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Les recherches sur l’ADN vont bon train. Elles sont loin d’être terminées car on ne connait pas encore l’utilité réelle de 97 % du génome. Parmi les séquences connues du génome, nous avions rendu compte de l’usage des CRIPS qui sont de petites séquences répétitives permettant la chirurgie du gène. Mais aussi de l’insertion d’un acide aminé nouveau créé par l’homme et injecté dans le génome sans que l’on en connaisse actuellement les effets. Il faut savoir aussi que par des prélèvements sanguins chez la mère il est possible de récupérer de l’ADN fœtal ce qui permet de détecter d’éventuelles anomalies génétiques de l’enfant. On se souvient aussi qu’en mai 2011, le chercheur américain Craig Venter détricotait comme une construction de Lego, l’ADN du génome d’un microbe du nom de mycoplasma capricolum pour le réduire aux quatre acides aminés de base qui sont appelés « le chiffre de la vie » : Adénine Thymine Guanidine Cytosine. Puis Venter reconstitua les pièces du Lego en l’occurrence un génome synthétique complet ; il créa un autre microbe qu’il a surnommé Synthia la première espèce au monde créée de main d’homme.

Or ce type de recherche s’est généralisé et 2500 étudiants du monde entier se réunissent par équipes depuis 2003 à Boston dans le Massachussetts pour un concours de bricolage de génomes et de microbes. Ils reprogramment des ADN de microbes pour les rendre différents. Ce sont des organismes génétiquement modifiés auxquels on donne de nouvelles fonctions. Par exemple une équipe de Bordeaux venue à Boston a créé une bactérie qui sécrète à partir du microbe Escherichia Coli des filaments comme de la soie pouvant peut-être un jour servir de pansement. La Fondation Bettencourt (France) qui avait gagné le challenge en 2013 en présentant un antituberculeux sécrété par une bactérie, a mis au point cette année, une crème probiotique pour combattre les mauvaises odeurs. Un autre groupe venant de Lyon a présenté un filtre bactérien pour réduire la pollution de l’eau ; un autre a fait du fromage de bactéries. Une équipe de Toulousains a présenté une bactérie capable de combattre les champignons qui tuent les platanes. L’équipe d’Evry a créé une sorte d’éponge pour nettoyer les océans. 

Or ces étudiants jouent les apprentis-sorciers et produisent des organismes nouveaux comme Frankenstein. La création de microbes génétiquement modifiés peut tout à fait aboutir demain à détruire l’homme ; ou pour le moins modifier de manière gravissime l’écosystème. Sans parler du bioterrorisme que Craig Venter n’écarte pas. L’opinion de Nick Bostrom qui dirige l’unité de futurologie d’Oxford est que l’humanité a une chance sur deux de disparaître par ce type de manipulations.

Ainsi de jeunes étudiants jouent avec le feu au nez et à la barbe du monde entier sans que celui-ci n’y accorde aucune importance. C’est le credo des transhumanistes qui estiment que les scientifiques doivent être libre d’effectuer les travaux dont ils ont envie… même si c’est pour détruire demain la planète.

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