La majorité des Allemands craignent les conséquences négatives provoquées par l’afflux de migrants sur l’économie et la société. C’est ce qui ressort d’un sondage d’opinion[1] commandé par l’Institut allemand de recherche économique (DIW[2]). Plus de la moitié des sondés (57 %) pensent que l’Allemagne deviendra, en raison de l’immigration des réfugiés, « un pays où les conditions de vie se sont détériorées ». 53 % estiment que « la vie culturelle est en général sapée par les réfugiés ». 79 % des personnes interrogées considèrent que l’afflux de réfugiés présentera, dans un bref délai, plus de risques que de chances.

Lors de la grande migration des Allemands vers l’Amérique du Nord au XIXe siècle[3], les réfugiés économiques osèrent se lancer dans un monde inconnu avec la pleine conscience qu’ils seraient les seuls responsables de leur survie. À l’époque, pas la moindre protection pour une vie dépourvue de tout, pas de logement réservé, pas d’argent de poche, pas de conseiller à l’intégration, pas de cours de langues gratuit, pas de service d’assistance municipal compétent dans tous les domaines, démarches administratives, répartition des logements, inscriptions dans les écoles, visites médicales, etc. Il suffit de rayer le « pas de » pour obtenir la liste d’aujourd’hui.

Bien qu’elle soit éloignée des zones de conflit, l’Allemagne, c’est-à-dire l’Europe, a, en janvier 2016,  accueilli 100 000 réfugiés[4].

[1] http://www.focus.de/politik/deutschland/dennoch-grosses-engagement-mehrheit-der-deutschen-befuerchten-negative-folgen-durch-fluechtlingszustrom_id_5306779.html

[2] Fondé en 1925, l’Institut allemand de recherche économique (Deutsches Institut für Wirtschaftsforschung) est le plus grand de son genre en Allemagne. L’Institut conduit la recherche fondamentale et a pour mission de conseiller les décideurs en politique, économie et administration. L’accent est mis sur les analyses de la conjoncture et les pronostics.

[3] Quelque cinq millions.

[4] 600 000 d’entre eux se sont évanouis dans la nature. Les autorités allemandes ne savent pas où ils sont passés.

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4 commentaires

  1. Michèle Chevrier says:

    il y a toujours eu des réfugiés, mais c’est la première fois qu’ils ont tous les avantages, c’est nous qui sommes racketté, un nombre de réfugiés modérés est acceptable, mais quand c’est trop ça ne l’est plus.

  2. Nous n’avons pas besoin de refugiés. Ils nous font concurence, à nous, Européens pauvres, à qui on refuse des aides, on limite des prestations, on reduit la durée du chômage, et qu’on leurs accorde ce qui nous est dû. Qu’ils aillent se réfugier chez leurs freres en Arabie ou ailleurs, ce n’est pas notre affaire, mais pas chez nous. Nous ne voulons pas d’eux et si les gouvernements nous les imposent, celà va mal finir; et pour eux et pour les « humanistes » qui veulent nous les imposer. Notre colère va éclater et plus rien ne pourra l’arreter.

    • Michèle Chevrier says:

      Trop c’est trop, il y a un ras le bol général qui s’amplifie et pas seulement en France.
      Ce n’est pas écrit pigeon sur notre tête.

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