L’Art des Arts, celui supérieur à tous, lequel est-ce ?

Voici un débat prêt à animer de nombreux repas familiaux! La Musique? La Sculpture? L’Ecriture? Mais pourquoi l’un serait  au-dessus des autres, et lequel? Réjouissons-nous Mamans, celui-là est pour nous!

L Art des Arts, la plus belle œuvre de l’homme est l’Education.

D’où vient sa primauté ? C’est la matière qu’il travaille, qu’il modèle, qu’il façonne : l’homme. Quelle matière sur terre est plus noble que l’homme, composé d’un corps et d’une âme immortelle ? Puisque l‘Art se doit d’imiter la nature,  à quelle nature l’homme se doit-il de ressembler le plus, sinon à Dieu ? Car Dieu le créa à son image. Nous avons donc, Mamans, le devoir de travailler le corps et surtout l’âme de nos enfants, de les façonner à l’image de Dieu. Quel projet fascinant !

Educare  signifie « conduire hors de », conduire l’enfant  hors de lui, de sa nature blessée, et vers les sommets, c’est-à-dire vers Dieu, vers le Ciel.

Alors quel enthousiasme, quelle joie de nous donner à cette mission, à cet art au-dessus de tous.  Il est certain d’autant plus aujourd’hui, que dans le secret et l’intimité de nos foyers, cet art est façonné bien loin des mille feux et projecteurs des « artistes »(si tant est qu’ils le soient) d’aujourd’hui.
Art d’autant plus exigeant et méritoire pour nous, petites mamans dans nos chaumières, que celui-ci est bien caché et bien peu reconnu aujourd’hui.

Mais réjouissons-nous, du haut du Ciel, le Créateur nous voit œuvrer et façonner ces petites âmes qu’Il a eu la folie d’Amour de nous confier. Petites âmes tâchées  puis renouvelées par le Saint Baptême, enfants de Dieu-même, qu’Il nous confie, enfants blessés malgré tout, et qu’il nous faut sans cesse corriger et consoler, dont il faut faire fleurir les qualités et dons de Dieu et réprimer les défauts de la nature: bref, qu’il nous faut aimer.

Parfois, nous sommes pris de vertige en voyant l’ampleur de la tâche, les embûches du monde, les soucis et les fatigues et la vue de nos propres imperfections: mais la grâce est là, les sacrements, et les mille et un conseils et exemples de saints éducateurs et mères de saints que la Providence nous a envoyés à travers les siècles. Sans compter la richesse des œuvres d’éducation que l’Église nous a donné et nous donne encore aujourd’hui et qui sont une aide plus que précieuse.

Evidemment, les nécessités matérielles de cet art sont lourdes et entre deux coups de serpillière, un verre brisé et une frimousse levée vers la mouche plutôt que sur le cahier (sans compter le bain du petit dernier) , la maman, pour tenir le cap , doit parfois se souvenir que cette vie cachée fut celle de la Sainte Vierge et de son divin Fils et qu’elle est sa clé du Ciel.

Alors, petites mamans que nous sommes, souvenons-nous lorsque la moutarde nous monte au nez ou que la crise de nerfs se profile,  que nous sommes artistes, et du plus bel objet l’homme créé à l’image de Dieu !

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16 commentaires

  1. 1S’abonner à la lettre « les fabuleuses »-femmes au foyer;2 Consulter sur internet: a S.Bingelli: »Edith Stein et la femme.Perspectives anthropologiques et spirituelles »;b Martine Gilsoul: »La différence sexuelle chez Edith Stein;c-moins bon car sans dimension théologique:Yvon Pelletier: » »Edith Stein versus Saint Thomas d’Aquin ».Edith Stein,d’origine juive s’est convertie au catholicisme,notamment à la suite de l’autobiographie de Sainte Thérèse d’Avila.Elle devint carmélite sous le non de Thérèse Benedicte de la Croix et fut brûlée avec sa soeur,également religieuse, dans les camps.Son compatriote Benoît XVI l’a canonisée et donnée comme troisième patronne de l’Europe.

    • On s’est tous fait avoir! Merci Elieja.

    • Maître Cube says:

      Voilà sans doute pourquoi tant d’artistes géniaux ont peints des « Vierge à l’Enfant ».

      En fait, d’après ma compréhension, la Vierge à l’Enfant symbolise le rôle de la Terre.

  2. Boutté says:

    C’est pour faire disparaître ce job que les femmes ont été poussées à travailler tandis que l’on transférait à l’Etat (E.N.)l’ éducation de nos petits . Le Socialisme a un prix

  3. Sauf que la femme, la mère seule ne forge pas les Âmes, mais tout au contraire, elle les féminise et les aveulit : là est tout le drame de notre temps !

    Seul un Père peut faire d’un petit gars, un Homme. Dieu notre Père a délégué ainsi. Parler de la femme comme d’un être indépendant, autonome, c’est un gros mensonge qui fait beaucoup de torts. Le rôle véritablement sublime de la mère, ne peut se comprendre sans son rôle d’épouse, ni donc sans la place que tient le Chef de famille. L’un ne va pas sans l’autre, en tout état de choses une mauvaise épouse ne peut être une bonne mère.

    La mission proprement éducative appartient au Père, étant donné qu’il est Chef de famille. Et c’est toute la famille qu’il doit éduquer, en commençant par lui-même (l’éducation ou la sanctification qui est son prolongement, c’est toute la vie), et puis sa femme et ses enfants. Vis à vis des enfants, la mère tient la place de déléguée, puisqu’elle n’est pas elle-même le Chef, qu’elle n’est pas source d’autorité. Mais cela ne dévalorise en rien son rôle, pratiquement indispensable au Mari (la délégation est ici clairement voulue de Dieu) : c’est cela la véritable entraide conjugale.

    C’est parce qu’il y a si peu d’Homme pleinement conscient de leur rôle, et tant de pauvresses qui font la révolution dans le foyer, que l’éducation se porte si mal, et que la décadence progresse sans cesse. Heureusement, la Grâce du Bon Dieu supplée à la nature défaillante (la Famille) pour ceux qui garde une bonne volonté ; mais il nous semble que ce soit aussi rare que les miracles…

    • @ « Seul un Père peut faire d’un petit gars, un Homme. »

      Et c’est pour cela, entre autres raisons, que Jésus avait besoin d’un père. Jésus est devenu charpentier, comme son père, métier que jamais Marie n’aurait pu lui apprendre.
      Jésus avait une carrure athlétique, c’est ce que révèle l’étude du Saint Suaire. Et c’est le fait du métier qu’il avait exercé, un métier d’homme.
      Aujourd’hui, la majorité des jeunes enfants passent leur temps devant les jeux et la télé. Un sondage montre qu’au même âge, il leur faut 1mn de plus que l’année dernière pour courir un 100m ! C’est énorme. Comment défendre un pays contre une invasion lorsqu’on est devenu à ce point une larve mollassone avachie dans ses coussins ? Et lorsqu’on n’a déjà plus de tête, abêtie qu’elle est par l’Education nationale, il faut avoir des jambes.

      • Exactement cher Ami !

        Donc si tout semble perdu à vue humaine, il faut assaillir le Bon Dieu de nos prières, le harceler pour qu’Il puisse nous exaucer, comme Lui-même le désire et nous l’a demandé.

        Ô mon Dieu, abréger bientôt ces temps d’iniquité…

        • Mireille says:

          @ Lars

          Bonjour,

          je suis d’accord avec votre point de vue, mais j’aimerais vous poser quelques questions.
          Si le rôle de l’éducation et l’autorité revient à l’homme, et que la femme doit servir son époux, n’a t’elle pas des qualités féminines propres et un rôle de conseil à jouer. C’est à dire que si en absence du chef de famille, elle doit applique ses ordres, elle peut aussi exprimer un point de vue (le père étant en général sévère et la mère conciliante), même si la décision revient à l’homme.

          Enfin, je me demande que devrait faire une femme face à un homme qui n’est pas conscient de son rôle comme vous dîtes, car elle ne peut aller contre lui car ce serait contraire à l’Ordre voulu par Dieu.
          Ceci est assez paradoxal.

          J’aimerais devenir une bonne épouse et bonne mère à l’avenir mais je me demande comment faire, je suis assez perdue en ce monde je devrais dire…

          • Bonjour chère Mireille,

            Voyez-vous, je suis assez embêté, il y aurait tellement de choses à dire, mais je ne suis pas sûr d’en être capable.
            D’abord, je suis embêté car ce n’est pas à moi de vous enseigner, mais à votre Père ou à votre Époux, dans tous les cas à votre Chef attitré. Pour le voir d’une autre manière, vous comprenez qu’un Père ne désire pas que ses enfants soient enseignés par des étrangers, voire par ses ennemis (comme c’est le cas avec l’École actuellement). Pour la femme c’est pareil, comment pourrait-elle bien servir son Époux si elle va chercher ailleurs la bonne conduite à adopter ?

            Je crois comprendre que vous n’êtes point mariée, et bien qu’il faut toujours que vous respectiez immensément votre Père ou Tuteur, il est possible que vous vous rendiez compte que de tels questionnements le dépassent. Je vous donne le lien d’un site, qu’il faudra que vous lui soumettiez expressément, et qui à mon sens est une solide base pour une doctrine du Mariage et d’une Famille vraiment chrétienne :http://restaurationdelafamille.blogspot.fr/
            J’y ai appris beaucoup et je suis personnellement en relation avec l’administrateur du site. Je ne sais pas si vous l’avez compris, mais notre société meurt du féminisme, et par féminisme j’entends toute position qui porte la femme en avant, sans considération de l’Homme, qui la rend comme un être indépendant, autonome, et finalement libéré de la protection et de l’autorité de l’Homme. Et nos milieux n’en sont pas moins affectés, cet article le démontre, mais il y a bien pire. L’heure n’est franchement pas au relâchement, à la transigeance (bien qu’elle ne l’ait jamais été) ; et si ce site peut faire preuve de sévérité, c’est justement en ce sens qu’il prouve son amour pour la femme. Dieu s’est montré dans l’Ancien Testament (mais encore de nos jours) parfois très sévère envers les hommes, et c’est parce qu’Il les aime. Si notre Dieu est un Dieu d’Amour, Il est aussi un Dieu jaloux (comme Il l’a dit). De même, l’Homme pour sa femme doit être un Mari jaloux, intransigeant, et à la fois bon et doux : devoir ô combien difficile !

            Pour donner une piste à vos questions (je souhaite en cela, humblement servir votre Chef, et lui apporter en cela une légitime entraide), je dirai, pour reprendre les bons mots de mon grand Ami : la femme doit être une révélatrice de Héros ! Là est son rôle, sa dignité.
            En tant qu’aide de son Mari, l’épouse et mère peut, et doit, appliquer l’autorité et la volonté de son Mari, lequel à le devoir, qui l’amène forcément à l’extérieur, de faire vivre sa famille. Ce peut être une tâche bien difficile, même héroïque, l’épouse met en œuvre toutes ses qualités féminines dans ce but ; en revanche, elle ne doit pas dévier de ce sur quoi elle se fonde, la loi généralement tacite du Chef de famille. Si l’on accepte que la femme soit plus conciliante que son Mari, et ouvre la porte à la désobéissance, qui fera son chemin fatalement. Par contre, elle peut appliquer des règles strictes avec une grande douceur, toute en influence et en persuasion.
            Pareillement, un Mari peut ne pas être tout à fait conscient de son rôle, la femme ne doit pas prétendre orgueilleusement le mieux connaître ; mais elle peut, et doit, influencer amoureusement son Mari, qui a de toute façon le dernier mot. Qu’a cela ne tienne ! n’importe quel Époux craquerait pour une tendre et aimable épouse qui agirait de cette façon : comme un petit cœur qui bat pour lui, qui le console et l’encourage ! Le Bon Dieu s’est déjà servi de saintes femmes qui avaient des Maris très brutes, pour les convertir. Mais jamais ces saintes épouses n’ont pensé à trahir et à se séparer, à déchirer un couple qui ne doit faire qu’un ; pour elle, il valait mieux souffrir le martyre. Je crois que malgré les épreuves, si elles ont persévéré, le Bon Dieu les a exaucées. Il n’y a là rien de paradoxal, la vie est telle, remplie d’épreuves : il y a bien des consolations, mais la félicité suprême est de rejoindre le Ciel, pour cela il faut être acharné et victorieux !

            Si je peux finir par quelques conseils, avec la réserve de l’appréciation de votre Chef.
            En premier, réfléchissez à ce que signifie être une épouse. Épouser, prendre la forme… Ce qu’une épouse doit épouser, c’est la volonté profonde de son Mari, c’est cela l’union conjugal. Ce n’est pas facile pour la femme, mais c’est plus difficile pour l’Homme qui a le devoir de Chef. Chaque jour il doit se demander s’il fait bien, qu’il dirige bien sa famille ; qu’il n’est pas mou, indolent, mais pas non plus excessif et difficile. La femme peut vérifier aisément par l’appréciation de son Mari (cela ne veut pas dire qu’elle n’a pas d’autre souci) ; cependant, l’Homme a une responsabilité plus grande et plus large, en elle, il doit épouser la Volonté de Dieu, car il est finalement son délégué ; et ce n’est pas toujours évident de savoir que l’on plaît à Dieu.

            Vous m’avez l’air de bonne volonté, ce qui est rare, donc n’ayez crainte ; néanmoins gardez toujours à l’esprit la Très Sainte Vierge Marie comme votre plus parfait modèle. Cultivez, tout comme elle, et en préférence l’humilité : c’est elle qui ouvre toutes les portes de la vertu. Les femmes de nos jours en sont cruellement dépourvues, alors même qu’elles pensent l’avoir. C’est de ce manque d’humilité, qui a fait pécher Eve (et Adam en validant la faute), que l’humanité a péri.
            Nous sommes tous plus ou moins perdus, en exil dans ce monde. Je désire aussi, très ardemment, l’épouse future que je crois que Dieu m’a choisi. Mais j’avoue qu’il est bien éprouvant de garder des intentions si pures et élevées en nos temps d’iniquités. Priez très fort votre Dieu d’Amour de vous promettre à un Mari très juste et droit, en ce cas, préservez pour lui jalousement votre virginité.

            Bien charitablement je l’espère. Pour la Vérité ! Lars Sempiter.

  4. Anna Azelia says:

    Bonjour à tous,

    Je me permets d’effectuer quelques précisions sur mon article : en aucune manière je dénigre l’importance du mari dans le rôle éducatif. L’homme est bien l’autorité du foyer, qui lui vient de Dieu et qu’il lègue à son épouse.Celle-ci a le rôle de confidente et de conseil auprès de son mari,qui ne manque pas de prendre en considération l’apport que son épouse est pour sa famille.
    Si le Bon Dieu a jugé nécessaire de donner une épouse à l’homme, ce que nos deux rôles se complètent : l’homme est la tête, et la femme est le coeur: et les deux sont unis.
    Si j’ai surtout adressé cet article aux épouses, c’est parce que concrètement,dans la vie de tous les jours, elles sont plus souvent présentes avec les enfants.C’est du bon sens que d’estimer qu’elles sont les principales influences éducatrices de l’enfant.D’où la grande attention portée aux mères de saints : Maman Marguerite pour Saint Jean Bosco, Sainte Monique pour Saint Augustin, Zélie Martin pour Sainte Thérèse,Blanche de Castille pour Saint Louis…
    Attention cela ne dénigre en rien l’importance du père!
    En revanche, je n’ai jamais lu que le père est le principal éducateur : après avoir relu les papes et les traités d’éducation , ce sont les parents , père et mère,qui sont les principaux éducateurs , tous deux!

    • Ne pas parler du Père quand on parle de la mère (et de l’éducation), ni de l’Homme quand il s’agit de la femme ; tout cela n’est pas une maladresse, car cela est révélateur du fond de pensée qui anime la société moderne, mais qui corrompt malheureusement les enfants de l’Eglise.
      Ce que je dis en principe, c’est qu’il n’est pas possible de concevoir la femme indépendamment de l’Homme puisqu’elle en tire son essence. Alors que l’Homme a été créé indépendamment ; même si je ne nie pas du tout que la femme lui est nécessaire et que Dieu a voulu l’amour conjugal. Je rappelle simplement mais charitablement je le crois la hiérarchie naturelle qui existe entre l’Homme et la femme ; sans dénigrer l’un ni l’autre, il faut remettre les choses à leur place.

      Néanmoins, vous avez raison, et cela m’afflige de le constater, ce problème de la doctrine du Mariage existe depuis les débuts de l’Eglise ; on n’a pas assez insisté dessus et perçu son importance, d’où les dérives et les plus désastreuses confusions qui s’en suivirent. Il est impropre de dire que les parents ont tous deux autorité, c’est briser la hiérarchie et installer la dispute et la révolte dans le foyer : La source unique d’autorité insufflée par Dieu Le Père, c’est précisément au Père qu’elle est destinée : la mère étant fidèle déléguée.

      Cette hiérarchie est assurée par la Genèse, mais est aussi confirmée par Saint Thomas d’Aquin. Malheureusement, du péché d’Eve on n’en sort pas…

      • Bonnemine says:

        Vous avez raison, vous devriez proposer une encyclique au pape François ! Comme il est visiblement en désaccord avec tous ses prédécesseurs, vous avez peut-être une chance ! Blague à part, je crois que vous affirmez juste en disant que la femme n’éduque pas seule, et c’est là tout le drame des familles monoparentales ou des veuves qui doivent tenir ce double rôle de père et de mère. Mais réfléchissez à la manière dont grandit un enfant sans maman… il n’y a qu’à regarder, on a mis la femme au travail pour avoir plus d’emprise sur son petit !

      • @ « La source unique d’autorité insufflée par Dieu Le Père, c’est précisément au Père qu’elle est destinée »

        Lars, lorsque Joseph et Marie retrouvent Jésus au Temple, c’est Marie qui s’adresse à Jésus. Joseph n’a pas dit un mot.
        Alors, je me suis fait cette réflexion : c’est peut-être parce que, comme le dit st Paul aux Galates (IV, 4), Jésus a été formé d’une femme, sans le secours de l’homme («Quand vint la plénitude du temps, Dieu envoya son Fils, formé d’une femme», et où l’homme n’avait aucune part).
        Puis lorsqu’ils repartent tous les 3 à Nazareth, l’évangéliste dit : « il leur était soumis », à Marie, qui avait parlé, et à Joseph, qui s’était tu.

      • Cher Efgy,

        La Très-Sainte Vierge Marie est l’exemple le plus parfait du rôle de la femme, et notamment qu’il n’est pas en son pouvoir d’avoir autorité. Marie est assurément plus responsable que nous tous réunis, et pourtant, elle a voulu, selon la Volonté divine, être irresponsable : c’est-à-dire suivre son Chef, Saint Joseph, puis Jésus Lui-même, enfin Saint Jean. Comme elle a été docile ! notre bonne Mère, à s’occuper avec joie du Saint Foyer, et puis, souffrant héroïquement au pied de la Croix de son Fils, enfin, encourageant et consolant à la fois ses enfants lors des premiers pas de l’Église, dans son magnifique rayonnement et ses précoces tribulations.

        Pour ce que vous avancez, d’abord, il n’est pas dit que Saint Joseph se tut, mais si Joseph a parlé, ses paroles sont tus dans l’évangile. Est-ce à dire qu’il n’a rien dit ? Les évangiles ne raconte évidemment pas les détails. En l’occurrence, la Vierge Marie dit à son Fils : « Mon Fils, pourquoi as-Tu agi ainsi avec nous ? Voici que Ton père et Moi nous Te cherchions, tout affligés. »
        Elle se fait ici l’écho de Saint Joseph, et une telle situation est concevable pour n’importe quelle Famille. Rien qui n’indique une indépendance de la femme, de l’épouse. Eh quoi ! si l’on dit que chacun des parents est source d’autorité, cela veut dire indépendamment l’un de l’autre, ce qui amène aisément à un conflit d’autorité, car il n’y a pas d’unique source. Et même si Dieu est en fait l’unique source de toute autorité, si l’épouse n’applique pas comme le veut son Mari, on n’échappe pas à la dispute.

        La Vierge Marie n’a jamais fait valoir une quelconque autorité qui serait la sienne. Plus important, c’est la réponse, l’enseignement que livre l’Enfant-Jésus : « Il leur dit : Pourquoi Me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu’il faut que Je sois aux affaires de Mon Père ? »
        Il manifeste ainsi qu’Il n’est pas un enfant comme les autres, mais qu’Il a une Mission divine a accomplir. Et s’Il s’adresse aux deux, cela devait plus encore viser la Mère ; car cela annonçait Son Sacrifice, et Marie y compatît tout particulièrement, alors que Joseph n’était plus présent.

        Enfin, rien d’étonnant à ce qu’il soit dit : « Et Il descendit avec eux, et vint à Nazareth ; et Il leur était soumis. » Le « leur » se rapporte logiquement à « eux ». De plus, il est normal que l’enfant soit soumis à sa mère, c’est-à-dire lui obéisse, lorsque celle-ci est soumise à son Chef, au Père, et qu’elle ne fait que son d’épouse docile, de déléguée. Car en ce cas, si l’enfant désobéit à sa mère, il désobéit donc à son Père. Mais l’enfant n’est pas soumis à sa mère indépendamment du Père ; il y a une hiérarchie évidente et voulue de Dieu.
        Il est par exemple tout à fait scandaleux que les enfants soient confiés à la mère révoltée et divorcée (par là odieuse à Dieu, et en passe d’être réprouvée), alors qu’elle n’a pas la moindre autorité, mais qu’elle fait au contraire barrage à l’autorité de l’Époux et Père.

        La Vierge Marie, quant à elle, est le plus parfait exemple de soumission. Et ce que dit l’évangile aussitôt, manifeste la grande réserve qu’elle cultivait sans cesse : « Sa Mère conservait toutes ces choses dans Son cœur. »

        Pour finir, je vous propose de méditer une chose : comment se fait-il que la Vierge Marie, – pleine de grâces, et donc de grâces de sagesse et d’intelligence, mais aussi ayant une connaissance intime de Dieu, une théologie assurément plus profonde que celle de l’ensemble des théologiens – n’ait point enseigné ? Pourtant, les Apôtres qui évangélisaient le monde avaient une grande autorité, laquelle ils tenaient de Dieu évidemment. Mais ils ne sont pas aussi éminents au Ciel que la Sainte Vierge Marie. Si elle ne l’a pas fait, d’enseigner, qui pourra prétendre aux femmes qu’elles le peuvent ? Si ce n’est celui qui fait œuvre de tentateur, et qui a pour Père le mensonge et non la Vérité !

        Bien charitablement je l’espère. Pour la Vérité ! Lars Sempiter.

  5. marie says:

    j’apprécie beaucoup vos articles Madame, continuez cela va éclairer de jeunes épouses parfois un peu perdues et désorientées qui ont bien besoin de modèles et de conseils en matières d’éducation.

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