vsed

Judith Schwarz est infirmière spécialisée dans les soins (ou plutôt non-soins) en fin de vie et développe une pratique connue sous le nom VSED ou Voluntary stopping eating and drinking. Ce mot pourrait se traduire par « arrêt volontaire de boire et manger ». Cette technique permet à toute personne de mourir bien rapidement dans les 10 jours.

Un des articles du Daily Beast -célèbre site américain d’informations- rapporte que, les médicaments létaux étant illégaux à New York, cette femme suggère délicatement une autre alternative ; celle de faire tomber dans le coma les hommes et femmes qui parlent de leur détresse et souhaitent mourir ; ceci en les privant de nourriture et d’eau. Elle déclare que « le processus ne devrait pas prendre plus de deux semaines et n’impliquera probablement pas beaucoup de douleur » ; puis elle ajoute « c’est le genre de mort que les gens veulent ».

Parlons-en alors ! Est-ce vraiment ce que les gens veulent ?

Avez-vous déjà jeûné, ne serait-ce qu’une journée ? Cette sensation de faim qui tiraille les boyaux, ces nausées parfois qui montent au nez au fur et à mesure des heures, ces lèvres qui s’assèchent, cette sensation de soif désagréable, ces étourdissements parfois… imaginez-vous cela s’accentuer jour après jour. Comment peut-on dire que ce n’est pas douloureux ?

Aucun médecin ne pourra me contredire. Un patient atteint de déshydratation commence par une soif extrême, une sécheresse de la bouche, une salive épaisse. Il se sent étourdi, faible et incapable de se tenir debout ou même de s’asseoir. Des crampes se font sentir dans les bras et les jambes par carence en sodium et potassium. Cela l’amène dans un état de détresse morale lui donnant envie de pleurer, mais aucune larme ne peut couler de ses yeux desséchés. Une terrible expérience de crampes abdominales et de nausées sont les conséquences du dessèchement des organes internes (notamment de l’estomac et des intestins). Les cellules n’étant plus hydratées, la peau laisse apparaître des gerçures, surtout au niveau des lèvres qui se craquellent et la langue gonfle. Les muqueuses se dessèchent et se fendent ; le nez se met souvent à saigner de façon intense.

Est-ce réellement cette voie-là qui est si pacifique et « digne » (puisque ce mot est à la mode) comme elle l’entend ?

Le confort de fin de vie n’est pas présent dans cette méthode. Il n’y a aucun soin ni aucun réconfort dans cette technique barbare. Encore faut-il d’ailleurs que la personne soit réellement en fin de vie ; car selon ce que raconte cette « infirmière » elle-même, ce sont souvent des personnes désireuses de mourir qui font appel à elle ; mais qui ne sont pas nécessairement déjà à la fin de leur vie. Ce n’est donc plus un accompagnement mais un suicide assisté.

Comment peut-elle ne pas voir le côté humain des personnes qu’elle visite justement en commençant plutôt par écouter leur mal-être et leur détresse ? C’est bien par cela qu’il faudrait commencer par soigner : l’âme et l’esprit ! Le corps sera soulagé de ses maux de moitié. Le soignant devra ensuite travailler sur le confort du corps puis discuter d’une réelle fin de vie palliative si la question se pose toujours. L’expérience ne peut me contredire.

Clairette Roux, infirmière

Cet article vous a plu ? MPI est une association à but non lucratif qui offre un service de réinformation gratuit et qui ne subsiste que par la générosité de ses lecteurs. Merci de votre soutien !

Achetez vos livres sur MPI
Vous faites travailler ainsi des libraires français et soutenez MPI
PORT à 1 cts A PARTIR DE 64 € D'ACHAT !

Retrouvez votre librairie sur livres-et-idees.com
avec plus de 10.000 références !

La compagnie des ombres par Michel De Jaeghere

14,90 €
Ajouter au panier
Le passé ne meurt pas par Jean de Viguerie

19,00 €
Ajouter au panier
Une élite sataniste dirige le monde par Laurent Glauzy

23,00 €
Ajouter au panier

Cliquez ici pour voir votre panier et passer votre commande

2 commentaires

  1. cloclo54 says:

    N’importe quoi ! cette dame raconte n’importe quoi si elle dit que mourir et faim et de soif est une solution pour une mort douce et rapide ! c’est tout le contraire et c’est bien pour cela qu’il est inacceptable d’envisager la fin de vie comme le préconise J. Léonetti et A Claeys dans leur proposition de nouvelle mouture de la loi qui porte le nom du premier !
    Une mort douce et rapide existe pour des personnes qui sont en fin de vie, qui n’ont aucune chance de guérir, et qui, condition première, réclament cette aide : c’est le droit à l’injection létale qui procure une mort douce et rapide (pas plus de 5 mn)mais certainement pas cette mort par privations qui relève de la torture ! comment peut-on envisager cela ? Surtout pour des médecins ou des infirmier(e)s ! inconcevable !

  2. Offrir à Judith Schwarz une biographie du Père Maximilien Kolbe.

Laisser un commentaire

Social Media Auto Publish Powered By : XYZScripts.com