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Coup de tonnerre au Sionistan !

Le 13 octobre, le Conseil exécutif de l’Unesco qui comprend 58 pays a adopté une proposition palestinienne qui va faire couler beaucoup d’encre et déchaîne les foules à kippa.

Au-delà des imprécations haineuses qui ne manquent pas et des jugements à l’emporte-pièce sans justification, il importe d’analyser sérieusement cette déclaration, sous l’angle politique évidemment, mais aussi sous l’angle historique et archéologique, ce qui révèle quelques surprises !

A noter au passage que le texte de la résolution n’est donné par personne à ce jour : on ne dispose donc que des relatés forcément partiaux et des commentaires israéliens sur la question :

« Le Conseil exécutif de l’Unesco, qui comprend 58 pays, a adopté jeudi une proposition palestinienne qui stipule que les juifs n’ont aucun lien avec Jérusalem et le Mont du Temple mais seulement les musulmans »

Dans un communiqué l’Unesco déclare laconiquement :

 L’Unesco a approuvé jeudi un texte sur la « Palestine occupée » soumis par sept pays arabes visant à la « sauvegarde du patrimoine culturel de la Palestine et du caractère distinctif de Jérusalem-Est ».

Le ministère des Affaires étrangères israélien a aussitôt diffusé une brochure avec des images de découvertes archéologiques prouvant l’appartenance de Jérusalem et du Mont du Temple à l’histoire juive, ainsi que l’existence du Mont du Temple sur le site où se trouve aujourd’hui la mosquée Al-Aqsa.

(Cela, personne n’en doute ! Mais jusqu’à quand historiquement?)

Selon un haut responsable israélien qui s’est confié à Haaretz, cette version [de l’Unesco] est une tentative de jeter le doute sur les liens entre le Mur des Lamentations et le Temple juif.

http://www.haaretz.com/israel-news/1.747314

Et c’est bien là que le bât blesse ! Nous allons le voir !

Les Israéliens le savent parfaitement, et pour cause !

D’un point de vu politique :

Les Israéliens recensent à loisir les états qui ont voté, ou non, cette résolution.

On notera sans surprise que les 6 seuls états à s’y être opposés sont les collabos de la première heure :

Etats-Unis, Grande Bretagne, Allemagne, Pays Bas, Estonie et Lituanie.

Il manquerait à cette liste le Canada et l’Australie, mais ces pays ne font pas partie du Conseil exécutif et ne sont donc pas intervenants dans cette affaire.

Haaretz souligne que les pressions israéliennes ont abouti à obtenir l’abstention de la France, de l’Argentine, des Indes, de la Suède et des états africains infiltrés tels le Kénya et le Togo.

Au total se vote n’est de toutes façons guère glorieux :

26 pays se sont abstenus, 24 ont voté en faveur et six contre.

Deux petits malins étaient opportunément absents pour le vote: la Serbie et le Turkménistan.

On ne peut donc pas dire que cette résolution soit assortie d’un vote « franc et massif » , n’ayant pas même réuni la majorité des voix des siégeants !

http://www.europe-israel.org/2016/10/lunesco-vote-une-resolution-qui-decrit-le-mont-du-temple-comme-un-site-musulman/

  Dans une lettre adressée à la directrice générale de l’Unesco Irina Bokova et publiée sur Twitter, le ministre israélien de l’Education Naftali Bennett accuse l’Unesco d’apporter un « soutien immédiat au terrorisme islamiste », (rien que cela !) et annonce la suspension par la commission israélienne de l’Unesco de « toutes ses activités professionnelles avec l’organisation internationale ».

Cette décision se traduit par le refus d’Israël de rencontrer des représentants de l’Unesco ou de participer à des conférences internationales, a précisé le ministère, compétent en la matière.

La directrice générale de l’Unesco a aussitôt pris ses distances avec la résolution : Mme Bokova souligne la signification de Jérusalem pour le christianisme, l’islam et le judaïsme et que la coexistence des trois religions ont valu à la ville d’être inscrite au patrimoine mondial de l’humanité.

« Le patrimoine de Jérusalem est indivisible, et chacune de ses communautés a droit à la reconnaissance explicite de son histoire et de son lien avec la ville. Nier, occulter ou vouloir effacer l’une ou l’autre des traditions juive, chrétienne ou musulmane revient à mettre en péril l’intégrité du site », dit-elle dans un communiqué.

Cela uniquement pour mettre du baume au cœur des Israéliens…

(Cette déclaration reste intrinsèquement parfaitement scandaleuse dans la mesure où madame Bokova sort là de son rôle et critique des décisions des instances dirigeantes de l’Organisation.)

On notera d’ailleurs, une fois de plus, que dès qu’il est question de litige entre juifs et musulmans en Palestine, les Israéliens font appeler aussitôt les chrétiens à la rescousse et cessent de les villipender, ce qui est leur attitude habituelle….

Petit florilège de la Christianophobie juive ordinaire en Israël où l’on amalgame joyeusement catholiques, orthodoxes, protestants et évangéliques dans une même exécration :

– « Qui, des musulmans ou des chrétiens, fait le plus mal aux juifs ? »

http://jssnews.com/2010/10/26/qui-des-musulmans-ou-des-chretiens-fait-le-plus-mal-aux-juifs/

– « L’horreur à Jérusalem – « Chéma Israël mondial » contre les missionnaires chrétiens ! »

http ://www.torah-box.com/news/actualite-juive/horreur-jerusalem-chema-israel-mondial-contre-missionnaires-chretiens_4654.html

– « Israël : Alerte aux missionnaires chrétiens ! »

http ://www1.alliancefr.com/actualites/israel-alerte-aux-missionnaires-chretiens-6017853

– « La mission chrétienne en Israël : de véritables vautours ! »

http ://www.israel-flash.com/2015/07/la-mission-chretienne-en-israel-de-veritables-vautours/

Sans parler des autodafés récurrents de nouveaux Testaments :

– « Israël : des juifs orthodoxes brûlent des exemplaires du Nouveau Testament.»

http://w41k.com/17263

Ou des manifestations publiques de parlementaires :

– « Un député déchire le Nouveau Testament »

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/07/17/97001-20120717FILWWW00615-un-depute-dechire-le-nouveau-testament.php

« « Ce livre méprisable a entraîné le meurtre de millions de juif durant l’Inquisition », a affirmé Michael Ben Ari au site internet NRG-Maariv. « C’est une horrible provocation missionnaire de la part de l’Eglise. Ce livre et ceux qui l’ont envoyé devraient être jetés dans les poubelles de l’Histoire », a-t-il ajouté. » (sic !)

Nous arrêterons là ces sympathiques évocations…

Les lecteurs curieux pourront compléter leur information en cherchant sur le net…mais il est vrai que de nombreuses pages en disparaissent ces temps-ci… Une véritable épidémie…

Du point de vue historique et archéologique :

Nous distinguerons bien deux choses : Jérusalem et le fameux mur.

Jérusalem : une bourgade hyxôs colonisée par les hébreux de la tribu de Juda.

A la fin de la Seconde Période Intermédiaire qui a vu la dissolution de l’unité égyptienne, le pharaon Ahmôsis, premier pharaon de la XVIIIeme dynastie, commence la reconquête de la Basse-Égypte où le delta est occupé par le royaume des Hyxôs (capitale Avaris). En l’an 15 de son règne, il reprend Memphis, puis continue sa progression et arrive aux abords du delta aux environs de l’an 11 du règne du roi hyksôs Khamoudy.

Les Hyxôs, et leurs comparses cananéens venus chercher fortune auprès d’eux, enfin chassés du delta, Ahmôsis remonte vers sa colonie de Palestine et complètera sa victoire par la conquête de la place forte hyxôs de Sharouhen près de Gaza après un siège de trois ans. On admet en général aujourd’hui la datation de -1570 environ…

Les Hyxôs chassés définitivement de la côte se réfugient alors à l’intérieur des terres dans les collines rocailleuses de Judée où ils fonderont une bourgade (vers – 1530) qui sera connue ultérieurement sous le nom de Jérusalem…

Visiblement les Hyxôs semblent avoir disparu par la suite, assimilés aux populations locales.

C’est cela que nous apprend l’archéologie.

A cette époque point encore d’existence clairement reconnue d’Hébreux…

La première mention du nom d’Israël apparaît sur la stèle dite de Mérenptah, érigée initialement par Amenhotep III, probablement dans son propre temple funéraire, situé non loin de celui de Mérenptah, treizième fils et successeur de Ramsès II. (vers – 1210)

La stèle relate la victoire de Mérenptah sur une coalition des peuples de la mer et mentionne :

« Ysraël est dévasté, sa semence n’est plus ».

(Apparemment il s’agissait – question récurrente durant plus de deux mille cinq cents ans pour l’Egypte – de sécuriser la grande route commerciale caravanière de la côte reliant à travers le littoral palestinien le delta du Nil à Tyr et ensuite vers Sumer au sud est dont la sécurité était troublée par des pillards se réclamant du vocable Ysraël. On notera s’ailleurs que les hiéroglyples associés laissent penser qu’ »Ysraël » n’est pas alors un peuple organisé et sédentarisé, mais plutôt une horde de pillards nomadisante)

On retrouvera ensuite à l’époque des royaumes, Israël au nord et Juda au sud, des entités politiques plus ou moins autonomes dans cette Palestine occupée par l’Egypte jusqu’à sa conquête, en deux temps, (- 720 pour le nord, – 586 pour le sud) par les Assyriens. C’est ce que nous enseigne l’archéologie la plus récente, loin parfois d’un certain « folklore littéraire » biblique.

Il est donc clair que Jérusalem prise comme capitale du Royaume de Juda est indissociable de l’essor de la communauté hébreue, juive en devenir, issue majoritairement de la tribu de Juda après la disparition des dix tribus du nord disparues (sauf environ 20 000 migrants partis au royaume de Juda) en déportation dans l’Orient assyrien après – 720.

On n’oubliera pas d’ailleurs que la tribu de Benjamin, toujours associée au royaume de Juda, y était pourtant totalement marginalisée, au point de disposer de sa propre capitale, Mizpah en Benjamin, qui deviendra capitale de la province de Yéhoud medinata, la province assyrienne puis perse correspondant au royaume de Juda conquis, avant qu’un nouveau gouverneur nommé par les Perses, Néhémie, ne vienne avec Esdras à Jérusalem (sans doute vers – 450) où un premier petit autel des sacrifices avait été reconstruit plus de cinquante ans plus tôt vers – 520, à la suite du premier retour de juifs consécutif à l’édit de Cyrus, sous la conduite de Zorobabel.

Si nous éviterons d’évoquer ici les controverses sur le royaume supposé de David et de Salomon et sur la nature du « Premier temple » qui n’apporteraient rien à notre argumentation, il est clair que ce « second temple » construit et développé en fait à l’époque de Néhémie va cristalliser la nation juive durant cinq siècles, jusqu’à sa destruction par Titus en + 70…

Il s’agit là de données archéologiques et historiques, écrites, aujourd’hui incontournables.

La vraie question est alors ce qu’il advint ensuite…

Il est clair que si la diaspora au long des voies romaines a débuté dans les deux premiers siècles de notre ère, il restait encore des juifs à Jérusalem…

Suffisamment en tout cas pour exercer des représailles sur les chrétiens émergeants…

De la domination romaine à la colonisation byzantine, des juifs sont resté en nombre à Jérusalem…

L’une de leur dernière manifestation historique sera l’effroyable massacre du réservoir de Mamilla.

En 614, les Juifs de Palestine se sont alliés à leurs coreligionnaires babyloniens pour prêter main forte aux Perses dans leur conquête de la Terre sainte. A la suite de la victoire perse, les Juifs ont perpétré un holocauste massif des Gentils de Palestine…

La relation d’Israël Shamir se passe commentaires : il y évoque 60 000 chrétiens, captifs rachetés aux Perses, puis égorgés dans le réservoir…

http://www.israelshamir.net/French/mamilla.shtml

Une page d’histoire, hallucinante de haine et de sauvagerie, à bien connaître, que les sionistes aujourd’hui ont tout fait pour minimiser et finalement occulter en détruisant le site devenu…un hôtel de luxe !

Après cette date, force est de constater que les juifs disparaissent petit à petit de Palestine…

Au point qu’il n’existera plus qu’un petit quartier juif, résiduel, à Jérusalem…

Au point que lorsque le mouvement sioniste (alors russe) envisagera de réimplanter en nombre des juifs en Palestine, des financiers devront acheter des terrains hors les murs de Jérusalem pour construire des quartiers juifs, dont le plus emblématique, considéré comme le plus ancien est le célèbre Mea Shearim qui date en fait de 1860 !!!

Au point qu’un journaliste français, juif, André Lichtenberger apologisant l’installation des premiers sionistes dans un article célèbre du Petit Journal intitulé « Jérusalem ressuscitée » du 29 mai 1922, laissera échapper cette phrase, imprudente mais au combien significative, sur la population juive de Palestine du XIXeme siècle :

Il n’y avait pas 10.000 juifs en Palestine il y a un siècle ; il y en a aujourd’hui 80.000 dont 20.000 arrivés dans ces deux dernières années”.

http://jssnews.com/2015/05/23/jerusalem-ressuscitee-par-andre-lichtenberger-29-mai-1922/

Sans autre commentaire : les juifs reconnaissent eux même avoir quasi totalement déserté la Palestine depuis pratiquement quinze siècles !


Le « Mur des Lamentations » :

Une structure post christique paradoxalement cause indirecte de …la destruction du Temple !

Le fameux « Mur des lamentations » dit aussi « Mur occidental » est un segment de l’ouvrage d’art de soutènement de l’extension de l’esplanade du Temple entreprise par les souverains Hérodiens.

(Trait en rouge sur le plan : «  mur occidental »).

D’abord, chacun peut le constater : il faut une sacrée dose de mauvaise foi pour associer cette structure au Temple, quand elle apparaît clairement à plus de cinquante mètre à l’ouest du tracé de l’enceinte proprement dite du Temple, ouvrage situé lui-même encore plus en retrait !

plan-mont-oliviers

Mais au-delà du fantasme du « mur résiduel du temple après sa destruction » on doit d’abord s’interroger sur la date effective d’érection dudit mur.

Et là il va y avoir des grincements de dents…

L’homme par qui le scandale arrive est l’éminent archéologue israélien Ronny Reich qui va découvrir, au cours de ses fouilles, des pièces de monnaies enterrées en sous œuvre dans les fondations du mur !

Des pièces frappées à l’occasion de l’installation du procurateur Valerius Gratus, le prédécesseur de Pince Pilate, venu entre + 17 et + 20 !

On notera au passage que l’existence de ces poèces n’implique pas du tout squ’elles aient été enterrées (ou perdues) dès leur frappe : elles ont pu se retrouver là beaucoup plus tard !

C’est donc un repère chronologique a minima !

Il s’en suit que ce fameux mur, qui n’appartient pas structurellement au temple, n’a même pas été construit au temps d’Hérode dit le Grand (mort en + 4) mais ultérieurement par ses successeurs en complément des travaux d’extension qu’il avait entrepris sur l’esplanade !

http://www.lefigaro.fr/culture/2011/11/23/03004-20111123ARTFIG00667-le-mur-des-lamentations-n-a-pas-ete-construit-par-herode.php

Par ailleurs, à la différence des récits bibliques de l’Ancien Testament, compilés, repris, écrits et réécrits parfois cinq siècles plus tard à Babylone, les Evangiles sont des témoignages contemporains, écrits dans les décennies qui suivirent la mort du Christ. Or nulle part il n’est fait mention dans les descriptions, ayant le temple pour cadre, de l’existence de travaux d’importance en cours sur l’esplanade et à sa périphérie !

On a donc tout lieu de supposer que ces travaux de consolidation de l’esplanade n’ont commencé qu’après l’épopée christique, disons, pas avant + 35 !

Et là, malheureusement pour les propagandistes sionistes contemporains, c’est l’historien juif Flavius Joseph qui vient conforter cette hypothèse !

(On n’est jamais trahi que par les siens !)

Flavius Jpseph affirme dans ses écrits que les travaux au Mont du Temple n’ont été terminés que par le roi Agrippa II, arrière-petit-fils d’Hérode à qui Néron attribuera une partie de la Pérée et de la Galilée.

Comme tous les membres de la dynastie fantoche asmonéenne, assise initialement par les occupants et toujours étroitement contrôlée alors par les Romains, Agrippa II aidera les légions de Titus à réprimer la Grande révolte juive de 66 jusqu’à la prise de Jérusalem et à la destruction du Temple (70).

Flavius Josèphe signale également que la fin du chantier avait laissé 18.000 travailleurs sans emploi ce qui aboutira à des émeutes locales récurrentes.

(On comprend qu’un chantier d’une telle importance n’aurait jamais pu être passé sous silence dans les Evangiles s’il avait été contemporain de l’Histoire du Christ!)

Selon certains historiens, ces mouvements sociaux sont d’ailleurs liés à l’éclatement de la Grande Révolte des Juifs de la province de Judée contre l’Empire romain en + 66 !

Ainsi donc ce fameux mur, dont l’achèvement se situe vraisemblablement en + 65, non seulement n’a rien à voir avec le Temple et son histoire mais n’aurait pas vu ledit temple plus de…cinq ans !

Pire, si on y réfléchit bien, l’édification de ce mur, par les désordres sociaux qu’elle occasionnera après sa réalisation, serait la cause initiale de la destruction du temple !!!

C’est bien là qu’on devrait comprendre la dénomination familière de « mur des lamentations »…

Tous ces éléments, les dirigeants israéliens les connaissent parfaitement : il est symptomatique de voir que avec quel empressement leur première réaction a été de souligner que cette résolution «  jetait le doute sur les liens entre le Temple et le mur ».

En fait, vous l’aurez compris, il n’y a aucun « doute » à avoir sur la question : l’un n’a rien à voir ni historiquement, ni chronologiquement, ni géographiquement avec l’autre!

Les Palestiniens le savent aussi…

On ne peut tout de même pas condamner leur manque d’ignorance !

Mais c’est bien ce qu’auraient voulu les Israéliens !

Claude Timmerman

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6 commentaires

  1. « Si nous éviterons d’évoquer ici les controverses sur le royaume supposé de David et de Salomon et sur la nature du « Premier temple » qui n’apporteraient rien à notre argumentation, il est clair que ce « second temple » construit et développé en fait à l’époque de Néhémie va cristalliser la nation juive durant cinq siècles, jusqu’à sa destruction par Titus en + 70 »

    « Le temps que Salomon régna à Jérusalem sur tout Israël fut de quarante ans. Puis Salomon se coucha avec ses pairs et il fut mis au tombeau dans la cité de David. » (I R, 11; 42)

    « Selon les historiens, rares sont les créations de sanctuaire ex nihilo, sans qu’aucune structure du même ordre ait préexisté. Ainsi n’est-il pas concevable, et en tout état de cause, plus réaliste, d’imaginer que le temple de Salomon n’a fait que prendre la relève d’un antique lieu de culte jébuséen, déjà « adapté et mis aux normes » yahwistes par David en personne ?
    Pour les Lévites, si David n’a pas vraiment construit le temple, il y a puissamment contribué. Dans ce cas, la question devient : quelle part y a-t-il pris et de quel temple s’agissait-il au juste ? (…) Existait-il à Jérusalem un ancien temple jébuséen dont David aurait pris le contrôle après la conquête de cette ville et qu’il aurait « israélitisé » en y imposant le culte de YHWH ? Un texte étrange se lit en II S 12;20, après la mort de l’enfant adultérin de Bethsabée et dont David implorait la grâce et la survie : « Alors David se leva de terre, se baigna, se parfuma et changea ses vêtements, il entra dans LA MAISON DE YHWH et se prosterna… » Mais de quelle maison de YHWH pouvait-il s’agir, puisque le temple n’a pas encore été érigé et que Salomon ne naîtra que quelques versets plus tard ? Pense-t-on au vieux temple jébuséen que David n’aurait fait que débaptiser pour le reconvertir en le dédiant au culte de YHWH ?
    II S 5; 6-12 parle de la fourniture de bois et de matériaux par Hiram, roi de Tyr, pour que David se construise un palais. Et plus loin, dans le livre des Rois, c’est ce même roi qui envoie du bois pour que Salomon érige le Temple de YHWH. La question de l’éventuelle prééxistence d’un temple jébuséen n’est toujours pas résolue. Ne serait-ce pas l’existence d’un tel sanctuaire jébuséen qui aurait donné à David l’idée d’ériger un édifice semblable, à la gloire de YHWH, voire de « moderniser » ce qui existait déjà, pour faire du neuf avec du vieux ?
    Mais nous n’en avons pas encore fini avec cet hypothétique temple jébuséen de Jérusalem : le Psaume 110, dédié à David, nous dit ceci au verset 4 : « YHWH l’a juré et il ne s’en repentira pas : tu es prêtre à jamais à la manière de Melchisédech. » Le lien avec Jérusalem (ou Salem) apparaît immédiatement. En prenant possession du lieu de culte de Sédéq, une possible divinité préisraélite de Jébus, David n’y a pas forcément fait monter l’Arche le jour même, mais s’est livré à une lente « israélitisation » de sa capitale, dans un but plus politique que religieux. Ce Melchisédech du Psaume 110 n’est autre que celui de la Genèse (14; 18-20) : « Melchisédech, roi de Salem, apporta du pain et du vin. Il était prêtre du Dieu Très-Haut (El-Elyon). Il bénit Abraham et dit : Béni soit Abraham par le Dieu Très-Haut, créateur des cieux et de la terre… »
    Il est donc certain qu’il existait bien à Jébus/Jérusalem (= Salem) un temple consacré au culte du Dieu Elyon dont les attributs seront transférés à YHWH, devenu EL-Elyon. Ce sont les versets de la Genèse 12; 18-20 qui établissent le lien avec la Jérusalem de David. Or, on présente Melchisédech comme un prêtre de la divinité locale, c’est donc qu’il existait bien un temple ou une forme de sanctuaire à Jérusalem. Il n’est pas insensé de supposer une certaine continuité entre le sanctuaire cananéen et le Temple, réellement bâti ou simplement rénové par David et agrandi par Salomon. L’installation de l’Arche sainte dans ce sanctuaire originellement cananéen l’a entièrement transformé, le rendant apte au culte de YHWH. » (tiré de « Le roi David » de Maurice-Ruben Hayoun, chap. 7)

  2. claude Timmerman says:

    Un grand merci à Efgy pour ces éléments…
    Très franchement je ne connaissais pas cet ouvrage.
    C’est vrai qu’on ne peut pas tout lire non plus!
    Mais voir un éminent israélite comme Ruben Hayoum confirmer ainsi que Melchisedec était prêtre du dieu El, une divinité locale bien connue d’ailleurs ramenée du nord jusqu’à Jérusalem, ville confirmée dans la foulée comme n’ayant jamais été une création juive, je n’en espérait pas tant!!!

    • Il l’a écrit en 2012. Il a donc bien été obligé de reconnaître aussi l’existence du roi David (stèle découverte en 1993 en Israël mentionnant le roi David).
      Son livre est très tendancieux, il remet toute la Bible en question. Il extrapole l’Histoire sans donner de preuves certaines, bien sûr, puisqu’il n’y en a pas, mais il se place (arbitrairement) du côté de la vérité (scientifique) pour « prouver » que la Bible est de la littérature sortie tout droit de l’imagination de plusieurs hommes (dont le fameux Deutéronomiste) qui n’avaient qu’une idée en tête : étendre le culte de YHWH, mais surtout à des fins politiques…
      chap 1 : « L’introduction a montré que l’histoire sainte est une lecture théologique de l’histoire événementielle proprement dite et que l’on ne peut pas s’y fier si l’on veut être le plus proche possible des faits, tels qu’ils se sont vraiment (?) déroulés. (il ne donnera ensuite, dans son livre, aucune preuve concernant les faits réels…). Il faut donc séparer soigneusement la science historique de la théologie qui n’est pas vraiment une science, même si le XIXe siècle a vu fleurir cette expression un peu étrange de « sciences religieuses », surtout de l’autre côté du Rhin (Religionswissenschaft). Il ne s’agit, en fait, que d’une approche historico-critique des textes révélés ou prétendus tels. »
      Hayoun va donc travailler à contester toute trace de révélation divine en échange d’un vide historique assez stupéfiant ! Bref, à la fin du livre, on en sait guère plus qu’au début…

  3. Le texte connu de la résolution (les bribes) dépassent largement le fait de savoir siu les Juifs considèrent comme saint les fondations du temple ou de l’esplanade. Il est fait mention dans ce texte des musulmans dont on est certain qu’ils n’ont aucun rapport avec Jérusalem sinon le passage du Coran relatif au fabuleux voyage de Mahomet en cheval volant vers la ville sainte.
    La ville a été conquise par les troupes musulmanes au début de l’expansion, c’est leur seul légitimité à revendiquer quoi que ce soit ce qui est moins que faible comme titre de propriété sur des lieux saints.
    Cette résolution est donc inique, quels que soient les délires sionistes sur la prétendue renaissance d’Israël près de 1500 ans après la submersion de la région sous la vague musulmane.
    Ni Israël, ni les Juifs actuels, ni les musulmans ni les Chrétiens ne peuvent revendiquer la propriété exclusive de la sainteté des lieux et pour moi, les moins fondés de tous à revendiquer quoi que ce soit, sont bien les musulmans, fidèle d’une religion rapportée et non issue de l’endroit, même si on connait le rôle des Nazaréens exilés dans la naissance de cette religion.

    • Juste Evrai says:

      D’ailleurs, j’ai bien aimé la petite phrase en caractère gras qui semble accuser les juifs d’avoir déserté l’endroit pour confirmer leur illégitimité à revendiquer le caractère patrimonial des lieux pour leur communauté :

      « Après cette date, force est de constater que les juifs disparaissent petit à petit de Palestine… »

      Mais pourquoi ont-ils disparu peu à peu à partir du 7ème siècle ? Là-dessus, l’auteur ne s’étend pas beaucoup.

      D’ailleurs, partout sur Terre où des musulmans se sont installés dans l’Histoire pour finalement islamiser un territoire, le peuple indigène est fondé à réaliser sa Reconquista, à n’importe quel prix, et quelle que soit l’époque de l’invasion. Aucun délai de prescription.

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