addiction-cannabis

La revue américaine Addiction du 7 juillet fait le point sur 20 années d’usage du cannabis au travers des centaines d’études publiées dans la littérature médicale sur ce sujet. Les connaissances s’affinent donc puissamment, à une époque à laquelle l’usage de la marijuana à des fins récréatives progresse énormément. Il s’agit de déterminer quelles en sont les conséquences sur la santé, le psychisme, et la société elle-même.

A la différence de la plupart des drogues, la marijuana ne peut pas entraîner d’overdose. En revanche les risques d’accidents de la route sont doublés pour les conducteurs sous l’emprise de ce toxique. Toutefois, à la différence des personnes en état alcoolique, les consommateurs se rendent compte des dangers à conduire dans ces circonstances. Ils tendent à réduire leur vitesse.

Les femmes qui sont enceintes et qui « fument » régulièrement ont des bébés qui à la naissance sont plus petits et fragiles.

La dépendance au cannabis est indiscutable et liée bien évidemment à la quantité consommée et la précocité de l’usage de ce toxique. Elle est significative pour les adolescents qui commencent tôt, restant assez modérée par rapport aux autres drogues.

En revanche ce qui est inquiétant est la diminution des facultés cognitives. Ce qui se traduit chez l’usager par des difficultés à apprendre, à engranger les souvenirs, à se concentrer, à s’exprimer et notamment à répondre. Les difficultés d’apprentissages entraînent des complications à trouver un emploi dans la société. Une étude diligentée en Nouvelle-Zélande établit que l’usage régulier du cannabis entraîne une chute du quotient intellectuel (Q.I.) de huit points pour une moyenne de dix. Ce qui est notable et dramatique pour ceux qui ont déjà un Q.I. bas.

Accessoirement il est noté chez les consommateurs réguliers une tendance à faire des infections pulmonaires et des angines à répétition. Enfin, le cannabis est utilisé mélangé au tabac avec les complications liées au tabagisme (cancers du poumon, de la vessie, broncho-pneumopathies chroniques etc).

Au total il est possible de résumer la situation de la manière suivante. Il existe actuellement deux drogues officielles qui sont le tabac et l’alcool. La question est de savoir si la société est prête à assumer le coût sanitaire et psycho-social d’une troisième.

Dr Jean-Pierre Dickès

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7 commentaires

  1. Elieja says:

    Bien vu le logo coca, en effet cette boisson carbure à la cocaïne.
    http://www.youtube.com/watch?v=-vRxlWNxh9s

    • Elieja,

      Avant même d’avoir ouvert le lien que vous collez, je suis d’accord.
      En effet, la formule d’origine de ce médicament devenu un soda populaire a été interdite en 1905 par le Gvt US, car contenant une importante proportion de cocaïne et de noix de cola. Les citoyens américains en consommaient de telles quantités que des milliers de morts mirent fin à ce désastre social.
      La firme d’Atlanta a du revoir sa formule qui est tenue secrète… Mais…

    • Elieja,
      Je connaissais déjà ce reportage et je confirme que le mystère de la formule n’est pas des plus sains.
      Depuis que le « coca-light » est apparu, c’est encore pire pour la santé puisque l’édulcorant aspartame (et autres noms commerciaux des sucrettes) produit des effets dévastateurs sur le système glycémique comme cela a été révélé dernièrement encore dans une revue scientifique (voir Le Figaro)

      Un scandale avait été révélé par la plus grande association de diabétiques US – (sponsorisée par Monsanto le plus gros producteur d’aspartame du monde) Un des diabétiques était à l’hôpital pour toute une suite d’examens – à jeun comme il se doit- Or, entre les différentes phases d’examen, le patient avait bu un soda noir(…) sans sucre. Et le médecin analysant d’heure en heure avait constaté un pic glycémique violent et inexplicable, mais, puis apprenant l’ingestion de ce soda à l’aspartame par le patient ; la conclusion a été sans appel – ce faux-sucre avait déclenché une puissante réaction biologique.
      Des suites judiciaires sont en cours…
      D’ailleurs, la marque d’Atlanta vient de faire un nouveau soda à la stévia.

  2. Oui, le cannabis est dangereux POUR l’industrie pharmaceutique et ses immenses profits !
    Dangereux pour la politique et son enfermement par la Haute-Banque qui finance l’industrie sus-nommée.

    Cet article ne reflète pas du tout la réalité en faisant des amalgames douteux, en un mot une chasse aux sorcières complètement obsolète tellement elle est connue.

    J’invite docteur JP Dickès et les lecteurs à visiter (choix de six langues)

    http://cannabis-med.org/iacm/?lang=fr

    International Association for Cannabis as Medicine – IACM

    Ne pas manquer -L’introduction – où l’on peut connaître les sommités médicales du Conseil d’Administration. Dont le célèbre Pr Raphaël Mechoulam qui a découvert en 1964 avec l’équipe de son laboratoire à Jérusalem, rien moins que les 400+ principes actifs du cannabis.
    La même équipe de chercheurs a pu découvrir en 1984 une production endogène qu’ils nommèrent -anandamide-.
    La recherche en ce domaine a ensuite fait des bonds prodigieux en découvrant les vertus thérapeutiques de cette incroyable plante.
    Je préfère vous coller quelques liens qui vous ouvriront les yeux.
    L’Inde et sa population de spiritualité hindoue, que je connais pour y avoir vécu de nombreuses années, a un respect pour le chanvre, puisqu’il y pousse à l’état sauvage et que ses vertus thérapeutiques sont connues depuis des millénaires, ses vertus psychoactives sont utilisées par les praticiens de l’ascétisme shivaïte. Le « bhang » y est une boisson traditionnelle offerte en privé aux hôtes, mais aussi pendant les cérémonies du mariage; elle est à base de « charras » la résine de chanvre indien, et d’épices. Elle est une véritable eucharistie spirituelle et sociale, un partage.

    Je considère que cet article-ci est de la désinformation. Telle que la propagande faite dans les années 30 aux USA par ledit Ansliger mandaté par le Gvt pour interdire la production et la consommation du chanvre alors la plante multi-usages la plus cultivée. Cette prohibition n’avait pour but que de créer une ouverture gigantesque à l’industrie naissante du Nylon par la firme DupontDeNemours en 1937.
    Le reste et la vérité sur les liens; vous m’en direz des nouvelles.
    http://www.youtube.com/watch?v=mmvELGnTiXo#t=2915

    http://www.onnouscachetout.com/forum/topic/19316-chanvre-cannabis-sativa/page-6

    Quant au -joint- de chanvre/cannabis, ses effets psychoactifs sont sans aucune comparaison avec la lourdeur mentale issue des boissons alcoolisées.
    C’est une question de niveau culturel.
    Le grand mystère de ces effets est d’être à la fois un révélateur de soi-même (effet-miroir) et un autre angle de vue sur le monde. Il permet d’être moins naïf et surtout terriblement imperméable aux diktats imposé par le système de la société de consommation, justement.

    Découvrez ce qu’en pensent les médecins.

  3. Je ne suis pas spécialiste en tout. je me borne à rendre compte d’une publication faite par une revue spécialisée qui elle-même a collecté des centaines d’études. Il est à noter d’ailleurs que les commentaires de Addictions sont très modérés et circonspects. Ils ne préjugent d’ailleurs pas de l’utilisation qui pourrait être du cannabis en médecine ; notamment dans le traitement de la douleur.
    De plus cetet publication ne donne en aucun cas de jugement moral. Elle se borne à constater. Reste ensuite à voir ce que les hommes décideront poour leur bien ou pour leur mal.

    • @ JP Dickes
      Oui, bien sûr ce n’est qu’une publication, survolant
      des lieux communs d’une façon mitigée où l’on retrouve les mêmes poncifs et clichés qui induisent les gens en erreur. Mais je salue l’article en ce sens qu’il permet peut-être un dialogue et le partage d’une expérience qui, pour ma part, s’étend sur plus de quarante ans.
      Je vais commenter cet article en détail.
      – Au préalable, pourquoi le mot marijuana ? puisque le latin nous offre les mots cannabis indica = chanvre indien. Ou cannabis ruderalis = chanvre rustique,très faible en THC, pour l’usage des fibres employées durant des millénaires pour la corderie, les tissus, le papier et plus.

      François Rabelais, célèbre écrivain de la Renaissance, mais aussi médecin, décrit très bien le chanvre indien qu’il nomme -pantagruelion-

      Sur le plan sociétal on assiste, depuis les années 70, à une confusion généralisée des valeurs par une permissivité tous azimuts qui n’est pas sans conséquences.
      L’usage dit récréatif du chanvre indien n’échappe pas à cette avidité et cette recherche de l’hédonisme sous toutes ses formes. Or, les effets psycho-actifs du chanvre ne s’accordent absolument pas avec la mentalité de la société de consommation qui fonctionne en boucle sur le mode infernal suivant:

      – désir/frustration/compensation –

      que l’on retrouve dans le tabac,l’alcool, les drogues dures ou certains médicaments.

      Toutes les catégories sociales sont touchées par ce cycle d’enfermement mental.
      Si l’on réduit les effets du chanvre au même niveau que ceux des drogues addictives sus-nommées et pire en les mélangeant, alors on sera dans l’erreur car les effets normaux ne pourront pas être perçus, développés et appréciés comme tels.

      Si les effets modérés et excitants des boissons alcoolisées effacent des inhibitions dans un cadre convivial en permettant de s’extravertir, ce n’est pas le cas des effets obtenus par la consommation de chanvre. Pourquoi ?
      Tout simplement parce que les effets de modification de conscience avec le cannabis sont introspectifs, extrêmement apaisants, sédatifs et complètement antagonistes aux excitants et excitations de toutes sortes. Il y a plusieurs paliers dans les effets, notemment une hyperesthésie sensorielle qui prime sur toutes les autres; l’ouïe est pour le moins décuplée et une musique entendue est perçue avec une acuité inconnue. La vue, le toucher, l’odorat de même.

      Cet afflux des perceptions naturelles réveille en soi des potentiels enfouis.
      MAIS chez des êtres frustes ou se complaisant ordinairement dans la médiocrité, ces perceptions sont refusées car le développement culturel rachitique ne permet pas de faire jaillir de soi ce bien-être. C’est là qu’un conflit mental se produit, un refus qui génère une frustration. Celle-ci peut cesser si l’on prend conscience de soi-même dans l’ensemble et sur une durée relative à l’obscurité régnant dans notre âme.
      Le cannabis invite à la méditation.

      – La conduite en voiture.

      Lorsqu’on se trouve dans cet état de conscience modifiée par l’hyperesthésie, alors le bruit, les vibrations des transports, la foule…etc…etc…sont intolérables et en inadéquation complète avec le ressenti.
      Cependant, si l’on conduit dans cet état, l’hyperesthésie nous place dans une vigilance extrême à la limite du désagréable et de la crainte.
      La plupart des consommateurs de chanvre sensés et équilibrés reconnaitront détester conduire en cet état.
      Mais là encore, les soi-disant accidents causés sont imputés à des modes de détection inappropriés, Les différents phases des effets psychoactifs durent peu de temps avant leur descente complète. Des traces de substances demeurent cependant dans le sang pendant quelques heures après les effets disparus. Des métabolites sont détectables dans l’urine jusqu’à environ 40 jours après la consommation. (voir le site IACM)
      Bien entendu, il existe des irresponsables qui ne gèrent absolument pas les effets, c’est une question de niveau culturel. Mais c’est aussi la prohibition, la désinformation, la qualité déplorable des produits coupés avec des molécules médicamenteuses ou autres…Le tout résultant d’une législation aberrante au profit des mafias.

      Les femmes enceintes ? Mais dans une société de permissivité, il serait indécent de leur faire la moindre remarque !

      Non, il n’y a pas dépendance au cannabis pur c’est scientifiquement prouvé et démontré.

      Les adolescents ?
      Là encore, comme pour les femmes enceintes, la disparition de l’autorité familiale et l’émergence de la complaisance et du laxisme ne sauraient contrarier l’enfant-roi. C’est bien dommage car les dégats psychiques peuvent être considérables lors du « pruning neuronal » des adolescents. Là encore, l’information inexistante, la prohibition et l’hédonisme sont les moteurs de ces ravages souterrains.

      Les facultés cognitives ?
      Que de contre-vérités sont énoncées dans l’article.

      Quand on se rend à un spectacle dans un théâtre c’est justement pour oublier pendant quelques heures le reste de l’existentiel et son cortège prosaïque. Quand des gens passent des heures devant la caisse plastifiée du téléviseur c’est pour oublier (tout du moins ils essayent de s’en convaincre…) l’existentiel et se divertir.
      Alors oui OUBLIER.
      Il en va de même avec le chanvre consommé, à la différence que la mutation temporaire des facultés cognitives se produit pour rechercher et accéder à d’autres facultés humaines. Mais là encore, ladite étude mélange tout: les effets immédiats qu’elle extrapole à l’envi sur la durée.

      Des gens qui n’ont aucune envie d’évoluer et se complaisent dans les milieux où domine l’inculture, avec ou sans cannabis, resteront incultes et inaptes à trouver leur place active dans la société ; surtout dans les Etats-Providence…
      C’est encore et toujours la question de l’individu dans un contexte culturel.

      Si l’on croyait en cette étude; des centaines de millions d’Indiens seraient donc inaptes en leurs facultés cognitives et actives puisqu’ils consomment le chanvre indica sous différentes formes depuis des millénaires comme on peut le lire dans les Ecritures sacrées des Vedas et notemment l’Atharva-veda.
      Bien au contraire, ce peuple de haute-civilisation préserve ses traditions et malgré que sa jeunesse actuelle délaisse l’usage traditionnel et familial de la ganja (chanvre)qu’elle considère être l’apanage des vieux, cette jeunesse préfère l’usage des drogues de synthèse venues de l’occident (MDMA,ecstasy,speed,…voire cocaïne…etc…) Ce qui est déplorable car ces substances sont addictives.

      Quant à la soi-disant chute du quotient intellectuel, elle serait à rapprocher de l’inculture normalisée de la société de consommation qui livre des « prêt-à-penser » où les individus n’ont plus à faire d’efforts pour penser par eux-mêmes, tout comme ils achètent une alimentation industrielle constituée de mets déjà préparés et cuits… Le réchauffé n’est pas nutritif.
      En ce qui concerne la mémoire, mon expérience très longue me permet de dire que ma mémoire est intacte et même d’une amplitude surprenante surtout en considérant les champs de connaissances pointues dans lesquels je me suis investi par passion. Mais je suis assez privilégié d’avoir pu aussi beaucoup voyager sans faire du tourisme salarié. Je ne regarde pas la télévision, je vis des réalités concrètes sur le terrain.

      Côté santé :
      On lit dans l’article des contre-vérités, les infections pulmonaires…
      Le chanvre indien n’est pas seulement consommé en fumée. Alors qu’est-ce-qu’on dit pour ceux qui consomment autrement ? Il faut donc faire de la pédagogie ! Le chanvre peut être consommé sous forme de boisson (le bhang en Inde), d’aliment (space-cake); il peut être chauffé et vaporisé sans inhalation de goudrons. Il peut être, sous forme d’herbe(ganja) fumé pur dans une pipe, sans papier ni tabac.Il peut être absorbé oralement sous forme d’huile.
      En s’informant sur le site médical IACM on peut découvrir la confirmation bien plus détaillée.

      Découvrir que les récepteurs neuronaux CB1 et CB
      2 sont dans les poumons. Découvrir que les vapeurs de cannabis pur stoppent les crises d’asthme car cette substance est un broncho-dilateur de premier ordre.
      Il serait bon de ne pas tout mélanger. En s’informant sur les liens des sites mentionnés on peut avoir le témoignage de médecins objectifs qui, au-delà de la clinique, ont expérimenté et compris par eux-mêmes aussi le sens des découvertes depuis 1964 quand le professeur Mechoulam a ouvert la voie des recherches; suivi par le concert des chiens qui ne voudraient pas qu’on découvre les propriétés de cette plante et sa relation directe avec le neurotransmetteur endogène nommé à très juste titre -anandamide-

      Sans apologie aucune, puisse ce long pavé éclairer le sens de l’information.

  4. Je corrige une petite coquille : broncho-dilatateur et non pas « broncho-dilateur », pff…

    Soulagement en quelques secondes, je l’ai constaté de visu avec un ami asthmatique en crise d’étouffement: une infime quantité de résine absolument pure
    ( piquée sur une punaise) enflammée puis soufflée pour ne produire que la mince fumée à aspirer par l’asthmatique en en pleine crise et celle-ci cesse immédiatement.

    Quant aux causes de l’asthme, quand on connaît le parcours existentiel/relationnel de ceux qui en souffrent, l’étiologie devient facile : on y cherchera une personne extrêmement dominante qui exerce une oppression sur un sujet de caractère faible. La mère ultra-dominatrice est le profil-type initial, vérifié et largement témoigné.

    Là encore, les pneumologues auraient à apprendre !

    Mais la médecine occidentale des « pièces détachées » ; ne s’attachant qu’à la disparition ou l’atténuation des symptômes est très en retard.

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