Capitales_iles_britanniques_et_Irlande_du_NordAlors que l’Écosse se prépare à un référendum d’indépendance à l’égard de la Grande-Bretagne, c’est maintenant au tour de l’Irlande du Nord de relancer la question de sa sortie du Royaume-Uni.

Le résultat du référendum donnerait un nouvel élan aux efforts visant à la réunification de l’Irlande du Nord et de l’Irlande (Eire), a déclaré Declan Kearney, président du parti républicain irlandais « Sinn Fein ».

« Cela [la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE] veut dire que le gouvernement n’a plus aucun droit à représenter les intérêts de l’Irlande du Nord », selon Kearney.

Le 23 juin 2016, la Grande-Bretagne a voté pour la sortie de l’UE à une majorité de 52%. En Irlande du Nord, en revanche, les électeurs se sont majoritairement prononcés pour son maintien.

C’est la longue histoire qui revient au galop. Les Irlandais ont, ancrée dans leur mémoire, l’oppression de l’Angleterre dont ils ont été victimes pendant des siècles. Celle-ci provoqua la terrible famine qui a fait plus d’un million de morts entre 1846 et 1848 et l’exode des habitants. Bilan : l’île a perdu 25% de sa population en moins de dix ans ! Les imprévus de l’Histoire jouent de sacrés tours aux puissants de ce monde. Retour à l’identité celtique !

Source : https://derhonigmannsagt.wordpress.com/2016/06/25/brexit-beschlossen-nordirland-will-aus-gb-raus/

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5 commentaires

  1. Tchetnik says:

    Difficile à comprendre.

    Les Scots vont faire un refrendum chaque année ou quoi?

    Ils en ont déjà fait un il y a quelques mois, que l’UE avait d’ailleurs déclaré « illégal ».

    La même UE qui soutient aujourd’hui la même idée qu’elle a déclarée nulle hier…Et qui va soutenir aujourd’hui une démarche qu’elle a qualifiée d’illégale » pour la Crimée…

    Hypocrisie, quand tu nous tiens…

  2. pamino says:

    « C’est la longue histoire qui revient au galop. Les Irlandais ont, ancrée dans leur mémoire, l’oppression de l’Angleterre dont ils ont été victimes pendant des siècles. Celle-ci provoqua la terrible famine qui a fait plus d’un million de morts entre 1846 et 1848 et l’exode des habitants. Bilan : l’île a perdu 25% de sa population en moins de dix ans ! Les imprévus de l’Histoire jouent de sacrés tours aux puissants de ce monde. Retour à l’identité celtique ! »
    J’espère bien que vous ayez raison avec votre dernière phrase. Mais vous me semblez ignorer certains faits:
    L’identité celtique : Les Écossais et les Irlandais sont bien tous ce qu‘on appelle des Celtes q (d’après le mot ‹cuig› ‘cinq’, cf. lat. ‹quinque›), pour les distinguer des celtes gallois, cornouaillais et bretons, qu’on appelle des Celtes p (d’après le mot ‹pump› ‘cinq‘, cf. grec πέντε) ; mais cette identité en est une compliquée :
    Dans le vieil anglais, donc celui d’avant la colonisation, entre autres sémi-linguistique, de l’Angleterre par les Normands (c’est-à-dire par des Germains du nord devenus latinophones), le mot ‹scotland› désigne l’île qu’on appelle maintenant l’Irlande, et les ‘moines écossais’ qui ont converti les Allemands étaient en grand nombre ce qu’on appelle aujourd’hui des Irlandais. Les invasions germaniques et crypto-germaniques de la grande île n’ont pas touché sa partie septentrionale, et même aujourd’hui les dialectes de ce qu’on appelle pour des raisons ultra-linguistiques trop restrictivement l’Irlandais passent insensiblement les uns dans les autres depuis le Sud de l’Irlande jusque dans le Nord de l’Écosse et plus loin dans les îles.
    Les Anglais normanisés ont subjugué d’abord les Écossais et après – plus ou moins – les Irlandais. Entretemps est survenue la Réformation. Les Écossais ont été réformés par John Knox, disciple de Calvin. Les Anglais n’étaient pas eux-mêmes si protestants que cela, mais ils ont implanté grand nombre des ces presbytériens sévères, voire fanatiques, en Irlande du Nord, ce qui a donné lieu aux tensions que l’on connaît et qui continuent à exister malgré la défaillance post-conciliaire de l’Irlande catholique. Toutefois, je ne peux m’imaginer le rapprochement des deux Irlandes que vous rapportez que sur un fond de décatholicisation en Irlande correspondant en quelque sorte à la française, quoique largement pour d’autres raisons historiques.
    La famine des pommes de terre a été en effet terrible. La reine Victoria (qui était à 47/48 de sang allemand) envoya £50 en sympathie. Certains des grands propriétaires de terres en Irlande, des Anglais évidemment, se sont pourtant illustrés, comme un certain Sir Henry Gore-Booth, baronet, de Lissadell près de Sligo, qui plusieurs fois affrêta un navire pour transporter les affamés en Amérique où en Australie. Sa petite-fille Constance, quoique protestante, à qui son père le baronet successeur avait appris à tirer, participa l’arme à la main à la tentative de révolution de 1916 et faillit être fusillée par les Anglais. On voit donc combien la situation en Irlande est compliquée et le présent développement pan-celtique-q est quelque chose de très surprenant. C’est d’ailleurs avant tout à cause de la Grande Famine que le catholicisme des États-Unis et de l’Australie est basé sur l’irlandais, quoiqu‘il ne paraisse pas avoir été autant dilué par le Concile qu’en Irlande. Les chemins du Seigneur sont inscrutables.

    • Jeanne de Baylan says:

      Vos commentaires témoignant d’une grande érudition linguistique et historique sont d’un grand intérêt pour la compréhension du conflit entre l’Irlande et l’Irlande du Nord, où se sont donc opérées des différenciations ethniques et religieuses imposées par l’Histoire. Je vous en remercie. Comme toujours, la réalité est beaucoup plus riche et complexe qu’on ne se l’imagine.

      « On voit donc combien la situation en Irlande est compliquée et le présent développement panceltique-q est quelque chose de très surprenant. »
      C’est à ma connaissance la première fois dans l’Histoire récente que le renouveau celtique vise à une réunification politique, qui serait facilitée par une communauté de territoire. On peut penser que l’affaiblissement du catholicisme et le projet mondialiste d’anéantissement des identités sont à l’origine de la réaction de défense des Irlandais de vouloir dépasser les conflits religieux et de s’unir autour d’une langue et d’une culture celtiques communes. Ce qui semble logique.

      Par ailleurs, j’avais en tête, lorsque j’ai rédigé ce petit article, sans toutefois l’avoir exprimé, un fait historique complètement occulté : la traite esclavagiste de ces Irlandais/Celtes quinque par les Anglais du XVIIe siècle jusqu’en 1839, dans les Caraïbes, les colonies américaines et australiennes (https://radio2hot.wordpress.com/2013/12/31/the-irish-slaveswhat-they-will-never-ever-tell-you-in-history-class-or-anywhere-else-white-and-black-slave/ http://yournewswire.com/the-irish-slaves-what-they-will-never-tell-you-in-history/). Il ressort que ce peuple a beaucoup souffert du fait de l’hégémonie des élites anglaises.

  3. Mais les Anglais vont probablement RE-voter : c’est déjà dans les tuyaux, et plus qu’une rumeur !
    http://www.lejdd.fr/International/UE/Brexit-plus-de-1-790-000-personnes-signent-une-petition-pour-un-nouveau-referendum-792623

    Surement que les machines permettant de mieux truquer les résultats n’étaient pas encore arrivées, mais ça y est, ils doivent les avoir reçues, donc ils peuvent recommencer, et ainsi « tout rentrera dans l’ordre », bien sagement !

    • Raiford says:

      On a jamais vu historiquement un référendum être recommencé immédiatement après, en l’absence de fraude massive et prouvée.
      D’autant plus que le taux de participation a été élevé (>70%).

      Je pense que pour faire cesser toutes les élucubrations que l’on entend partout, les britanniques auraient intérêt à choisir immédiatement un premier ministre, sans attendre 3 mois de délai.

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