’y a pas d’injure.
            http://euromaidanpress.com/2015/02/07/debaltseve-evacuated-600-choose-ukraine-30-russia/

          • mais je ne te parles pas Tchetnik, je parle à Mamame Defresne. Tu es lent, trés lent à changer de masque. Je suis parano, je dois prendre ça pour un compliment ou une injure?

            • Tchetnik says:

              La sénescence te guette, fils.

              Tu expliqueras aussi comment il y a près d’un million de réfugiés « ukrainiens » en Russie et que les 9 dixièmes des réfugiés choisissent la Russie…

              • oui, 9/10ème vu de Marseille. 45% choisissent la Russie serait plus proche de la réalité. Mais comme tu sais toujours mieux que les autres je te laisse dans tes élucubrations russolâtres.

                • Tchetnik says:

                  Non, camarade, vu des bureaux de l’ONU, que tu devrais reconnaitre.

                  Ton chiffre d 45 pour cent, que tu mets d’ailleurs au conditionnel, n’est qu’un énnième fantasme, en sus de ton « pays » qui n’existe pas (et qui n’est parles pas les langues). Décidément, tu apprécies les chimères, fils.

    • brandenburg says:

      Où avez-vous entendu les ukrainiens de l’ouest parler russe si ce n’est ceux qui y ont été contraints d’apprendre cette langue au temps de l’urss et l’ont sans doute plus ou moins transmise à leurs enfants d’où la nécessité d’affirmer que l’ukrainien est la langue officielle du pays car elle risquait de disparaître sans cela ce que les russophones « naturels » de l’est n’ont pas admis,entres autres différences que vous occultez notamment religieuse,ceux de l’est étant presque totalement orthodoxes et rattachés au Patriarcat de Moscou et ceux de l’ouest majoritairement uniates donc rattachés à Rome:les Evêques des deux côtés ont pris le parti de leurs ouailles ce qui se comprend d’ailleurs.Par ailleurs vous oubliez les différences économiques entre est et ouest,le premier étant très industrialisés du fait de ses mines de charbon et de la sidérurgie subséquente d’où beaucoup d’ouvrier,le second très agricole avec ses « terres noires » les plus fertiles d’Europe grâce à la présence de tchernozium mais la décollectivisation des terres a profité à des oliquarques avec des propriétés agricoles pouvant aller jusqu’à 700 000 hectares,du jamais vu et ayant donc besoin à tout prix de vendre leurs surplus mais à qui?A la Russie?Certainement en partie mais surtout aux marchés mondiaux d’où leur faveur pour les mondialistes dont les amerlocs et les européens et leurs capacités de financer des milices combattantes allant dans leur sens alors que l’armée ukrainienne officielle est fauchée et pour cela demande de l’aide en armements.Par ailleurs porchenko comme timochenko sont des multimilliardaires-comment?-,le premier avec le chocolat mais à qui peut-il le vendre?Même réponse!Il y a bien d’autres différences dont celles issues de la dernière guerre avec les partisans de Bandera qui par anticommunisme se sont battus du côté d’Hitler et ont massacré allègrement leurs adversaires dont les juifs.Ceci dit l’initiative trop tardive mais mieux que rien de merkel et hollande est la bienvenue mais pourra-telle aboutir vu que Kiev est dirigée par l’ambassadeur américain sur place qui a combiné le renversement de Ianoukovitch légalement élu avec certes l’accord des ukrainiens de l’ouest mais pas ceux de l’est qui avaient massivement voté pour lui!De plus les déclarations belliqueuses de ce duo ne sont pas faites pour donner confiance à ceux de l’est ce que l’on comprend aussi.Bref,il faudra une sacrée habileté et le courage d’affronter les amerlocs qui feront toutes les pressions possibles et imaginables pour faire tomber l’est dans leur escarcelle puisque c’est un but général de leur stratégie d’affaiblir la Russie en l’encerclant par l’otan!Le seul qui soit honnête dans cette affaire est Poutine qui se défend parce que l’on veut démanteler son pays et s’emparer des matières premières gigantesques qu’il possède en plus du pétrole et du gaz!Quant à obama c’est le roi des hypocrites et des manipulateurs dont la côte dans les ondages est mauvaise moins que celle de hollande certes mais qui défend la fin de son mandat et prépare sa succession pour un démocrate!

      • Ben oui, Brandenbourg, mais comme Rome a renié les uniates par la déclaration secrète de Balamand en 1993, avant même la chute de l’Empire soviétique…
        D’où l’embarras actuel de Rome qui n’a pas pris parti…

        Mais la religion d’origine de la Rus de Kiev, c’est l’orthodoxie et c’est la Russie qui est la vraie héritière de la Rus de Kiev. Malgré les invasions diverses et variées. La Rus de Kiev est le berceau de la Russie, les banderistes sont donc plus ou moins des traîtres aux racines de l’Ukraine.

        Pour la langue,le russe est la vraie langue nationale, comme le français, bien que le français soit la langue de l’île de France au départ, c’ est maintenant la langue qui unit les Bretons, les Alsaciens et les languedociens etc. L’ukrainien n’étant qu’un patois ou une langue régionale pour faire plus intellectuel.

        A moins que comme en Slovénie et ailleurs, pour ne pas parler serbe et faire plus pro-UE, les gens parlent l’anglais, langue auto-colonisatrice.

        Pour le reste, bonne analyse!

  3. Bien cerner les origines de la Russie et de l’Ukraine.
    Un remake d’Abel et Caïn ?
    Le Professeur Arrignon les détaille dans ce numéro 5 de l’émission Passé-Présent à partir 31’44 »
    https://www.youtube.com/watch?v=7kbESZZJX3Q

    En toile de fond(s) ne jamais oublier que la dette russe est ridicule, d’où, l’embuscade des banksters.
    Soulignons aussi que la Russie détient à elle seule le tiers des réserves mondiales de matières premières.
    Idem pour la Syrie, hormis l’étendue du pays, ce sont les importants gisements de pétrole et de gaz découverts dans ses eaux territoriales qui déchaînent les appétits de hyènes avides.

  4. champar says:

    Merci à l’auteur de cet article, la carte très bien faite permet de mieux comprendre pourquoi un chef d’Etat russe qui défend sont pays ne peut pas transiger sérieusement sur l’Ukraine, la réaction de Poutine ressemble dans l’autre sens à la réaction de Kennedy à lorsque l’Urss voulait implanter des missiles atomiques à Cuba en 1962.
    Il est à craindre que les Etats Unis va-t-en guerre n’aient pas l’intelligence de Khrouchtchev.

  5. Boutté says:

    Les USA absents ? Après mis le feu en Ukraine nos alliés se rendent compte que les sanctions sont bilatérales et que la chute de prix du pétrole ruine leur exploitation mirifique du gaz de schiste. D’où la sourdine mise à leur volonté d’installer l’Otan aux frontières russes contrairement aux promesses qu’ils avaient faites aux dirigeants soviétiques lors de la perestroïka .
    Merkel et Hollande auraient-ils compris que le mur est tombé et que la Russie fait partie de l’Europe ?

    • Emilie Defresne says:

      Merci Champar!

      Réponse à Boutté:

      Les Américains sont absents parce qu’ils ne sont pas pour la paix. Il me semnblait que c’était limpide dans mon article.

      Les déclarations de John Kerry, qui n’étaient pas encore connues au moment de la rédaction de cet article hier, le prouvent: il n’est pas pour la paix et il fait tout pour briser la timide entente entre l’UE et la Russie.

      Son discours était un discours guerrier à Munich, c’est pourquoi les USA fournissent des armes et des hommes, mais ils ne se mettent pas à la table de négociations. Leur but c’est faire une nouvelle guerre en Europe, loin de chez eux pour se sortir de leur crise économique.

      Les USA sont les véritables artisans de la guerre. Dommage qu’ils aient trouvé des idiots utiles et des traîtres à Kiev pour leur servir de supplétifs de chair à canon.

      Comme d’habitude ils manigancent une guerre dont le théâtre d’opérations est très loin de chez eux… Ils divisent comme le diable, pour mieux régner. Mais sans complices ils n’y seraient pas arrivés.

  6. Guy de la Croix says:

    Tiens au fond … pourquoi les USA ne demandent ils pas aussi à la Russie de faire partie de l’Otan eux aussi comme l’Ukraine… font partie de l’Europe, elle fait quand même partie de l’Europe un peu plus que les USA … pour se protéger contre la Chine!!!!!!!!!!!!

  7. Christiane says:

    https://www.youtube.com/watch?v=qpoPIFNlYIg&sns=tw
    Que ceux qui croient aux mensonges des médias officiels, aux déclarations mensongères de nos dirigeants, des Américains et de cette misérable marionnette de Porochenko écoutent le témoignage de cette Ukrainienne courageuse. Les Ukrainiens aspirent à la paix, ils ne veulent ni de l’UE ni de l’OTAN; ils veulent vivre en paix chez eux, en amitié avec les Russes.

  8. Article très intéressant. J’aurais bien aimé connaître la date de parution de l’image qui illustre l’article. Apparemment, elle doit dater d’une dizaine d’années…

    • Emilie Defresne says:

      Réponse à Ruaoma
      « J’aurais bien aimé connaître la date de parution de l’image qui illustre l’article. Apparemment, elle doit dater d’une dizaine d’années… » (Ruoma)

      Bien observé Ruoma! Vous avez raison, cette carte est ancienne si c’est de la carte de l’OTAN dont vous voulez parler; puisque la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie notamment, ont depuis été intégrées à l’Otan, sans compter, bien sûr la Crimée devenue russe et pour le reste la carte est trop petite pour tout distinguer.

      L’hégémonisme américain est encore plus visible si on actualise cette carte.

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