Sur les pas du pape François qui saisit toutes les occasions possibles et inimaginables pour louer Luther et a en grande pompe, en octobre dernier à Lund en Suède, commémoré la Réforme protestante devenue pour lui, sous l’inspiration d’un esprit malin sans doute, une date lumineuse pour la chrétienté, l’évêque catholique de Bâle Mgr Gmür appelle ses ouailles, dans une lettre pastorale, à célébrer le 500e anniversaire de l’hérésie protestante :

Non seulement nous pouvons, mais nous devons célébrer ensemble!”, écrit-il.

Dithyrambique, il salue le « renouveau » positif de la Réforme protestante qui a débuté un processus de purification :

« toute personne qui célèbre la Réforme veut mettre en évidence les développements et les acquis positifs du processus de réformation qui a débuté il y a 500 ans. Ce qu’il y a eu de nouveau et de novateur pour les contours de la foi et de la vie chrétienne est reconnu. Des réformes et un renouveau étaient nécessaires, en ce temps-là comme ils le sont aujourd’hui. Sinon, c’est la stagnation ou l’égarement qui nous menacent. La stagnation signifie que l’Église cesse de se purifier. Elle s’éloigne alors de son origine et des gens. Elle devient une étrangère. »

Et plus loin il loue avec un aplomb incroyable le travail des réformateurs qui sous sa plume apparaissent comme des sauveurs de la véritable Église :

« La personne croyante peut rencontrer Dieu directement et librement. Les réformateurs ont fortement insisté sur ce point, car l’Église catholique prenait la direction de la déchéance spirituelle et morale;elle avait effectivement besoin d’une purification. »

Ces paroles sont bien signées de Mgr Gmür, évêque de Bâle : ce n’est pas un mauvais rêve, mais la réalité écrite d’une apostasie vécue sereinement semble-t-il !

Oh, Mgr Gmür admet bien volontiers que la Réforme a tout de même

« conduit à une division de l’Église qui n’est pas encore surmontée jusqu’ici. »

Mais, ajoute-t-il au plus vite, nos temps progressistes aspirent à une réconciliation, « l’Église a besoin d’unité au lieu de division», agir pour l’unité « c’est notre mission à tous. »

Ce but d’unité est en soi louable, le vrai pasteur catholique ne souhaite-t-il pas, à l’imitation de son Divin Maître, le retour au bercail de la brebis perdue. Le grave scandale, en l’occurrence, c’est que pour y parvenir Mgr Gmür, à la suite du pape François, est près à renier la foi et la doctrine catholiques. Son texte accusateur envers l’Église d’il y a 500 ans et louangeur envers la Réforme n’est-il pas un exemple parfait de capitulation face aux réformés et à leur doctrine hérétique ?

Mgr Gmür, comme Judas l’Iscariote vend le Christ et son enseignement non pour 30 deniers mais c’est tout comme ! Pour une unité factice, naturaliste et humaine…

« L’entente dans la foi est, selon moi, un moment décisif. C’est le réformateur Martin Luthe qui a dit que c’est seule la foi qui sauve. Or cela implique une même confession de foi, qui fasse autorité pour tous. (…) C’est pourquoi l’accent doit être mis sur ce qui unit vraiment.»

A sa décharge ce pauvre évêque, à la charge apostolique impropre puisqu’il ne confirme pas ses ouailles dans la foi, a l’esprit enténébré par l’enseignement erroné contenu dans le décret Lumen Gentium du concile Vatican II qui stipule, en opposition à la Tradition catholique, que

« des éléments nombreux de sanctification et de vérité se trouvent hors de sa sphère [de l’Église catholique, ndlr], éléments qui, appartenant proprement par le don de Dieu à l’Église du Christ, portent par eux-mêmes à l’unité catholique. »

L’Église catholique n’a donc plus selon ses réformateurs conciliaires « le monopole du salut » :

«En clair, explique un certain Père Charles Mallard in Chrétiens : il n’est pas interdit de lire la Bible, cela signifie qu’il ne manque rien à l’Église catholique mais qu’elle n’est pas nécessairement l’unique à être fidèle au Christ ! Bref, l’Église catholique appartient pleinement à l’Église du Christ, mais je n’ai pas dit que l’Église du Christ était l’Église catholique. »

En clair, l’Église du Christ est plus vaste que l’Église catholique.

Imbu de cette conception nouvelle de l’Église du Christ, Mgr Gmür peut donc écrire dans sa lettre :

« L’intégration de la diversité dans l’unique Église Corps du Christ est nécessaire. L’unité n’entraîne pas la restriction mais l’enrichissement, parce que ce n’est que dans l’unité que la diversité porte véritablement ses fruits. »

La commémoration des 500 ans de la Réforme protestante par les élites de la Rome moderniste est donc dans la logique de Vatican II dont les fruits, pour beaux qu’ils soient extérieurement pour certains, sont bien vénéneux pour les âmes !

A la lecture de cette lettre qui n’a rien de la vraie pastorale catholique mais a tout d’un appel moderniste à la culture du métissage, c’est tellement tendance aujourd’hui, on peut d’ailleurs se demander qu’elle aurait été l’attitude de tous ces ecclésiastiques conciliaires s’ils avaient vécu au temps de Notre Seigneur Jésus-Christ. Auraient-ils compris la mission du Messie ? Cela semble bien improbable… Avec leur discours d’unité à tout prix ils auraient immanquablement critiqué le Christ comme un semeur de divisions…

Francesca de Villasmundo

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10 commentaires

  1. En somme, c’est comme si on invitait des petits enfants à fêter l’anniversaire du divorce de leurs grands-parents. Merci bien !

  2. Soupape says:

    Le 500 ème anniversaire du protestantisme coïncide, comme par hasard, avec
    le 300 ème anniversaire de la frit-ma-sonnerie.

    Et voilà l’origine des frits-massons :
    leurs ancêtres réformaient la société en réformant la religion.

    Frits-massons, bientôt la FIN !

  3. GUY DE LA CROIX says:

    Je me demande pourquoi la plupart des cardinaux , évêques , prêtres et moines … même fidèles à la tradition pérenne de la SteEglise Catholique osent encore parler de Bergoglio et faire référence pendant la messe à cet imposteur possédé du démon… quousque tandem…

  4. DUFIT THIERRY says:

    Ces évêques modernistes tellement infestés de leur œcuménisme maçonnique mortifère sont des apostats et conduisent les âmes en Enfer.

    • Charette says:

      Ils sont donc illégitimes !…
      Ainsi , leurs offices est vacants …..

      • MA Guillermont says:

        Charette êtes-vous sédévacantiste ?

        • Charette says:

          DUFIT écrit : sont des apostats et conduisent les âmes en Enfer.

          Avez-vous vue Ma Guillermont , des clercs légitimes apostats ?

          C’est soit l’un ou l’autre …. il y a que deux possibilités et non trois ..

          • DUFIT THIERRY says:

            Si un père de famille se comporte de façon indigne, incite ses enfants au péché, le devoir des enfants est de désobéir à leur père qui les entraine à la perdition. Mais cependant il reste leur père.

            • Charette says:

              Le souverain Pontife est pas votre Père biologique , mais le vicaire de Jésus-Christ sur terre !…

              Pape Boniface VIII, ex cathedra (Unam Sanctam, 1302).
              « Nous déclarons, proclamons, définissons et prononçons qu’il est absolument nécessaire pour le salut de toute créature humaine d’être soumis au Pontife Romain »

              Pape Léon XIII, Satis Cognitum ; 29 juin 1896 : « Telle a été toujours la coutume de l’Eglise,appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique et hors de l’Eglise quiconque se sépare le moins du monde de la doctrine enseignée par le magistère authentique. »

              Vous prétendez juger un souverain pontife légitime ?

              Impossible , car il est de foi catholique Concile Vatican I 1870 que le souverain Pontife légitime est préservé de toute erreur dans sont magistère !..

              Ainsi, Saint Cyprien (père de l’Eglise) :

              « Celui qui ne garde pas l’unité de l’Église, croit-il qu’il garde la foi?
              Celui qui s’oppose à l’Église, qui abandonne la chaire de Pierre sur laquelle est fondée l’Église, peut-il se flatter d’être encore dans l’Église ? » (De unitate Ecclesiae, ch. 4)

              « La chaire de Pierre est cette Église principale d’où est sortie l’unité sacerdotale auprès de laquelle l’erreur ne peut avoir d’accès » (Lettre 40 et 55).

  5. Je vous recommande le livre « Que dit le Christ ? » disponible par exemple à l’adresse : http://maisonbible.fr/fr/21363-que-dit-le-christ-9990000325702.html
    ainsi que « Rome face à l’Évangile », épuisé mais encore disponible d’occasion par exemple ici : http://www.priceminister.com/offer/buy/1500315738/rome-face-a-l-evangile-de-a-antomarchi.html
    Ce ne sont pas les déclarations papales qui comptent, mais la Parole de Dieu.

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