A peine devenu ministre de la Cohésion des territoires, Richard Ferrand, très proche d’Emmanuel Macron, se voit accusé ce mercredi par Le Canard Enchaîné pour une opération immobilière remontant à 2011.

A l’époque, Richard Ferrand dirigeait les Mutuelles de Bretagne. En 2011, cet organisme à but non lucratif recherchait des locaux à louer à Brest. Trois offres lui parviennent, dont celle d’une société civile immobilière dénommée Saca, qui appartient à Sandrine Doucen, qui n’est autre que la compagne de… Richard Ferrand. Et devinez quoi : c’est l’offre de Sandrine Doucen qui est retenue par le conseil d’administration des Mutuelles. Quel hasard !

« C’est parce que c’était le mieux placé et le moins cher que cela été choisi », ose répondre Richard Ferrand qui affirme que le fait que la société Saca appartenait à sa compagne « était connu de tous » les administrateurs ayant pris la décision. Oserait-on dire que c’est encore pire.

« Il n’y a rien d’illégal, il n’y a rien qui ne serait pas moral », a réagi le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner. C’était aussi l’axe de défense d’un certain François Fillon. Et le même entêtement semble prévaloir chez Richard Ferrand. « Il ne saurait être question » de démission, pérore le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner. Une stratégie qui n’a pas réussi à François Fillon…

 

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5 commentaires

  1. Jacques says:

    Ce montage est incontestablement une superbe réussite en matière d’enrichissement familial. Tout ceci sur le dos des adhérents de mutuelles qui pour l’instant ne voient pas encore de différence.
    Celle-ci n’apparaîtra en effet qu’à l’échéance des prêts immobiliers en cours, lorsqu’il faudra pour les Mutuelles de Bretagne, continuer à verser un loyer à une SCi, pour l’occupation d’un bâtiment dont ces Mutuelles auraient dues pour alors être devenues propriétaires.

    Mais il ne faudrait pas croire que cette opération soit un cas isolé, et que seules les Mutuelles de Bretagne en fassent l’objet, car aujourd’hui de nombreuses opérations immobilières sont montées de façon plus ou moins similaires et permettent ainsi à des particuliers de se constituer un capital au détriment du public.

    Aussi, nul doute que ce nouveau ministre saura faire mettre en place par les administrations françaises de multiples montages d’opérations d’investissement en « Partenariats Public Privé « .
    Nouveaux hôpitaux, nouvelles gares SNCF, nouveaux centre de tri, nouveaux collèges et lycées, nouvelles prisons, etc… ce ne sont pas les opérations publiques à lancer qui manquent et qui pourraient ainsi permettre à de multiples sociétés privées de se constituer de somptueuses rentes.

    Alors, serions nous « En Marche » ?
    Vers une République des copains et des coquins ? Probablement plus que jamais…

  2. LANKOUDU says:

    Pas seulement impliqué dans une « affaire » immobilière , car en + un (ou plusieurs) emploi familiaux , style FILLON .
    Le « canard » est sur la piste …..
    Quand j’ai vu ce type la 1ère fois à la TV , j’ai senti le magouilleur type de la gauche PS .
    Et ils sont combien encore …?

  3. pépé says:

    Ce mec dés le début avait sur lui des un truc de pas Homme Honnête comme Flessel qui a eu des ennuis avec certains produits non autorisé, un aperçu de l’équipe A Macron,et dire que ce Monsieur voulait des Sinistres intègres là cher Président c’est FOUTUS

  4. pépé says:

    Beau tableau de passation de Pouvoir,qui s’assemble se ressemble,entre Cosse et l’affaire du scandale Baupin,Ferrand n’est pas rare dans le milieu de Gauche et c’est pas fini

  5. Cyrano says:

    Je ne soutiens personne, ni lui, ni Fillon, ni autre.
    Ceci étant, la dictature de médias « investigateurs » commence à bien faire!
    N’y a-t-il pas des enquêteurs et des juges capables de suivre et mettre à jour les « affaires »?
    Pour qui se prennent ces journaleux-inquisiteurs qui « lancent » leurs diatribes toujours « à point nommé »?
    Dans les « affaires » soulevées, le droit ne prime-t-il pas? Savoir: au moment de la commission des faits incriminés, ceux-ci étaient-ils ou non légaux?
    Dans le premier cas, aucune poursuite n’est de règle, dans le second, la loi doit s’appliquer.
    Mais quand bien même certaines pratiques seraient de nature à « choquer la morale » de certains, dés lors que ces dernières entraient dans un cadre légal, aucun reproche n’est de mise.
    Il est temps de couper court à la toute puissance des médias, lesquels doivent être condamnés si des « affaires » sont lancées à tort.

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