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Le 24 octobre dernier, 24 intellectuels dont Michel Onfray et Luc Ferry demandent au président que l’on donne un statut aux animaux considérés actuellement comme des « meubles » ( ?). Décidément il semblerait pour eux que Hollande n’ait pas d’autre chat à fouetter en ce moment. Pour amuser la galerie, ce dernier avait déjà formulé cette idée il y a deux ans, lors de la campagne électorale pour les présidentielles ; à savoir qu’il faudrait donner un statut juridique à nos amis les animaux.

Or un tel statut juridique existe depuis longtemps. Dès la loi Gramont de 1850 il est interdit de « faire subir publiquement des mauvais traitements aux animaux » sous peine d’amende et de prison. Cette loi s’étend à la sphère privée et aux animaux en captivité le 19 novembre 1963. Mais surtout, Giscard par la loi du 10 juillet 1976 donne aux animaux un statut d’être sensible ; il oblige les propriétaires d’animaux à les garder dans des conditions compatibles avec leurs habitudes de vie.

 Pourquoi cette affaire reste dans les têtes des défenseurs de la vie ? Parce que cette loi vient immédiatement après le vote de la loi Veil qui précisément supprime toute protection juridique à l’enfant in utero et permet « d’en disposer ».

Cette terrible incohérence sera renforcée par une décision de la cour de Cassation du 29 juin 2001. Madame Grandmangin, enceinte, est accidentée dans sa voiture par un chauffard ivre. Son enfant est tué dans son sein. Cette personne sera dédommagée pour ses soins, ceux de son chien, la réparation de sa voiture ; mais pas pour son enfant. Mais en cour de Cassation, la mort de son enfant ne sera pas considérée comme un préjudice. La cour estima que l’enfant n’ayant pas respiré, il n’avait pas d’existence légale. Il était un « non-être » ; ceci en réalité par crainte de remettre en question la loi Veil en donnant un statut de droit à l’enfant non-né. Les magistrats de cette instance ont rampé devant le pouvoir politique.

Invraisemblable situation dans laquelle il faut donner un statut aux animaux alors que l’enfant in utero, que l’on surveille par l’échographie, que l’on entoure de soins, n’en a pas.

« Le sens commun est la chose la moins commune au monde » écrivait Pascal.

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24 commentaires

  1. Lisez donc les théologiens avant de gémir sur des cellules inanimées !

    • Jean- Pierre Dickès says:

      Des cellules inanimées ? Ce sont des cellules inanimées que l’on surveille durant la grossesse par l’échographie, la radiographie, le sthetsoscope, les ponctions de liquides amniotiques, les prélèvement sanguins du foetus. Faut sortir de chez vous un peu. A moins que ce ne soir ls cellules de votre cerveau qui soient inanimées et que vous ayez pardu la vue et l’ouïe.

  2. aïe aïe aïe… c’est complètement incohérent. ainsi il serait plus important de protéger un être en développement pas encore né (l’embryon ou le foetus humain) qu’un être bien né et sensible (l’animal)?

    • Jean- Pierre Dickès says:

      Avez-vous déjà vu un foetus de six mois ? C’est un être bien né et sensible. Les plus récentes découvertes montre qu’il sourit, a des mimiques et même enregistre le vocabulaire?

  3. C’est pas ce qu’on appelle un amalgame?. Bref un sophisme , une perversion du raisonnement?

  4. Tout dépend de quel enfant il s’agit, il y en aurait moins la planète se porterait mieux de toute manière. Quand aux animaux, ils ont droit de cité autant que n’importe quel abruti qui peuple cette terre. L’humain sur de sa supériorité s’arroge le droit de détruire tout ce qui le gène j’usqu’à se détruire lui même sans s’en rendre compte. j’ai un infini respect pour tout ce qui vit, et les innocents que sont les animaux auront toujours ma préférence.

    • Je respecte comme vous les animaux, mais pour moi, c’est l’Humain qui doit avoir préférence et protection, surtout les plus faibles (Décl. des droits de l’homme 1948). l’attitude méprisante et darwiniste à l’égard du tiers-monde et de nos petits à naître est le signe d’une société riche, mais malade.

    • marc Sorede says:

      mon cher bassi, je reprends vos propos:

      -« tout dépend de quel enfant il s’agit… »
      ah bon? précisez svp. il y a t-il des enfants qui méritent moins de vivre que d’autres? mais alors lesquels? un peu de courage, quoi !!!
      « il y en aurait moins, la planète se porterait mieux de toute manière »
      ah? soyons logique: par qui commence t-on? les trisomiques (c’est en « bonne voie »)? les européens (avec 220.000 avortements/an en france, c’est pas mal non plus)? les africains, les indiens (il n’y a pas assez de famine, ils croissent quand même?)…

      étonnant cette haine de soi?
      « n’importe quel abruti »? rassurez moi, vous n’en faites pas partie au moins?
      et si non, si décidément vous ne vous considérez pas vous même comme un abruti (je pense que dans ce cas vous auriez mis fin à vos jours pour être logique avec vous même), est ce que vous pensez que ce qui fait votre dignité à vous c’est votre immense respect pour les araignées, les cafards, les poissons rouges et les canards, en bref pour tout ce qui n’est pas humain?
      vous savez quoi?
      si vous nagez dans une eau tropicale, le requin que vous aimez si fort vous bouffera; si vous vous égarez dans la savane, ce sera le lion. si vous exposez votre peau délicate, ce sera le moustique.
      et quand vous serez malade, vieux, dépendant, ce sera une gentille infirmière qui vous soignera…ce qui vous ne dispensera pas de l’agonir d’injures…
      je vous plains.

  5. Pierre Limouzin says:

    BENTHAM Jeremy né le 15 février 1748 à Londres et mort dans cette même ville le 6 juin 1832 était un philosophe, jurisconsulte et réformateur britannique.
    « Les Français ont déjà découvert que la noirceur de la peau ne constitue pas une raison justifiant qu’un être humain soit abandonné sans recours possible aux caprices de quelqu’un qui le tourmente.
    Un jour viendra peut-être où on reconnaîtra que le nombre de pattes, la villosité de la peau ou la terminaison de l’os sacrum sont des raisons également insuffisantes pour abandonner un être sensible au même sort.
    (…) Un chien ou un cheval adulte, est, au delà de toute comparaison possible, un être plus rationnel, et aussi plus apte à la conversation, qu’un nouveau-né d’un jour, d’une semaine ou même d’un mois.
    Mais, à supposer même qu’il en soit autrement, que s’ensuivrait-il ?
    La question n’est pas : « peuvent-ils raisonner ? » ou « peuvent-ils parler ? » mais : « peuvent-ils souffrir ? » »
    — Jeremy Bentham, An Introduction to the Principles of Morals and Legislation (éd. 1780)124

  6. Pierre Limouzin says:

    On me demande parfois :
    « Pourquoi dépensez-vous autant de temps
    et d’argent à parler pour l’ampathie envers les animaux
    quand il y a tant de cruauté faite aux hommes ? »
    Je réponds : « Je travaille à ses racines. »
    – George Thorndike Angell (1823-1909)

  7. Fontaine Béatrice says:

    Jean-Pierre Dickès a l’esprit tellement petit qu’il ne s’est pas demandé une seconde si les gens qui demandent un statut pour les animaux sont ceux qui respectent le plus la vie! Pourquoi les animaux seraient-ils privés de statut parce que les humains ne sont pas foutus de s’assumer et préfèrent arranger leurs problèmes à coups de médicaments ou d’opérations qui enrichissent firmes pharmaceutiques et médecins sans scrupules?
    « ON N’A PAS DEUX COEURS, UN POUR L’HOMME, L’AUTRE POUR L’ANIMAL! ON A UN COEUR OU ON N’EN A PAS DU TOUT! »
    A bon entendeur…..

    • Je suis tout a fait d’accord avec votre dernière phrase. Quant à la phrase précédente, relisez-la bien. Je ne vous souhaite vraiment pas d’être malade.
      Par ailleurs, je en conteste nullement que les animaux aient un statut puisque j’en donne les références. Maintenant si les hommes ne respectent pas la loi, il est toujours possible d’un ajouter une. Nulle part je conteste le droit aux animaux d’avoir un statut car je les aime sans doute autant que vous.

  8. MICELI Rosalie says:

    Ce n’est pas un article cohérent, il m’est très difficile de comprendre le message. C’est même trop compliqué pour comprendre ce que réellement cela veut dire. Quoi qu’il en soit, heureusement que des intellectuels plaident ouvertement pour la cause animale. La sensibilité de l’animale, la reconnaissance comme être vivant doit être pris en compte si l’on ne veut pas continuer à tout détruire. Les espèces disparaissent, l’environnement naturel également, et l’homme ne peut pas vivre sans cet équilibre. Et puis, reconnaître la sensibilité d’un être vivant, c’est aussi reconnaître celle de tout être vivant, qu’il soit à quatre pattes ou deux, il n’y aurait plus de suprématie au nom de la couleur, de l’intelligence, de la richesse, ou de l’idéologie.

    • Vous ne me semblez pas très douée. je résume pour vous faire comprendre. Si on donne un statut à l’animal, ce qui est d’ailleurs déjà fait, pourquoi n’en donne-t-on pas à un enfant dans le sein de sa mère alors que toute la médecine s’acharne à le surveiller afin qu’il soit en meilleure santé que possible à la naissance.

  9. Laurène says:

    Il est honteux de mettre ainsi en opposition deux questions aussi importantes que celles-là.

    L’animal en France est peut-être reconnu comme un être sensible, mais dans les faits et dans le code civil, il reste un meuble, une marchandise.

    Les taureaux sont des objets de plaisir sadique pour la corrida, les cochons et vaches et les poules sont des bouts de viande, les poules sont des machines à pondre, les vaches des machines à lait, les chiens et chats des objets de distraction qu’on achète au salon du chiot et dont on se débarrasse lorsqu’ils sont pénibles. Ne parlons pas des poissons…
    Les animaux meurent par dizaines de milliards chaque année pour notre plaisir. Alors oui, pour moi, c’est un problème plus important qu’un cas isolé d’enfant non reconnu comme tel !

    • Vous ne me semblez pas très douée. je résume pour vous faire comprendre. Si on donne un statut à l’animal, ce qui est d’ailleurs déjà fait, pourquoi n’en donne-t-on pas à un enfant dans le sein de sa mère alors que toute la médecine s’acharne à le surveiller afin qu’il soit en meilleure santé que possible à la naissance.

  10. « La loi du 10 juillet 1976 donne aux animaux un statut d’être sensible ; il oblige les propriétaires d’animaux à les garder dans des conditions compatibles avec leurs habitudes de vie. »
    En France, on multiplie les lois, on en détient le record ; pour autant les abus de toute sorte y atteignent aussi des records.

    De telles lois n’ont aucun sens, ce ne sont que des mots, qui donnent bonne conscience et rassurent tout le monde.
    En quoi la poule qu’on fait pondre toute sa misérable vie dans sa cage de quelques centimètres carrés les pattes sur une sorte de grillage et le tout à la lumière artificielle permanente ont-elles des conditions compatibles avec leurs habitudes de vie ?
    En quoi les truies qui vivent dans un enclos de fer sans pouvoir se retourner et séparées de leurs petits par des barres de fer ont-elles des conditions compatibles avec leurs habitudes de vie ?
    En quoi les animaux torturés dans les labos, les animaux qui passent leur vie dans des cirques, à se faire maltraiter et torturer, les animaux qui passent leur vie dans des zoos, les animaux même qui passent leur vie dans des appartements, etc. ont-ils des conditions compatibles avec leurs habitudes de vie ?

    Des lois aussi monstrueusement violées n’ont aucun sens, et ne peuvent que nous écœurer un peu plus (si c’est possible) de la notion de justice telle qu’on l’entend dans ce pays.

    La seule solution est de refuser toute exploitation des animaux au quotidien, en adoptant un mode de vie respectueux de l’ensemble du vivant. Cela nous fait grandir en compassion et en charité.

  11. Sieur Dickes les commentaires de cet article semble bien donner raison à votre citation de Pascal.
    Mais l’avortement ça les arrange tellement, de même que la contraception, je dirai que la morale est bien abimée à notre époque, lorsqu’elle y est.
    Il faudrait aussi rajouter qu’une bête aussi sensible qu’un homme n’en est pas un. Dieu a donné à l’homme de dominer sur les animaux ce qui ne signifie pas non plus les faire souffrir, mais la vie d’un homme reste plus précieuse que celle d’un animal. Si Dieu avait fait le monde pour les animaux, on l’aurait su…

  12. Voilà un cas classique d’opposition qui est complètement artificiel. Le règne animal fait partie de la création comme le règne végétal et le règne minéral. Pourquoi vouloir opposer les bébés à naître et les animaux ? Je lutte contre l’avortement et pour que les animaux soient traités en tant qu’êtres vivants. C’est un piège dans lequel les catholiques tombent à pieds joints.

    • Oui, mais le piège actuel, c’est la compassion uniquement réservée à nos amies les bêtes, pendant qu’on trucide allègrement les victimes d’IVG et d’ITG, voilà le piège dans lequel tombent à pied joints militants « écolos » et mémés larmoyantes devant la télé !

      • Je ne vois pas où vous voyez une « compassion uniquement réservée à nos amies les bêtes » dans un pays où on tue plus de 3 millions de ces dernières rien que pour se remplir la panse chaque jour, dans un pays où on n’a JAMAIS vu autant de gens porter de la fourrure – et parmi eux désormais de très nombreux enfants –, dans un pays où le cirque, la corrida, les zoos, la vivisection, etc. sont des pratiques parfaitement légales et encouragées.
        Bref, il semblerait que les bêtes ne soient nos amies qu’en paroles (pour 99 % des Français du moins).

        Je rejoins le commentaire de Rachel, la compassion doit s’étendre aux deux règnes, animal et humain ; une compassion qui prétendrait exclure l’un des deux ne serait pas, ne pourrait pas être une compassion réelle.

        Nous devons protéger les plus petits, les plus faibles, les plus vulnérables, parmi ceux-là figurent en priorité les animaux et les enfants.

  13. Sur ce sujet là (les animaux), il y a un très bon article de Michel Fromentoux dans le Rivarol n°3115. Bien sûr il y a eu de nombreuses réponses très émotives et par là irraisonnées à l’encontre de cet article dans Rivarol. Il est bon de remarquer que particulièrement les femmes ne comprennent quasiment jamais lorsqu’on parle de ces choses fondamentales. Et il est très agaçant de voir des gens qui ne réagissent que par émotions, et ne savent donc pas lire. Je dirais que si je n’oblige pas les femmes, entre autre, à raisonner, elles devraient au moins apprendre un peu plus l’humilité, et que l’orgueil de vouloir une égalité Homme-femme, ne fait que plus encore les jeter dans le filet du Démon.

  14. aimer les animaux ne fait du tort à personne.

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