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La SNCM (Société nationale maritime Corse Méditerranée) a été placée en redressement judiciaire ce vendredi 28 novembre 2014 par le tribunal de commerce de Marseille (Bouches-du-Rhône). MPI avait déjà fait le point sur cette question pour expliquer les raisons d’un tel naufrage.

Aujourd’hui l’entreprise est au pied du mur, et même sans doute au bord du cercueil, et il apparaît qu’en réalité, la décision du tribunal de commerce correspond plus à une tergiversation pour ne pas être accusé d’avoir enterré la compagnie maritime qu’une décision raisonnable basée sur une vraie réalité économique.

Voici les raisons que j’avais évoquées et qui ont conduit à la ruine de cette société :

■la culture de la paresse et de la nonchalance encouragée et défendue par les syndicats, CGT en tête, ce syndicat bénéficiant de 19 délégués syndicaux permanents (qui ne travaillent donc pas pour l’entreprise mais pour le syndicat, bien qu’ils soient payés par l’entreprise), des marins comptant pour 50 ETP (équivalent temps plein) censés constituer une « aide aux navires », et un absentéisme de 15% !!!

■des salaires bien trop élevés : en août 2013, un rapport pointait des salaires de 3.352,51 euros net pour un assistant maître d’hôtel, 2.288 euros pour un serveur, ou encore 3.751 euros pour un assistant mécanicien. Quant aux équipages, ils sont qualifiés de surdimensionnés.

■Les grèves à répétition qui coûtent chaque année plusieurs millions d’euros à la compagnie pour les caprices de quelques privilégiés qui en veulent toujours plus en travaillant toujours moins… En 2014, le coût des grèves dépassera les 10 millions d’euros !

■Au lieu de restructurer de façon intelligente l’entreprise afin de rentabiliser au minimum la partie exploitation, l’Etat injecte 220 millions d’euros… mais le déficit chronique et structurel de la société est toujours là !

■Et voici enfin Bruxelles, foulant au pied la souveraineté de l’Etat français, qui exige le remboursement des 220 millions d’euros. Le gouvernement se met à plat ventre et la compagnie doit rembourser… ce dont elle est incapable !

Qui pourra croire, hormis la CGT, qu’une entreprise peut vivre et gagner de l’argent à coup de grève, de surpaye, de nonchalance et de paresse institutionnalisées ?

La première étape du redressement de la SNCM passe par la suppression de la CGT, et si c’est impossible, alors le sauvetage ne l’est pas non plus.

Xavier Celtillos

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Un commentaire

  1. Boutté says:

    C’était un système de type mafieux où la CGT , comme pour les Dockers, avait le monopole de fait de recrutement des personnels. A Saint-Malo j’ai connu un Professeur d’Histoire de Lycée qui est devenu docker après des années de demandes insatisfaites malgré son appartenance au syndicat en question . Il travaille désormais encore moins , se doit bien mieux payé et dispose d’avantages que
    l’Education Nationale, pourtant bonne mère, ne pouvait lui assurer
    avec de vastes temps libres entre autres .

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