porte sainte pape françoisLa lettre apostolique « Misericordia et misera », « miséricorde et pauvreté« , du pape François, adressée à toute l’Église, vient d’être présentée ce matin par Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la promotion de la Nouvelle évangélisation, en la salle de presse du Vatican.

Le site News Va en fait le commentaire suivant :

« Alors que les portes saintes sont désormais toutes refermées, le Saint-Père ouvre « le temps de la miséricorde ».

« Un texte d’une dizaine de pages, composée de 22 paragraphes dans lequel le Saint-Père revient sur l’année jubilaire qui vient de s’achever le 20 novembre. Le Pape met en lumière un certain nombre d’expériences et d’initiatives comme l’envoi de Missionnaires de la Miséricorde ou les vendredis de la miséricorde, mais il invite surtout à « regarder de l’avant », à faire de cette année sainte le point de départ d’un nouveau chemin à parcourir. Le Pape a ainsi annoncé plusieurs gestes significatifs comme l’instauration d’une « journée mondiale des pauvres ». Par ailleurs, il concède « à tous les prêtres la faculté d’absoudre le péché d’avortement » et prolonge la faculté donnée aux prêtres de la Fraternité Saint-Pie-X de donner une confession «valide» et «licite» au-delà du Jubilé.

Juste avant l’ouverture de l’année sainte, le Pape avait annoncé, fait inédit, que durant toute la durée du Jubilé, il concédait à l’ensemble des prêtres, en vertu de leur ministère,  « la faculté d’absoudre le péché d’avortement ». Eh bien « cette disposition qui s’inscrivait dans un temps limité est désormais étendu dans le temps, nonobstant toutes choses contraires », c’est ce qu’a annoncé le Pape François qui rappelle avec force que « l’avortement est un péché grave, parce qu’il met fin à une vie innocente ». Cependant, indique-t-il, « je dois affirmer avec la même force qu’il n’existe aucun péché que ne puisse rejoindre et détruire la miséricorde de Dieu quand elle trouve un cœur contrit qui demande à être réconcilié avec le Père ».

Le pape François inclut dans le même paragraphe 12 de cette lettre apostolique ces nouvelles dispositions concernant le péché d’avortement et la FSSPX :

« 12. En fonction de cette exigence, et pour qu’aucun obstacle ne s’interpose entre la demande de réconciliation et le pardon de Dieu, je concède à tous les prêtres, à partir de maintenant, en vertu de leur ministère, la faculté d’absoudre le péché d’avortement. Ce que j’avais concédé pendant le temps limité du Jubilé[14] est étendu désormais dans le temps, nonobstant toutes choses contraires. Je voudrais redire de toutes mes forces que l’avortement est un péché grave, parce qu’il met fin à une vie innocente. Cependant, je peux et je dois affirmer avec la même force qu’il n’existe aucun péché que ne puisse rejoindre et détruire la miséricorde de Dieu quand elle trouve un cœur contrit qui demande à être réconcilié avec le Père. Que chaque prêtre se fasse donc guide, soutien et réconfort dans l’accompagnement des pénitents sur ce chemin particulier de réconciliation.

Au cours de l’Année jubilaire, j’avais concédé aux fidèles qui, pour des raisons diverses, fréquentent les églises desservies par des prêtres de la Fraternité Saint Pie X, la faculté de recevoir validement et licitement l’absolution sacramentelle de leurs péchés.[15] Pour le bien pastoral de ces fidèles et comptant sur la bonne volonté de leurs prêtres afin que la pleine communion dans l’Église catholique puisse être recouvrée avec l’aide de Dieu, j’établis par ma propre décision d’étendre cette faculté au-delà de la période jubilaire, jusqu’à ce que soient prises de nouvelles dispositions, pour que le signe sacramentel de la réconciliation à travers le pardon de l’Église ne fasse jamais défaut à personne. »

Rappelons cependant, ce qui avait été déjà fait sur MPI en septembre 2015 avant l’ouverture de l’année jubilaire décidée par le pape François,

« que l’absolution est dispensée de façon valide et licite par l’ensemble des communautés traditionnelles n’ayant pas de juridiction officielle, en raison de cet état de nécessité qui perdure plus que jamais à cause de la crise universelle de l’Église, et qui par ailleurs, ne cesse de s’aggraver.

Un tel rappel est nécessaire

« pour ne pas laisser croire que les confessions – et le sacrement de mariage – conférées eu sein de la FSSPX [et l’ensemble des communautés traditionnelles n’ayant pas de juridiction officielle], sont invalides le reste du temps comme le laisse supposer le Motu Proprio. »

Et aujourd’hui cette lettre apostolique !

Francesca de Villasmundo

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24 commentaires

  1. DUFIT THIERRY says:

    Oui vous avez tout à fait raison, cette lettre pontificale ne change rien. La Fraternité St Pie X existe depuis 1970. Depuis 1970 les prêtres administrent le sacrement de Pénitence et donnent l’Absolution. Les prêtres de la Fraternité St Pie X continueront de faire ce qu’ils font depuis 46 ans : célébrer la Sainte Messe, administrer les Sacrements, prêcher la doctrine catholique.

    • Certes , mais il pourront administrer le sacrement de pénitence validement !..
      Cela est un peu plus catholique ….

      • Vous confondez la validité et la licité. Ce que fait la FSSPX a toujours été valable. Soyez moins Romain et plus Grec.
        Si moi j’étais pape, je dissoudrais de nouveau l’ordre des jésuites.

        • Pas pour le sacrement de pénitence , La Juridiction de l’éveque du Diocèse est nécessaire de par la loi divine pour la validité du dit sacrement !..

          Car le simple pretres n’est pas le successeur des Apotres !..
          Le pretres absous comme simple député ad hoc de sont éveque

          Concile de Trente , Session XIV Chapitre VII écrit :
          MAIS, comme il est de l’ordre & de l’essence de tout jugement, que nul ne prononce de Sentence que sur ceux qui lui sont soumis ; l’Eglise de Dieu a toûjours esté persuadée, & le Saint Concile confirme encore la meme vérité, Qu’une Absolution doit etre nulle, qui est prononcée par un Prêtre sur une personne, sur laquelle il n’a point de juridiction ordinaire, ou subdéléguée.

          Constitution dogmatique de l’Eglise a écrit:

          « Par conséquent, puisque la nature et l’essence du jugement exige que la peine soit imposée seulement sur ces sujets, il a toujours été la croyance en l’Eglise de Dieu, et ce synode l’a confirmé comme très vrai, que l’absolution d’un prêtre prononcée de quelqu’un qui n’a pas juridiction ordinaire ou déléguée, est nulle et non avenue ».

          Catéchisme Concile Trente écrit :
          édition de Desclée et Cie, Imprimatur Tournai, le 17 juillet 1923.
          Les définitions dogmatiques postérieures à la rédaction du Catéchisme du Concile de Trente (Immaculée Conception, Infaillibilité pontificale, Assomption) figurent en annexe.

          2306 : § VI. – DU MINISTRE DU SACREMENT DE PÉNITENCE. pig

          Ce Ministre, c’est le Prêtre qui a le pouvoir ordinaire ou délégué d’absoudre. Sur ce point les Lois ecclésiastiques sont très claires. toutefois, pour remplir la fonction dont il s’agit, le pouvoir d’Ordre ne suffit pas, il faut de plus le pouvoir de juridiction. Nous avons une preuve très frappante de cette vérité dans les paroles que Saint Jean met dans la bouche de Notre-Seigneur [Jn 20,23]  » Les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez, et ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez.  » Or, ce pouvoir n’a pas été donné à tous les hommes, mais seulement aux Apôtres. Et les Apôtres ont eu les Prêtres pour successeurs dans ce ministère. C’est d’ailleurs une chose très naturelle et entièrement conforme à la raison. Car les grâces que nous recevons dans ce Sacrement nous viennent toutes de Jésus-Christ, comme d’un Chef dont nous sommes les membres ; et par conséquent ceux-là seuls doivent administrer la Pénitence au corps mystique de Jésus-Christ, c’est-à-dire aux Fidèles, qui possèdent le pouvoir de consacrer son véritable Corps ; d’autant plus que c’est par ce même Sacrement que les Chrétiens se rendent capables et dignes de recevoir la sainte eucharistie.

          • pamino

            Ont peut noter que cela ne dérangé pas la FSSPX de distribuer un sacrement invalide !..
            Et parallèlement de critiquer la validité du sacrement des pretres Conciliaires …. cela porte un nom : Hypocrisie !..

          • Crusader says:

            Pas exact c’est le pénitent qui confère l’autorité au confesseur. Aussi le sacrement est licite, valide et tout ce que vous voulez.
            C’est la juridiction de suppléance pour les catholiques.

            C’est aussi la pratique dans le milieu concilaire, où il n’y a plus de prêtre dans les paroisses, ou pas de prêtre qui « confesse » et où le pénitent pedibus cum jambis, va voir un « prêtre » extérieur pour « le sacrement de réconciliation »

            • C’est les sophismes typiques de la FSSPX !

              Non , car les fidèles non pas le pouvoir de se donner des pasteurs !..

              la juridiction de suppléance ecclésiastique ( Canonique ) est uniquement pour des clercs avec mission canonique et non des schismatiques Orthodoxes ou de sectes de toute natures !..

              Le prêtre Conciliaire est un pasteur légitime de l’éveque du Diocèse avec mission Canonique , la suppléance canonique , erreur commune , doute positif ect.; est pour lui !…

              La suppléance n’est pas une alternative aux ministres qui n’a aucune mission canonique et qui n’a jamais été appeler par la hiérarchie de l’église !..

              La suppléance est lorsque ont croit que le ministre a Juridiction Ordinaire de l’éveque du Diocèse !..

            • Voyons déjà la réponse d’un grand Saint formulé aux protestants qui pérorait le meme sophisme a leurs époque !..

              St. Francois de Sales, LETTRE OUVERTE AUX PROTESTANTS a écrit:
              Il faut se ranger à l’Ecriture, en laquelle on ne trouvera jamais que les peuples aient pouvoir de se donner des pasteurs et prédicateurs.

              Cela veut dire , que le peuple (les fidèles) n’a pas le pouvoir de se donner un pasteur ou prédicateur.

              Autre difficulté pour Écône … et d’autre organisation comme l’IBMC est…
              C’est aussi le Canon 109 Naz de St Pie X .

              • Crusader says:

                La lucidité veux que l’on considère la catholicité du Saint Concile de Trente et du Souverain Pontife d’alors Saint Pie V (avant dernier pape canonisé) et de l’Eglise en ordre.
                Avec la défaillance dans la foi du conciliabule Vatican II, et de ceux qui dès lors occupent l’Eglise.
                Il y a une rupture dans la chaîne de commandement le Chef visible, est lui même à l’oeuvre dans la destruction.
                Dès lors les règles qui prévalent pour l’Eglise catholique telle qu’établi par son divin fondateur, sont détournées de leur fin.
                Le Saint Concile de Trente ne vaut que pour les catholiques, et ne saurait être applicable, à une église philo-protestante qui a trahi la messe et tous les sacrements.
                Vous avez aujourd’hui devant vos yeux des hérésies objectives commises par Rome. Il n’y pas plus protestante que l’église conciliaire qui tombe sous les condamnations que vous voudriez m’opposer.

                • Ahah , le sophisme des faux-culs des C.S.I , dont la Foi est a géométrie variable pour tenter de justifier leurs sectes et le sacrement de pénitence intrinsèquement et ontologiquement invalide !..

                  1) Le Concile de Trente est un Concile Dogmatique et non seulement pastoral .

                  2) Le sophisme de c’est gens faux-culs ( CSI ) a la sauce Anglicane se se heurte à l’enseignement de l’Église, car c’est un DOGME catholique que la discipline universelle ne peut être changée que par la même autorité qui l’a établie, c’est-à-dire, par celle de l’Église, c’est un oracle prononcé par les Concile de Trente et de Constance et rappelé dans l’encyclique Mirari Vos.

                  Voyons un commentateur qui fait autorité :

                  R. P. H Montrouzier s.j., 1871 écrit :

                  Dans le concept de la juridiction épiscopale ne se rencontre point le pouvoir intrinsèque de dispenser des lois générales de l’Église. Un pareil pouvoir inhérent à l’Épiscopat serait la négation de la monarchie Pontificale. C’est la réflexion de Benoît XIV.

                  Conclusion ,
                  C’est gens ( CSI) reprennent les sophisme Anglicans a leurs époques qui voulait organiser l’église indépendamment du Souverain Pontife .

                  • @Crusader , je ne vous impose nullement les Conciliaires Modernistes , mais uniquement la Foi Catholique dans sont intégralité , Ainsi je ne vous impose non plus des faux pasteurs en soutanes dans des sectes d’apparences « tradi » mais qui sont des sectes formellement .

                    Les temps changes , mais la Foi Catholique ne change pas St Augustin .
                    Il est inutile après cela de vous répéter que ceux qui adhèrent au schisme en reconnaissant de faux pasteurs , des intrus , ne reçoivent point le pardon de leurs péchés lorsqu’ils se font administrer par eux le sacrement de pénitence, puisqu’il est de foi que les absolutions de ces faux pasteurs sont nulles. Il en est de même des mariages qu’ils bénissent; ils sont nuls et invalides, parce qu’ils doivent être contractés en présence du propre pasteur, ou d’un ministre délégué par ce propre pasteur. ‘

  2. balaninu says:

    Effectivement, vous soulignez « DUFIT THIERRY » que la FSSPX existe depuis 1970, mais, le rit ‘dit’ traditionnel existe LUI depuis 2000 ans !

    • Pas dans le sens que vous l’entendez , rite tridentin a été codifiée à la suite du concile de Trente et le pape suivant, Saint Pie V, la promulgué et rendu obligatoire ..
      en faisant exception uniquement pour les lieux et les communautés où un autre rite a été célébré pendant plus de deux cents ans. C’est ainsi que, entre autres, le rite ambrosien, le rite mozarabe et les rites de plusieurs instituts religieux ont pu continuer légalement leur existence.

    • DUFIT THIERRY says:

      M Balaninu avez entièrement raison. Mgr Lefebvre et la Fraternité St Pie X n’ont rien inventé. Ils s n’ont fait que garder le rite traditionnel de la Messe au moment où était imposée de manière tyrannique une nouvelle Messe protestantisée inventée par le franc-maçon Bugnini (voir le bref examen critique de la nouvelle Messe des cardinaux et Bacci). Si la Messe traditionnelle existe encore aujourd’hui et s’est développée –Motu Proprio Summorum Pontificum – c’est grâce à l’action de Mgr Lefebvre et de la Fraternité St Pie X.

    • DUFIT THIERRY says:

      Correctif du texte : bref examen critique des cardinaux Ottaviani et Bacci.

  3. Crusader says:

    @ Denis

    FSSPX, IMBC, CSI, Faux-culs… je n’ai que l’embarras du choix.

    Boniface VII – Bulle Unam Sanctam 1302 « L’unique Corps de l’Église une et unique n’a qu’une seule tête, non deux, comme un monstre et c’est le Christ et son Vicaire, le Seigneur ayant dit à Pierre : « Pais mes brebis. Les « miennes » dit-il… »
    L’unique Eglise du Christ, donc est aussi Une et sous Un seul – St Thomas d’Aquin IIa-IIae q. 39 a. 1 et Cajetan IIa-IIae q. 39
    Et parce que le Christ et Son Vicaire ne sont pas deux chefs distincts mais un seul et unique Chef, l’Église ne peut recevoir du Christ et du Pape deux orientations divergentes et encore moins opposées.
    Dès lors que cela se produit, il est inutile de dire à Qui va le devoir de fidélité.

    Des hérésies objectives, sont perpétrées par Rome, et par celui qui occupe la Chaire de Pierre, alors bien volontiers je cite avec vous Mystici Corporis Christi, où le Pape Pie XII enseigne : « Car toute faute, même un péché grave, n’a pas de soi pour résultat – comme le schisme, l’hérésie ou l’apostasie – de séparer l’homme du Corps de l’Église. » et également « Mais seuls font réellement partie des membres de l’Église ceux qui ont reçu le baptême de régénération et professent la vraie foi… »
    Ces sentences valent pour celui qui occupe la Chaire de Pierre et qui commet des actes objectifs, publiques et répétés, entachés de schisme, d’hérésie et apostasie.
    Il semble difficile de nier l’état de nécessité lequel est considéré par le Droit Canonique comme l’une des causes qui suppriment l’imputabilité du « délit », qui se trouve dès lors réduit à une violation purement matérielle de la loi Code de droit Canon 1917 canon 2205.
    Et quand l’abomination de la désolation est dans les lieux saints, comment nier qu’il n’y a pas aujourd’hui un état de nécessité qui entraîne un droit consécutif particulièrement pour la doctrine et les Sacrements.

    • @Crusader

      J’en conviens bien volontiers du constat que vous formulé concernent la situation humaine depuis le conciliabule Vatican II , et l’hérésie public des personnes qui occupent la chaire de Pierre …

      Mais , je suis étonné aussi que vous ne constater pas que c’est organisations FSSPX, IMBC, CSI, ect……… ne sont que des sectes formelles et qui véhicule aussi plus suptilement des hérésies , Certes , je veux bien concevoir que c’est sectes sont une forme de valium a la situation issu du Conciliabule Vatican II par l’aspect extérieur  » tradi « , toutefois , je n’admets pas qu’il ne disant pas la vérité mais a contrario se livrant aux brigandages et prévarication ..
      Pour justifier leurs organisation SARL .

      La nécessité ne donne point un droit radical , elle est seulement le motif qui porte à user d’un droit qu’on possède .
      Ainsi , cela ne change point la nature de la DIVINE CONSTITUTION de la Ste Eglise Catholique Romaine et ne change pas la nature de la Foi catholique .
      Tout cela restent immuable et intacte quelque soit la situation humaine du moment .

      « Et comment seront-ils prédicateurs s’ils ne sont point envoyés ? » (St Paul aux romains.)

      Qui t’envoie? Es-tu envoyé de Dieu, ou t’envoies-tu toi-même?” (Saint Robert Bellarmin)

      Ecoutons maintenant l’archevêque de Lyon Mgr Yves-Alexandre de Marbeuf (1734-1799), .l’Archevêque de Lyon, primat des Gaules pour la publication du bref de notre Saint Père le Pape Pie VI, en date du 19 mars 1792, portant d’itératives et dernières monitions canoniques

      « C’est un dogme catholique que , pour être pasteur légitime, il faut avoir une mission canonique , et que c’est le Souverain Pontife seul à qui , comme ayant la primauté de juridiction de droit divin , il appartient de donner l’institution et la confirmation canonique aux archevêques et évêques ; d’où il suit que tout prélat qui prendrait sa mission d’ailleurs , ne pourrait être qu’intrus . »

      Pourquoi :

      Pie XII, Lettre Encyclique Mystici Corporis, 29 juin 1943.
      « Ce que Nous venons de dire de l’Église universelle doit être également affirmé des communautés particulières des chrétiens, tant orientales que latines, qui forment ensemble une seule Église catholique : c’est Jésus-Christ qui les gouverne par la voix et la juridiction de chaque évêque. C’est pourquoi les évêques ne doivent pas seulement être considérés comme les membres les plus éminents de l’Église universelle, ceux qui sont reliés à la Tête divine de tout le Corps par un lien tout particulier et par suite sont appelés « les premiers des membres du Seigneur » [saint Grégoire le Grand, Moralia, XIV, 35, 43] ; mais en ce qui concerne son propre diocèse, chacun, en vrai Pasteur, fait paître et gouverne au nom du Christ le troupeau qui lui est assigné [Concile du Vatican, Constit. De Eccl., sess. IV, chap. 3]. Pourtant, dans leur gouvernement, ils ne sont pas pleinement indépendants, mais ils sont soumis à l’autorité légitime du Pontife de Rome, et s’ils jouissent du pouvoir ordinaire de juridiction, ce pouvoir leur est immédiatement communiqué par le Souverain Pontife. »

      Seul le souverain Pontife est le juge de la nécessité générale , la Bulle Qui Christi Domini de Pie VII 1802 , seul le Souverain Pontife est juge de la nécessité et non les éveques & encore moins des éveques qui n’ont plus d’autorités et ne sont plus de la succession des Apotres
      ( Mgr Lefebvre & Thuc )

      Pourquoi :

      R. P. H Montrouzier s.j., Origine de la juridiction épiscopale 1871

      Admettez en effet que la juridiction épiscopale dérive du Pape, n’esl-il pas évident que le Pape ne la communique et ne peut la communiquer que pour les seules affaires d’intérêt particulier, in partem sollicitudinis, nullement pour les causes majeures et qui touchent aux intérêts généraux de l’Eglise? Qui donc a jamais imaginé que dans la communication de l’autorité épiscopale se trouvait comprise la faculté de créer ou d’abolir des empêchements dirimants du mariage, de béatifier ou canoniser des saints, de dispenser des vœux solennels, etc. ? Bien plus, il est sûr que dans le concept de la juridiction épiscopale ne se rencontre point le pouvoir intrinsèque de dispenser des lois générales de l’Eglise.
      Un pareil pouvoir inhérent à l’Episcopat serait la négation de la monarchie Pontificale. C’est la réflexion de Benoît XIV.

      « Etiam seclusa superioris prohibilione, nequit inferior legeni ab eodem superiore lalani aut abrogare aut relaxare. Superior quippe statira ac aliquid persuam legein praescribit aut prohibet, illud subtrahit ab ordinaria potestale inferioris, cui propterea non licet falcem ineam immittere, nisi velit suam voluntatem anleponere voluntati superioris per legem manifesta tae… Prœterea,si integrum esset Episcopo legcm relaxare a Concilie gencrali aut à Summo Pontifice latam, tota everleretur Ecclcsise disciplina, caput subjiceretur membris, acproinde jàm actuni esset de Ecclesiastica Hierarchia divinitus inslituta » (1).

    • Concernent le canon que vous citez , Canon 1917 canon 2205. ne concernent que des lois ecclésiastique .

      1- Il faut faire la distinction entre ce qui relève du droit ecclésiastique et du droit divin dans le droit canonique.

      2- Nos Faux-culs laissent entendre que celui-ci ne renferme que des lois ecclésiastiques propres à tomber en désuétude devant l’état de nécessité.

      3- Or, il y a bien des lois ecclésiastiques auxquelles l’état de nécessité ne peut dispenser.

      4- Pour celles s’y prêtant, elles ne cessent d’obliger devant le for externe que suite à un jugement de l’Autorité.

      Par ailleurs, nous n’avons plus de Magistère vivant, quand pourtant tous les sacrements continuent à rouler comme si ce n’était pas le cas … Sleep

      Hey ! who need a living Magisterium !? cheers

  4. Crusader says:

    Il y a une différence de nature entre l’Eglise catholique, et la contre-église issue de Vatican II.
    Une seule à pour divin fondateur Notre Seigneur Jésus Christ, et nous la connaissons.
    La seconde est un simulacre, qui ne peut se prévaloir des droits et règles de la première.
    Les références que nous donnons issus de la Sainte et Bonne Doctrine lui sont inopérantes.
    Or le raisonnement vicié tend à considérer que sont applicables en tout point, à cette monstruosité, les préceptes, dogmes, lois issus des saints conciles, de la doctrine et de la révélation. Mais s’ils sont applicables c’est pour sa condamnation et non pour sa justification.

    Je vois que « l’actualité » du site relègue nos commentaires au second plan, qu’importe.
    In fine j’ai apprécié l’échange, où l’intelligence se veut au service de la Vérité, puisque la vertu de la foi exige que nous fassions cela, car la foi est la sagesse surnaturelle et par conséquent exige que tout lui soit conforme.

    • Certes , depuis le conciliabule Vatican II cela est une autre entité humaine à Rome …

      Toutefois , il y a méprise dans votre raisonnement !..
      Car la Ste Doctrine & Foi Catholique & c’est droits perdurent toujours immuablement dans la personne morale de la Ste Eglise Catholique . ( Sainte,Une,Catholique,Apostolique )

      L’Église catholique et le Siège apostolique ont qualité de personnes morales par l’effet de l’ordonnance divine . ( Can 100 )

      Une personne morale, par sa nature, est perpétuelle, elle s’éteint par l’acte de l’autorité légitime qui la supprime, ou si, pendant l’espace de cent ans, elle a cessé d’exister.

      Et , Je dis que le droit ecclésiastique humain n’a pas pouvoir de décréter la fin juridiquement parlant d’une personne morale de droit divin.

      Un autre exemple :

      R.P. Ramstein, Manual of Canon Law, p.133 a écrit:
      Les personnes morales ne peuvent être dissoutes même si telle est la volonté de tous les membres. Elles peuvent être dissoutes seulement par décret de l’autorité compétente qui l’a créée, ou par son successeur en office.

      Le Souverain Pontife, donc, étant successeur en office du Saint-Siège, a-t-il le pouvoir de dissoudre la personne morale du Saint-Siège ?

      Evidemment, non !

      Si effectivement une personne morale de droit ecclésiastique, c’est-à-dire de fondation humaine, peut survivre 100 ans après la disparition de ses membres, à plus forte raison, combien de temps peut survivre une personne morale de fondation divine !?

      Et le fait que le Saint-Siège soit une personne morale non collégiale, c’est-à-dire une personne morale de droit divin ayant un seul membre, et que cette même personne morale de droit divin puisse devenir vacant à la mort du Pape, c’est-à-dire à la disparition du seul et unique membre physique qui la compose, prouve d’une manière absolue qu’une personne morale de droit divin survit à toutes personnes physiques qui en est membres …

      de la même façon que le P. Mothon affirme la personnalité morale non collégiale du curé :

      P .Mothon, Institutions Canoniques, t.I, p. 280 a écrit:
      Le curé est une personne morale, en ce sens que tous les prêtres, qui se succèdent dans une même cure, y jouissent des mêmes droits, et y sont astreints aux mêmes devoirs.

      […]
      Le curé est une personne morale, non collégiale.

  5. Crusader says:

    Les éléments que vous apportez exposent la permanence et la continuité de la personne morale.

    Celle du Saint Siège étant de droit divin et non prescriptible, les autres ayant un périmètre plus restreint forclos au bout de 100 ans.

    L’on comprend que si une vacance de personne physique est constatée sur le Saint Siège (telle celle que nous connaissons et qui relève de l’opinion théologique) cela n’affecte pas la personne morale.
    De même, si une vacance de curé est constatée (telle celle que représente l’état de nécessité) alors la personne morale elle aussi se poursuit.

    On peut considérer, que la cure d’âme se trouve assurée, dès lors que celui qui l’assure le fait pour que les hommes puissent trouver les moyens de faire leur salut éternel selon les moyens qu’on trouve dans l’Église : la vraie foi, la grâce par les sacrements, la rémission des péchés et la communion des saints.

    Dès lors, ne peut-on pas dire que celui qui assure la cure d’âme le fait non comme étant désigné par les fidèles, pas plus qu’il ne créé ex nihilo, mais qu’il bénéficie de la permanence de la personne morale, avec les droits attachés ?

    Ce qui reviendrait à un : « Quod erat demonstrandum »

    • ..Les fidèles n’on pas le pouvoir ni droit de se donner des pasteurs Can 109 , c’est le sophisme des protestants vous reprenez a votre conte !..

      C’est là , ou consiste l’entourloupe des sectes , c’est de faire croire que des personnes illégitimes peuvent etre légitimes , cela est une négation de la continuité de la Ste Eglise !..

      Désolé, Crusader, mais les sacrement ne sont malheureusement pas des offices ..
      Les sacrements sont-ils une fin ou un moyen !?

      comment les lois d’Eglise, lesquelles ne peuvent être dommageable à la société chrétienne, ( Dixit Pie XII ) peuvent-elles faire en sorte que tous les sacrements disparaîssent, que la messe disparaîsse, que l’indéfectibilité de l’Eglise ne soit plus assurée, et que l’Eglise ne soit plus la même qu’aux temps apostoliques !?

      Jésus-Christ n’a pas institué société régie par des lois avec des ministres avec juridiction et autorité … il a institué un bazar où le premier venu pouvait se prétendre ministres et dispenser les sacrements n’importe où – n’importe comment – sur la planète !

      le ministre légitime des sacrements est celui qui est envoyé par l’autorité ecclésiastique. Cela est de foi !
      Par ailleurs, est-il possible d’être un employé d’une compagnie sans que cette même compagnie nous ait appelé et engagé !?

      l’autorité est un pouvoir investi dans une personne physique, et évidemment, l’autorité est également essentielle à l’Eglise, et, encore évidemment, cette autorité doit se perpétuer jusqu’à la fin des temps, pourtant tu ni voit aucun inconvénient à soutenir l’idée voulant qu’il n’y ait plus d’autorité depuis quelques dizaines d’années ! …

      Quels évêques assurent la continuité apostolique !?

      Alors si les lois persistent en la personne morale, quels sont les évêques et prêtres LÉGITIMES (i.e. conforme aux lois) actuellement !? ( Naz 1917 )

      Si cela est à entendre comme vous l’entendez, le Concile de Trente et les prescriptions canoniques ne devraient-ils pas s’appliquer puisque l’Eglise perdure telle quelle comme au temps des apôtres !?

      Jésus-Christ a-t-Il institué une autorité vivante, une hiérarchie de juridiction, une juridiction perpétuelle, et un magistère vivant dans son Eglise !?

      Donc, vous êtes d’accord que l’Eglise ne s’éteint pas avec la disparition de tous ses membres !?

      Père Émile Jombart, S.J., Manuel de Droit Canon, p.69 a écrit:
      Une personne morale s’éteint cent ans après qu’elle a cessé d’exister ; si elle était collégiale, il faut que le dernier de ses membres soit mort depuis cents (C. 102).

      Notez au passage, Crusader, que c’est le droit ecclésiastique (humain) qui impose une limite de cents ans pour que s’éteigne la personne morale. Le Saint Siège et l’Eglise sont des personnes morales de droit divin. Ainsi, le droit ecclésiastique humain ne saurait imposer une telle limite au droit divin. L’Eglise et le Siège Apostolique, institués par NSJC, ne s’éteindraient pas même si je fusillerais tous ses membres et qu’un délai de 100 ans s’écoulerait par la suite … parce que l’Eglise ne peut pas mourir !

      Reprenons, l’Eglise est-elle une personne morale !? vous avez dit OUI !

      Maintenant, une personne morale survit-elle à la disparition physique de tous ses membres !?

      Par ailleurs, pouvons-nous dire que l’Eglise enseignante est une personne morale ou physique !?

      Pouvez-vous toucher l’Eglise enseignante !?

      Dr. Fernando Della Rocca, Université de Rome, avocat à la Sainte Rote romaine, MANUAL OF CANON LAW, traduit par le R.P. Anselm Tatcher, O.S.B., p.186, 1958 a écrit: Les autres raisons d’une vacance (du Siège apostolique) sont la folie complète et incurable, et l’hérésie notoire privée. Durant la vacance, l’exercice de la suprême autorité dans l’Église (auquelle la continuité devient morale et non physique) est suspendue.

      le siège apostolique peut survivre à la mort physique de celui qui l’occupe, c’est-à-dire le Pape, mais, pourtant, pas à la mort physique d’un simple évêque du Guatemala qui n’occupe pas – qui n’a jamais occupé et qui n’occupera jamais – le siège apostolique …

      Mais quel est le ministre légitime des sacrements selon le Concile de Trente !?

      Par ailleurs, le sacerdoce doit se perpétuer jusqu’à la fin des siècles, s’agit-il du sacerdoce légitime ou illégitime !?

      Encore une fois, si cela est à entendre comme vous l’entendez, pourquoi auriez-vous besoin de décréter que telle ou telle loi canonique (et même divine) ne s’applique plus !

      Les R.P. Abbo et Hannan, The sacred canons, t.I, p.145 a écrit:
      99-101. Les personnes morales : leur nature et mode d’action.

      […]

      Les moyens pour atteindre cette fin constituent de surcroît un élément nécessaire au concept de la personne morale.

      […]

      Une personne morale peut per se continuer d’exister malgré que ces moyens puissent manquer de facto ou que leur usage soit empêché.

  6. La suppléance, mon cher Crusader , n’est pas du tout une alternative pour les prêtres sans juridiction. C’est-à-dire qu’il ne s’agit pas d’invoquer une juridiction directement du droit divin (tel que vous et l’abbé Belmont) à défaut d’avoir juridiction ordinaire ou déléguée. Cette notion de suppléance de juridiction dans l’Eglise, est une juridiction suppléée quand on croit réellement à tort que le ministre en question a une juridiction ordinaire ou déléguée. Tout pouvoir de juridiction qui n’est pas ordinaire ou délégué – en l’occurrence la juridiction suppléée au moyen du canon 209 – doit être interprété d’une manière stricte. Non seulement votre manière d’interpréter cette suppléance n’est pas stricte, mais, de plus, elle n’a rien à voir avec le sens véritable de cette notion.

    Parallèlement , la suppléance canonique Can 209 ne supplée pas un défaut de droit divin du ministre comme le défaut de la mission canonique et etre envoyé par qui de droit !

    Les faux-culs et c’est satellites & Co . ne peuvent prétendre être ce qu’ils ne sont pas devant le for externe (du moins) ! Ils ne peuvent prétendre donner l’absolution et établir des chapelles un peu partout sur la planète et encore moins se prétendre ministre de l’Église.

    Si tu crois recevoir l’absolution tous les dimanches au moyen de ce genre de  » prêtre illicite et sauvage  » cela n’engage que toi au for interne pas devant le for externe. C’est d’ailleurs le cas du canon 882 (tout prêtre non-approuvé peut donner le sacrement de pénitence à un fidèle seulement à l’article de la mort) qui lie seulement le fidèle au for interne, mais pas devant le for externe. Vous ne pouvez encore moins taxer de pharisaïsme ceux-là même qui vous disent ces choses parce qu’il s’agit de l’enseignement de l’Église qui lie la foi et l’autorité … autrement vous ne pourriez réciter sincèrement votre Crédo puisque l’Église pourrait nous tromper !

    C’est à peu près la même chose que celui qui prétend abolir devant le for externe une prescription de la loi divine parce qu’ayant apparament obtenu un mandat divin au moyen d’une révélation privée pendant son sommeil … dès lors il devra prouver sa mission divine devant ce même for, car autrement, passons outre comme disait St. François de Sales !

    DES CURÉS ET DE LEURS DROITS DANS L’ÉGLISE, D’APRES LES MONUMENTS DE LA TRADITION. 1845 Par M. l’Abbé A. SIONNET – PARIS, LIBRAIRIE CATHOLIQUE DE P.-J. CAMUS, Rue Cassetle, 20 , près Saint-Supplice. Page : 239 écrit :
    Jésus-Christ, par les mots pasce et pascite, donna la juridiction au Pape et aux évêques, avec la faculté nécessaire à tout bon gouvernement de déléguer. Ils ont la source du pouvoir,et ce qui ne vient pas d’eux est nul.

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