Le Lotus Bleu en arménien

Qui ne connaît Tintin ? Les aventures du célèbre reporter belge sont connues dans le monde entier. Au fil des années, elles ont été traduites dans une grande variété de langues.

Les éditions Sigest, spécialisées dans les ouvrages consacrés à l’Arménie, ont obtenu des éditions Casterman de pouvoir publier une version en arménien occidental de quelques albums de Tintin.

Le Lotus Bleu, qui conduit Tintin à Shangaï, fait partie des titres disponibles en arménien.

Une belle et originale idée de cadeau à offrir à un ami arménien s’il a entre 7 et 77 ans.

Le Lotus Bleu, Hergé, version en arménien occidental, traduction de N. Topalian et V. Sirapian, éditions Sigest, 64 pages, 12 euros

A commander en ligne sur le site de l’éditeur

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2 commentaires

  1. Mais si vous voulez les Tintin en français dans votre bibliothèque familiale… Ils sont disponibles sur Livres en Famille, en dan toutes les bonnes librairies !
    Les aventures de Tintin : http://www.livresenfamille.fr/index.php?s=les%20aventures%20de%20tintin

  2. Isolée, cette information n’apporte pas grand chose à la plupart des lecteurs qui ne connaissent que fort peu l’Arménie.

    Aussi, si vous connaissez l’Armenie et son histoire , quelques articles documentés sur l’histoire du génocide ou la destruction par la Turquie des monument anciens seraient certainement bien plus intéressants ici…

    Pour mémoire
    Les actes et les mesures entreprises pour détruire la culture d’une nation ou d’un groupe ethnique sont appelés ‘génocide culturel’. Le mot ‘génocide’ inventé par Raphael Lemkin ne fait pas seulement référence à l’extermination physique d’un groupe national ou religieux, mais aussi à sa destruction spirituelle et culturelle. Le concept de génocide culturel n’a pas encore été intégré dans la convention des Nations Unies de 1948 pour la Prévention et la Répression du crime de génocide.

    De nombreux faits avérés concomitants des massacres et des déportations témoignent du fait que le gouvernement Jeunes-Turcs avait prémédité et planifié une méthode systématique de destruction des témoignages matériels de la civilisation arménienne. Conscients du rôle de l’église et de la foi chrétienne dans la nation arménienne, ils ont délibérément massacré les membres du clergé arménien, détruit les églises, les monastères et autres biens religieux, ainsi que des milliers de manuscrits médiévaux écrits et enluminés à la main.

    Un témoin oculaire arabe du génocide arménien, Fayez el Husseyn, écrit dans ses mémoires : « … Après le massacre des arméniens, le gouvernement établit des commissions chargées de revendre les propriétés restantes. Les biens culturels arméniens étaient vendus aux plus bas prix… Une fois, je suis allé à l’église pour voir comment la vente de ces biens était organisée. Les portes des écoles arméniennes étaient fermées. Au bazar, les Turcs utilisaient les pages des livres de science pour emballer du fromage, des dattes, des tournesols… En 1912, le patriarcat arménien d’Istanbul présenta un recensement des églises et des monastères en Arménie occidentale (Anatolie orientale) et dans l’Empire Ottoman. On en décompta plus de 2300, dont les monuments chrétiens uniques du IVème-Vème siècles. La majorité d’entre eux furent pillés, brûlés, et détruits par les turcs pendant le génocide.  »

    La politique de destruction de l’héritage historique et culturel arménien adoptée par les Jeunes-Turcs fut poursuivi par la République de Turquie, pour qui ces reliques constituaient des témoins indésirables de la présence arménienne.

    A la fin des années 1920, la Turquie lança un processus de remplacement des noms de localités d’Arménie occidentale. A présent, 90% des villes, villages et bâtiments arméniens en Turquie Orientale portent un nom turquifié. Les noms des sites géographiques arméniens ont aussi été remplacés par des noms turcs. Selon la même méthode systématique de destruction, des centaines de monuments architecturaux ont été détruits, et toutes les inscriptions arméniennes effacées.

    En 1974, l’UNESCO déclara qu’après 1923, des 913 monuments historiques arméniens restant en Turquie orientale, 464 ont complètement disparus, 252 sont en ruines, et 197 ont besoin de réparations. Les édifices architecturaux arméniens sont constamment démolis à l’aide de dynamite et servent de cibles pour les exercices militaires turcs; les pierres intactes sont utilisées comme matériaux de construction. Dans certaines zones rurales, les monastères et les églises arméniennes servent d’écurie, de boutique, de club et même dans un cas, de prison. Dans plusieurs autres cas, le gouvernement turc a converti les églises arméniennes en mosquées.

    Le 18 juin 1987, le Parlement Européen adopta un décret dont le sixième point demande : le traitement équitable de la minorité arménienne vivant en Turquie en ce qui concerne son identité, sa culture, sa langue, sa religion et son système d’enseignement, l’amélioration de la protection des monuments ainsi que le maintien et la conservation du patrimoine architectural religieux des Arméniens de Turquie.

    Le génocide culturel contre l’héritage arménien continue sur le territoire turc …

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