Je te déteste d’abord parce que tu es laid avec ta barbe en coton, ton nez rouge de vieux noceur et ton sourire commercial, parce que les plis de ta houppelande couleur d’enfer nous cachent le petit enfant de beauté qui rayonne, seul, dans sa crèche au fond de nos églises délaissées tandis que tu te pavanes, fier de tes faux attraits dans nos rues et nos supermarchés.

Je te déteste encore car tu distribues comme un dû ce qui devrait être donné comme une grâce, car tu n’as dans ta hotte que des cadeaux matériels que l’on te « commande » ; car tu te laisses « commander » toi, comme un esclave alors que l’on priait le Divin Enfant dont tu as pris la place, alors qu’on le suppliait parmi tous ses bienfaits de n’oublier ni l’amour ni la paix…

Je te déteste, vieux lécheur de bottes qui disparait comme un malpropre le lendemain de Noël, n’ayant rien à attendre de gens qui ne le connaisse plus dès qu’il a livré sa commande alors que, dans le fond de son église, le doux enfant que tu remplaces attend inlassablement, les bras ouverts, ces petits à qui l’on apprend plus à dire « Merci » ni « Je t’aime ».

Je te déteste, sale menteur, faux pourvoyeur de bonheur, qui voudrait que les enfants croient « au père Noël » alors qu’il ne savent plus croire à leur Père du ciel, et qui remplace dans nos villes et nos campagnes, le chant des Anges par la musique des bals disco et le banquet divin par le réveillon surfin.

Je te déteste surtout car tu es décevant, décevant comme un lendemain de fête, comme un jouet cassé, comme un arbre de Noël desséché, car tu laisses derrière toi les cœurs aussi vides que tes grandes mains.

« Ce n’est pas de ma faute » me réponds-tu, piteux. « Ce que j’ai, je le donne, faisant aux moins quelques heureux ».Oui, mais vois-tu Père Noël, tu n’es qu’un pauvre homme alors que notre monde a tant besoin d’un Dieu.

Par Menou

Cet article vous a plu ? MPI est une association à but non lucratif qui offre un service de réinformation gratuit et qui ne subsiste que par la générosité de ses lecteurs. Merci de votre soutien !

Achetez vos livres sur MPI
Vous faites travailler ainsi des libraires français et soutenez MPI
PORT à 1 cts A PARTIR DE 64 € D'ACHAT !

Retrouvez votre librairie sur livres-et-idees.com
avec plus de 10.000 références !

36 commentaires

  1. Cassandre says:

    Bravo et merci !
    Que dire d’autre, à celui qui vous fait si joliment vous souvenir du sens des choses… ?

    « A l’an que ven », mais surtout: « à Pâques » !

  2. balaninu says:

    Grazie ! E FELICETE NATALE A TUTTI, PACE E SALUTE !

  3. Mes pauvres petits chrétiens cathos, déçus que l’on préfère un homme qui rigole dans son traineau à un garçon qui pleure dans sa crèche… 🙁

  4. @Eliott,

    Bien que fêtant en ce soir béni la Nativité de notre Seigneur, j’ai spontanément pensé au mauvais larron crucifié aux côtés du « garçon » que tu évoques et Qui, en te lisant, aurait en effet bien des raisons de pleurer.
    Ce larron a vomi son cynisme qui ressemble au tien, provoquant avec arrogance et bêtise (qui vont toujours de paire) le Fils de Dieu, la Pureté incarnée, seul Être au monde Qui pouvait le sauver de la mort par son Sacrifice (car oui, Il s’est volontairement laissé immoler pour vaincre la mort pour nous), lui éviter l’enfer et offrir le paradis pour l’éternité.

    Le mauvais larron n’en a pas voulu…

    Tu devrais méditer là-dessus tant que vie t’est prêtée.

    Joyeux Noël à tous !

    • En ce qui me concerne, mon mignon, j’aime tellement bien de se moquer du monde qui m’entoure tellement il fait des choses… Incohérentes. On se moque de moi, mais moi, je me moque dix fois plus ! Qu’il pleure, ce garçon ! Ça fait du bien de pleurer, ça soulage ! Je vomi mon cynisme avec joie pour rigoler, le sourire aux lèvres pour faire ressortir ces défauts ! Si, chez les paradisiens, le cynisme, l’ironie, & j’en passe, ne sont acceptés… Pffouuuu ! Mes pauvres chouchous, faut se détendre et rigoler.

      Après, offrir l’enfer ou offrir le paradis pour l’éternité, je verrais bien s’ils existent ; mais en attendant, je n’y vais pas avec le dos de la cuillère et je parle comme j’écris ce que je pense.

      Le mauvais larron n’en a pas voulu… ? Tant pis ! Ce n’est pas mon problème, je n’étais pas là et j’en ai rien à faire.

      La vie m’est prêtée, et j’en profite !

      Joyeux Noël, mon petit chou !

      • sergio antioniovitch capa e bomba says:

        « je parle comme j’écris ce que je pense » corrige donc tes fautes d’orthographe et tout deviendra LUMIERE

        • La lumière, je l’ai : c’est celle qui éclaire mon bureau. Et puis si elle y est, c’est que l’erreur est normale.

          • Un lecteur anonyme says:

            L’erreur est une étape de l’apprentissage .
            Elle induit un effort de progression , et ne doit pas être détournée en un mode de fonctionnement mental préjudiciable pour la vie en société.

            • Bah des fois, les erreurs se répètent alors c’est un peu bête. :/

        • Et pour continuer avec Sergio antioniovitch capa e bomba, je n’ai pas l’impression d’avoir fait de fautes énormes. ❤

  5. « à qui l’on apprend plus à dire « Merci » ni « Je t’aime ». »

    Il manque la négation « n' » : « à qui l’on n’apprend plus à dire « Merci » ni « Je t’aime ».

    • Ah, Efgy, c’est un travail ingrat mais nécessaire ; bon courage.

      • Le plus ennuyeux, c’est lorsque l’on ne constate aucune correction…

  6. Bravo un très bon texte. IL faut que, nous chrétiens, nous nous souvenions que c’est aussi lors d’un 25 décembre (496) que la peuple Franc ( = hommes libres) fut baptisé à Reims. Ce petit potirons tout de rouge vêtu n’est qu’un usurpateur. Nous sommes passés, à cause de ce bonhomme et son cortège médiatique, de la consécration à la consommation béate. Est-ce mieux ? Cette nuit, mes pensées allaient vers ces lointains frères chrétiens qui entouraient par leurs chants une crèche montées dans les ruines et les gravats d »une église. L’Enfant divin est né dans des gravats.

  7. Tres beau texte. Merci.
    Mais n’accablons pas le Père Noël. Quoi qu’en dise le film, le Père Noël n’est pas une ordure. Nos parents aimant sont derrière lui pour nous apporter un peu de douceur, à nous qui sommes tout petits, dans un monde de brutes. C’est une des dernières traditions qui nous restent, alors préservons la.
    Bon Noël à tous.

    • benorun974 says:

      Le père noël n’est pas une tradition , c’est une usurpation.

      • Quand les fêtes d’hiver en l’honneur des dieux furent remplacées par celle de Jésus, c’en fut aussi une. La tradition des fêtes de fin d’année avec l’icône d’untel ou d’unetelle reste, les icônes changent.

        • benorun974 says:

          Décidément vous racontez vraiment n’importe quoi.
          Je suppose que vous devez parler des saturnales. Je vous propose cet article: https://philosophieduchristianisme.wordpress.com/2014/07/29/le-mensonge-des-origines-paiennes-de-noel/
          Lisez aussi tout le site, çà vous fera du bien et vous raconterez moins de bêtises.

          • Avant de lire votre article, vous ayant cernés au niveau de la croyance, je m’attendais à un site ultra chrétien catho… Et je ne me suis pas trompé.
            Ecoutez, il y a eut un remplacement de ses fêtes païennes pour des fêtes chrétiennes, mais j’ai bien parlé des fêtes de l’hiver et je ne vois pas ce qu’il apporte.

            • ces fêtes païennes* – ce qu’il apporte, votre article*

  8. Les incroyants militants sont marrants.
    Ils inventent des personnages et des cérémonies qui singent les autres.

    Ils font penser à des canards de basse-cour.
    Quand ceux-ci voient passer dans le ciel un vol de vrais canards, sauvages, ça les énerve : ils font coin-coin, ils battent des ailes et se trémoussent le popotin.

    • Les croyants militants sont marrants.
      Ils inventent des personnages et des cérémonies qui singent les autres.

      Ils font penser à des canards de basse-cour.
      Quand ceux-ci voient passer dans le ciel un vol de vrais canards, sauvages, ça les énerve : ils font coin-coin, ils battent des ailes et se trémoussent le popotin.

      • Certains incroyants militants sont marrants.

        Un d’entre eux se ridiculise ici en recopiant au mot à mot les observations d’autrui.
        Il nous met ainsi au niveau des cours de récréation en classes gardiennes : « c’est c’ui qu’il l’dit qui l’est ».
        Et comme le ridicule ne le tue pas, il est prêt à nous offrir une diarrhée de remarques de son tonneau : je prends un rouleau due papier-toilette pour essuyer mon écran.

        • Certains croyants militants sont marrants.

          Un d’entre eux se ridiculise ici en ayant des conclusions hâtives sur les motivations qui ont poussé un incroyant à recopier mot à mot les observations d’autrui.

          Il nous met ainsi au niveau des cours de récréation en classes gardiennes : « je sais tout et toi, tu es ridicule. ».

          Et comme le ridicule ne le tue pas, il est prêt à continuer ses actions qui paraissent boueuses au croyant militant et marrant. L’incroyant militant et marrant est prêt à nous offrir une révision d’orthographe, puisque le croyant militant et marrant qui ne distingue pas « due » (participe passé féminin singulier de devoir) de  »du » (article partitif). L’incroyant militant et marrant pense que le croyant militant et marrant ne savait pas que la forme « due » est possible, mais seulement s’il fait l’accord avec un objet féminin précédent, ce qui n’est pas le cas pour  »un rouleau ». 🙂

          • Et bien entendu, il y a d’autres fautes, mais l’incroyant militant et marrant a relevé la plus belle. ❤

          • Elliott , vous avez un l et 2 T dans votre pseudo mais vous en héberger combien des entités au juste dans votre peau .

            • Au temps pour moi, je me suis trompé de post pour répondre, donc je recommence :

              Qu’entendez-vous par là ?

              • Sachez que si vous parlez du fait que j’utilise la troisième personne pour parlez de moi-même, c’est pour garder le terme de  »l’incroyant militant et marrant », par jeux, mon bonhomme.

            • Que vous êtes plusieurs à vivre sous le même « chef »
              Du latin , caput !
              Autant en emporte le vent

          • Faute de frappe, lisez s’il vous plaît : « un rouleau de papier-toilette ».
            Merci pour votre leçon diarrhéique mais sans pertinence.

            • Je vous en prie, mon petit cœur, comme quoi ma leçon que vous qualifiez de diarrhétique vous fait écrire des étrons sans fautes. Au plaisir de vous relire ! ❤❤

              • Et cela fut pertinent puisque vous ne faites plus de fautes ! C’est merveilleux !

                • Franchement.
                  A votre place.
                  Je paie mon verre.
                  Et je m’en vais.

  9. Chez nous, le père Noël n’est qu’une tradition alternative pour (tenter de) contrer celle de St Nicolas.
    Et les marchands, eux, ils sont bien contents de doubler la période des ventes.

Social Media Auto Publish Powered By : XYZScripts.com